Il y a actuellement des faits qui méritent l'attention.
Comment expliquer que la télévision d'Etat accorde une telle place à Marine le Pen encore invitée des plateaux de France 2 hier soir ?
Le but de l'opération n'est-il pas de faire monter le plus haut possible la candidate de l'extrême droite pour placer les autres candidats de la droite républicaine et du centre droit devant le dilemne de la candidature pouvant priver la droite républicaine d'un second tour ?
Comment expliquer que les Instituts de sondages et les journalistes ne fassent pas précéder actuellement leurs chiffres d'une précision fondamentale : plus de 35 % des sondés en moyenne sont à ranger dans la catégorie des NSP lors d'une question sur les intentions de votes de premier tour ?
Cette réalité a deux impacts majeurs :
– elle relativise beaucoup les actuelles "prévisions" de votes,
– elle favorise les camps les plus mobilisés parmi ceux qui se prononcent actuellement : FN, UMP, PS.
Comment expliquer qu'il n'y ait pas de variantes à droite d'hypothèses de votes au second tour ? Aucun autre candidat que Nicolas Sarkozy n'est testé au second tour. Pourquoi ? Pour éviter que le réflexe du vote utile du premier tour ne se produise ? Comment se comporterait un électeur de la droite modérée quand il apprendrait que tel candidat ne peut gagner un second tour mais que tel autre le peut ? Classiquement, il va corriger son vote du premier tour à la lumière de cet éclairage du second tour. Aujourd'hui, il est privé de cet éclairage puisqu'il n'y a pas de comparatif de second tour.
Les mêmes sondages multiplient les candidats présentés comme du centre.
Tous ces facteurs cumulés font peser des doutes très lourds sur l'actuelle fiabilité de sondages réalisés ou publiés dans de telles conditions.
La France est-elle l'objet d'une opération de push polling d'ampleur ? La question se pose très sérieusement.
Il en est de même du "socle sociologique de DSK". Les analyses sérieuses d'opinion attestent que l'opinion Française est "sensible" devant trois phénomènes : la mondialisation, l'argent triomphant, le pouvoir d'expertise.
L'opinion Française veut des "racines, du terroir", de la solidarité avec des filets clairs de protection, du "bon sens populaire".
DSK est à l'opposé de telles attentes. Il incarne le FMI donc la mondialisation mais bien davantage la mondialisation financiarisée car le FMI n'est pas une ONG humanitaire. Il incarne l'argent avec une rémunération mensuelle digne du CAC 40. Il est le représentant d'une élite qui a déjà exercé le pouvoir à de nombreuses reprises, bref qui est "du système".
C'est un socle sociologique plutôt à contre-courant a priori. S'agit-il d'un paradoxe de plus de l'opinion française ou d'une construction destinée à ce que la "bulle éclate" dans la dernière ligne droite ?
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