Pour le moment, 2017 c'est d'abord le succès de ce que j'appelle la "génération Fouzy". On imagine le dialogue : l'un questionne "je mets quoi ?" et l'autre lui répond : "Fouzy tels chiffres ou telles appréciations, ils vont bien les gober !". C'est la culture du "tout se vaut" donc le juste comme le faux. C'est la mentalité du 'j'ai toujours raison" même face au faux évident. Prenons un exemple : Hollande serait derrière les affaires de Fillon. Ce serait donc Hollande qui aurait téléphoné à un ami de Fillon pour lui suggérer de lui offrir un costume puis qui aurait téléphoné à Fillon pour qu'il accepte afin qu'en fin de course, Hollande puisse révéler le tout à la "presse bien entendu complice". De même pour le mariage, les emplois … Cela n'a aucun sens. Mais pour la génération "Fouzy" ce qui compte ce n'est pas que l'analyse soit juste c'est que l'interprétation convienne à l'auteur. C'est comme les étudiants quand vous leur demandez un mémoire avec un nombre élevé de pages. J'ai constaté que la "génération Fouzy" comble les pages avec du copier – coller de sites Internet en oubliant même parfois d'enlever la bordure de pagination de la page copiée … C'est la génération qui refuse les notes pour aller vers 5 lettres… Mais mériter un 20 ou un 16 en principe, ce n'est pas le même message. Si cette mentalité là gagne comme elle est en train de le faire actuellement, c'est l'échec collectif assuré. Parce qu'une telle nullité ambiante ne peut pas porter au succès collectif. C'est impossible !
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Sans précédent : quand la politique quitte la vie à ce point …
La France est en train d'assister actuellement à un divorce sans précédent entre la politique et la vie. Aucun des faits constituant actuellement la Une de la présidentielle française 2017 ne se retrouve dans la "vraie vie". Nulle part. Personne n'a un "ami" qui lui offre 40 000 € de vêtements. Dans une ville de province, il est même impossible de trouver un magasin qui vende un costume pourtant de qualité à 6 000 € et encore moins un pull cachemire à 2 000 €. C'est introuvable et cela montre le décrochage terrible avec le microcosme parisien. Une seule manche d'un costume de Fillon paye la totalité d'un beau costume en dehors de Paris ! Des familles même aux moyens financiers limités font des économies parfois sur plusieurs années pour payer le mariage de leurs enfants. Elles l'ont programmé comme perspective probable et elles économisent diminuant sur des voyages, des achats, des restaurants … montrant d'ailleurs au passage la plus belle preuve d'amour quand la dépense est faite pour un autre alors même qu'on a tant d'envies pour soi-même ! Aucune d'entre elles n'enverrait la facture aux enfants pour qu'ils payent leur mariage. Et combien de mariages coûtent plus de 60 000 € ? Voilà les faits pour Fillon. Pour Macron, quand il se rend à Las Vegas, puisque ce sont des "entreprises à succès", des "licornes de futurs milliardaires" pourquoi les entrepreneurs ne payent pas leurs voyages et leurs nuits d'hôtels ? Surtout quand il y en a pour 330 000 € pour une seule nuit payée par les contribuables ? Il va falloir que Macron s'explique sur ce fait qui pose question. Pour le Pen, qui revendique la rigueur, comment expliquer tous ces mécanismes de surfacturations de campagnes pour engranger les remboursements via les deniers publics, de collaborateurs aux rattachements exotiques … ? Et la liste pourrait continuer longtemps. A ce niveau là vécu par aucune autre démocratie moderne, les citoyens qui cautionnent de telles pratiques dans une culture de suivisme moutonnier font d'abord un immense tort à leur statut de … citoyen.
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Les retards injustifiables
Pendant des décennies, la France a porté des valeurs universelles en matière de droits de l'être humain, de respect de la citoyenneté… Ces époques sont passées. En ce jour tout particulièrement, comment expliquer des retards inexplicables ? En septembre 2016, en Californie, le Gouverneur a ratifié une loi rendant les crimes sexuels imprescriptibles. Le temps ne permet plus de gagner l'impunité. La France est en retard alors même qu'une telle mesure est de simple bon sens pour protéger des personnes fragiles (femmes, mineurs …). De même pour ré-écrire les conditions de la défense des femmes battues de façon à leur reconnaître des conditions élargies de légitime défense. Et la liste pourrait durer longtemps. Comment analyser et comprendre ces retards injustifiables ? A quel moment la France a-t-elle renoncé à son "rôle" universel d'antan ? Pourquoi cette renonciation ? Dommage que ces questions de fond soient aussi peu traitées. Un retard injustifiable de plus …
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La publication de l’avis de chaos !
A quel moment en France les citoyens vont-ils prendre le temps pour regarder en face des chiffres incontestables. Non pas les chiffres des grévistes ou de manifestants qui varient de 1 à 10 en fonction des annonceurs mais les chiffres dressés par la Caisse des Dépôts et Consignations sur l'investissement public. Chiffres publiés la semaine dernière par un rapport public officiel. La France, pays de l'impôt record sur le plan international et pays de la dette record sur les mêmes bases n'investit plus. Investir c'est préparer l'avenir, moderniser les équipements, entretenir les voiries … La chute est catastrophique. L'actuelle situation c'est laisser aux prochaines générations : des impôts dissuasifs + une charge de la dette + un pays sous-équipé. C'est le pays du chaos. A ce rythme, il n'est même plus sûr que la Grèce n'ait pas davantage de facultés de redressement de la France car son niveau de sous-administration lui accorde des embellies de recettes à venir, embellies impossibles dans la France sur-administrée. Et ces chiffres sont évoqués par personne ! Totalement irréel. Le chaos !
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Les coeurs tendres sous les peaux épaisses …
Hier soir tard, j'ai terminé la lecture d'un ouvrage remarquable "les émotions des animaux". Son auteur est un spécialiste de renommée mondiale du comportement animal, professeur à l'université du Colorado. Il a consacré sa vie à étudier les comportements des animaux : émotions, joies, tristesses, résignations face aux douleurs ultimes. C'est l'histoire des coeurs tendres sous les peaux épaisses. Une lecture fantastique. Il y a actuellement 4 sujets de fond à côté desquels le reste n'est qu'accessoire. 1) Le choc des identités de civilisations par l'émergence d'un obscurantisme religieux qui ramène des siècles en arrière. 2) La crise environnementale : tout simplement parce qu'elle met en cause sérieusement le devenir même de la planète. 3) La pauvreté : il n'est pas possible qu'une communauté humaine accepte des seuils de pauvreté qui sont une insulte à la dignité humaine et 4 le respect des espèces animales. Dans ce dernier cadre, il faut changer le système des pensées. Il faut partager et non plus dominer. Mais surtout, tout particulièrement face à des détresses animales intolérables, il faut voter chaque jour en refusant de consommer, en finançant les associations qui s'opposent sur le terrain, en signant les pétitions utiles. Comme face à la crise environnementale, les sceptiques sont des irresponsables quand l'évolution incontestable des connaissances atteste de réalités solides, sérieuses. Un livre remarquable que je recommande tout particulièrement. Il existe en format de poche à 8, 65 €.
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Le temps, la sagesse et les couleurs
Nouveau sondage contradictoire publié avant-hier sur le thème de "réussir sa vie". C'est pourtant une question de fond qui mérite d'avoir les idées claires. Avant le sujet de fond qui est celui de "réussir sa vie", il y a une étape qui peut aussi mériter l'attention : sa vie est-elle agréable ? Est-ce qu'elle comprend davantage de moments agréables que de moments difficiles ? Et surtout comment s'en rappeler dans le temps, dans la durée ? Comment avoir cette sagesse de la durée ? C'est à cette étape qu'entrent en jeu les crayons de couleurs. Au milieu des années 90, l'hebdomadaire Le Point consacre un article à Philippe Labro après qu'il ait réalisé un entretien de grande qualité avec F. Mitterrand avant son départ de l'Elysée. Et le journaliste du Point pose à Philippe Labro, auteur remarquable, la question suivante au sujet de son bureau : "pourquoi autant de crayons de couleurs" ? Et Labro répond : "parce que j'identifie, selon la couleur, si le moment passé a été agréable ou pas". Depuis cette date, j'applique la méthode. C'est une pratique que je recommande. A la fin de la journée, quelle dominante de couleur pour la journée écoulée : jaune parce qu'elle fut très agréable, bleu car sympa mais sans plus, vert car prometteuse ou rouge parce que pénible et difficile. Plusieurs mois plus tard, le regard sur le temps écoulé change en parcourant le choc des couleurs. Mieux encore avec les années écoulées. Cette méthode permet aussi d'identifier dans le temps si des activités ou des individus sont systématiquement attachés à des couleurs "sombres", signes qu'il faut évoluer …
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Quand finalement avant l’heure c’est l’heure
Rien ne manquera à ce mandat pour susciter une aversion profonde à destination de la politique. C'est un champ de ruines ! Et dans cet effort sans précédent pour toujours ajouter une pierre de plus à ce champ de ruines, les actuels re-casages de collaborateurs et d'élus de la majorité nationale sortante. La parole officielle était "nous travaillerons jusqu'à la dernière minute". Mais la dernière minute a déjà sonné. Il s'agissait juste de disposer du temps nécessaire pour se "mettre au chaud" avant de laisser des bureaux vides. Chaque soir, il suffit d'aller sur une revue professionnelle (par exemple Acteurs Publics) et prendre connaissance des "casés" du jour : une administration, un tour extérieur, Air France et … la Mairie de Paris qui semble devenue une annexe du pole emploi des membres parisiens des cabinets ministériels. Surtout ne jamais aller dans le privé. Ils parlent du "risque, de l'initiative …" mais ils ne connaissent pas ces terrains puisque le chaud aux frais des contribuables leur convient si bien. C'est d'une indécence absolue. Une monarchie qui se partage les postes comme hier les champs de provinces. Insupportable.
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Pour les moments où nous nous perdons parfois si facilement …
La lecture des réseaux sociaux est un merveilleux kaléidoscope de centres d'intérêts, de réactions, de grilles de tempéraments … Dans l'ensemble de très belles réactions. Puis parfois, le sentiment d'une réaction totalement disproportionnée face aux faits en question. Personne n'y échappe. Ce film est fait pour ces parenthèses. Ces moments où nous nous perdons trop facilement dans des réactions inadaptées. Ce clip aux mots si forts doit nous permettre de moins nous perdre. Les vrais héros du quotidien sont là.
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Ne jamais moyenniser
Quand tout se vaut, plus rien n'a de valeur. Je suis très surpris actuellement par cette mode de la moyennisation. Une formule dont le sens disparaît parce qu'elle devient appliquée à des cas trop différenciés. Accepter cette mentalité de la moyennisation, c'est perdre toute échelle de références. Le "crime contre l'humanité" doit répondre à des critères précis. Pour ma part, c'est une atrocité que j'ai découverte par le silence de mon oncle (le frère de ma mère). Il était merveilleusement sympathique, gentil, souriant. Puis soudain, tout changeait quand une référence à sa déportation pouvait intervenir. Il ne parlait plus. Lors de la phrase d'après, même sa voix était différente avant de revenir à l'ordinaire. Puis, j'ai découvert le "crime contre l'humanité" avec le livre de Gilbert Dreyfus (Cimetières sans tombeaux / 1979). Des passages terribles. Une phrase : "on ne sort d'ici que par la cheminée". Et les descriptions d'un univers de bourreaux généralisés. S'en extraire faisait des intéressés des miraculés. Plusieurs jours sont passés depuis la ré-utilisation de la formule "crime contre l'humanité" effectuée par un candidat brillant qui a manifestement le sens des mots qui fait tant défaut à d'autres candidats. Il gagnerait à s'excuser pour cette formule si injuste parce qu'elle moyennise très dangereusement des faits qui ne doivent jamais l'être. Plus le temps passe pour cette excuse, plus ce candidat entame son crédit. Chacun, même les meilleurs, peut commettre une faute. Plus cette faute est reconnue vite, mieux c'est. Trop de temps passe en l'espèce pour cette reconnaissance. Dommage.
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Les chevaliers des sables
Progressivement une question essentielle va s'imposer : qu'ont bien pu faire les citoyens français pour mériter une présidentielle aussi lamentable ? Comment et surtout pourquoi en arriver là ? La présidentielle 2017 c'est la course des chevaliers des sables. Tout bouge tout le temps. La droite extrême s'autoproclame agir "au nom du peuple" alors que sa candidate est personnellement héritière d'un père millionnaire en euros gagnés non pas par la création entrepreneuriale mais par la donation d'un ex-compagnon de route ayant fait fortune dans les ciments. La droite "classique" choisit un "père la vertu" éloigné du bling bling et porteur d'un projet de vraies ruptures radicales. mais quelques semaines plus tard, elle découvre un "père la vertu" qui aime manifestement beaucoup … l'argent et que les ruptures sont considérablement modifiées, voire même totalement aplanies. Avec Macron, selon les nuages de sable, impossible d'identifier sa localisation. Sa déclaration sur la colonisation relève du "mirage destructeur" en plein désert. Avec Hamon et Mélenchon, ils affirment vouloir le pouvoir pour une "vraie gauche" qui est la même à quelques petites nuances près. Mais chacun des deux est d'abord le chevalier de sa propre ambition. Unis, ils caracoleraient presque en tête. Divisés, ils sont en fond de tableau. Ils préfèrent quand même … la division ! Ceux qui s'intéressent encore à ce cirque ont beaucoup de mérite. Rien n'est solide, constant, durable. Les chevaliers des sables sont en piste.