Le calendrier électoral français est à bout de souffle. Tantôt il rassemble des élections dans des délais excessivement courts (présidentielle et législatives). Tantôt il étale une élection à l'année à l'exemple des cantonales de mars 2011 après les régionales en mars 2010. Une unification de ces deux élections aurait été opportune.
Par de multiples initiatives nationales et locales, les cantonales de mars 2011 sont déjà dans le viseur.
Sur le plan national, le Département de la Seine St Denis pourrait être mis sous tutelle s'il devait continuer dans sa volonté de voter un budget en déséquilibre. Il est notamment question d'une dette de l'Etat de 640 millions d'euros mais aussi de conditions d'écritures comptables d'emprunts dits toxiques. Les régionales sont intervenues sans le moindre débat sur la situation financière des régions, le pouvoir d'Etat semble bien décidé à ne pas vivre des élections cantonales dans une position identique sur la défensive en permanence. Dans ces conditions, il n'est que temps d'ouvrir la question de la gestion des Départements détenus très majoritairement par l'opposition.
Sur le plan local, le comité départemental de jeudi 8 avril marque la réintégration de Mathieu Chamussy. La direction départementale a fait assaut d'amabilités pour réintégrer Mathieu Chamussy. Quel est l'ordre des réintégrations ? Qu'en est-il d'autres personnes écartées ? Pourquoi maintenant au moment même où il est de plus en plus question d'un règlement intérieur très caporalisateur à en croire les confidences de très proches de l'actuelle direction ? Un règlement intérieur dont nous n'avons pas eu connaissance mais qui serait de nature à faire taire tout débat interne avec un esprit du "tous au garde à vous" sans précédent ? Là aussi de nombreuses questions se posent ? Pourquoi un tel règlement intérieur s'il est à la hauteur de sa "réputation préventive" ? Pourquoi maintenant ? Est-il identique en Isère et sur le plan national ? S'agit-il de verrouiller les conditions d'adhésions avant un renouvellement de plus en plus annoncé pour l'automne 2010 ?
Toutes ces questions sans réponse donnent de plus en plus le sentiment d'une fuite en avant à l'écart des réalités du quotidien qui mériteraient au moins une énergie analogue en matière d'emploi, d'actions pour la relance économique …
Ce décrochage ne peut que favoriser le refuge dans l'abstention. Et si finalement le pire déficit de toutes les équipes de la sarkozie devenait cette crise civique sans précédent ?
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