Denis Bonzy

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  • 18/02/09 : l’information et les nouveaux moyens alternatifs …

    Ces deux derniers jours, une "campagne de communication" assez étonnante est intervenue sur de nombreux supports institutionnels classiques à l'occasion de l'évasion de la prison d Moulins. Avec l'affection naturelle d'une mère, la maman de l'un des évadés expliquait que "son fils n'avait pas d'autre choix" tant sa condamnation longue le privait de "toute perspective de vie". A l'écouter, il devenait possible de douter de la logique de telles peines poussant tout être humain à la révolte.

    Le plus étonnant, c'est qu'à une exception près, aucun support de presse n'a retracé les conditions qui avaient causé la peine de l'intéressé. Il avait notamment tué de sang froid un automobiliste d'une balle dans la tête pour lui prendre son véhicule. Il aurait pu le "neutraliser" en tirant sur une jambe. Non, il avait visé la tête c'est à dire qu'il n'avait laissé "aucune perspective de vie" à sa victime.

    Replacé dans ce contexte, les confidences d'une maman prenaient un autre sens … tout en condamnant à juste titre un univers carcéral Français indigne d'une démocratie moderne.

    Presque chaque fois qu'à titre personnel, j'ai connu précisément un dossier, je ne reconnaissais par ce dossier quand la presse en faisait état. Les rédacteurs ont des circonstances atténuantes : il leur est demandé de devenir spécialiste de tout, d'écrire vite et beaucoup … Mais surtout, chacun prend trop de distance avec les faits pour privilégier les commentaires qui emportent tout sur leur passage. Les faits intéressent peu. C'est l'émotionnel ou le jugement qui prévaut.

    Ce constat explique le succès des "moyens alternatifs d'informations" comme Internet, les réseaux communautaires ou des structures citoyennes comme MoveOn.org.

    Pourtant cette évolution est dangereuse. En effet, ces moyens alternatifs confortent les personnes déjà convaincues. Je suis toujours surpris et amusé quand je reçois un mail d'ue personne m'indiquant "je ne viendrai plus sur votre blog car je ne suis pas d'accord avec vous". L'information est devenue un produit comme les autres comme si on ne prenait que "l'information qui convient et qui conforte"…

    Il y a manifestement un immense chantier qui s'ouvre : redéfinir les bases d'une information crédible qui implique.

    C'est probablement l'un des sujets majeurs des prochaines années pour de nombreux pays dont le nôtre car l'idée du "complot ou du manque de crédibilité de l'information" donne toujours des résultats dangereux.

  • 17/02/09 : non à l’instrumentalisation des audits financiers

    Décider une hausse d'impôts en période de crise économique, c'est une très lourde responsabilité. Une telle décision ne peut être prise que dans le cas d'une absolue nécessité à l'issue d'une analyse financière impartiale, contradictoire, établissant clairement qu'aucune autre voie n'était possible.

    Bien loin d'une telle approche, des décisions sont parfois prises actuellement dans des conditions polémiques qui expliquent la poussée de mécontentements locaux.

    Pour dissiper ces polémiques, nous souhaitons la mise en place permanente d'un dispositif d'évaluation des politiques locales. Ce dispositif a été présenté dès … septembre 1991 par un rapport public déposé auprès du Conseil régional Rhône-Alpes. Les auteurs de ce rapport étaient MM Quermonne, Larger et Monnier, respectivement à cette époque Professeur à l'IEP de Grenoble, Président de la Chambre Régionale des Comptes et Directeur du Laboratoire CEOPS-ENTPE.

    Ceux qui ne veulent pas instrumentaliser un audit financier n'ont qu'à mettre en oeuvre les recommandations concrètes de ce rapport.

    Voilà une proposition positive, simple, immédiatement applicable permettant de moraliser la vie publique locale.

  • 16/02/09 : parution du n° 3 de la lettre du changement

    C'est un numéro très concret et positif que découvriront cette semaine les destinataires de la lettre du changement. A l'ordre du jour :

    * les situations financières des Communes du Canton de Vif,

    * comment éviter l'instrumentalisation des audits,

    * l'organisation de l'opposition départementale dans le Canton de Vif.

    Si vous n'êtes pas destinataires de cette lettre mensuelle et que vous souhaitez le devenir, il suffit de nous adresser un mail avec votre adresse numérique et votre adresse postale.

  • 15/02/09 : UMP 38 : des « exclus » sans le savoir …

    Au début, tout a commencé par des interrogations anodines du type "on se voit à l'AG à l'Oriel de Varces ?". Puis, ce fut "pourquoi tu n'es pas venu à l'AG à Varces ?". A force de croiser certains renseignements, il pourrait s'avérer que l'Assemblée Générale de l'UMP 38 de la circonscription Vif-Oisans-Vercors-Trièves ait donné lieu à des invitations "sélectionnées" sur des bases autres que l'appartenance à ce mouvement politique.

    En effet, de nombreuses personnes n'auraient pas été invitées à cette Assemblée Générale de circonscription dont plusieurs qui n'appartenaient pas aux listes présentées par Michel Savin.

    Si elle devait être confirmée, cette "sélection" laisserait mal augurer du "rassemblement" pourtant officiellement proclamé. Bien davantage, ce serait des méthodes graves que d'exclure des militants pour cause de "divergences d'opinions". S'il devait s'avérer qu'une sélection ait été opérée et ce a fortiori sur un critère "d'opinions internes", ce serait également un système de gestion posant des questions très sérieuses sur la tenue du fichier d'un parti politique avec la création de "sous-critères" (si oui lesquels, renseignés comment et déclarés auprès de qui ?).

    Pour dissiper tout malentendu, il est probable que Michel Savin veillera à s'expliquer sur ce sujet qui, à notre connaissance, est sans précédent pour une Assemblée de circonscription de ce mouvement politique et qui pose des questions de valeurs d'une grande importance.

  • 14/02/09 : JO 2018 : dans 4 semaines, Grenoble bascule dans la réalité

    L'enjeu des JO 2018 dépasse largement le sort de chacune des Villes Françaises candidates. L'enjeu est le retour de la France dans les pays de tête du tourisme blanc.

    En 1968, après les JO de Grenoble, la France était la première destination mondiale des amateurs de ski. Elle est aujourd'hui au troisième rang après les Etats-Unis et l'Autriche. Dans 10 ans, sans évènement international majeur, elle sera peut-être au sixième rang avec la concurrence de la Russie (Sotchi 2014), d'autres destinations d'Est voire même de la Chine qui annonce 20 stations de ski très attractives.

    Le tourisme blanc est une activité économique à part entière. Depuis 15 ans, Grenoble et l'Isère ont décroché en matière d'aménagements majeurs pour maintenir la compétitivité des sites sportifs. Les dessertes n'ont pas été adaptées et pénalisent considérablement les stations de l'Isère. Il suffit de lire les enquêtes et d'écouter ceux qui vont de plus en plus dans le "pays du Mont Blanc". De façon plus générale, les actions touristiques n'ont pas été maintenues à un niveau assez élevé. Grenoble est fragile non seulement sur sa capacité de l'hôtellerie de haut de gamme mais aussi sur le plan simplement quantitatif : Annecy compte 80 000 lits, Nice annonce 40 000 lits et Grenoble … 25 000 lits.

    Les dépenses de communication des Institutions publiques iséroises toutes confondues sont actuellement largement insuffisantes sur ce dossier. Dire cela, ce n'est pas souhaiter une augmentation des dépenses mais leur mobilisation vers ce challenge très prioritairement. Or, la "participation citoyenne" fait défaut mais elle a été si peu sollicitée.

    A 30 jours de la décision, il y a une atmosphère surprenante qui me paraît à certains égards laisser craindre une issue délicate. Grenoble basculerait alors dans une réalité qu'il faudrait intégrer et qui exigerait des efforts d'investissements considérables pour "remettre à niveau". L'un des arguments majeurs de Nice, c'est que l'offre de Nice est celle qui coûte le moins cher pour les infrastructures sportives : 150 millions contre 300 millions pour Grenoble. Si Grenoble ne peut pas compter sur les JO pour combler son retard, il est à craindre que le décrochage grandira encore plus. C'est une réalité qu'il faudra regarder en face, que cette situation soit agréable en cas de décision positive ou un peu moins en cas d'échec.

  • 13/02/09 : une classe politique qui tourne à vide

    L'entrée dans la crise économique est intervenue. L'impopularité présidentielle augmente. L'image de marque des entreprises chute. Dans ce climat très particulier, la classe politique Française tourne à vide.

    Son actualité tourne autour de sujets totalement décalés à l'exemple des suivants :

    * la candidature de F. Hollande à la présidentielle de 2012. Alors que chacun se demande comment il sortira de 2009, F. Hollande, à l'écart de la crise, pense à … 2012,

    * Rachida Dati se met sur les rangs de la municipale de Paris en … 2014. Cette annonce est faite le jour où, par un communiqué officiel, le Procureur du Qatar dément "être le père de l'enfant de Rachida Dati"…

    * Quant à la réforme de l'hôpital, elle tourne à la discussion sur la réforme de la publicité et des contraintes des ventes d'alcool, sujet relayé avec complaisance par des députés qui subissent les pressions électorales des viticulteurs notamment.

    * Pendant ce temps, l'épouse du Président de la République "règle ses comptes" avec son pays d'origine amenant une mise au point officielle de celui-ci s'ajoutant aux protestations aussi officielles du Québec, de la Grande-Bretagne …face à des déclarations "offensives" du Chef de l'Etat.

    Il faut remonter loin dans le temps pour constater un tel décalage entre les priorités quotidiennes de chacun et celles d'une classe politique repliée sur elle-même totalement déconnectée des priorités du grand nombre.

    C'est une situation grave, regrettable qui ne restera pas sans conséquences politiques majeures.

  • 12/02/09 : crise : vers l’éclatement de la « bulle politique » ?

    En 2001, la "bulle Internet" a eclaté lors du premier semestre marquant la fin de valorisations irréelles qui avaient vu par exemple des sociétés être introduites en bourse sur la base d'une valorisation de 18 fois le CA à n + 2 …

    En octobre 2008, la "bulle financière" a éclaté portant des actifs dont l'inscription théorique ne correspondait en rien à la réalité. Cette crise est d'une telle ampleur qu'elle accélère une chute de dominos ouvrant une nouvelle donne.

    En période de crise grave, l'opinion demande de l'efficacité et met les étiquettes politiques au vestiaire. Ce qui compte à ses yeux, c'est que les décideurs montrent leurs capacités à être réactifs et à vite tourner la page noire de la crise.

    Au moment où l'agglomération Grenobloise entre concrètement dans la crise, la mobilisation est-elle à la hauteur des enjeux ?

    Quand on compare les budgets publics consacrés au soutien de l'activité, les sommes cumulées en Isère sont faibles. La seule agglomération de Nice injecte 10 fois le montant prévu par le Conseil général pour … tout le Département de l'Isère. Sur le plan local, on ne voit pas de travaux publics significatifs. Les élus locaux avec la Conseillère Générale à leur tête devraient multiplier les projets, retrousser les manches pour accélérer des grands travaux publics … Sur le support d'informations chargé de suivre l'actualité de l'action de la Conseillère Générale, le dernier billet date de début janvier 2009 et il n'est pas consacré à la crise économique mais … à une foire aux huitres …

    C'est une situation concrète qui en dit long sur le décalage entre la réalité quotidienne et les priorités de responsables politiques.

  • 10/02/09 : la réforme de l’hôpital est engagée

    La crise économique écrase toute l'actualité en dehors de sporadiques affaires affectant des responsables politiques d'ailleurs aussi vite dégonflées que montées en épingle.

    C'est peut-être l'occasion pour faire passer la réforme de l'hôpital qui est une réforme majeure ?

    La réforme de l'hôpital est peut-être l'une des réformes les plus importantes de la mandature. Elle est de facto une nouvelle carte de la santé comme la carte judiciaire le fut à la justice. Les fêtes de fin d'année ont été rudes pour l'image de marque de l'hôpital. Les conditions de déroulement du débat parlementaire permettront de nuancer cette actualité ou au contraire la renforceront.

  • 09/02/09 : le Modem lance sa campagne pour les Européennes

    Hier, le Modem a lancé sa campagne pour les Européennes. Les premiers sondages donnent 14 % d’intentions de vote à cette formation politique présidée par François Bayrou.


    Les Européennes risquent de devenir un referendum sur la politique présidentielle. En Isère, ce scrutin sera la première campagne conduite par la nouvelle équipe départementale de l’UMP élue en novembre dernier.


    Sur le plan national, les Européennes marqueront un nouveau rapport de forces politiques depuis les présidentielles 2007 ouvrant la seconde moitié du mandat présidentiel.


    Sur le plan local, elles constitueront un test de la capacité d’imagination et de mobilisation de l’opposition locale avant le rendez-vous des Régionales. Michel Savin avait promis de nombreuses modifications d’organisation. Les Européennes seront le premier rendez-vous pour juger concrètement des modifications apportées.


  • 08/02/09 : JO 2018 : à 40 jours de la décision

    A mi-mars, le Comité Olympique Français va faire son choix pour la candidature Française pour les JO 2018.


    Pour Grenoble et l’ensemble de l’agglomération, ce choix sera déterminant pour changer de « dimension ». Depuis plusieurs années, Grenoble est immobile. La candidature olympique est d’abord celle du réveil. Si cette candidature devait être écartée, ce serait le retour au statut de « ville moyenne de région » que seules quelques réussites sporadiques parviennent à faire « oublier ». Ce statut est réducteur dans l’actuelle compétition implacable des villes et ce au moment même où Lyon a indiscutablement réussi son évolution vers la reconnaissance d’une métropole régionale vitalisant ses liens avec le voisin stéphanois que le nouveau Maire dynamise objectivement depuis mars 2008.


    Ne pas avoir les JO, c’est devoir supporter seul tous les investissements qui ont connu du retard au démarrage ces dernières années. C’est donc à la fois l’assurance d’une pression fiscale lourde mais aussi d’un lissage dans le temps desdits investissements.


    Avoir les JO, c’est réconcilier la Ville avec le mouvement et la compétition. C’est lancer des investissements créateurs d’emplois. C’est tourner la page à une « culture du rétroviseur » qui voudrait qu’être bien dans l’agglomération c’est le retour « à la calèche et au boudin braisé » des origines (?). Il est possible d’aimer les racines de la « vie en région » sans devoir passer par la case du culte du patois. Les JO, c’est l’assurance d’une ville enfin tournée vers l’avenir. 40 jours pour faire la bonne décision.