Hier soir, Claire Chazal était l’invitée sur le plateau de DSK afin de lui permettre de bénéficier de relances opportunes pour que le monologue de DSK ne soit pas trop long donc indigeste. En quelques minutes caricaturales, la France montrait combien elle était éloignée de démocraties modernes qui supposent des pouvoirs qui se combattent au bon sens du terme pour parvenir à un équilibre dissuasif des excès.
La France est toujours un royaume
avec des fonctions régaliennes qui génèrent une caste d’intouchables, d’irresponsables. Des journalistes appartiennent à la Cour. Ils posent des questions mais sauf celles qui pourraient déranger. DSK avait le rapport du procureur. Chazal était … les mains vides. Le spectacle pouvait débuter. Jamais de relance sérieuse, détaillée donnant un sens au contradictoire nécessaire. DSK devenait un autre symbole : celui d’un pays « tenu » où l’élite échappe à tout. Où en sont les instructions Tron, Bettencourt … Dans ce royaume, il y a même désormais des duchés qui ont reproduit la capitale avec une application particulière.
Le pays est « tenu ». C’est un sentiment très désagréable. Il est pénible à l’esprit mais ce sentiment dégage même un mal être physique. Comment concevoir l’arrivée de DSK au siège de TF1 avec une escorte de motards comme un Chef d’Etat ? Escorte payée par les contribuables ? C’est un échec gravissime pour la démocratie française que de ne pas avoir su mettre en place des contre-pouvoirs dignes de ce nom. Le reste ne semble qu’artifice ou mascarade. C’est le contraire du respect de la liberté et surtout du respect des citoyens. Sous cet angle, les institutions de la Vème République montrent l’immensité des dangers qu’elles recèlent. Elles devaient être « la démocratie dans l’action ». L’action se fait rare. La démocratie est bien malade.
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