Le décès d'Hubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, est une étape clef dans les défis de mémoire. La disparition du témoignage direct des vivants. L'un des actifs de ma participation à la vie publique a été la faculté ainsi donnée de rencontrer des héros de la seconde guerre mondiale. Chaban racontant sa traversée de Paris. Michel Poniatowski, sa descente du Trièves, les combats au Parc Borel à Pont de Claix … Pierre Dumas et ses actions comme jeune lycéen. Robert Galley et son sentiment permanent que depuis 45 il faisait du "rab" tant il ne comprenait pas comment il était encore vivant. Et Pierre Messmer qui est celui avec qui j'ai le plus discuté. Pour une raison simple : il présidait le comité de bassin Rhin-Meuse quand je présidais l'agence de l'eau RMC. L'eau était un beau sujet pour se rencontrer et il était alors à la retraite disponible, un peu triste d'être à l'écart. Chez chacun d'eux, un trait commun : l'Honneur dans la simplicité. Ils étaient des héros mais comme si tout était naturel. Robert Galley et les réunions rue de Lille avec toujours le même pull en V usé sous une veste sans forme tant elle avait été portée. Pierre Messmer regardant le prix de chaque plat avant de commander pour être sûr qu'il n'allait pas gaspiller de l'argent public. Pierre Dumas racontant comment le Général de Gaulle lui avait "commandé" de candidater sur Chambéry. Tout paraissait simple, naturel. Si loin de l'actuelle ambiance du milieu politique français.
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La glissade du temps ….
Vous avez aimé l'Héritier de Philippe Labro ? Vous appréciez l'ambiance de Largo Winch ? Vous allez dévorer le roman de Pierre Grand-Dufay "les vagues ne meurent jamais". C'est un livre qui va au coeur de l'interrogation d'une vie : que restera-t-il après la mort, surtout si elle doit être soudaine, brutale, immédiate sans espace pour échanger ? Est-il possible de limiter des conséquences de la glissade du temps qui voudrait qu'une vie puisse tristement se résumer à deux dates sur une pierre tombale : année de naissance / année de décès ? L'esprit par la filiation intellectuelle peut-il se perpétuer ? A cette question séculaire qui interpelle celles et ceux qui ne sont pas les simples consommateurs de l'éphémère, PGD ajoute une touche de génie avec une avancée technologique qui existe dans le roman mais pas encore dans la "vraie vie". Mais pour autant telle que décrite, cette avancée qui change la donne parait possible, voire même probable. Un univers passionnant. Une écriture qui met le récit en images. Une superbe réussite. Et merci pour la dédicace qui m'a beaucoup touché. Un immense bravo de totale sincérité. Une vie agréable est faite de distance, de lucidité et d'imagination. La distance, car le recul est toujours utile. La lucidité, car chercher à comprendre est la seule façon pour ne pas être prisonnier de raisonnements faux. Et l'imagination reste la faculté pour se poser les vraies questions. Chaque personne porte une construction complexe. Celles qui réussissent sont celles qui sont capables de tirer le meilleur de leur passé tout en apportant la touche positive qui fera leur propre identité. Les autres risquent d'être longtemps à la peine …
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Les professionnels : les derniers remparts !
Depuis quelques années déjà, probablement pour contourner le règlement des vrais sujets, de nombreux français se sont réfugiés dans l'éloge du con. Gérard Mermet dans Francoscopie dresse un portrait fabuleux de cette mentalité. Le con est sincère puisqu'il n'a pas l'intelligence du coup d'après. Il est sympa par sa naïveté. Le film culte : "dîner de cons". Une formule résume tout "il est mignon monsieur Pignon, il est méchant monsieur Brochant". L'année de sa sortie : 10 millions de spectateurs en salles. Juste derrière Titanic. Mais à l'écart de ce culte du con et de l'amateur, il y a des domaines avec des vrais professionnels. Dans notre canton, avec le quartier militaire, ces professionnels là on les connait : courageux, performants, exemplaires On parle avec leurs épouses. On parle directement avec les intéressés avant ou après leurs retours d'opérations évoquant alors la réalité des conditions d'interventions. Ces jeunes gens sont en décalage total avec l'ambiance du pays. Ce sont des professionnels qui s'entraînent dans des conditions extrêmes. Ma dernière discussion : un groupe ayant fait Les Mallets – Col Vert aller – retour dont la traversée de l'Embossou en courant en 3 heures. Ceux qui connaissent le terrain imaginent leur forme physique. Une humilité fantastique : leur réponse "c'est pas mal mais c'est normal, nous n'avions pas de sac à dos". Et ils croient en leurs missions quand le reste du pays doute de tout y compris de respecter le devoir citoyen de base : voter. Ce sont les derniers remparts ! Toutes mes condoléances pour le décès de Maxime Blasco.
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« Je pensais à elle une fois par jour mais pendant 24 heures … »
Aujourd'hui c'est la journée mondiale des chiens. Plusieurs quotidiens régionaux ont eu l'excellente idée de demander à leurs lecteurs de communiquer des photos marquantes de leurs chiens pour les publier aujourd'hui. C'est une belle initiative. Pour ma part, de tous nos chiens que j'ai aimés sans la moindre exception, Chatham a su faire naître et vivre une complicité incomparable. "Je pensais à elle une fois par jour mais pendant 24 heures …" : cette belle formule s'est appliquée à elle pendant des années. Pour le meilleur pendant sa jeunesse. Puis pour l'inquiétude croissante pendant sa vieillesse. Et aujourd'hui, si souvent encore …
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Les photos pour soi
Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la photographie. Pour moi la définition d'une belle photo c'est quand elle raconte une histoire à son auteur. Ce qui compte c'est donc les photos pour soi et non pas les photos de soi. L'histoire de la photo est celle d'une totale inversion du rapport de forces avec le texte. Le premier cliché date de 1826. Pendant des décennies, la photographie était vouée au statut d'illustration d’un texte. Puis elle a gagné la première place du podium dans l'expression des messages reléguant même désormais souvent le texte au statut de « légende » d’une … photographie. Et encore parfois le texte disparait totalement comme si la photo se suffisait à elle-même. S'il fallait choisir trois photos que j'ai faites en dehors de situations familiales, ce serait les suivantes. Chatham car cette photo résume les belles étapes de sa vie : une balle de tennis pour notre jeu favori et le regard si sûr de lui. La plantation du 1er arbre pour le baptême de notre petit-fils Léon car il symbolise la durée. Il y a désormais de nombreux autres arbres avec un médaillon portant la date de la plantation. Et les crayons car écrire c'est accepter des brefs temps de respiration pour choisir les prochains mots et tailler alors ses crayons pour poser une idée reste un moment très agréable.
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Square et l’achat d’Afterpay
Square va acquérir l’Australien Afterpay Limited pour un montant de 29 milliards de dollars a indiqué Square dans un communiqué hier dimanche. Afterpay, c'est le spécialiste du « paiement après livraison », en offrant aux particuliers des paiements échelonnés et souvent sans frais. L’application est présente en Australie, aux États-Unis, au Canada, ainsi qu’au Royaume-Uni, en France et en Italie notamment à travers 100 000 fournisseurs dans le monde et 16,2 millions de clients. La fusion-acquisition, qui devrait être conclue au 1er trimestre 2022, se fera entièrement par échange d’actions et va valoriser la compagnie australienne à environ 29 milliards de dollars, précise le communiqué. Square exploite déjà l’application mobile de paiement Cash App. La valorisation d'Afterpay met en relief l'explosion attendue du marché des applications numériques de paiements.
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Quand la force de la vanité dépasse la raison de la menace
Ce constat de bon sens devrait être l'une des leçons majeures à enseigner dans le cycle des formations. Ce moment où l'orgueil, l'assurance d'avoir toujours raison, la prétention à ne jamais vouloir entendre l'autre conduisent inexorablement à la réalisation d'un risque pourtant officiellement annoncé de très longue date. Les inondations sur la Commune de St Paul de Varces en sont une triste illustration supplémentaire avec la disparition, au-delà du drame de propriétés concernées, pour une longue période de tout milieu vivant dans un joli ruisseau historique de fond de vallée.
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Les conseils régionaux : la belle promesse d’hier …
(Source Medium) 16 mars 1986, 20 régions métropolitaines élisent pour la première fois leurs conseillers régionaux au suffrage universel direct. Une campagne très dynamique. De nombreux débats. Des réunions publiques avec beaucoup de participants. Sur 36 millions d’électeurs alors inscrits, 28 millions d’entre eux se déplacent pour voter. 74, 83 % de participation. 35 ans plus tard, 34 % de participation en juin 2021. Que s’est-il passé entre ces deux dates ? En 1986, jeune conseiller régional élu, j’appartiens comme beaucoup d’autres à la génération qui croit à la vitalité des territoires de proximité. La décentralisation de 1983 a réveillé des Communes. Celle de 1985 marqua le tour des Départements. Tout naturellement, en 1986, ce devait être au tour des Régions. Pour lire la suite, cliquer sur le lien suivant : Medium – article Denis Bonzy.
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La France et ses mots oubliés
Avec sa conquête spatiale, Richard Branson a publié une vidéo superbe "we can". Le thème : puisque nous avons réussi cette conquête tant d'autres sont possibles avec la même détermination. L'occasion pour constater le triste cimetière des mots désormais oubliés en France : optimisme, réussite, conquête, victoire, liberté, rêverie … L'esprit de conquête a pour moteur l'optimisme : demain peut être meilleur, ce qui tranche avec la morosité ambiante française. La réussite est contagieuse, ce qui choque tous les innombrables jaloux qui tentent de justifier leur médiocrité par l'alibi des échecs des autres. La liberté, c'est une entreprise privée qui a gagné et non pas un Etat. Mais en France, le privé est suspect et le public, pourtant manifestement incapable de gérer ses fonctions essentielles (dont la sécurité), aspire toujours à en faire davantage, à réglementer, à taxer, à imposer, à interdire : bref à brider la liberté donc la responsabilité individuelle. Et le mot clef : le rêve. Branson a eu une phrase clef : "j'y pensais depuis que j'étais enfant ". Shakespeare a eu une formule d'un extrême bon sens "nous sommes faits de l'étoffe de nos rêves". En France, la rêverie est entrée en zone rouge. Sans changement radical, la France après avoir décroché approche dangereusement de la zone répulsive … Les uns vivent chaque jour comme le nouveau matin des initiatives possibles. En France, l'esprit a toujours été celui du "grand soir" et non pas du "nouveau matin" mais même cette révolution là semble désormais hors de force …
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La belle pub de Orvis pour les chiens
Loin des politiciens qui prennent des engagements jamais tenus comme les évolutions liées à la cause animale, des sociétés font des avancées concrètes dans des causes collectives comme dans le bien-être des animaux. C'est le cas de Orvis, remarquable entreprise familiale. Leur vidéo relancée ces derniers jours est une vraie réussite.