Denis Bonzy

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  • Une vie choisie …

    Marc Simoncini 25 08 2020

    Mes 4 dernières lectures ont été très diversifiées. Le livre qui m'a le plus plu : une vie choisie de Marc Simoncini. Pourquoi ? Parce qu'il a la liberté de ton pour découvrir la vie vraie du quotidien. Rien n'y échappe : depuis la description de salariés qui "rangés comme les chevaux du dimanche à Auteuil" pour partir à la seconde près en fin de journées jusqu'aux relations avec les banquiers y compris les réflexes moutonniers de capitaux risqueurs … La culture des affaires en France en 217 pages : à recommander à tous les étudiants des écoles de commerce tout particulièrement.

    Le livre qui décrit avec talent et sensualité l'univers que je connais le moins : un amour de confinement d'Hélène Tavelle. Je ne comprends pas la faculté de créer et de faire vivre une relation à distance à plus forte raison née dans l'instant. J'appartiens à la génération qui se fait une opinion d'autrui en serrant une main, en regardant la capacité à échanger sans des regards fuyants, à regarder si des chaussures sont bien cirées ou pas  … bref tous ces éléments qui fondent une opinion sur autrui et par-dessus tout : le temps. Prendre le temps pour ne pas être prisonnier de fausses premières impressions. 

    Le livre le plus utile au quotidien : la 25 ème heure : très concret sur les applications qui permettent de gagner du temps. 

    Le livre qui m'a déçu : smart simplicity : trop abstrait. 

  • Ces articles qu’on souhaiterait ne jamais avoir à écrire …

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    Chatham nous a quittés. Emportée par un AVC intervenu en début de semaine. Depuis plusieurs mois déjà, pour divers soucis, elle vivait des traitements lourds. Nous l'entourions de tout notre attachement le plus fort possible. Puis tout s'est accéléré dans des conditions imprévisibles et insurmontables. Marie et moi lui avons donné jusqu'à la dernière seconde tout l'amour qu'elle méritait si amplement pour tant d'années partagées pour le meilleur à chaque instant. J'ai hésité à mettre en ligne cet article car j'ai pour la première fois à ce point une lassitude face à certains réseaux sociaux. Mais Chatham a été sur tant de photos de temps heureux, je ne vois pas pourquoi dans ce moment là elle aurait pu être absente. Un article que j'aurais tellement souhaité ne jamais avoir à écrire ou pouvoir attendre encore de très nombreuses années.

     

  • La France d’aujourd’hui : le moyen âge …

    Nicolas Sarkozy 27 07 2020

    Lundi soir, j'ai aimé le discours de Sarkozy sur TF1 : travail, ordre, hiérarchie, civilisation, autorité … Bref, tout ce qui est actuellement à contre-courant. L'essentiel n'est pas de savoir si on est dans le courant ou pas, c'est d'exprimer avec courage ses convictions. Aujourd'hui, la France c'est l'étape du moyen âge dans son histoire.  Tout s'y retrouve. Les partisans de l'égalité entrent en lutte contre ceux de la hiérarchie. Il y a un affrontement sourd entre les territoires (villes / campagnes). Des gens de prières deviennent des gens de guerres. Des marchands font de l'entrisme dans les cours princières pour dessiner des règles qui leur conviennent … Tous les maux de notre époque sont là à cette époque (lire absolument l'ouvrage de Georges Duby : "les 3 ordres ou l'imaginaire du féodalisme"). Ce sont des époques intermédiaires. Un ordre est détruit. Un nouveau n'est pas installé. Tout y est y compris la moindre nouveauté qui est alors qualifiée d'hérésie parce qu'elle bouscule l'ordre du moment. Une société démunie qui se cherche des alibis en permanence. Une décadence. Et Sarkozy a raison sur le thème de la bataille de civilisation : une civilisation c'est un corps de valeurs qui fondent une harmonie collective. C'est à ce niveau là que le débat public devrait se livrer. Parce que les vraies réponses dépendent de ces choix là. Et faute d'être livré avec courage et conviction, ce débat est perdu par avance. 

  • Aller voir la route quand on veut …

    Playlist été 2020 28 07 2020

    Quel plaisir ce week-end de reprendre des activités sportives trop mises en veille ces derniers mois compte tenu de travaux lourds. La reprise a été bien moins difficile que d'autres années. La marche avait bien maintenu le souffle. Je n'avais pas éprouvé un tel plaisir de courir depuis longtemps.  

  • Les territoires de légendes

    Patagonia Boris Patagonia

    Période des paradoxes absolus. A l'ère de la mondialisation et du nomadisme rendu possible dans des conditions performantes grâce aux nouvelles technologies, franchir des frontières devient actuellement de plus en plus difficile en raison du Covid-19. En dehors des Etats-Unis que nous connaissons particulièrement bien, il nous reste deux ou trois territoires de légendes à visiter dont la Patagonie. Chacun, en fonction des lectures, des centres d'intérêts, a ses territoires de légendes. Dans l'attente, la satisfaction de découvrir un site Internet remarquable avec des vidéos d'une exceptionnelle qualité : Boris Patagonia. Avant le dépaysement physique, le voyage par la pensée trouve grâce à ce site Internet une matière d'une superbe réussite à l'exemple de la vidéo ci-dessous.

    NB : la photo est extraite du site Internet Boris Patagonia. 

  • Le canon à bulles de Léon est particulièrement productif

    Bulles Léon 11 07 2020

    Après-midi du samedi à faire fonctionner le canon à bulles de Léon. Ce canon fonctionne particulièrement bien et il est très productif de bulles de toutes couleurs. 

  • Mauvais moment à passer ou bien au-delà …

    Philadephie 2

    Il y a actuellement deux comportements face à la crise du Covid-19 : d'un côté ceux qui considèrent qu'il s'agissait d'un "mauvais moment à passer" et d'un autre côté, ceux qui estiment que le plus dur est devant. Manifestement, le plus dur est devant. La vague économique s'annonce d'une brutalité considérable parce que l'économie vit de la chaîne de relations d'affaires. Un exemple concret : la restauration est en crise. Les fournisseurs le sont donc aussi : derniers exemples en date : Maïsadour a engagé des licenciements. Arcadie Sud Ouest est en RJ depuis le 1er juillet. Si les fournisseurs sont en crise = les producteurs le seront aussi car comment produire sans débouché commercial … C'est toute une chaîne qui est cassée. Et bon nombre d'autres exemples pourraient suivre. Les réponses ne sont pas à la hauteur des enjeux. La logique a été celle d'une parenthèse. Elle devrait être celle d'un sauvetage indispensable. Le sauvetage suppose la mobilisation de tous dont les collectivités locales. Le défi des masques c'est bien. Mais au-delà … : il faut supprimer des taxes, alléger la pression fiscale pour rendre du pouvoir d'achat, mutualiser des dettes pour les transférer à d'autres porteurs que des entrepreneurs privés … La crise sanitaire a dépassé les moyens d'alors. La crise économique prend le même chemin. L'impact sera alors au moins aussi violent. 

  • Eric Dupond-Moretti ou le rappel indispensable de la valeur irremplaçable du contradictoire

    Eric Dupond-Moretti 07 07 2020

    Comme Avocat, EDM incarne ce qui a beaucoup disparu dans la société française : le contradictoire. La société française est passée au rang d'un Club Med économique s'alimentant des mots et des idées à la mode éphémère du moment sans chercher à s'interroger sur des valeurs perdues ou des valeurs à découvrir. Le "politiquement correct" c'est le prêt à penser des fans zones.  L'espace où le contradictoire est supposé rester au vestiaire. La valeur du contradictoire, c'est la reconnaissance de 3 valeurs clefs. 1) La liberté : accepter de contredire, c'est d'abord reconnaitre la force positive du non.  2) La raison : chercher la raison c'est faire l'effort de comprendre, de peser le pour et le contre, de laisser une place permanente au doute. 3) L'individu : aujourd'hui la mode est aux tribus, aux groupes. C'est impressionnant et inquiétant d'observer cette tendance toujours croissante à se fondre dans un moule bien codifié : mots, vêtements … et bien sûr réflexes d'adhésions ou de rejets. Le jour où le contradictoire retrouvera sa place indispensable, la société française retrouvera l'oxygène qui lui fait si durement défaut dans de nombreux domaines. Le parcours d'EDM dans un collectif gouvernemental sera intéressant à étudier. 

  • « Maintenant, ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le début de la fin. Mais c’est peut-être la fin du début. »

    David Einhorn

    Cette formule de Winston Churchill est celle que David Einhorn met en conclusion de sa dernière lettre remarquable. Tout est résumé dans cette formule. L'édredon du système français a amorti les premiers chocs. Mais l'ampleur des chocs est là. Le plus surprenant dans la période actuelle, c'est "l'effort collectif" pour ne pas regarder en face la réalité des faits. Perdre 2 mois de CA + une reprise à un niveau moindre que l'activité ordinaire + des emprunts à rembourser dans 12 mois = un séisme considérable. Nous ne sommes qu'à la fin du début du cycle des édredons éphémères par définition. Septembre s'annonce redoutable. La vie publique française dégage actuellement un climat artificiel des professionnels de la politique et de la sur-représentation de membres de la fonction publique coupés de la vraie vie. La fin du début annonce des lendemains redoutables. 

  • Présidentielle américaine : le traditionnel tournant du mois de juillet

    Obama 05 09 15

    D'abord remercier pour l'intérêt témoigné sur les différents supports (Selz, Patreon, Slideshare …) pour les publications sur les présidentielles américaines. Il montre combien l'interdépendance perçue des pays renforce les centres d'intérêts sur d'autres campagnes électorales qu'en France. Du retard a parfois été pris dans des réponses à des questions posées notamment par des étudiants de Sciences Po. Ce retard sera rattrapé dans les prochains jours. Nous sommes à 126 jours du vote aux Etats-Unis. Traditionnellement, le mois de juillet est le véritable tournant de la campagne présidentielle. Essentiellement pour deux facteurs. D'une part, c'est le moment où chaque candidat doit donner une dimension internationale à sa démarche. D'autre part, la proximité de la tenue de la Convention. L'un des mois de juillet les plus réussis avait été celui de 2008 avec la tournée internationale de Barack Obama : Afghanistan, Jordanie et en Europe le discours de Berlin (150 000 personnes). La campagne 2020 décroche par rapport à cette tradition. Le virus du Covid-19 frappe. L'organisation des Conventions pose problèmes. Les tournées internationales encore davantage. Mais surtout Biden joue la prudence pour éviter le moindre faux pas pensant que le rejet de Trump sera le socle essentiel de sa victoire. Une ambiance très particulière.