Alors qu’arrive la coupure d’été, force est de constater que la lutte pour la diminution de la pression fiscale ne figure pas parmi les priorités des nouvelles équipes locales élues en mars 2008. Aucune remise en question significative n’est intervenue.
La première victime de ce statu quo, c’est notre pouvoir d’achat.
Prenons deux exemples précis. Des syndicats intercommunaux n’ont aucune raison d’être créant des ajouts qui sont des niches à partage de rentes de situation mais des niches qui coûtent très cher. En 2004, la Chambre Régionale des Comptes publiait un rapport accablant sur le Syndicat d’Energie (SE 38 actuellement dirigé par B. Lachat ancien candidat aux élections cantonales). Que lit-on :
* "pertes de recettes … , attributions illégales de subventions …, organisation insuffisante …, délais comptables difficilment explicables …, données non fiables …".
La lecture de ce rapport est édifiante : Téléchargement syndicat_energie_crc_30_06_08.pdf
Sur Lyon, la majorité départementale est actuellement attaquée sur le Musée du Confluent. Au lieu de répondre aux attaques, elle sort les aberrations de la construction du nouveau Palais de la Région Rhône-Alpes : surcoûts, dépassements, délais, coûts ultérieurs de fonctionnement …
Là aussi, pas de conséquence concrète. Ces situations de blocage traduisent le jeu de professionnels de la politique coupés des réalités du quotidien. Jusqu’où vont monter les prélèvements publics ? Quand les citoyens inscriront-ils ce volet dans leurs choix électoraux ?
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