Denis Bonzy

Agglomération Grenobloise : nouvelle escalade dans l’insécurité

Qui peut imaginer qu'aller chercher un KFC à Comboire un dimanche à 19 heures peut exposer à recevoir une balle perdue pour cause de braquage ?

Voilà la réalité actuelle dans l'agglomération grenobloise.

Jusqu'où va aller cette croissance de l'insécurité ?

Que faut-il attendre pour que des réactions sérieuses et concrètes soient mises en oeuvre ?

Trois dossiers méritent une attention prioritaire :

1) l'emploi des jeunes : lors des déplacements à des heures supposées de travail, j'ai rarement vu des jeunes aussi nombreux à être manifestement "disponibles" dans les rues. Quels sont les chiffres du chômage des 18 – 25 ans et tout particulièrement dans les quartiers difficiles ? Des statistiques circulent. Elles font froid dans le dos. Comment vivre dans une société qui n'offre pas un emploi ? Comment vivre sans ressource autonome ?

2) les forces de l'ordre : elles sont largement insuffisantes. Insuffisance des effectifs de l'Etat, insuffisance des effectifs de polices municipales. Là encore, la comparaison des chiffres serait révélatrice. Tout est fait pour Paris et l'Ile de France au niveau de l'Etat. Quant aux forces locales, il suffit d'aller en région Paca pour voir des efforts locaux dignes de ce nom. Des Communes de 20 000 habitants permanents comptent plus de 60 policiers municpaux équipés en professionnels.

Si les forces de l'ordre décrochent en effectifs face à la violence, la compétition est perdue par avance.

3) La vidéo-protection : nouvelle querelle sémantique à la mode. Qu'y a-t-il à craindre d'être filmé en marchant ? C'est rigoureusement comme ceux qui s'élevaient contre les contrôles d'identité. Qu'y a-t-il à craindre d'être contrôlé ? Rien. En revanche, la vidéo protection permet d'améliorer la protection et surtout d'apporter des preuves matérielles qui permettent des sanctions plus sûres et rapides. Aucune ville moderne ne se prive de cet outil. New York et Londres seraient-elles des villes liberticides où les citoyens seraient menacés dans leur liberté d'agir, d'aller et venir ? Les nouvelles technologies doivent être utilisées pour avancer dans la lutte contre la délinquance.

Il est temps que des réalités soient regardées en face.

La sécurité est la première des libertés.

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