Ma première prise de contacts avec Didier Migaud date de mars 1985. Nous venions alors de remporter les élections cantonales et comme directeur de campagne il me revenait d'organiser avec lui la transition. Une transition qui s'est déroulée dans la plus grande courtoisie des deux côtés en respectant les considérations humaines dans de tels moments toujours délicats.
De 1986 à 2001, même si nos ancrages politiques étaient différents, les relations ont toujours été cordiales, efficaces, de qualité. Après 2001, ayant arrêté la politique, les contacts furent rares mais toujours courtois.
Sa nomination à la Cour des Comptes est, pour lui, une responsabilité nouvelle méritée qu'il assumera avec déontologie.
En revanche, les conditions de désignation par Nicolas Sarkozy me confortent dans ma "réserve" sur la politique mise en oeuvre par le Président de la République que je juge mauvaise pour la pays et surtout si éloignée des valeurs qui me tiennent à coeur.