La crise sanitaire écrase toute autre actualité. C'est dommage qu'il en soit ainsi. Parce qu'il y a d'autres crises importantes comme notamment la crise climatique ou celle de l'insécurité. Mais aussi parce que d'autres enjeux importants passent au second rang de façon préjudiciable. C'est ennuyeux qu'il en soit ainsi par exemple pour les élections cantonales. Une Commune ne vit pas cloîtrée sur son territoire. Elle vit dans une intercommunalité et au sein d'un département qui constitue une racine historique. Conseiller Général (ou départemental), c'est une fonction très intéressante qui compte pour des sujets majeurs dont les collèges mais aussi les subventions destinées à corriger en principe les inégalités financières d'origine des Communes. Pour avoir exercé cette fonction élective de 1989 à 2001 (avant de ne pas me représenter en 2001 pour des raisons professionnelles et familiales), j'espère que les élections cantonales de juin 2021 sortiront vite de l'indifférence actuelle qui n'est pas justifiée à ce point.
Étiquette : Canton de Vif
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Musée Champollion (Vif) : à moins de 60 jours de son ouverture
Il aura fallu 28 ans pour que ce projet voit le jour pour de bon. Pourquoi de tels délais ? 1) Parce qu'il fallait trouver un accord avec des propriétaires privés. Et sur ce point, c'est naturel, par respect pour le droit de propriété, de laisser du temps au temps pour trouver un accord amiable. Mais 2) l'essentiel du délai c'est la traduction de la faiblesse désormais des moyens d'investissement des collectivités publiques y compris locales. Il faut lisser la dépense dans le temps. En l'espèce, la dépense réelle a été étalée sur 14 ans ! Les budgets de fonctionnement dévorent la quasi totalité des recettes. Par conséquent, pour investir, il faut soit emprunter soit étaler dans le temps la dépense et très souvent un peu des deux : emprunter et lisser la dépense dans le temps. C'est la raison clef de l'impuissance publique actuellement perçue pour la première fois à ce point. Continuer hier est devenu un mode de fonctionnement en France. Quand en 1993 je lançais le projet avec Gérard Cardin, je n'ai jamais imaginé qu'il faudrait 28 ans pour arriver au jour d'ouverture.
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« Mieux vaut en rire » : un titre particulièrement bien choisi
Le dernier livre de Bernard Saugey correspond particulièrement bien à son auteur et à une époque. A son auteur qui ne se séparait jamais d'un rire de nature à apaiser les conflits, prendre de la distance, relativiser les événements. A cette époque, comme président de la commission économie au sein du Conseil Général, je peux attester de sa mobilisation comme Président du Département en faveur de l'emploi. Et comme comme Conseiller Général du canton de Vif, j'ai toujours pu compter sur son soutien actif en faveur tout particulièrement des équipements scolaires : c'est à cette période qu'a été lancée la construction du Collège Jules Verne de Varces.
Quant à l'époque, elle est triste par son contenu tant elle tourne le dos à l'idée que le progrès de civilisation devait nous épargner les guerres de religions, les dramatiques épidémies, les violences … bref, tout ce qui fait notre quotidien. Mais ces réalités échappent tellement à la rationalité que le rire devient en effet un bouclier indispensable pour ne pas sombrer dans une tristesse infinie. Un livre à lire.
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Vivre le moment présent sans couper les fils d’avant
Le temps est le meilleur informateur. Il faut toujours vivre le moment présent car c'est une chance formidable offerte par la vie. Et en même temps, il faut garder les fils d'avant, ces liens parfois discrets avec le passé qui donnent un éclairage instructif. Il y a 30 ans, le 11 mars, nous étions la veille des élections municipales de 1989. Dans le Canton de Vif, elles étaient jumelées avec l'élection cantonale suite à une décision de justice relative à des irrégularités très graves ayant frappé les élections d'octobre 1988. Jeune trentenaire à cette époque, le suffrage universel direct, donc les citoyens, m'a accordé la victoire. C'est une chance considérable que d'avoir été élu si jeune. J'ai toujours été reconnaissant pour cette confiance alors donnée à un si jeune état civil. J'ai toujours été indépendant de la politique. Matériellement par mon métier. Psychologiquement par mes centres d'intérêts. Mais j'ai toujours été intéressé par la vie publique. Sur une séquence temps de 30 ans, le temps se charge de dégager des lignes directrices claires. A l'écart des modes éphémères. Sur les 30 prochains jours, je vais faire le point : 30 ans. 30 progrès. Notre histoire. Un mandat, ce n'est pas l'histoire du titulaire. C'est un parcours collectif. Ce parcours collectif engage certes le titulaire du mandat électif mais bien au-delà car bon nombre des décisions concernent une large partie des citoyens. La veille d'une élection, c'est toujours un moment instructif d'abord sur soi. C'est comme les épreuves scolaires ou universitaires. Avec une question clef : ai-je fait tout le nécessaire ? Si la réponse est oui, le lendemain sera serein. Peu importe le résultat, le regret n'aura pas de place. Si la réponse est non, il est à craindre que des regrets s'installent. Ce 11 mars 1989, il y avait de la fatigue et de la sérénité. De la fatigue, car nous avions effectué du terrain comme rarement à ce point. Il y avait de la sérénité car nous avions travaillé sérieusement. Donc pas de regret à avoir.
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Lycée de Vif : un projet de plus … sur le papier !
Brigitte Périllié rend public une lettre de "bonne intention" sur le projet de lycée de Vif. Une lettre qui n'engage à rien et qu'elle baptise elle-même avec pudeur de "commencement d'un début", ce qui témoigne à la fois d'une lucidité certaine pour le papier en question mais d'une moins convenable volonté de réécrire l'histoire locale.
Pendant combien de temps encore, les actuels détenteurs du pouvoir local lanceront-ils autant de projets sans la moindre suite concrète ?
Le péage urbain : grand dossier il y a trois mois. Qu'en est-il aujourd'hui ?
La rocade Nord : grand dossier il y a 10 ans. Sans suite aujourd'hui.
Le sillon alpin : grand projet il y a 15 ans. Sans suite aujourd'hui.
La carte des lycées va s'ajouter à cette liste impressionnante des projets appelés à "changer la vie" qui ont coûté cher aux contribuables pour des études sans lendemain.
Les campagnes de 2014 sont lancées.
Avant d'inscrire de nouveaux projets partout, il serait quand même temps de commencer à s'expliquer sur les raisons de tous les projets d'hier qui ne sont pas aboutis.
Le papier c'est bien. Les actes c'est toujours mieux.
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Cantonales : Brigitte Périllié « fête » un décevant anniversaire de ses 10 ans de mandat cantonal
Il y a 10 ans déjà, Brigitte Périllié infigeait alors une double défaite au Maire sortant de Vif de l’époque, le battant aux élections municipales d’une courte tête et le battant très largement aux élections cantonales.
Qu’en est-il 10 ans plus tard ?
Brigitte Périllié est confrontée à la crise d’un territoire empêtré dans des polémiques permanentes qui bloquent les projets.
Elle est aujourd’hui fragilisée puisque le Maire sortant qu’elle avait battu en 2001 a pris « sa revanche » en 2008. Le mot « revanche » paraît très approprié en l’espèce tant l’animosité personnelle semble considérable à la lecture des déclarations musclées échangées entre les intéressés.
Sous des aspects polis, Brigitte Périllié est probablement d’un tempérament très dogmatique. Cette ex- adjointe au Maire de St Egrève, parachutée en 2001, s’est engagée dans la cause des « femmes » et en dehors de ce sujet il est difficile de lui trouver d’autres thèmes permanents de prédilection. De 2001 à 2008, la Mairie de Vif lui assurait une logistique et des moyens évènementiels. Faute de cette logistique, il est bien difficile de citer un dossier cantonal qui ait avancé depuis 2008 même au niveau de base d’animations locales.
Si, pour son premier mandat (2001-2008), elle avait pu compter sur l’élan des investissements considérables concrétisés par son prédécesseur (nb : en septembre 2001, Brigitte Périllié a inauguré le collège de Varces financé et construit du temps de son prédécesseur sans même le convier à cette ouverture ce qui en dit long sur le niveau de « tolérance » de l’intéressée …), pour le second mandat, elle est à la remorque des dossiers municipaux que les élus concernés gèrent de façon solitaire ou directe avec les services du Conseil général.
Les réunions de concertation intercommunale sous l’initiative du Conseiller Général ont pris fin. Des Maires se vantent même de traiter directement avec le Président du Conseil Général qu’ils rencontreraient en l’absence de Brigitte Périllié ; ce qui est un déclassement grave de la fonction même de représentante d’un canton.
Bref, c’est le mandat de la crise généralisée. Tout semble rompu : du dialogue comme des projets.
Elle a gagné de peu en mars 2008 dans des conditions pourtant particulières. Elle fut la seule candidate de toute la gauche sans la moindre candidature d’un Vert, d’un PCF ou même d’un extrême gauche. Déjà seule à gauche, elle a pu compter sur l’aide d’une partie de la droite sarkoziste qui avait alors inventé, avec un sens d’anticipation, les « candidats masqués » puisque des « sans étiquette » mais UMP encartés l’ont significativement aidé par de multiples moyens : depuis une dissidence habilement manoeuvrée jusqu’à des appels de votes discrets mais avérés. Même dans ce contexte très favorable, Brigitte Périllié a été minoritaire dans 4 Communes sur 6 !
Tout ce « petit monde » se déchire désormais de façon quasi-hebdomadaire pour se passer le mistigri des échecs devenant souvent une caricature de proximité des travers qui poussent l’opinion dans l’abstention ou des votes extrêmes.
C’est donc un triste dixième anniversaire pour les contribuables du Canton de Vif que cette date de mars 2001 car les aides départementales ont comparativement fondu comme neige au soleil et faute d’assister à des débats sur des projets, c’est le temps des querelles tous azimuts.
Le canton de Vif est ainsi devenu un triste exemple d’une couverture institutionnelle qui n’existe déjà plus dans les faits dans l’attente de la mise en oeuvre de la réforme territoriale de mars 2014.
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Canton de Vif : inquiétante régression de la coopération intercommunale
Depuis l’automne 2008, la coopération intercommunale est soumise à une épreuve inédite. D’ordinaire, elle progressait par étape. Là, elle régresse par blocs de compétences.
Cette réalité pénalise d’abord les Communes les plus fragiles. C’est le cas par exemple de la Commune de St Paul de Varces exposée à des difficultés majeures. Une polémique locale s’est élevée contre un gros projet immobilier. La situation financière connaît des hausses considérables à l’exemple des tarifs du m3 d’eau qui subit une augmentation de plus de 20 % (cf lettre 08 ci-dessous).
Contrairement aux nécessités de bonne gestion, cette régression dans l’intercommunalité pénalise d’abord les contribuables qui doivent supporter des charges qui seraient mieux réparties dans un cadre intercommunal. Il est à souhaiter qu’une modification rapide intervienne en ce domaine.
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Canton de Vif : Denis Bonzy : « le service public de l’enseignement est aujourd’hui en danger »
Pour avoir, pendant deux mandats de Conseiller Général, accordé une priorité à la qualité du service public de l'enseignement, il m'apparait aujourd'hui indispensable d'alerter sur les dangers de l'actuelle situation.
Grâce aux efforts de tous, de 1995 à 2001, nous avons à cette époque :
– réhabilité le Collège de Vif,
– construit le nouveau collège de Varces,
– construit le nouveau collège Moucherotte de Pont de Claix mettant fin à l'un des derniers Pailleron de l'Isère.
Aujourd'hui, force est de constater que :
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Canton de Vif : le serpent de mer du lycée de la vallée de la Gresse
Si la désaffection frappe la vie publique, il n'y a pas de quoi s'en étonner à constater le cynisme avec lequel des professionnels de la politique manient les projets avec les mots mais sans les actes. Le Sud de l'agglomération grenobloise est aux portes de difficultés considérables en matière d'équipements publics. La promotion immobilière y règne sans frontière. Les remises à niveau d'équipements publics opérées pendant mes deux mandats de Conseiller Général ne suffisent plus. Il n'y a pas un secteur d'équipements de services publics qui fonctionne dans des conditions pluriannuelles correctes tant la pression urbanistique modifie les équilibres.
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Canton de Vif : pour une programmation pluriannuelle des équipements scolaires
A quelques jours près, nous fêtons le 20ème anniversaire du groupe scolaire de St Paul de Varces. Si ce groupe scolaire a été construit à cette époque c'est non seulement pour mettre en place un vrai service public scolaire de qualité mais aussi pour mettre un terme à