1) La gauche a atteint un seuil technique qui freine désormais sa marge de progression. Pour bon nombre d'observateurs, l'analyse est faussée par une fiction : les cantons seraient politiquement à 50 / 50 en matière d'appartenance politique et les candidats ou les circonstances feraient la différence. Les cantons ont un ancrage politique très marqué. C'est le canton qui fait le candidat et non pas l'inverse. Depuis la progression engagée en 1995, la gauche en Isère a atteint une sorte de plafond technique. Elle s'attaque désormais à de véritables bastions de droite. En gagner un ou deux relève désormais d'un exploit.
2) L'électorat a beaucoup gagné en indépendance de décision. Anticiper une élection sur les bases d'un autre scrutin est une aventure très risquée. Par conséquent, il y a peu de tendances certaines à tirer du scrutin de mars 2011 a fortiori quand il est marqué par une abstention record de ce type.
3) Néanmoins, des évolutions méritent l'attention. La progression va aux "nouvelles formations" (Verts et FN). Le PS se stabilise. L'UMP continue sa chute.