Denis Bonzy

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  • La pensée libre existe-t-elle encore en France ?

    Revue des 2 mondes nov 2016

    Qu'est ce qu'une "pensée libre" ? C'est la capacité à se libérer des cadres pour fixer une interprétation personnelle des faits en toute liberté, en toute indépendance, en toute impertinence éventuelle ? La pensée libre n'est pas nécessairement différente de la pensée majoritaire. Mais elle peut rejoindre la pensée majoritaire en toute liberté, sans contrainte, sans suivisme. 

    Aujourd'hui les instruments se multiplient pour encadrer la pensée. Il y eut les idéologies. Leur raison d'être : donner une grille de lecture pour "aider à penser". Puis il y eut les "directeurs de conscience" souvent des philosophes supposés penser avec une longueur d'avance. Maintenant, il y a les sondages. L'un des défis : est-il encore possible de ne pas penser comme la majorité ?  Puis il y les médias : de moins en moins de faits et de plus en plus de commentaires qui orientent les pensées. Il y a aussi les "débats d'experts" destinés à répondre à des questions : comment s'en démarquer ? Parfois même, il y a le "baromètre du vrai ou faux". Comment le mettre en doute ? Bref, tout est fait pour le prêt à penser consommable sur le champ, avec facilité sans place au doute. Est-il encore possible de penser librement en France ? Oui mais probablement de plus en plus difficile. Pourtant de plus en plus nécessaire. 

  • Le 1er novembre : d’abord la beauté de « l’esprit village »

    SPV clocher 29 08 16

    C'est face à la mort que "l'esprit village" montre toute sa beauté. Chaque année me conforte dans cet ancien sentiment. Ce sentiment est né à Grenoble avec l'enterrement de mon grand-père maternel. Avoir des difficultés pour accéder à l'Eglise St Bruno un jour de fin de marché. Se retrouver peu nombreux dans une Eglise immense. Avoir un prêtre qui prononce un rappel de vie très anonyme. Tout cela tranchait terriblement avec ce que j'avais toujours connu à St Paul de Varces dans des circonstances identiques : une Eglise pleine. Un prêtre (le Père Quendoz) qui prenait son temps et racontait tous les souvenirs de vie en commun. Et tous ces visages présents par vraies solidarité et tristesse. 

    Les années ont passé. Tous ces sentiments ont été confortés. J'ai connu 4 cimetières pour des raisons familiales. A Lyon, il m'est arrivé de m'y perdre. A Grenoble, je suis stupéfait par le nombre de tombes peu ou mal entretenues. A Moulin Vieux, la chaleur de cet endroit fermé où tout est entretenu de façon très solidaire pour les familles éloignées. Et à St Paul de Varces, la chaleur des personnes qui se connaissent. Les jours qui précèdent le 1er novembre, les rencontres sont alors nombreuses. La gentillesse est omniprésente. L'entre-aide parfaite. C'est le cimetière qui m'est le plus précieux puisque mes parents y reposent. Je prends souvent le temps de m'y rendre. Je suis capable de mettre un visage sur près de 2 / 5 des tombes : des instants de vie sur 50 ans de vacances puis d'habitation. Revoir les drames des accidents de jeunes, repenser aux confidences d'anciens dans les derniers moments, repenser aux moments joyeux de membres de ma famille … C'est à la fois triste et serein. Preneur d'énergie et donneur de sagesse.

    Mais surtout, c'est tout sauf … anonyme ! Ce qui est le plus bel hommage à chacun : toujours vivre dans les mémoires.

    Quel échec des villes que d'avoir perdu cet "esprit village" ne serait-ce que dans le fonctionnement des quartiers. Une disparition qui explique beaucoup de la violence urbaine.

     

  • Quand le pays des Lumières devient le pays des … projecteurs …

    Meeting politique

    Actuellement, plus que jamais, on constate une différence majeure. La lumière éclaire. Les projecteurs éblouissent. Au second degré, le "pays des Lumières" c'est surtout le pays de la Raison, du recul, de la réflexion … Rarement ces qualités ont autant quitté l'univers médiatique national. Que constate-t-on ? Des traitements inégaux comme rarement. Le "pays des projecteurs" c'est celui des vérités toutes faites à accepter en bloc. Actuellement l'information en France c'est :

    1) A droite, Alain Juppé s'est télé-transporté en 12 minutes de Strasbourg à Bordeaux avant de traverser la Gironde à pied pour se rendre au palais des Congrès où une foule en liesse l'attendait. Les femmes fantasmaient au point que plusieurs d'entre elles ont dû être évacuées après avoir perdu leurs "esprits". François Bayrou patientait en fond de salle puisqu'il apporte un soutien totalement désintéressé et avait renoncé même à toute présence à la tribune. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy devait s'expliquer dans un quartier sur les pages 40 à 45 du livre de Buisson publié il y a un mois mais que l'opinion commençait à oublier. Pour ce qui concerne les autres candidats, Fillon se prépare à sa retraite politique tandis que les autres négocient déjà en coulisses les prochains postes ministériels sous la présidence Juppé.

    2) A gauche, Emmanuel Macron hier paré de toutes les qualités est désormais en difficulté parce qu'il entre en politique sans expérience tandis que Manuel Valls doit se libérer contre son gré de sa loyauté exemplaire vis à vis du président pour s'engager dans un combat indispensable d'intérêt collectif qui est de sauver la gauche. Une gauche qui a enfin trouvé son homme providentiel puisque dans le cadre de la primaire il n'y a aucun homme d'Etat comparable à Manuel Valls. Certes Jean Luc Mélenchon fait un excellent score dans les sondages mais il ne s'agit que de sondages et s'il peine à obtenir les parrainages pour être candidat ce ne sera pas un problème démocratique puisque son intérêt est surtout à destination de l'Amérique Latine et non pas de la France.

    Quant à Marine le Pen, elle ne parle pas pour éviter de dire des bêtises car comme chacun sait quand elle parle, elle ne raconte que des … bêtises.

    Et voilà le refrain de moins de 50 journalistes du microcosme parisien qui pensent faire l'opinion du peuple. Le soir, ils envoient par mail leurs tribunes à paraître dans la presse écrite du lendemain. Puis le matin ils font le tour des plateaux radios et TV et le soir ils s'invitent à tour de rôle dans des émissions TV ou radios de divertissement.

    Il faudrait relire le discours de Seguin en février 1995 sur "tous ceux qui ont touché le PMU avant même d'avoir joué mais qui ne s'interrogent jamais ensuite sur le fait de ne pas percevoir les gains parce qu'ils s'étaient trompés …".

    Ainsi va désormais la "démocratie" française. Heureusement, il restera toujours la possibilité de se moquer du fonctionnement de la démocratie … américaine, façon de se consoler peut-être ?

  • Libérer la parole : la reconquête nécessaire en France

    San Francisco Running

    La parole est-elle libre en France ? C'est le thème de la Revue des Deux Mondes de novembre 2016. Conclusion : non ! La France est revenue à ses origines sombres en la matière quand la censure royale ou religieuse faisait peser une chape de plomb sur l'expression. Il y a de nouveaux permis d'exprimer qui sont en vigueur.

    Aujourd'hui la chape de plomb a de nouveaux habits : il n'est pas question d'interdire mais de disqualifier. Disqualifier l'auteur qui dérange. Disqualifier l'idée qui est trop rebelle. Disqualifier le chiffre pour démonter une démonstration. La France ne pratique plus l'interdiction mais le "hors jeu des idées comme des mots". 

    Ce hors jeu pousse à respecter des lignes : ne pas dire. Ne plus choisir tel mot. Ne plus défendre telle idée.

    La France actuelle tourne le dos à l'esprit des Lumières. C'est d'une extrême gravité. 

    Aimer la liberté d'expression, c'est en accepter les excès par confiance dans la raison du grand nombre à les vivre comme … excès.

    Mais aujourd'hui par de multiples facteurs cette culture de la liberté d'expression n'existe plus en France. Les militants politiques se comportent en "fans clubs" censeurs des idées différentes en les fustigeant de façon violente mécaniquement. Des intérêts économiques très concentrés dans des domaines autres que l'information sont devenus actionnaires des outils … d'informations. Une caste parisienne également très concentrée délivre les permis de penser en assurant la rotation de chaînes TV à radios puis journaux. 

    C'est une atmosphère très pesante qui peut être à l'origine d'un réel coup de sang à redouter de la part de l'opinion française qui a conscience que la liberté de parole est une reconquête nécessaire. 

  • L’Etat impuissant ou le régime de la punition sans risque pour lui

    Policiers

    Il y a actuellement une immense colère dans le pays qui n'est plus dupe de certaines méthodes dont l'impuissance de l'Etat qui se réfugie derrière les punitions sans risque pour tenter de sauver les ultimes apparences de son autorité d'antan. Dernière caricature : des policiers manifestent. Ils font l'objet d'une enquête disciplinaire et  les auteurs du délit contre leurs collègues marqués à vie … courent toujours. La lassitude devant les coups de mentons quotidiens sans la moindre suite concrète sérieuse. Aujourd'hui, la loi s'applique d'abord (voire même exclusivement) à ceux qui donnent le sentiment de ne pas mettre la République en danger. C'est le contrôle de la route sur la voie bien dégagée mais surtout pas dans un quartier difficile où les jeunes grillent les feux rouges de façon méthodique et circulent sans casque sur les motos. C'est l'artisan exposé à des contrôles administratifs d'un extrême pointillisme. C'est l'agriculteur qui perd une aide publique parce qu'il n'a pas déposé le formulaire sur le serveur numérique nécessaire en complément de l'envoi papier classique. 

    Et la liste pourrait être longue d'un Etat qui punit le faible mais baisse les bras devant ceux qui lui résistent. 

    Cette lassitude crée une colère immense. L'establishment l'ignore parce qu'il échappe à ces tracas pour vivre dans le confort douillet des princes du moment qu'il flatte dans l'attente de connaître le prochain prince pour reproduire le même comportement. Eux ils ne gagnent pas leur vie grâce à un métier mais par la flatterie permanente comme la Cour de la vieille monarchie que la France est restée.

    Il y a actuellement un besoin de révolte qui ne doit plus être ignoré. Le coup de sang approche pour la première fois à ce point depuis longtemps. Avec les politiques traditionnels, c'est comme la chanson de Cabrel contre les corridas "… je vais finir par l'avoir cette danseuse ridicule …" mais là pas sûr que Marianne dorme sur ses deux oreilles le soir venu. 

     

  • Octobre ! Ose : les beaux héros du quotidien

    Octobre rose grenoble 15 10 16

    Il y a des  circonstances dans lesquelles la nature humaine mérite une extrême considération. C'est le cas des professionnels de la santé. J'ai découvert cet univers lors de l'hospitalisation de mon père. Et depuis cette époque, j'estime avoir un "devoir permanent de reconnaissance". Comme la totalité des personnes qui ont eu la chance de rencontrer des vrais professionnels de la santé : accessibles, pédagogues, surtout un morceau d'espoir dans un orage de tourments. Dans cet orage de tourments, une infirmière peut incarner les 5 minutes qui vont changer une journée : un sourire. Un mot qui dit vrai mais d'une vérité douce qui ouvre encore la porte d'un demain possible. Expliquer. Savoir. Tenter de comprendre et plus encore tenter de prévoir. Bref sortir du statut de proie que la maladie impose avec brutalité et qui change la règle du quotidien habituel. Quel mérite pour que tant de qualités restent naturelles. Partagées.

    Et puis il y a aussi le courage des malades. Pour le cancer du sein, j'ai découvert ce défi avec l'épreuve d'une amie de mon épouse. Sa toute première sortie après l'opération. Le premier déjeuner en dehors de la clinique pris chez nous. Sa difficulté à bouger. Une image m'a terriblement marqué : la difficulté à utiliser un couteau pour couper des aliments car l'ablation avait fragilisé toute la chaîne musculaire du côté concerné. Mais la volonté de gagner. Lutter en sachant qu'il faudra du temps. En sachant que d'autres opérations reconstructrices seront incontournables. Et gagner ! Revoir un sourire. Constater l'intelligence pour s'habiller avec subtilité et toujours féminité. Et finalement une beauté de l'âme encore plus forte car cette victoire a donné confiance en soi. 

    Voilà les beaux héros du quotidien.

    A Grenoble, il y a actuellement une exposition. Au Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble, des équipes ont décidé de faire une action dans le cadre d’Octobre Rose afin de sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Tous les corps de métiers, qui entourent les patientes ou participent au dépistage de la maladie et à son traitement ont relevé le défi : chirurgiens, gynécologues, oncologues, infirmières, secrétaires médicales, sages-femmes, tous ont revêtu la tenue rose.

    Un slogan : « Octobre ! Ose ». Dans ces moments, que des tempéraments humains sont beaux. Bravo et merci !

    Pour découvrir cette exposition, cliquer sur le lien suivant : Octobre ! Ose.

    Octobre ose 2

  • Quand Cyril Hanouna va installer son équipe de campagne pour la présidentielle 2022 …

    Urgentiste

    Il y a longtemps que je ne regarde plus les programmes télés. Un bref temps de lecture est si salutaire le soir. Puis avec recul, revoir si nécessaire un programme sur YouTube. Mais dès que cette règle est frappée d'exceptions, quelle stupéfaction ! Dimanche soir, nous avions la sérénade de confessions qui sont à la politique ce qu'est le McDo au resto : l'infantilisation de clients prêts à succomber à la moraline de confidences bien markétées. 

    Puis hier, dans le cadre de la déontologie de l'équité de traitement des candidats, Sarkozy déchiqueté par les journalistes quand une semaine plus tôt Juppé était le "gentil tonton" à qui on doit le respect. Et le tout programmé avec la concurrence d'un match télé sur une autre chaîne … Avec de tels exemples pour encore croire à la déontologie des journalistes garants d'une forme d'équité entre les candidats (pour ne pas parler d'égalité de traitements), il faut être prêt à considérer du Nutella comme l'alimentation pilier d'un régime minceur. 

    Et s'il était enfin question des héros du quotidien. Sortir des séries américaines et des "200 familles médiatico-politiques" à toujours remettre en selle pour enfin nous présenter la vraie vie :

    • l'urgentiste qui se bat pour ramener à la vie,
    • l'épouse du militaire qui actuellement fait vivre toute sa famille pendant que son mari est sur le front africain,
    • l'infirmière libérale qui est souvent l'ultime maillon de service public dans les territoires ruraux français,
    • l'instituteur qui intervient dans un quartier dit difficile et qui cherche à intégrer,
    • le jeune d'une start-up qui galère pour trouver son premier local face aux banques et aux foncières qui exigent garanties sur garanties,

    Le jour de ces programmes à 20 heures 30, je reviens à la télé. Voir du vrai. Apprendre du juste. Du sérieux. Des faits.

    Mais au rythme actuel d'infantilisation, j'attends le moment où Cyril Hanouna va installer son équipe de campagne pour candidater à la prochaine présidentielle de 2022 …

  • Quelles étapes ont été manquées par les démocraties occidentales ? Et pourquoi à ce point ?

    Karine Lemarchand

    Quand on assiste à un débat aussi glauque que celui d'hier aux Etats-Unis entre deux candidats s'invectivant sur des histoires de sexes dans des conditions pathétiques à 30 jours du vote de la démocratie occidentale la plus importante, il devrait y avoir un sujet prioritaire : comment expliquer qu'on puisse en arriver là ?

    Même réflexe quand une émission de bisounours se déroule dans la même soirée que le débat US mais en France avec une animatrice charmante qui décline son concept de télé-réalité de "l'amour à la ferme" pour passer aux "copains dans la salle à manger" pour expliquer quand l'un a perdu son 1er vélo ou quand l'autre passe chez le coiffeur …

    Quand des démocraties arrivent à ce stade, il devrait quand même y avoir matière à chercher l'explication : quelles étapes ont été manquées pour que des démocraties fonctionnent ainsi ?

    Et au moment où les défis ont rarement été aussi majeurs et cruciaux. 

    A ce stade, il y a matière à un certain frisson dans le dos …

  • Primaires, préliminaires ou comment être à droite l’espace d’une heure ?

    Trump 2 06 03 16

    Quand la France officialise l'échangisme politique. Le débat politique français a tellement sombré dans la perte de valeurs qu'il devient possible officiellement de demander à des concurrents politiques de voter pour la désignation du candidat du … "camp d'en face". C'est du jamais vu. Imagine-t-on aux Etats-Unis, pays des primaires, les Démocrates se mobilisant pour voter contre Donald Trump lors des primaires républicaines ? Impossible. Celui ou celle qui susciterait une telle perspective serait immédiatement décrédibilisé. 

    Mais en France comme tout se fait en politique, les électeurs PS vont voter pour désigner le candidat du … Parti républicain. Ce qui signifie que les électeurs des Républicains vont aller choisir à leur tour le candidat du … PS. 

    C'est l'engagement l'espace d'une heure ou comment signer un papier qui n'engage pas. L'institutionnalisation de la magouille en politique mais au moins à visage découvert.

    Il faut vraiment qu'un régime soit tombé très bas pour banaliser un enjeu de ce type. La primaire, c'est le choix de conviction des militants et sympathisants qui se reconnaissent dans des valeurs. Eux et seulement eux.

    Là, il s'agit de préliminaires avec faculté de changer de partenaire en cours de route. C'est le moment où la France officialise l'échangisme politique …

  • 30 ans et déjà l’âge de l’épuisement …

    DB Barnier JO

    Il y a 30 ans, les assemblées régionales nouvellement élues pour la première fois au suffrage universel direct débutaient leurs travaux pour le budget 1987. Effectuer alors les arbitrages budgétaires était un plaisir réel tant la marge de manoeuvre financière était élevée. Très peu de fonctionnement. Beaucoup d'investissement. 30 ans plus tard, les régions ont sombré dans les travers des autres collectivités publiques françaises : fonctionnement, dette … La spirale classique de l'épuisement est en marche.

    A l'âge de 30 ans d'existence sous la forme d'une collectivité élue au suffrage universel direct, ce qui est très jeune, ces collectivités sont épuisées financièrement et elles ont déjà vécu une réforme du mode de scrutin et une réforme de leurs contours territoriaux. 

    Conseil Régional 1986

    Nulle part ailleurs, une telle instabilité juridique n'existe. 

    Bien au contraire, la force d'institutions naît de leur ancrage dans la durée. 

    Tant que les citoyens français n'auront pas la capacité à sortir de l'immédiateté pour se poser des questions de ce type à savoir comment et pourquoi une collectivité publique peut être épuisée après seulement 30 années de focntionnement, le déclassement de ce pays continuera. 

    Comment est-il possible d'être épuisé à 30 ans après avoir déjà connu deux "opérations" lourdes (l'une sur le suffrage et l'autre sur son territoire d'actions) ? Si cette structure était une entreprise, elle aurait été liquidée depuis longtemps dans un tel contexte d'épuisement. Mais là, l'argent des contribuables pousse toujours à repousser la durée du coma collectif. Irréel à ce point.