L'opinion française reprend sa marche vers des records d'abstention. Elle se passionne pour des pays qui s'ouvrent à la démocratie (Tunisie, Egypte …) mais elle n'utilise pas les scrutins démocratiques qui sont à sa portée comme celui des cantonales de mars 2011. Pourquoi ?
Le point incontesté du mandat de Sarkozy c'est la désaffection généralisée à l'égard de la politique. La protestation se vit désormais par l'abstention. Un taux élevé d'abstention est le marqueur du désintérêt et du mécontentement.
Actuellement, cette abstention frappe aussi le camp présidentiel, traduction du désaccord à l'égard d'une politique dont on a été proche mais que l'on ne veut pas trahir en votant pour un autre ; d'où le refuge dans la non-participation.
Le chiffre moyen de participation actuellement donné par les enquêtes nationales avoisine 45 % pour les cantonales de mars 2011. Dans des cantons ruraux de 1 500 électeurs, 700 électeurs vont se déplacer pour voter. 380 d'entre eux vont désigner un Conseiller Général. Qui pourrait encore douter face à une telle réalité de la nécessité de réformer cette Institution ?
La réforme territoriale 2014 va changer la situation actuelle.
En mars 2011, l'abstention sera à la fois l'un des mots de la fin de l'Histoire des actuels cantons mais aussi l'un des maux de cette structure manifestement inadaptée aux réalités modernes.
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