Au-delà des différences légitimes des opinions, une tendance s'affirme dans les démocraties occidentales : la crise accélère l'usure des impuissants et suscite une répulsion face à ceux qui ne visent qu'à vivre les fonctions sans exercer le vrai pouvoir, celui d'agir concrètement. C'est l'effet commun d'une crise qui dure depuis 2008.
Au Canada, ce sentiment d'usure a été le creuset de la récente victoire de Justin Trudeau.
Aux Etats-Unis, c'est le socle de la percée de Trump, de Carson mais aussi de Marco Rubio.
En France, c'est la réalité de l'ancrage de la progression du FN.
En Espagne, dimanche prochain,