Denis Bonzy

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  • Les idées de Trump largement majoritaires en France

    6 tableaux (issus du sondage de référence CEVIPOF / Sciences Po Paris Janvier 2016) montrent l'immensité du divorce entre le "politiquement correct" français et la réalité de l'opinion. Un déni des réalités de plus en France et une hypocrisie qui s'ajoutent à la liste de tous les fossés entre le déclaré et le … vécu. Il faudra bien un jour que la réalité des chiffres soit davantage respectée en France. Des réveils s'annoncent douloureux …

    Sur quoi repose les thèmes de Trump ?

    1) "Il faut sanctionner le système politique sortant qui ne mérite plus le respect".

    C'est ce que pensent les Français.

    Politique 1

    La preuve :

    2) "Il y a trop d'immigrés".

    Que disent les Français sur ce thème ?

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  • Combien de « quilles » doivent encore tomber plus bas ?

    CEVIPOF 14 03 16

    D'ordinaire les médias s'alimentent des sondages. Et pourtant, un sondage a échappé à cette habitude. Celui du CEVIPOF sur le baromètre de la confiance. La raison probable : c'est la fessée généralisée à toutes les institutions dont les … médias. 

    Mais c'est pourtant l'un des sondages reconnu comme parmi les plus rigoureux.

    Le constat : il y a le feu partout. Aucune institution française n'inspire le respect et la confiance.

    Combien de temps encore ce climat va-t-il durer ?

    Combien de "quilles" doivent tomber plus bas ? Et ce "plus bas" est-il tout simplement possible ?

    C'est une véritable crise systémique qui intervient actuellement : un système qui s'auto-détruit tant sa décomposition est actée, ostentatoire.

    Jusqu'où les acteurs politiques pourront-ils faire comme "s'il n'en n'était rien ?".

    Pour prendre connaissance de ce sondage dans sa totalité, cliquer sur le lien suivant : le baromètre de confiance.

    La lecture est très instructive sur le moral des français !

     

  • Edition en France : toujours à la recherche du nouveau modèle économique

    Librairie

    Les Presses Universitaires de France (PUF) font actuellement une opération de communication sur l'impression d'un livre à la commande. Est-ce l'évolution vers un nouveau modèle efficace pour sauver l'édition papier en France ?

    En effet, les PUF ont choisi «l'Espresso Book Machine» (EBM), un robot imprimeur créé par l'Américain Xérox et exploitée en France par le programme Irénéo. En librairie, les clients auront à leur disposition des tablettes sur lesquelles ils choisiront parmi une sélection de «près de 5000 titres du fonds et des nouveautés PUF, ainsi que plusieurs titres internationaux du domaine public», selon le communiqué. L'ouvrage choisi sera ensuite imprimé sur place en quelques minutes. Chaque impression ne pourra en revanche dépasser les 850 pages.

    Est-ce enfin le nouveau modèle qui relance l'édition en France ?

    Non. C'est une opération de niche. Sans plus. La relance du marché sinistré de l'édition papier en France suppose des mesures d'une autre ampleur. Des exemples concrets :

    1) supprimer le prix unique du livre : Lang a été le premier collaborateur des grosses maisons d'éditions. Où est la force d'un "petit" ? Dans sa réactivité immédiate. Le prix est l'un des facteurs de réactivité. Le prix unique du livre lui interdit cette réactivité. Le prix unique du livre, c'est la rente de situation des grosses maisons d'éditions,

    2) introduire des contraintes de proximité géographique pour les commandes publiques : la Province de Québec a mis au point un dispositif très performant en la matière,

    3) légaliser la publicité TV pour le livre : les émissions dites culturelles passent à 2 heures du matin quand il n'y a plus personne devant la TV et les publicités commerciales sur les livres sont interdites (encore loi Lang !). Conclusion : on ne parle jamais des livres. Or une vraie locomotive commerciale tire tous les wagons de l'édition. Donc chacun gagne à des locomotives de ce type.

    Faute de ces mesures, l'édition papier est devenue un marché sinistré en France. La loi est faite par les diffuseurs – distributeurs. Les libraires ferment les uns après les autres. Les éditeurs régionaux indépendants ont disparu. 

    Le nouveau modèle est dans le numérique en dehors de segments de niches. C'est l'analyse qui avait été la mienne dès

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  • Emmanuel Macron : que peut-il encore faire dans ce Gouvernement ?

    Macron 10 03 16

    La lecture de l'entretien de Macron dans l'Express de cette semaine pose une seule question : comment est-il possible de tenir de tels propos et participer durablement à l'actuel Gouvernement ? Il y a deux hypothèses :

    • soit c'est une opération tactique en accord avec Hollande pour ratisser le plus large possible mais dans ce cas où est l'idéal affiché dans le texte ?
    • soit les déclarations sont justes mais pourquoi ne pas en tirer de conséquence pratique ?

    Rarement à ce point la vie publique française n'a été plongée dans un tel discrédit. Pourquoi ? Parce que les politiciens sont déconnectés des réalités qu'ils ne connaissent pas et surtout parce qu'ils font le contraire de leurs engagements. Hollande est la caricature de cette réalité.

    Des journalistes français ont tort de se prêter à ce jeu. L'entretien avec l'Express c'est la discussion de salon. La seule question attendue n'est pas posée : comment effectuer de telles déclarations sur 8 pages et rester dans l'actuel Gouvernement tant tout est contradictoire ? A ce jeu, Macron va progressivement apparaître comme les autres. Tout simplement. Dire mais jamais faire.

  • La porte de sortie du musée des illusions, c’est où ?

    Musée

    Le système politique français est mort. Le problème est double face à ce constat. D'une part, l'acte de décès n'est pas officiellement dressé. Définitivement. Le système n'en finit plus de mourir. Et donc d'autre part, l'étape d'après n'est pas ouverte. C'est l'après qui pose problème. Parce que la décomposition est telle qu'il est possible de se demander comment en sortir et de ne plus trouver de réponse.

    Il y a aujourd'hui trois dangers majeurs :

    Tout d'abord, l'auto-mystification : à force de vouloir suivre l'opinion, la classe politique la place dans l'auto-mystification, une duperie qu'elle entretient dans l'irresponsabilité absolue.

    Ensuite, la fausse morale : énoncer des objectifs louables mais choisir des moyens qui ne permettront jamais de les atteindre. C'est le résumé de la journée d'aujourd'hui. Le pays champion du chômage décide de ne pas … bouger. Irréel. Et de voir des jeunes préférer la sécurité à la liberté, quelle tristesse. Ils devraient demander d'être surtout libres pour pouvoir faire leurs preuves, gagner, progresser vite. Non ils demandent de la sécurité. Mais que demanderont-ils à 60 ans quand ils sont avec cette mentalité à 18 ans ?

    Enfin, qui va avoir l'honnêteté et le courage de dire tout simplement que la France crève de son Histoire. A quel moment des responsables publics diront enfin "demain ne peut plus être comme hier". C'est fini. Et ce n'est pas parce que demain ne sera plus comme hier que demain ne sera pas mieux qu'hier.

    Avec de tels dangers acceptés et surtout entretenus, il y a une seule question qui se pose avec de plus en plus d'insistance : où est la porte de sortie de ce musée des illusions ? 

     

     

  • Grenoble Agglo : l’opinion de nulle part

    Vif couvent de la Visitation 06 03 16

    Hier soir j'ai appris par le compte Instagram d'un Vifois que le Couvent de la Visitation était en feu (M. Jean François Fechino dont la photo ci-dessus est extraite de son compte Instagram). Une situation dramatique d'une extrême gravité qui dénote une situation locale surprenante : l'opinion de nulle part.

    L'opinion locale aime être flattée régulièrement d'un "avenir d'avance" grâce aux nouvelles technologies. Mais dans le même temps, elle récuse les objets intelligents comme les compteurs Linky qui sont une indiscutable avancée y compris sur le plan de la justice sociale. Et on constate actuellement les délibérations virulentes sur des Communes (St Nizier, Echirolles, St martin d'Hères, Pont de Claix … d'ailleurs souvent techniquement souvent hors sujet avec des aberrations irréelles). C'est l'opinion qui a peur de l'avenir. Qui n'aime pas l'avenir. 

    Par conséquent, on serait en droit de penser que cette opinion angoissée par l'avenir aime le passé. Même pas. Dans les faits elle n'aime pas davantage le passé que l'avenir. Le Couvent de la Visitation à Vif vient de brûler hier soir. C'est une perte terrible pour l'histoire locale. Depuis 10 ans, il était abandonné, démantelé, livré pour partie à la promotion immobilière. Une injure faite au temps.

    Vif couvent 14 06 15

    A Varces, Commune voisine de Vif, la Maison Beylier a été entièrement détruite à coups de pelles mécaniques !

    Beylier 2

    A St Paul de Varces, l'une des plus vieilles bâtisses (la Maison Rochas), propriété communale, a été mise en

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  • Stig : l’application à suivre

    Stig démocratie 05 03 16

    L'économie est directement impactée par les réseaux collaboratifs. La démocratie est déjà impactée par la multiplicité des informations liée aux réseaux sociaux. Mais il reste une étape nouvelle qui est celle du réseau collaboratif appliqué à la démocratie pour la rendre pleinement participative. C'est ce créneau que vise Stig.

    Une application à suivre qui peut changer la donne surtout quand va s'ouvrir la seconde moitié des mandats municipaux.

    Pour mieux connaitre Stig, cliquer sur le lien suivant : Stig. 

  • Grenoble : les années Externat Notre Dame

    DB Externat

    En feuilletant la presse locale hier soir, le plaisir d'apprendre la publication d'un livre sur l'Externat Notre Dame de Grenoble (cf les Affiches du Dauphiné du 26/02/16). Dans ce bref article, la photo du père La Bonnardière. Et une liste de noms qui évoquent tant de merveilleux souvenirs. Puis tant d'autres noms qui doivent être cités dans le livre mais pas dans l'article. 

    Ma scolarité à l'Externat Notre Dame de Grenoble dans l'établissement localisé rue Pierre Duclot reste un souvenir très prégnant. Le titre de l'ouvrage est particulièrement bien choisi parce qu'en effet les élèves s'appropriaient l'établissement tant les pères et les professeurs constituaient une vraie "seconde famille". Les souvenirs se bousculent. L'abbé Anglès d'Auriac posté à l'angle de Champollion pour annoncer les résultats du bac à ses élèves. Lors du bac de français, sa joie devant mes notes (17 à l'écrit et 15 à l'oral). L'un des plus beaux souvenirs de vraie joie partagée par

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  • Là où demain existe encore …

    Bordeaux 26 02 16

    Hier de passage par Bordeaux Mérignac pour un déplacement professionnel (début de matinée frisquet à 3° à 8 heures mais après-midi printanier dans le Sud Ouest), le plaisir de découvrir une revue avec un titre très iconoclaste : 2045 ! Face à la vénération actuelle de l'immédiat, une revue a l'audace de parler d'un futur lointain et d'ouvrir des débats. Quelle audace culturelle dans le paysage actuel où tout se résume à l'après-midi qui suit. Dans quoi baignent les citoyens français actuellement ? Les disputes de salons (Martine / François, Manuel / Emmanuel, Nicolas / Alain …) et leurs reproductions locales à l'identique. Puis quitter les disputes de salons pour aller au factuel de la journée. D'ailleurs, vite abandonné pour passer à la mouche suivante du coche. 

    Quelle satisfaction de constater qu'enfin des auteurs peuvent se poser une vraie question : que serons-nous dans 20 ans ? La seule question qui compte car

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  • Primaires : les vrais chiffres ou la multiplication des pains ?

    Iowa 02 02 16

    A 13 heures aujourd'hui, j'ai eu plaisir à participer au débat sur les primaires organisé par MicroCité. Sur plusieurs points j'ai exprimé mon scepticisme face à certaines affirmations relevant du politiquement correct actuel sur ce dossier. 

    1) La seule primaire réussie en France à ce jour c'est celle du PS en 2011. Mais n'est-elle pas d'abord l'enfant du Sofitel New York c'est à dire un contexte très particulier d'un parti et des militants placés dans des circonstances hors du commun pour se refaire rapidement une image de marque avec la mobilisation qui en résulte alors chez chacun ?

    2) En dehors de ce cas, toutes les autres primaires y compris locales en France ont été un échec : contestations diverses, polémiques sur des tricheries, abandons en cours de route …

    3) Le politiquement correct qui s'installe donne pour socle le chiffre de 3 millions de participants à la primaire dite de la droite et du centre. Il faut quand même entrer dans le détail de ce chiffre. Prenons l'Isère. C'est 840 801 électeurs inscrits soit 1, 88 % du corps électoral national. Si sur le plan national, l'objectif est de 3 millions de participants et que l'Isère respecte son pourcentage du corps électoral national, c'est un objectif de

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