Pour résumer la valeur de la citoyenneté, des auteurs du siècle des Lumières avaient une formule forte "c'est n'être bon à rien que d'être bon qu'à soi". Une formule qui célébrait la valeur de l'altruisme, la valeur de l'engagement public. Aujourd'hui, c'est presque l'opposé de cette formule qui pourrait résumer la nouvelle situation. Ceux qui s'engagent dans le débat public acceptent de prendre le risque de s'abîmer alors même que leurs qualités seraient unanimement reconnues en l'absence d'un tel engagement. Pourquoi ? 1) Parce que l'engagement public a perdu son sens : le débat d'idées. Faute de débat d'idées, il tourne à vide alimenté par des rumeurs, par des malveillances qui visent à éliminer d'abord et non pas à progresser. 2) Parce que faute d'une limitation des mandats publics dans la durée, des professionnels de la politique ont fait de la politique leur métier et défendent leurs places à n'importe quel prix avec pour programme réel "garder ma place". 3) Parce que la société française traverse des crises profondes et ne croit plus à son "modèle". C'est une société qui suscite les haines, les contestations permanentes et pire encore beaucoup de départs de ceux qui devraient rester si le pays veut rester fort. La culture du "tout se vaut" fait perdre la valeur à tout. Dans ces circonstances, j'ai beaucoup de respect pour des candidats que rien n'obligeait à candidater parce que leur vie professionnelle et personnelle sont déjà bien remplies et qui le font avec le sourire laissant sur le bord de la route les critiquent malveillantes du cortège des jaloux. Ce sens de l'engagement mérite la considération. C'est le cas pour l'équipe de Claude Soullier dans le canton de Le Pont de Claix.
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Carnet de campagne (2/8) : derrière la vitrine …
De nombreux territoires sont malades du divorce qui existe entre la réalité et l'image. Avec le règne de l'image, la communication est simple : toujours présenter un territoire en "habits du dimanche" : il fait beau, tout est neuf, bien entretenu, pas une ombre au tableau du succès. Le commentaire est structuré de façon simple : un sujet, un verbe et surtout un compliment. Mais la réalité est différente. Et c'est la réalité qu'il faut changer et non pas se contenter des images couleurs. Prenons l'exemple de ce quartier de St Georges de Commiers. Vous êtes un couple qui vient habiter dans ce quartier. Votre vue, c'est quoi ? Un dépôt désaffecté d'une laideur inqualifiable. Tout est à l'abandon. A quelques mètres des wagons cassés, le goudron porte toujours les traces de véhicules brûlés. c'est cette réalité qu'il faut changer. Aller voir sur le terrain derrière la vitrine. Une seule équipe a effectué ce travail : celle de Claude Soullier. Elle a "mouillé le maillot" sur le terrain, partout dans l'urbain comme dans le rural, dans les rues comme sur les sentiers les plus isolés. C'est cette énergie là qui est indispensable pour changer les réalités et non pas participer au bal de ceux qui coupent les rubans pour inaugurer les vitrines.
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Carnet de campagne (1/8) : le nouveau visage de la centralisation …
Chaque campagne électorale est riche d'enseignements. Surtout quand on est observateur indépendant attentif aux messages du terrain comme marqueurs d'évolutions collectives. Sur l'ex canton de Vif où les citoyens m'ont accordé leur confiance pendant 12 ans, il m'est arrivé d'accompagner une équipe de candidats. Celle de Claude Soullier, qui est un ami de longue date. Un gars bien, honnête, sérieux, avec des convictions solides. Des évolutions fortes ont retenu mon attention sur le terrain. La première, avec l'intercommunalité, les Communes vivent le nouveau visage de la centralisation. C'est terrible comme constat. Dans les années 80, après le rapport Guichard, il y eut le livre de Jacques Delors (la démocratie à portée de la main). La décentralisation devait être "le pouvoir à la porte des citoyens". Mais avec l'intercommunalité, une autre centralisation est intervenue, encore plus redoutable que celle d'hier avec l'Etat. Il y a une paupérisation manifeste de Communes dans des équipements publics de proximité, une inégalité criante sur le terrain. La centralisation arbitraire est encore plus redoutable quand le pouvoir est proche que quand il est lointain. C'est un échec collectif considérable qui déstructure le pays. Il faut manifestement une nouvelle génération d'élus pour sortir de cette impasse grave. Heureusement, notre canton a la chance de pouvoir compter sur une équipe comme celle de Claude Soullier.
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En deux siècles, comment passer du pays des Lumières au pays des guichetiers …
De 409 à ??? Lundi la Commune de Vif a connu une annulation d'élection municipale prononcée par décision du Conseil d'Etat. Il y a quelques années déjà, alors comme bureau centralisateur du canton de Vif, elle avait connu une annulation d'une élection cantonale. Comparons les deux ambiances. En 1989, face à des faits à la matérialité établie, 409 requérants engagent une procédure en 5 jours. Des personnes me téléphonaient pour défendre ce qu'elles considéraient comme leur démocratie locale. Certaines d'entre elles me disaient alors "on n'a pas voté pour vous mais on n'accepte pas ce qu'on a lu ou entendu". Quand Me Hubert Caillat dépose le recours, il y a 18 pages pour énoncer tous les requérants qui ont renseigné tous les éléments juridiquement nécessaires. 18 pages !!! Et ce matin quand je lis le quotidien régional, je suis sidéré à découvrir des commentaires pour une décision de Justice sur des motifs différents. Des réactions sur le thème du "revoter à quoi ça sert ?" "cette décision va pourrir l'ambiance communale" …. La démocratie française est devenue le pays des guichetiers (et cette profession mérite le respect le plus grand mais pas en démocratie). Les élus ont ouvert guichet. Ils s'adressent à des segments de marchés électoraux : ils s'adressent aux jeunes sur TikTok, puis à telle ou telle autre catégorie. Et les citoyens ont accepté de devenir des … clients. Clients de stages, d'emplois, de subventions, de marchés publics, d'accès à des locaux publics … Et le client ne veut pas perdre ce qu'il pense être son avantage, donc il ne s'engage pas. Pire, il devient souvent reconnaissant pour bénéficier d'aides payées en réalité sur ses … impôts donc sur son propre argent que des élus s'approprient comme ils le font pour le reste en parlant de "ma" Commune, "mon" département, "ma" région … Le pays des guichetiers est celui des soumissions généralisées. L'élu se soumet aux cibles électorales. Et les citoyens se soumettent aux élus qu'il ne faut pas froisser. La démocratie c'est l'opposé : l'égalité de la citoyenneté. Quelle pathétique période. Il ne s'agit pas seulement de l'effondrement actuel de l'Etat de Droit. Il s'agit encore plus gravement de l'effondrement de la démocratie, sans débat, sans idée générale, et avec de moins en moins de citoyens …
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Claude Soullier et Delphine Timsit ont raison de consacrer l’eau comme l’une des priorités des prochaines années
Toutes les précisions par le lien suivant : protéger l'eau : une absolue priorité !
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Courage Elliot !
Elliot est un briard de 9 mois. Il a été placé par la SPA du Dauphiné. Il a une malformation cardiaque et dans les jours qui viennent un rendez-vous médical sera très important pour lui. Tous les matins, pendant le petit déjeuner, Marie me donne des nouvelles des aventures d'Elliot en se rendant sur sa page Facebook. Articles remarquablement écrits. C'est frais, sympa, naturel. Sincères félicitations aux auteurs. C'est le beau visage des réseaux sociaux. J'ai retrouvé cet amour des animaux qui m'avait passionné pour le compte de Rob Kugler sur Instagram, ayant pris plusieurs semaines pour accompagner sa chienne Bella dans leur visite dernière des lieux qu'ils avaient connus et aimés ensemble. Bravo à ces belles âmes. Elles mettent aussi en évidence la chance qu'il faut pleinement apprécier quand son animal compagnon est jeune et en pleine santé, une situation pas si évidente qu'il n'y parait quand tout va bien. Courage Elliot, nous somme de tout coeur à tes côtés.
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Quand l’âme est inscrite par la seconde même du temps de prise d’une photo …
A 22 jours des départementales, je suis tombé par hasard sur cette photo. C'est la plus belle photo de la semaine à mes yeux. Elle célèbre l'engagement. Une candidate sur ses deniers paye la colle, les pinceaux, les gants et l'essence pour se rendre sur les Communes. Et à ses côtés, l'un des enfants, son fruité à la main, avec la paille qui dépasse, est fier de voir sa maman être sur l'affiche, candidate. Et sa maman, chiffon à la main, prend le temps de nettoyer le bord de l'affiche. Tout y est. Voilà le bel engagement. Loin des professionnels de la politique qui tels des hippopotames sur le chemin de l'étang écrasent tout ce qui peut se trouver sur leur passage y compris des valeurs qu'ils défendaient pourtant hier. Ne pas respecter cette beauté de l'engagement c'est saper les fondements d'une démocratie. C'est comme les photos sur la page Facebook de Claude Soullier. Voir une candidate avec le sourire. Avoir l'énergie de ceux qui ne vivent pas par la politique mais pour des valeurs qu'ils jugent utiles. Claude Soullier, je le connais depuis longtemps. C'est un ami. Il mène un très beau combat dans des conditions particulièrement méritantes. Un homme de qualité, sincère, qui aime les gens. Avec cette campagne, il a montré une qualité supplémentaire, sa capacité à savoir très bien s'entourer. Et son équipe fait un parcours remarquable digne de la confiance la plus totale le 20 juin 2021.
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Allez viens, on va jouer …
Depuis la rédaction d'un rapport sur l'économie du jouet dans un cadre professionnel, je suis avec attention particulière l'organisation des magasins. Ayant ensuite pris l'habitude de rapporter un jouet souvenir pour notre petit-fils Léon lors de déplacements professionnels, ce plaisir ajoute à l'intérêt de base. Le magasin King Jouet de Comboire qui a ouvert ce week-end est une réussite remarquable. C'est aussi une histoire familiale fabuleuse qui a débuté en 1875 : quand Augustin Gueydon ouvre au centre ville de Voiron (Isère), un grand bazar baptisé « Les Nouvelles Galeries » où il vend aussi bien de la quincaillerie que des jouets. Puis en 1944, Auguste Gueydon, petit-fils du fondateur, oriente l’entreprise vers le commerce de gros et spécialise progressivement l’entreprise dans le secteur du jouet. Etape importante, en 1965, Jean Gueydon prend la direction de l’entreprise et l’ouvre aux créneaux des comités d’entreprises et des collectivités publiques. Depuis 1995, c'est au tour de Philippe Gueydon de diriger ce groupe qui a toujours son siège social à Voiron. Ayant eu le plaisir de participer à l'inauguration de son unité logistique de Rives, j'avais été impressionné par la modernité de cet équipement. Là, avec le magasin de Comboire, c'est un "musée du jouet" de qualité exceptionnelle mais avec le privilège de pouvoir … partir avec les pièces que l'on a aimées. A voir absolument.
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Patagonia, Orvis, Stetson … : les marques des belles causes
" … Laissons les enfants être curieux, courageux et insouciants. Laissons-les goûter à tout, grimper aux arbres et se faire des cicatrices qui racontent des histoires. Laissons-les se déconnecter des écrans, déborder en coloriant et parler à la nature. Laissons-les tester leurs limites… et les nôtres". C'est le superbe texte de Patagonia mis en ligne cette semaine pour célébrer la résistance de ses vêtements aux jeux des … enfants. Une entreprise ne doit pas se réduire à un exercice comptable. Elle doit porter un complément d'âme. C'est ce qui la fait durer dans le temps. C'est ce rendez-vous qui, de façon étonnante, n'est pas traité comme il le mérite par de trop nombreuses entreprises françaises. Et qui donne peut-être cette ambiance actuelle croissante de personnes qui se croisent sans un regard, avec une totale indifférence, comme des sauvages isolés malheureux. C'est triste un pays qui perd une partie de son âme d'enfant.