Avant qu’il soit possible de prendre connaissance ci-dessous d’un commentaire adressé par un internaute au sujet des régionales dans l’Isère, il me parait nécessaire d’attirer l’attention sur l’émergence d’une nouvelle génération de candidats républicains dans la course aux primaires pour les élections 2010. Dans ces colonnes, Scott Brown a été présenté plusieurs semaines avant sa victoire à Boston.
Il y a actuellement un autre candidat qui recueille une attention particulière : Marco Rubio. En août 09, il avait 30 points de retard sur Charlie Crist en Floride. Aujourd’hui, Marco Rubio est devant de quelques points !
Il a 38 ans. Son père était barman et sa mère serveuse. Ce sont des réfugiés cubains. Il a fait ses études grâce à une bourse sportive car talentueux joueur de football US. Dans ce cadre, il a rencontré Jeanette, ancienne pom-pom girl. Ils sont mariés et ont quatre enfants.
Voilà un parcours de « vraie vie ». Il incarne les candidats qui luttent contre le « radical chic, qui savent parler aux classes moyennes parce qu’ils ont un parcours qui n’est ni celui des « héritiers de la République » ni des professionnels de la politique, deux catégories coupées des réalités de la vie quotidienne et qui aspirent toujours à parler de sujets qu’elles connaissent si peu.
C’est surprenant que la vie politique française ne connaisse pas une telle capacité à s’ouvrir à des profils neufs, divers, porteurs d’expériences fraîches.
Les Régionales et l’UMP 38 par M. Christian Bec
L’actualité qui m’attriste en cette fin de week end est la constitution de la liste UMP Isère dans le cadre des prochaines élections régionales.
J’ai de la peine pour Grenoble et son département. Souhaitant rester élégant, je me refuse à construire cette note sur une polémique concernant les candidats en position éligibles. Néanmoins, je constate que l’on s’éloigne fortement des valeurs de transparence et de méritocratie tant défendues par l’UMP et Nicolas Sarkozy.
Je suis particulièrement stupéfait et malheureux de l’éviction de Julien Polat en position éligible. Chacun reconnait ses compétences et son talent. Il aurait sans aucun doute vitaminé l’opposition et animé le débat.
Prenant acte de la liste UMP Isère, je pense que la majorité actuelle a de beaux jours devant elle. Pourtant, nous ne devons pas nous résigner. Dans les semaines à venir, nous devons nous rassembler autour d’un programme ambitieux et organiser des débats de fond avec nos adversaires. Chacun doit se mobiliser pour faire gagner nos convictions et nos valeurs communes.
Les élections régionales passées, et cela indifféremment du score de l’UMP dans notre département, notre famille politique doit se retrouver et créer les conditions de la reconquête de Grenoble et de l’Isère. Chacun d’entre nous est intimement convaincu que l’unité est la condition de la victoire de demain.
Les responsables doivent gagner en crédibilité fondée tout à la fois sur un projet et sur des personnalités disposant de compétences et d’expérience. Ils ont une responsabilité et un devoir auprès des militants qui s’investissent pour les soutenir et envers les citoyens qui souffrent de la conjoncture actuelle.
Je pense que les points suivants sont incontournables pour organiser et structurer l’avenir de notre formation politique.
1- Il est urgent de repérer des talents parmi les jeunes et de leur confier des responsabilités et des postes en adéquation avec leur profil en initiant un processus démocratique, intelligent et transparent. L’UMP 38 doit être ouvert à cette nouvelle génération. Les aînés doivent partager l’expérience acquise et les compétences dans un climat de confiance.
2- L’UMP 38 doit retrouver le leadership qui a caractérisé la fédération pendant des années. Aujourd’hui, rien ne se passe. L’UMP 38 présente un électroencéphalogramme plat. Cette fédération est en train de perdre la bataille de l’intelligence. Pour reprendre un slogan célèbre, la victoire est en nous, ne la laissons pas échapper. Chaque organisation a besoin d’un responsable en mesure de diriger sa formation avec force, rigueur, volonté et talent. Ainsi, chacun peut jouer sa partition en harmonie avec les autres partenaires. C’est une ambition noble garantes des succès de demain. Etre un bon capitaine d’équipe nécessite des qualités tels que l’humilité, l’écoute, le sens du devoir et de véritables capacités à communiquer et convaincre. L’absence actuelle de leadership se traduit par une diminution du nombre d’adhérents et affaiblit ainsi toute la fédération. Le leader doit être indiscutable, indiscuté et rassembleur.
3- Aujourd’hui, une élection locale ne se gagne pas uniquement sur un programme et un candidat, aussi brillant qu’il soit. Les électeurs n’ont pas une disponibilité ou un intérêt suffisant pour lire en détails les programmes et les espaces médiatiques sont souvent insuffisants pour promouvoir les candidats. Une élection se gagne aujourd’hui par une communication locale simple, concise, percutante et s’appuyant sur les outils de communication modernes et adaptés (SMS, Internet, etc.).
4- L’UMP 38, dans son rôle d’opposition doit attaquer pour prendre l’avantage, installer le débat, être le premier, obliger les autres à rebondir sur ses propositions. La stratégie consiste à avoir toujours une longueur d’avance et à imposer dans l’espace médiatique ses propositions. Il faut en amont identifier les sujets qui intéressent les citoyens.
Christian Bec
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