2008 devait être l'année de la reconstruction. Une nouvelle équipe départementale, portée au pouvoir dans des conditions très contestables et très contestées, avait néanmoins la possibilité de pacifier, de rassembler, de travailler avec des modalités nouvelles. Par absence de volonté ou par incapacité, cette équipe a échoué sur tous les plans. L'année 2010 pouvant être considérée comme la caricature de la totalité des échecs concevables :
– échec aux régionales avec une liste élaborée dans la souffrance et sans consultation démocratique des militants,
– échec aux scores des régionales avec une baisse du nombre des conseillers régionaux de la majorité présidentielle sans compter un parachutage qui fut un véritable camouflet démocratique,
– échec aux législatives lors de la partielle de juin 2011 dans la région Oisans-Vercors où, même sans étiquette, les candidats de la majorité présidentielle ont fait le grand chelem des défaites avec pas un canton remporté,
– échec dans la conduite du mouvement avec une démission collective en septembre 2010 qui a bloqué tout le dispositif interne,
– échec dans l'alternative départementale éventuelle où pas une voix UMP ne s'est élevée contre le budget d'André Vallini qui a connu une situation historique du premier budget de l'Histoire de l'Isère sans le moindre vote contre ce qu'aucun des Présidents antérieurs n'avait connu.
A ce rythme, il serait possible de penser que cette composante politique ne peut connaître que le rebond. C'est pourtant peu probable. 4 autres défis l'attendent :
1) Etre absente des seconds tours des cantonales de mars 2011 : dans nos posts, nous avions été les premiers à révéler le sondage CSA sur Grenoble 1. Information qui a été ensuite officiellement confirmée par un quotidien régional puis par le PS, commanditaire de ladite enquête. Il ressortirait que l'UMP ne serait plus en état de figurer au second tour de cette cantonale devancée par le PS, les Verts et le FN.
2) Etre dans l'incapacité de présenter des candidats dans tous les cantons renouvelables en mars 2011 : aucune liste globale de candidats n'a été présentée car il y aurait de nombreux cantons sans candidat UMP.
3) Perdre un siège de Sénateur en septembre 2011 : c'est une perspective désormais possible tranchant avec la situation du 25/09/1983 où tous les sièges de Sénateurs dans l'Isère avaient alors été gagnés par cette formation.
4) Etre dans l'incapacité de ré-installer des instances locales capables de fonctionner dans l'harmonie : la vacance de tout pouvoir local est officiellement reconnue depuis octobre 2010 et aucune date n'est fixée pour y pallier.
Cette réalité des faits traduit une décomposition irréelle. Du jamais vu ! Pour autant, personne ne peut sérieusement exprimer la certitude que le pire ne soit pas encore … devant.
Laisser un commentaire