Denis Bonzy

Catégorie : Non classé

  • L’Amérique des rages ou le probable terrible coup de poing de novembre 2018

    Trump 30 01 16

    Bon nombre d'analystes français devraient étudier avec davantage de perspicacité les actuels sondages dans le cadre des élections intermédiaires de novembre 2018. Pour bien connaitre ce pays, ce qui à quoi nous assistons actuellement constitue des marques d'alertes sérieuses. 5 phénomènes. 1) Le Parti Républicain est explosé par sa querelle interne entre les modérés et les plus radicaux. Les Républicains français seraient probablement bien inspirés de regarder de plus près ce dilemme. 2) Le Parti Démocrate n'a même pas cherché à se reconstituer une doctrine. Il a accepté qu'il y ait autant de campagnes que de candidats sur le terrain. Des candidats qui veulent se démarquer de tout ce qui pourrait les rapprocher du fédéral. 3) Tout ce qui scotche à une image de "politicien" tue implacablement. 4) Il n'y a plus aucun "indicateur de sens". Hollywood est redevenu le territoire du mal (sexe et fric). Les médias sont vilipendés en permanence. 5) Trump casse tous les repères en piétinant allègrement ce qui devrait relever du sacré dans une démocratie : justice, FBI, CIA … Le tournant a été septembre 2015 avec la démission de Boehner et les raisons sérieuses données alors. Depuis, tout ne fait que s'aggraver. Et au rythme actuel, novembre 2018 s'annonce comme une sacrée étape dans la descente aux enfers de cette démocratie. 

  • Ne rien dire de plus que ce qui apparaît …

    Bruno Gouilloux exposition 25 mai (Copier)

    Fin mai 2018, un excellent photographe va organiser une exposition de ses photos : Bruno Gouilloux. Il y a une question de fond que l'on doit se poser en permanence : le sens d'une action. Réussir une photographie c'est quoi ? Pour moi, la réponse c'est quand il n'y a rien à dire de plus que ce qui apparaît. Quand la nature est belle parce que toutes ses couleurs sont restituées avec nuance. Quand la félinité ou la douceur d'un animal est captée. Quand un regard humain dénote une complicité ou un rire annoncé…. Bruno Gouilloux a ce regard qui ouvre le talent d'un photographe. Notre première collaboration date de ma première campagne électorale. Nous avions alors décidé de susciter la surprise lors de la candidature. Donc le choix d'une annonce en deux temps : de belles photos sans signature posant une question. Puis quelques jours plus tard, les mêmes photos mais avec une "phase dite de révélation" donc avec une signature.

    SPB 88 teasing 1

    Doc_4 (Copier)

    Doc_3 (Copier)

    Puis dans la foulée, nous avions engagé du porte à porte tellement plus facile à l'époque. Et ma surprise de voir des personnes nombreuses me faire entrer chez elles, me conduire à la cuisine ou à la salle à manger pour me montrer la première photo mise de côté, posée sur un meuble. Et cette photo donnait alors lieu à des commentaires. Parler à l'oeil c'est tout sauf facile. Mais écouter ensuite les commentaires, c'est passionnant parce que la photo fait appel à l'émotion instinctive, profonde bien mieux que les mots porteurs de tant de sens différents parfois même contraires. C'est une belle exposition qui s'annonce à partir de fin mai. Les amoureux de la nature et des animaux y trouveront matière à beaucoup de satisfactions. 

    Bruno Gouilloux 26 04 18 (Copier)

    NB : comme traditionnellement, le vernissage est sur invitation.

  • Le dernier combat de McCain et la vraie définition du leadership

    John McCain 21 04 18

    Lors de déplacements aux Etats-Unis, en dehors de rendez-vous programmés, nous avons eu l'occasion de rencontrer de façon totalement imprévue des responsables politiques américains. Deux de ces rencontres ont été lourdes de sens pour moi. Un soir, à Washington, après un diner avec Marie, Jonathan et Thomas, nous nous dirigeons vers une boutique de souvenirs de vieilles campagnes électorales située à côté du restaurant Old Ebbitt Grill. Et nous rencontrons John McCain. Impressionnant de simplicité, de proximité. Comme ce fut le cas quelques années plus tard à Denver où dans des circonstances quasi-identiques nous avions rencontré Gary Hart. L'équipe de McCain m'a adressé ensuite pendant des années des copies de ses publications. John McCain mène actuellement son dernier combat. Il lutte depuis l'année dernière contre un type agressif de cancer, un glioblastome, qui a été diagnostiqué après la découverte par les médecins d'une tumeur au cerveau. Il a subi dimanche une opération chirurgicale pour traiter une infection intestinale liée à une diverticulite. Les photos disponibles sont dures. Son parcours mérite l'attention. 

    Fils d’amiral, petit-fils d’amiral, en 1967, il est pilote d’un avion qui est abattu au-dessus d’Hanoï lors d'une mission très délicate. Il s’éjecte et se retrouve au sol dans un lac avec une jambe et deux bras cassés. Il est conduit à la prison de Hoa La. L’objectif des nord-vietnamiens est simple. Dès qu'ils s'aperçoivent qu'ils ont le fils du Commandant en Chef des Forces du Pacifique, ils veulent qu'il témoigne de son autocritique et se désigne « criminel de guerre ». Il refuse et endure 26 mois de confinement solitaire. Torturé, quand il est libéré, il ne que 45 kilos et il sera libéré en 1973. Il a été tellement torturé, pas soigné pour ses blessures, qu'il gardera à vie l'impossibilité de lever les bras au-dessus d'une certains hauteur de son corps. Mais quand McCain parlait de guerre, personne ne pouvait ni mettre en doute son courage ni son sens de l'exemplarité. Il savait ce dont il parlait. C'est le coeur du leadership. Avoir vécu ce dont on parle. A la différence de parler de sujets que l'on a jamais vécus. Parce que vivre une situation, c'est la connaître comme personne d'autres. Comme aucun livre ne pourrait l'expliquer. Si la France donne actuellement cette image terrible d'autorité disparue c'est parce que ce leadership du vécu a disparu. Dans des circonstances analogues, en France, le fils d'un Amiral aurait été exempté ou protégé dans des bureaux. Prisonnier, l'appareil d'Etat aurait été mobilisé pour négocier. Tant que cette exemplarité sur le terrain ne reviendra pas à la valeur qu'elle n'aurait jamais dû perdre, la mentalité du "tout se vaut" gagnera du terrain. Et quand "tout se vaut" c'est que plus grand chose n'a de véritable valeur. 

  • Que reste-t-il d’une démocratie quand des élus ne rendent compte de rien ?

    Express 2012 transports

    Il y a une semaine dans une Commune de l'agglomération grenobloise, une 7 ème démission intervenait dans un Conseil Municipal au sein même de la majorité municipale. La Commune en question a-t-elle estimé nécessaire d'en rendre compte fut-ce par le biais de son site Internet ? Non. La presse quotidienne régionale en a-t-elle fait écho pour informer et pour donner les explications des uns comme des autres ? Non. Les priorités sont aux découvertes des oiseaux, aux dessins des enfants … Autant de priorités qui montrent, si besoin était, l'affaissement de la fonction d'élu local passant après tous ces autres "événements" locaux … La population a voté pour 6 ans. Pour certains, cela s'arrête à 4 ans. Pourquoi ? Comment ? Quelles conséquences ? Pas matière à rendre compte ! C'est fabuleux dans la descente aux enfers de la considération du citoyen. Mais parfois au-delà des personnes, l'information concerne des sujets collectifs. En septembre 2012, dans un supplément (probablement un publi-rédactionnel grassement payé par les contribuables qui n'en connaîtront d'ailleurs jamais le montant honoré …), L'Express présente les chantiers qui vont "tout débloquer" dans l'agglomération grenobloise. Il est par exemple question du transport urbain par câble. Annoncé pour 2014 par une conférence de presse à grand tamtam, le 1er pylône n'est pas posé 4 ans plus tard. Le dossier est passé aux oubliettes. Pourquoi ? Comment ? Pas une seule précision. Là aussi. Il y a vraiment matière à s'interroger sur ce qu'il reste d'une démocratie quand des élus ne rendent compte de rien à ce point. Une vraie question de fond si méticuleusement … évitée !

  • Comprendre que les rêves des uns ne se réalisent pas forcément au détriment des rêves des autres

    Www.kizoa.com_db bureau 14 04 18

    Cet après-midi, je vais poster le 1er numéro d'une lettre périodique destinée à celles et à ceux qui ont souvent partagé des causes défendues ensemble. Nous avons tous des parcours différents. Mais à plusieurs reprises, nous avons eu l'occasion de partager les mêmes espoirs. Pourquoi faudrait-il se limiter à l'information numérique qui égalise si terriblement tout le monde ? Il y a quelques mois quand j'ai mis en ligne un site avec des pages réactives, ce fut la demande : une information plus personnelle privilégiée. Et si nous échangions dans un cadre plus personnalisé. C'est la raison d'être de cette lettre d'informations. Pour l'édito, j'ai souhaité mettre en relief un fait qui me semble particulièrement important dans la situation actuelle. Quel est ce fait ? Dans les discussions, peut-être pour la première fois à ce point, le sentiment que les rêves des uns ne peuvent se réaliser qu'au détriment des rêves des autres. D'où cette violence ambiante. Comme si le champ collectif à partager devait être nécessairement de plus en plus réduit, quasi-incompatible, exclusif des aspirations des autres. Avec un tel climat, l'union est impossible puisque l'autre est au mieux un concurrent et au pire un adversaire. Pour observer attentivement la vie publique depuis plusieurs décennies déjà, à mes yeux c'est une situation nouvelle à ce point. Celles et ceux qui exercent des responsabilités publiques actuellement devraient mieux réfléchir à la façon de faire comprendre que les rêves des uns ne se réalisent pas forcément au détriment des rêves des autres. Le climat collectif y gagnerait beaucoup. 

  • Le pouvoir de nuisance ne doit jamais devenir un marqueur de puissance

    Arc en ciel 22 10 17

    Pourquoi au-delà des diverses déclarations, la France va mal. A mes yeux pour deux raisons essentielles. D'une part, l'état de ses finances publiques. Un pays ne peut pas être le plus imposé, le plus endetté et en même temps avoir son secteur public malade dans les domaines les plus importants (santé, sécurité, enseignement …). D'autre part, quand la mentalité collective installe comme ordinaire le fait que le pouvoir de nuisance devienne un marqueur de puissance. Si la victoire va au pouvoir de nuisance, c'est la reconnaissance de la prime à défaire et non plus faire. Cette évolution des mentalités est intervenue en France. Sur le plan national, les exemples sont nombreux et d'actualité. Mais même désormais dans des villages, cette mentalité a gagné. Un pouvoir installé ne vise pas à l'harmonie, à l'union mais à la capacité à nuire, à critiquer, à refuser le débat … Hier "l'esprit village" c'était la capacité à unir. Ce sentiment diffus que l'union est la force des faibles. Sur le plan international, la France est faible face à la Chine, aux Etats-Unis, l'Inde … Elle ne peut compter que par un ticket avec l'Allemagne au sein de l'Europe. Sur des plans locaux, face aux métropoles européennes, des territoires ne peuvent exister qu'à la condition de s'unir pour faire vivre cette harmonie positive. Loin de ce constat de bon sens, dans des géographies de plus en plus nombreuses, les divisions règnent. Parfois même dans des conditions totalement inédites. Cette semaine, dans une petite Commune comme St Paul de Varces, une 7 ème démission serait intervenue au sein même de la majorité municipale. 7 démissions sur une équipe initiale de 19. C'est énorme. Du jamais vu. Ils se sont choisis il y a 4 ans. 4 ans plus tard, ils ne se supportent plus. Et à entendre les explications, c'est la spirale dans le divorce qui conduirait à la démission. Parce que chacun pense d'abord à nuire à l'autre au sein d'une même équipe. Cette mentalité là si elle se propage de façon permanente sera un obstacle important à la solution des graves problèmes collectifs. 

  • Ils préparent un désert et ils appellent cela l’avenir …

    RFK 2 17 03 18

    Ces derniers jours tout particulièrement avec la grève et avec la violence qu'elle installe des deux côtés, je suis stupéfait par la capacité collective à passer à côté d'une question de fond : qu'est ce qui rend la vie digne d'être vécue ? C'est la seule question qui compte collectivement et individuellement dans la liberté de sa conscience donc de ses choix individuels. Pour répondre à cette question, il faut placer au coeur du débat l'enjeu de la pauvreté : avoir mal dans son existence et avoir peur d'avoir mal dans son existence. Il ne peut pas y avoir de communauté apaisée si l'exclusion par la pauvreté domine. C'est impossible. Parce que la pauvreté crée la violence. Puisque nous sommes dans les célébrations des dates anniversaires, il y a un discours de Robert Kennedy à Cleveland en 1968 qui résume tout dans ce domaine :

    "Il y a une autre violence, plus lente mais aussi implacable, aussi meurtrière qu’un coup de feu ou qu’une bombe en pleine nuit. C’est la violence des institutions, indifférente, et inactive, et en lente décomposition. C’est le type de violence dont souffrent les pauvres, qui empoisonne les relations entre les hommes au motif de la couleur de leur peau. C’est la lente destruction d’un enfant par la faim, et les écoles sans livres, et les maisons sans chauffage en hiver. C’est briser le caractère d’un homme, en le privant de la possibilité d’être père. … Si vous enseignez à un homme la haine et la peur de son frère, si vous lui enseignez qu’il est inférieur, à cause de sa couleur, de sa religion, ou des opinions politiques qu’il défend, si vous lui enseignez que ceux qui sont différents de vous menacent votre liberté, votre travail, ou votre famille, alors vous êtes contraints d’affronter les autres non comme des concitoyens, mais comme des ennemis, à les aborder sans coopération, avec l’esprit de conquête, pour les assujettir et les mater.Finalement, nous apprenons à voir nos frères en étrangers, vivant dans la même ville que nous, mais pas dans notre communauté, résidant au même domicile, mais ne mangeant pas à la même table. Nous apprenons à ne partager qu’une même peur; qu’un même désir de s’écarter les uns des autres; qu’un même élan de violence dans nos désaccords. …  La question est de savoir si, en nous-mêmes, dans nos cœurs, nous pouvons trouver cet élan d’humanité commune, et voir la

     

    (suite…)

  • Le terrain ou le grand disparu de la vie publique française

    Photos

    Vivant dans le passé, des journalistes français tentent actuellement de faire revivre le 50 ème anniversaire de Mai 68 en évoquant des "explosions contagieuses" potentielles à venir : universités, sncf … est-ce possible ? Pour tenter de répondre, il faut faire un constat : où est en France LA grande différence entre hier et aujourd'hui : le terrain a disparu. Dans ses grandes années de forme, Chirac quadrillait le terrain des journées entières. Il était accessible. Mitterrand de même. En Gironde ou dans les Landes, c'est impressionnant d'entendre les témoignages du terrain à son égard de la part de ceux qui l'ont connu. En France, cette époque est finie. Le terrain est filtré quand il n'est pas oublié. Sans mandat local, les députés sont maintenant "hors sol". Caporalisés par les partis à Paris et ignorés par les féodaux en province. Un échelon de représentation du terrain qui disparaît. Et les maires, ils ne peuvent plus être parlementaires. Et une autre hypothèse de représentation du terrain qui disparaît. Et les leaders nationaux, que font-ils ? Ils font des médias et pas du terrain. Ou plutôt du terrain à la condition que les médias soient là pour faire "la bonne image". Ils jouent un rôle et n'écoutent pas le terrain. Ce faisant avec un mimétisme surprenant à ce point dans la politique française, les "petits chefs" locaux font de même : sortir sur le terrain oui mais à la condition que le correspondant local du quotidien régional soit là pour la … photo. Jouer un rôle ! Qu'en est-il des supposés corps intermédiaires notamment pour la représentation socio-professionnelle, très souvent leur objectif : plaire aux pouvoirs en place et non pas exposer les réalités du … terrain. Le terrain, c'est quoi ? C'est la vie de tous les jours. L'expression du bon sens qui permet de connaitre les faits. Marginalisé, le terrain est donc maintenant peu connu, peu exprimé. Dans ces conditions, il y aura des "coups de sang" imprévisibles parce que dans une démocratie l'opinion a toujours raison et ignorer le terrain à ce point c'est ignorer l'opinion, ce qui n'est jamais une bonne méthode.

  • La revanche des villages …

    Village 30 03 18

    Au gré des déplacements professionnels, je suis actuellement très surpris par le retour en force des villages. Ils redeviennent mode. Il y a quelques années, les habitants des villages étaient presque "complexés" dans la formulation de leur lieu d'habitation quand ils évoquaient un village. Ils aspiraient à être reconnus comme une petite ville au moins. La notion de "village" était presque associée au retard de développement. Puis avec les dossiers des violences, les villes sont devenues progressivement en France des lieux de "mal vivre", d'incivilités, de dangers. C'est d'ailleurs très instructif de prendre connaissance des profils des 137 personnes condamnées de 2004 à 2017 pour faits de terrorisme en France (131 hommes et 6 femmes). C'est un "terrorisme domestique" où la pauvreté, l'exclusion, la localisation … occupent une place très forte. Sous ce fait d'actualité, les villages retrouvaient leur espace de mode. C'est la revanche des villages comme concept associé à la "douce France" celle des places où il fait bon flâner en sécurité, prendre un café au coin de la rue au sein de personnes qui ont un nom donc qui se connaissent … Un probable tournant dans l'organisation de l'espace des territoires français. Une réelle nouvelle donne. 

  • De 300 à plus de 1 400 : à quand enfin les bonnes questions sérieuses ?

    Région RA janvier 1990

    A quel moment les responsables politiques français vont-ils enfin prendre le temps de regarder des chiffres en face et non pas se contenter de jouer avec les mots trompeurs ? Actuellement, l'ordinaire c'est de constater qu'aucun service public n'a les moyens d'un bon fonctionnement. Le pays à l'imposition record et à l'endettement record n'aurait pas les moyens de … fonctionner ? C'est déjà un constat paradoxal. Mais face aux priorités comme sa défense face au terrorisme, il n'aurait même pas les moyens humains nécessaires. Là aussi regardons les chiffres. Au cours des 15 dernières années, tous les impôts locaux pris à l'unité ont augmenté. Et en plus, il y a eu la création de l'imposition intercommunale. Chacune de ces strates a augmenté sous des prétextes divers dont les transferts d'Etat. Mais l'Etat a lui aussi augmenté son imposition. En France chaque fois qu'une collectivité transfère une compétence à une autre, il n'y a aucune suite concrète donnée à la baisse du périmètre d'interventions de celle qui a perdu la compétence. Et il y a tout le temps augmentation des moyens des "fonctions supports" (les dépenses de personnels affectés aux tâches généralistes du siège). Quand j'exerçais la Vice-Présidence de la Région Rhône Alpes chargée des Finances, il y avait 300 personnes dans ces fonctions supports. Combien étaient-elles en 2010 avant la fusion avec l'Auvergne ? Plus de 1 400 ! Dans la seule période de 2004 à 2010, selon un rapport de la Chambre régionale des Comptes, ces personnes ont augmenté de + 53 % ! Et ces chiffres à la réalité incontestée ne donnent jamais lieu à la moindre explication sérieuse. C'est comme le fichier des personnes fichées S qui circule actuellement sur les réseaux sociaux, département par département. Pourquoi ces chiffres ne sont-ils pas publiés avec des explications détaillées ? Tant que la vie publique française s'organisera autour de la seule batailles des mots, elle continuera à "pédaler dans le vide".