L'année 2010 sera d'abord l'année des élections régionales. Dès le lendemain, le lancement de la présidentielle 2012 devrait intervenir.
En ce qui concerne les élections régionales, l'UMP risque de vivre une double crise : le choix des candidats qui est intervenu sans consultation démocratique interne et le score national, région par région.
En ce qui concerne le choix des candidats, les fédérations auraient été conduites à adresser avant Noël des propositions nominatives détaillées. Ainsi, en Isère, après avoir annoncé au bureau politique de l'UMP38 le 16 décembre qu'il ne fournirait pas de propositions personnelles de candidatures à Paris pour les régionales, Michel Savin aurait annoncé le contraire aux parlementaires UMP à l'occasion d'un déjeuner à St Just Chaleyssin chez le Sénateur Bernard Saugey le 23 décembre dernier en présence de Fabrice Marchiol tête de liste départementale. Il aurait demandé à chacun de garder le secret absolu sur cette réunion car il aurait été question de retenir les 10 éligibles proposés par la fédération. On comprend pourquoi le secret !
Des Conseillers régionaux sortants tels Jean Pierre Girard ( Bourgoin) et Colette Tabeling ( Seyssins ) seraient écartés.
Une volonté identique d'élimination affecterait Thierry Kovacs ,Conseiller régional sortant , Adjoint au Maire de Vienne, alors même que M. Kovacs figure, aux yeux de tous les observateurs impartiaux, comme le Conseiller Régional sortant isèrois qui a effectué le travail le plus sérieux lors des six dernières années.. Michel Savin proposerait qu'il figure en 9ème position …
Michel Savin ne proposerait pas parmi les éligibles Jean Claude Peyrin, Président du groupe UMP au Conseil Général ni Jacques Pichon Martin Conseiller Général NI de St Laurent du Pont, ni Pierre Gimel Conseiller Général de Clelles tous les trois également candidats à la candidature.
Les Maires de Bilieu , Jacques Mercatello, Vatilieu Serge Périer ne seraient pas davantage proposés non plus parmi les éligibles pas plus que Chantal Carlioz Maire de Villard de Lans à la fureur du Sénateur Jean Faure. Il en serait de même pour le Maire de Varces, très actif candidat à la candidature, pas plus que Damien Guiguet Adjoint au Maire de Meylan .
Concernant Catherine Bolze, Premier Adjoint au Maire de La Tronche, présentée par le mouvement Chrétien Démocrate de Christine Boutin pour figurer parmi les 10 premiers Michel Savin souhaiterait que ce parti désigne un homme à sa place, parité oblige puisqu'il soutient la désignation de Mme Tardy au titre de l'UMP pour ce même territoire.
La surprise proviendrait surtout de la proposition parmi les élus potentiels d'un voironnais Claude Mahier, longtemps très engagé au sein de la sensibilité socialiste alors même que Michel Savin récuserait la candidature de Julien Polat Secrétaire départemental Adjoint et reconnu comme le candidat d'avenir pour l'UMP dans la circonscription. Julien Polat ferait les frais de son engagement aux côtés d'Alain Carignon alors même qu'il incarne la nouvelle génération de jeunes qui fait tant défaut au courant présidentiel. Si de tels règlements de comptes devaient être confirmés, ils seraient lourds de significations sur les supposés gestes de "réconciliation"…
Sur Grenoble, des candidats très implantés sur le terrain comme Nathalie Béranger Conseillère municipale UMP, Joëlle Santoni pourtant représentante des militants de la 3 eme circonscription seraient placés à l'écart des positions éligibles. Et même Alain Bonnet qui avait changé de camp pour soutenir Michel Savin lors des élections internes serait écarté par ce dernier car le soutien de Michel Savin irait à Fabien de Sans Nicolas qui bénéficierait ainsi d'un mandat lui permettant ensuite de partir à la conquête de l'un des Cantons grenoblois les plus favorables.
Ces informations qui circulent de façon très active appellent trois commentaires :
– la privation de démocratie interne dans les partis politiques accélère leur appauvrissement en nombre de militants. Ils sont aujourd'hui à des niveaux de militantisme quantitativement très faibles,
– les scrutins de listes dans de telles circonstances ouvrent des désignations qui échappent à toute rationalité dont la qualité des travaux effectués ou les compétences en fonction des dossiers à traiter,
– la fermeture de telles listes à des critères rationels ou à des membres de la société civile ne peut qu'ouvrir des choix d'abstention ou des votes "dissidents".
L'UMP Isère semble retourner à des pratiques qui avaient déjà gravement affecté les cantonales et les municipales de 2008 dans des conditions que chacun a pu juger par la suite et qui progressivement discréditent la fédération de ce mouvement qui, si elle consacre beaucoup d'énergie aux places, n'a toujours pas présenté le moindre projet de … programme.
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