Denis Bonzy

Grenoble : violences urbaines : qui sera capable de rétablir une étincelle de vie ?

C’est une séquence temps étonnante qui est ouverte à Grenoble depuis les scènes de guerilla urbaine dans un quartier sensible de la ville.


C’est tout un équilibre local qui explose.


Dans la majorité municipale, le Maire est seul en première ligne dans des conditions étonnantes.


Dans la semaine écoulée, pas de membre significatif de sa majorité municipale ne s’est positionné pour le protéger ou plus simplement au moins partager l’exposition. Dans l’agglomération grenobloise, peu d’autres parlementaires PS sont intervenus. C’est un constat surprenant qui mérite l’examen.

Dans son opposition municipale, trois personnalités ont été présentes. Alain Carignon comme ancien Maire, Fabien de sans Nicolas qui a témoigné une présence remarquée et JC Peyrin qui s’est affirmé comme le leader départemental présentant une gamme très précise d’actions concrètes.


Une nouvelle étape va bientôt s’ouvrir après la programmation de la visite présidentielle évoquée dans la presse pour l’installation du nouveau Préfet : rétablir la vie et donc organiser la sortie de crise.


L’installation dans la confrontation permanente ouvrirait des risques considérables. La ville bruisse déjà de tant de rumeurs que la nervosité exceptionnelle est patente. Des pouvoirs locaux en sortiront durablement fragilisés et pas seulement des pouvoirs politiques.


Pour cette sortie de crise, il faut tourner la page des violences.


Qui sera capable de rétablir « l’étincelle de vie » ?


Cette formule est celle utilisée en 1968 par Robert Kennedy à Cleveland le lendemain de la mort de Martin Luther King. Certes, les conditions de création de la violence ne sont comparables en aucune manière, très loin s’en faut. Je rappelle à cette occasion que l’exposition des forces de l’ordre à des menaces de ce type est un acte humain inqualifiable.  


Ce discours de Robert Kennedy reste probablement l’un des plus réalistes et idéalistes à la fois.


A maints égards, il n’a pas pris une ride en 40 ans.


La sortie de telles crises passera par l’appel à la raison collective dans un cadre clair, ferme, responsable mais constructif en repartant sur des bases nouvelles.


Ces derniers jours tout particulièrement, vous êtes nombreux à fréquenter ce blog. Je me permets de vous recommander la lecture de ce discours. Il vous suffit de cliquer dessus pour qu’il apparaisse sur votre écran, puis de cliquer sur la touche echapp pour en sortir.


Nous sommes le 5 avril 1968, Robert Kennedy est à Cleveland. La veille à Memphis, le Dr Martin Luther King a été assassiné. Kennedy a effectué à Indianapolis une réaction à chaud. Le lendemain, il s’exprime avec davantage de fond sur les effets de la violence dans une société. Il parle comme frère d’un Président tombé sous les balles avec le coeur des épreuves traversées personnellement.


Qui, sur le plan national ou local, sera capable de concilier fermeté et appel à la raison ? C’est la prochaine étape de cette période qui laissera des traces profondes durables ?

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Commentaires

Une réponse à « Grenoble : violences urbaines : qui sera capable de rétablir une étincelle de vie ? »

  1. Avatar de Franc - Tireur
    Franc – Tireur

    Destot absent à l’assemblée. Probablement trop occupé à s’occuper de l’insécurité à Grenoble.
    http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/07/26/michel-destot-epingle-pour-absenteisme-en-commission

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