Ces derniers jours tout particulièrement, deux logiques se dissocient à partir d’un même constat.
Le constat, c’est le déclassement de la qualité de vie dans l’agglomération grenobloise. Face à ce constat, il importe d’une part de déterminer à quoi cette réalité est liée et d’autre part comment la changer.
La naissance de cette réalité est liée à de nombreux facteurs. Deux d’entre eux occupent une place particulière. Le PS a conçu l’intercommunalité comme un « yalta local » :
à chacun son territoire. Chaque leader local a déterminé sa « zone d’influence ». Par définition, cette logique ne permet pas la vision d’ensemble. L’UMP et ses alliés politiques ont conçu leur démarche comme le « sauve qui peut individuel dans la tempête » en multipliant des approches locales clientèlistes au prix de lourdes contradictions éventuelles. Quand une partie de la droite critique désormais l’urbanisation à Grenoble, regarde-t-elle la croissance urbanistique dans des villes gérées par cette même partie de la droite ?
Pour ces deux raisons notamment, le débat politique local a donc reposé sur un socle qui n’intègre pas un projet global pour l’agglomération.
C’est un échec majeur des dernières années. Les calculs politiques ont primé sur la réalité d’un bassin de vie.
C’est cette logique qu’il faut modifier. Tout d’abord, parce que seule l’approche globale sur l’ensemble du territoire correspond à la réalité des faits et à l’efficacité des solutions.
Ensuite, parce que l’exemple des agglomérations qui ont réussi a montré que cette approche globale, au-delà des divergences partisanes ou des oppositions territoriales, était à la taille des problèmes à résoudre. Bordeaux en donne actuellement un exemple concret d’une agglomération qui a débloqué tous les verrous de son développement global (voir un exemple ci-dessous).
Enfin, parce qu’il doit y avoir une pédagogie collective qui dépasse les ambitions personnelles ou les plans de carrières individuelles au moment où le jeu virtuel du « qui deviendra quoi » anime ponctuellement le microcosme.
C’est cette logique de projet global qu’il importe de mettre en oeuvre. Si elle vous intéresse, n’hésitez pas à nous le faire savoir par un contact.
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