Quel plaisir ce week-end de reprendre des activités sportives trop mises en veille ces derniers mois compte tenu de travaux lourds. La reprise a été bien moins difficile que d'autres années. La marche avait bien maintenu le souffle. Je n'avais pas éprouvé un tel plaisir de courir depuis longtemps.
Catégorie : Non classé
-
Les territoires de légendes
Période des paradoxes absolus. A l'ère de la mondialisation et du nomadisme rendu possible dans des conditions performantes grâce aux nouvelles technologies, franchir des frontières devient actuellement de plus en plus difficile en raison du Covid-19. En dehors des Etats-Unis que nous connaissons particulièrement bien, il nous reste deux ou trois territoires de légendes à visiter dont la Patagonie. Chacun, en fonction des lectures, des centres d'intérêts, a ses territoires de légendes. Dans l'attente, la satisfaction de découvrir un site Internet remarquable avec des vidéos d'une exceptionnelle qualité : Boris Patagonia. Avant le dépaysement physique, le voyage par la pensée trouve grâce à ce site Internet une matière d'une superbe réussite à l'exemple de la vidéo ci-dessous.
NB : la photo est extraite du site Internet Boris Patagonia.
-
Le canon à bulles de Léon est particulièrement productif
Après-midi du samedi à faire fonctionner le canon à bulles de Léon. Ce canon fonctionne particulièrement bien et il est très productif de bulles de toutes couleurs.
-
Mauvais moment à passer ou bien au-delà …
Il y a actuellement deux comportements face à la crise du Covid-19 : d'un côté ceux qui considèrent qu'il s'agissait d'un "mauvais moment à passer" et d'un autre côté, ceux qui estiment que le plus dur est devant. Manifestement, le plus dur est devant. La vague économique s'annonce d'une brutalité considérable parce que l'économie vit de la chaîne de relations d'affaires. Un exemple concret : la restauration est en crise. Les fournisseurs le sont donc aussi : derniers exemples en date : Maïsadour a engagé des licenciements. Arcadie Sud Ouest est en RJ depuis le 1er juillet. Si les fournisseurs sont en crise = les producteurs le seront aussi car comment produire sans débouché commercial … C'est toute une chaîne qui est cassée. Et bon nombre d'autres exemples pourraient suivre. Les réponses ne sont pas à la hauteur des enjeux. La logique a été celle d'une parenthèse. Elle devrait être celle d'un sauvetage indispensable. Le sauvetage suppose la mobilisation de tous dont les collectivités locales. Le défi des masques c'est bien. Mais au-delà … : il faut supprimer des taxes, alléger la pression fiscale pour rendre du pouvoir d'achat, mutualiser des dettes pour les transférer à d'autres porteurs que des entrepreneurs privés … La crise sanitaire a dépassé les moyens d'alors. La crise économique prend le même chemin. L'impact sera alors au moins aussi violent.
-
Eric Dupond-Moretti ou le rappel indispensable de la valeur irremplaçable du contradictoire
Comme Avocat, EDM incarne ce qui a beaucoup disparu dans la société française : le contradictoire. La société française est passée au rang d'un Club Med économique s'alimentant des mots et des idées à la mode éphémère du moment sans chercher à s'interroger sur des valeurs perdues ou des valeurs à découvrir. Le "politiquement correct" c'est le prêt à penser des fans zones. L'espace où le contradictoire est supposé rester au vestiaire. La valeur du contradictoire, c'est la reconnaissance de 3 valeurs clefs. 1) La liberté : accepter de contredire, c'est d'abord reconnaitre la force positive du non. 2) La raison : chercher la raison c'est faire l'effort de comprendre, de peser le pour et le contre, de laisser une place permanente au doute. 3) L'individu : aujourd'hui la mode est aux tribus, aux groupes. C'est impressionnant et inquiétant d'observer cette tendance toujours croissante à se fondre dans un moule bien codifié : mots, vêtements … et bien sûr réflexes d'adhésions ou de rejets. Le jour où le contradictoire retrouvera sa place indispensable, la société française retrouvera l'oxygène qui lui fait si durement défaut dans de nombreux domaines. Le parcours d'EDM dans un collectif gouvernemental sera intéressant à étudier.
-
« Maintenant, ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le début de la fin. Mais c’est peut-être la fin du début. »
Cette formule de Winston Churchill est celle que David Einhorn met en conclusion de sa dernière lettre remarquable. Tout est résumé dans cette formule. L'édredon du système français a amorti les premiers chocs. Mais l'ampleur des chocs est là. Le plus surprenant dans la période actuelle, c'est "l'effort collectif" pour ne pas regarder en face la réalité des faits. Perdre 2 mois de CA + une reprise à un niveau moindre que l'activité ordinaire + des emprunts à rembourser dans 12 mois = un séisme considérable. Nous ne sommes qu'à la fin du début du cycle des édredons éphémères par définition. Septembre s'annonce redoutable. La vie publique française dégage actuellement un climat artificiel des professionnels de la politique et de la sur-représentation de membres de la fonction publique coupés de la vraie vie. La fin du début annonce des lendemains redoutables.
-
Présidentielle américaine : le traditionnel tournant du mois de juillet
D'abord remercier pour l'intérêt témoigné sur les différents supports (Selz, Patreon, Slideshare …) pour les publications sur les présidentielles américaines. Il montre combien l'interdépendance perçue des pays renforce les centres d'intérêts sur d'autres campagnes électorales qu'en France. Du retard a parfois été pris dans des réponses à des questions posées notamment par des étudiants de Sciences Po. Ce retard sera rattrapé dans les prochains jours. Nous sommes à 126 jours du vote aux Etats-Unis. Traditionnellement, le mois de juillet est le véritable tournant de la campagne présidentielle. Essentiellement pour deux facteurs. D'une part, c'est le moment où chaque candidat doit donner une dimension internationale à sa démarche. D'autre part, la proximité de la tenue de la Convention. L'un des mois de juillet les plus réussis avait été celui de 2008 avec la tournée internationale de Barack Obama : Afghanistan, Jordanie et en Europe le discours de Berlin (150 000 personnes). La campagne 2020 décroche par rapport à cette tradition. Le virus du Covid-19 frappe. L'organisation des Conventions pose problèmes. Les tournées internationales encore davantage. Mais surtout Biden joue la prudence pour éviter le moindre faux pas pensant que le rejet de Trump sera le socle essentiel de sa victoire. Une ambiance très particulière.
-
L’inversion des temps d’une vie
La vie d'un chien est courte. Elle met en lumière les contrastes forts de ses différentes séquences. La folle énergie de la jeunesse. Le calme de la maturité. Puis le besoin de paix et de soutien pendant sa vieillesse. C'est à cet âge là que l'on va montrer tout son attachement à son chien. Ménager ses efforts pour qu'il ne se fatigue pas trop. Surveiller ses alertes de santé pour les traiter au plus vite car rien ne se règle alors tout seul. Enlever des obstacles sur son chemin car sa vue baisse. Ne pas trop s'éloigner car l'ouïe perd en sensibilité. C'est ce que nous vivons actuellement avec Chatham (13 ans). Nous avons toujours été très complices. Mais avec le confinement, une étape supplémentaire a été franchie. Quand Chatham était jeune, Marie disait souvent "elle passe son temps à te surveiller". Les temps ont changé. C'est l'inversion des fonctions. Pour bien la connaitre, je sais combien elle apprécie cette autre forme de notre complicité.
-
Ces visages cachés de la crise qui ont de quoi inquiéter …
La France de Robert Paxton est-elle vouée à tristement rester une France éternelle par temps de crises graves ? Alors que les nuages s'accumulent pour les prochaines semaines après la crise sanitaire violente (crise économique, crise sociale, crise politique …), 4 visages cachés ont de quoi inquiéter. 1) L'absence des contre-pouvoirs en période de crise. Le Conseil Constitutionnel et le Conseil d'Etat sont aux arrières postes. La raison d'Etat prime. De même pour les médias dits "main stream". Le casting des invités est le panneau annonce des contenus à venir. 2) Le logique du toujours davantage de dépense publique. Il était possible d'annoncer des réductions d'impôts, des réductions de charges, des baisses durables de TVA … Le choix a été celui de la dépense publique toujours plus forte sans jamais aborder clairement l'étape du … remboursement. 3) La reconnaissance du crépuscule de la "France d'en haut". Rarement à ce point le mot "pragmatisme" a été l'habit cachant les tâtonnements ou les virages totalement inattendus et surtout initialement écartés. 4) La menace des contrôles : la Ministre du Travail a mis en garde "la classe des entrepreneurs" : l'étape des contrôles est engagée. La dernière zone de "puissance" de l'Etat c'est la capacité à punir les autres. L'Etat ménage ses zones d'irresponsabilité. Mais pour les autres, la responsabilité peut être partout. Ce sont des visages inquiétants de l'Etat français et finalement de l'opinion aussi car elle accepte assez bien de tels travers.
-
Garde-barrière ou gestes barrières ?
La théorie du "garde-barrière" en matière d'information a été développée dès les années 50 : qui pouvait lever la barrière du droit de savoir ? C'est une théorie remarquablement schématisée et qui a servi de méthode à de nombreux gouvernants. Mike Deaver auprès de Reagan était le "garde-barrière" : il définissait le sujet du jour à faire vivre, ce qui avait été qualifié en interne de "la carte postale du jour" adressée à l'opinion publique. Alastair Campbell auprès de Tony Blair a occupé la même fonction. Avec la liberté de ton qui caractérise la démocratie britannique, Peter Stothard a rédigé une enquête sur cette méthode (30 jours au coeur du système Blair). En ce moment, l'impression désagréable de vivre en France la même méthode depuis le milieu de la semaine dernière. Jusqu'alors, c'était le défilé des médecins, infectiologues … : la peur envahissait les plateaux TV. Tout juste si on nous a épargné la mort en direct dans une chambre d'hôpital. Mais, depuis le milieu de la semaine dernière, ces professionnels de la santé ont disparu et c'est au tour des pros du tourisme. Le "garde-barrière" a frappé. Même le point TV quotidien du Directeur Général de la Santé a été supprimé. Dans quelques jours, tout juste si le nombre quotidien des décès deviendra accessible. Sur des sujets mineurs, la manoeuvre aussi grossière peut "amuser". Sur un sujet aussi important, elle donne un gout très amer de manipulation. Un droit de savoir aussi sélectif et aussi organisé c'est une atteinte grave à la qualité même du droit de savoir. C'est ce que l'on est en train de vivre actuellement. Il est beaucoup question des gestes barrières à respecter par chacun. Une attention devrait aussi entourer la fonction du "garde-barrière" parce que notre démocratie n'est pas en train de s'honorer dans la gestion de son droit de savoir.