Mémoire Commune. 30 ans. 30 progrès. Nous avons écrit des pages d'Histoire ensemble (16/30) : hier vendredi c'était une journée ordinaire dans l'agglo grenobloise. A partir de 17 heures, tout est bouché. Des élus Verts passent la soirée à expliquer aux automobilistes qui osent lever la question que c'est la faute des automobilistes parce qu'ils refusent de se déplacer en vélo. Le Conseil de la Métro s'est tenu sur la musique classique du : "je te complimente, tu me complimentes, ils se compliment, nous nous complimentons …". Il y a une délibération intéressante : celle sur la fermeture de déchetteries de proximité dont celles de St Paul de Varces et de Claix pour le sud agglo. L'élu de St Paul de Varces prend la parole, ce qui est exceptionnel et il s'excuse presque de … protester. Il y met les formes pour tenter de dire qu'il n'est pas d'accord. Il s'était abstenu en février 2018 et là, ultime audace, il va pousser l'effort jusqu'à voter … contre pour une fois. Car avec la délibération d'hier c'est fini. La déchetterie est fermée. Et sur le sujet des artisans qui protestent sur le nouveau régime des professionnels que répond le Vice-Président "ceux qui protestent sont ceux qui veulent cacher leurs travaux au noir …". Avec des réflexions anti-entreprises ou anti-commerces de ce type, c'est sûr qu'on est bien dans l'agglo grenobloise. 1) Si par le passé nous avions mis aussi peu de travail à préparer les dossiers en amont, l'agglo et beaucoup de Communes auraient été en troisième division depuis si longtemps déjà. 2) Si on veut gagner, il faut y croire et pas s'excuser d'y croire. Quand Carignon, De Leiris, Michal … ont par exemple négocié le Synchrotron, ils y allaient "morts de faim". Comme après sur tant d'autres dossiers. Des dossiers verrouillés jusqu'au moindre détail. Sinon nous n'aurions jamais renversé la tendance. Et on pourrait citer tant d'autres exemples locaux. La meilleure définition de la négociation m'a été donnée par Xavier Ellie, un professionnel remarquable. A l'école de Robert Hersant. Il m'avait proposé d'intégrer le groupe. Et Xavier Ellie me dit comment il négocie : "vous mettez le couteau sur la table pour afficher votre force. Vous posez la main droite à côté. Avec la main gauche sous la table, vous tenez le revolver. Et je pose mes lunettes de soleil à côté du couteau pour détendre quand même l'atmosphère. Alors la discussion peut commencer ...". Maintenant pour rester dans ce registre, ils n'arrivent qu'avec … les lunettes de soleil. C'est sûr que la discussion commence mais elle a toutes les chances de mal se terminer aussi. C'est vérifié pour les déchetteries et demain ce sera le même cas notamment pour les collèges de proximité.
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La politique en France actuellement : un carnaval dans une morne plaine
Pour qu'un système soit respecté, il faut qu'il soit respectable. Pour ce qui me concerne, même avec les contraintes de mon éducation et de ma formation, cette étape là n'est plus possible. Comment respecter un dispositif qui n'est qu'un immense carnaval dans une morne plaine. Prenons les dossiers importants récents. 1) Affaire Tapie : Stéphane Richard prend l'habit de celui qui aurait abusé la Ministre. Et comment l'Etat "sanctionne" celui qui abuse une Ministre : nomination à la tête d'Orange. Et la Ministre en question comment est-elle récompensée pour ne pas savoir choisir des collaborateurs capables de loyauté : elle donne des leçons à la terre entière à la tête du FMI. Dans le même registre, qui peut imaginer qu'une instance arbitrale de ce niveau ait pu être composée sans se renseigner préalablement sur l'antériorité du cursus des arbitres ? Presque à croire qu'ils aient surgi de nulle part, tirés au sort. Le jour de la réunion, ils passaient, ils ont vu de la lumière et ils sont entrés dans la pièce … Et comme toujours, en France, une banque n'est jamais sanctionnée. Elle peut surveiller à l'euro près les comptes de millions de Madame Michu mais ne jamais voir les milliards évaporés de Jérôme Kerviel en plein coeur de ses bureaux centraux. De même dans l'affaire Adidas, le Crédit Lyonnais qui a coûté des dizaines de milliards d'euros aux contribuables peut donner des leçons de morale et de bonne gestion à Tapie sans faire l'objet du moindre grief. 2) Affaire Goshn : où est passé l'Etat actionnaire ? Qui suivait le dossier Renault – Nissan pour le compte de l'Etat français principal actionnaire ? Quand les résultats étaient bons, les politiques se précipitaient pour être associés comme "co-décideurs" et maintenant ils sont où quand il faut s'expliquer sur des dizaines de millions évaporés ? 3) Qui peut encore avoir de la considération pour une "Justice" qui fait passer en vitesse turbo des délits mineurs mais organise une course de lenteur dès que le justiciable est le chef d'un parti politique : des emplois fictifs de Marine le Pen à ceux de Bayrou : quelles étapes ? Fillon : son "jugement judiciaire" a-t-il seulement consisté à être sorti de la présidentielle 2017 ? Et la liste pourrait durer longtemps. Aux Etats-Unis, Manafort (ex directeur de campagne de Trump) est en prison en ce moment pour un dossier qui a débuté en mai 2017. Ici, c'est le carnaval avec des personnes qui prennent un habit voulu ou subi mais dans une morne plaine parce que l'issue est déjà connue. Comme hier. Rien ne change. L'erreur et la faute de ce système c'est de ne pas prendre conscience combien la fin de ce carnaval est souhaitée. Parce que le jeu est désormais connu mais plus toléré. L'actuelle principale erreur de jugement de Macron et de sa majorité.
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Connaître les budgets de plumes et les budgets de plomb !
Pour changer la vie publique française pour de bon, il devrait y avoir obligation légale de publication annuelle simplifiée du Grand Livre comptable de chaque collectivité publique. D'un seul coup, beaucoup changerait. Parce que la vie publique française fonctionne comme si les actions publiques n'avaient pas de prix. L'impôt est prélevé et ensuite tout devient confus, diffus. Pourtant, ce serait intéressant pour les contribuables de savoir combien d'abonnements de téléphones d'élus ils paient alors que souvent ils doivent faire attention à leur propre consommation personnelle. Combien pour les budgets de fêtes et cérémonies ? Les repas sympathiques et les "pots républicains" coûtent combien à l'année pour ceux qui n'y sont jamais invités ? Combien pour les frais de conseils alors même que des élus présentent des contentieux comme "fantaisistes" ? Le pourcentage des frais de personnels dans le volume budgétaire global ? Quand dans des Communes de 2 500 habitants, les contribuables apprennent qu'ils payent pour 950 000 € (charges comprises) les personnels municipaux qu'ils voient si rarement sur le terrain, l'ambiance change ... Si cette communication publique devenait obligatoire, cela modifierait totalement les discussions notamment de la part d'associations dont les bénévoles font un travail considérable et qui doivent se "répartir la misère budgétaire". Car il y a des budgets de plumes. Peut-être seraient-ils négociés différemment par les intéressés s'ils avaient connaissance des budgets de plomb qui vivent sur leurs impôts ?
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D’abord un terrain d’ententes
200 jours. Depuis déjà 200 jours, c'est le terrain qui porte des enseignements. Et ces enseignements sont nombreux. 1) Le rejet des énergies négatives. Ces dernières années, la Commune de St Paul de Varces a connu trop de crises. Un exemple : le Conseil Municipal. Il a subi le record de 7 démissions en son sein. Du jamais vu. Cette situation a beaucoup fragilisé la Commune. Il faut avoir à l’esprit que, si l’opposition municipale avait démissionné à son tour avant le 1er mars 2019, le Préfet aurait été dans l’obligation légale de procéder à la dissolution du Conseil Municipal. C’est dire la gravité exceptionnelle d’une telle crise intérieure à un Conseil. Quand on connait le détail des raisons des démissions, c'est le triomphe regrettable d'énergies négatives consistant à pousser autrui dans ses ultimes retranchements par le fait de mails, de sms … Des personnes engagées ne démissionnent pas pour rien. 2) Une formidable attente de services publics de proximité. Ce matin, j'ai remis aux membres de la Communauté de l'Ecole des premières propositions. Pour mobiliser les énergies positives, il faut d'abord être POUR. 3) Une attente de mobilisation collective sur des axes précis, concrets, constructifs. 181 réponses. Des réponses motivées. Avec des commentaires détaillés. Une réponse est encore parvenue hier. C'est agréable de constater que la Commune peut retrouver le sens de son existence : ce que nous avons en commun. Dans la période actuelle des crises quasi-généralisées, la priorité doit être à la construction de terrains d'ententes permettant de mobiliser tous les talents, toutes les énergies et ces talents sont nombreux manifestement.
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L’archipel toujours grandissant des engagements non tenus
Mémoire Commune. 30 ans. 30 progrès. Nous avons écrit des pages d'Histoire ensemble (15/30) : l'actuelle crise de la vie publique française vient de loin. Elle était d'ailleurs annoncée de longue date. Le plus surprenant, c'est qu'elle ait tant tardé à exploser. De nombreux facteurs sont objectivement là pour l'expliquer et pour la justifier. Il suffit d'ailleurs de comparer dans le temps les usages pour mieux en comprendre les raisons. L'un d'entre eux mérite une attention particulière : la crise de confiance généralisée. Pourquoi ? Parce que désormais les campagnes électorales c'est ouvrir boutique avec la mentalité "open bar" : tout est possible et quasi gratuit. Mais la campagne électorale passée, presque tout devient … impossible et surtout payant. Sur ces bases, le divorce est garanti. Ce qui est le plus étonnant, c'est qu'au cours des dernières années, le mimétisme dans les engagements non tenus s'est considérablement amplifié. Il y a un marqueur très simple : la disparition progressive des comptes rendus annuels de mandat. Il y a encore une dizaine d'années, le compte rendu annuel de mandat était LE magazine municipal incontournable. Aujourd'hui progressivement il a souvent disparu. Comme s'il fallait oublier les engagements de départ pour mieux justifier leur non respect. Dans ce climat s'il devait persister la crise profonde est incontournable. Pourquoi voter si c'est sur du vent ? La multiplication des strates libère les défaussements possibles. Mais surtout les partisans des pouvoirs sont devenus prêts à tout accepter, tout justifier. Cette culture de fan zone libère aussi des espaces alors qu'ils devraient être les premiers exigeants. Un tournant inattendu mais majeur au cours des dernières années.
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L’atlas des pays locaux perdus : combien de pages ?
Mémoire Commune. 30 ans. 30 progrès. Nous avons écrit des pages d'Histoire ensemble (14/30) : dans toute activité comme dans sa vie personnelle, il faut effectuer un point régulièrement sur le chemin parcouru. Qu'est ce qui a changé pour de bon ? Qu'est ce qui doit être changé pour de bon ? Localement, si un atlas des pays perdus devait être rédigé, le nombre de pages serait considérable. Derrière l'image du "pays" c'est quoi ? Un repère positif qui faisait consensus. La liste des pays perdus localement est immense. Regardons ensemble quelques exemples concrets. Le pays de la mobilité a disparu. Dans l'agglo, tout n'est que bouchons. N'importe quel jour. N'importe quelle heure.
Le pays de la sécurité a disparu. Il y a désormais des quartiers et des heures rendant des quartiers inaccessibles. Le pays de la transparence d'utilisation des impôts a disparu. Il y a 5 ans encore, chaque mois le quotidien régional publiait les subventions par Canton et à l'intérieur par Commune. Le pays de la proximité a disparu. L'usage des tournées cantonales par le Président du Département a été abandonné.
Idem pour les tournées de quartiers ou de hameaux par des maires. Le pays du travail concret de proximité a disparu. L'association des maires, lieu de préparation de consensus, ne fonctionne plus.
Le pays du calme même en plein parc naturel régional a disparu. Des hordes de quads à échappements libres rendent des accidents tristement inéluctables avec des promeneurs tant les usages sont incompatibles. C'est un déficit du Parc du Vercors unique en France. Connu à ce point nulle part ailleurs au sein de Communes membres d'un parc naturel. Et en totale violation avec la Charte, bout de papier destiné à "faire bien" sans suite. Les vrais sujets sont ignorés par sa revue luxueuse présentant toujours ses actions en habits du dimanche. Le pays du débat a disparu. A un point tel que même parmi d'ex plus proches des actuels détenteurs du pouvoir local, ils s'étonnent du … vide total. Le pays de l'impartialité a disparu. La proximité a créé un arbitraire permanent qui bride les libertés notamment d'expressions. Les deux visages (public et privé) sont souvent d'un contraste absolu. Et la liste pourrait continuer très longtemps. C'est une liste qui est grave parce que les cas cités étaient des sujets positifs de consensus quand ils existaient : mobilité, calme, sécurité, dialogues locaux … Hier, ici comme encore dans de nombreuses autres localités heureusement, l'action se vivait par ajouts de strates d'expériences. Ce qui avait fonctionné avait vocation à demeurer. Sur les 40 dernières années, c'est la première fois qu'une telle déconstruction est intervenue. Généralisée. Pourquoi ici à ce point ? Parce qu'une partie des actions s'est construite sur le rejet des années Carignon : d'abord ne pas faire comme cette période. Ridicule. Pourquoi jeter ce qui avait bien fonctionné ? Puis une autre partie s'est bâtie sur l'immobilisme. Mais l'immobilisme sur du vide, c'est rarement créateur. Et aujourd'hui c'est une forme d'errements généralisés. A Grenoble, Piolle hésite entre l'ultra gauche et le techno qu'il avait promis d'être en 2014. Le département ne s'est pas affirmé faute notamment d'une vision précise. La Métro a été d'abord la rustine financière pour sortir Grenoble de la faillite officiellement publiquement déclarée. Et tout ce petit monde vit de la politique, souvent attaché aux indemnités comme les moules à leurs rochers. Ce professionnalisme a condamné une liberté d'expression comme d'action qui a creusé les nombreuses faillites actuelles. Un constat objectivement dramatique à ce point.
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153 !
Mémoire Commune. 30 ans. 30 progrès. Nous avons écrit des pages d'Histoire ensemble (13/30) : septembre 2002, un collège neuf (Jules Verne à Varces) connait sa première rentrée. 8 M€ de coût. Mais surtout 153 étapes importantes avant le lancement des travaux. Au moment du début des travaux, les services du Conseil Général dressent un inventaire de toutes les étapes importantes antérieures. C'est une excellente idée que ce regard dans le rétroviseur. Tout a débuté par un courrier de l'Inspecteur d'Académie le 1er octobre 1990. Il constatait le risque de saturation des équipements dans ce secteur du sud de l'agglomération grenobloise. Avec le recul, de tels documents sont passionnants. Le 16 mai 1991, l'Inspecteur d'Académie remet un rapport de synthèse. Qu'il complète avec précision le 23 mai compte tenu de retours sur les permis de construire donc les habitants potentiels. Puis il part à la retraite et la personne qui lui succède à cette fonction estime nécessaire de faire le point. Elle ne confirmera le point de son prédécesseur que le 22 septembre 1992. Et ainsi de suite, étape par étape : globalement : 10 ans avant le démarrage du projet et l'ouverture du Collège. Ce chiffre peut paraitre une séquence temps considérable. Finalement, ce n'est pas le cas. Avec le recul, on voit bien le sérieux de chaque étape : localisation, nouvelle sectorisation, accession propriété d'un foncier, desserte du foncier choisi, adaptation des voies d'accès, création des postes d'enseignants pour l'Etat …. Les administrations qui dialoguent, qui ajustent leurs visions techniques. Faute d'une volonté politique, au sens noble du terme, les étapes d'ajustements peuvent être des étapes d'oublis. Dans ce dossier, on constate les avancées liées aux expressions claires et fermes du VP de l'époque en charge des Collèges, M. Jacques Remiller. Dans la foulée immédiate, des avancées interviennent. Quand on constate des équipements publics qui aujourd'hui semblent si naturels, c'est une réalité complexe qui mérite d'être respectée. Elle le mérite d'autant plus quand on constate, sur le site officiel de ce Collège, la motivation d'alors : la saturation des équipements face aux effectifs. Et depuis la population a augmenté de 15 % et 1 des 5 collèges d'alors a été … fermé. La crise est en marche.
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Quand petit plant deviendra grand …
Mémoire Commune. 30 ans. 30 progrès. Notre histoire (12/30) : la vie publique française est étonnante. Ce pays a les impôts parmi les plus élevés au monde. En même temps, des records de dette publique sont également battus. Et chaque jour voit l'actualité parsemée de dysfonctionnements manifestes du secteur public notamment au motif de la faute de … moyens. Le plus surprenant c'est que les politiques publiques n'ont jamais de prix. Les actions publiques vivent déconnectées de leur coût pour les contribuables. Dans un ménage comme dans une entreprise, tout a un prix. Et la vie au quotidien est faite de choix. Parce que la recette n'est pas une variable d'ajustement. C'est la dépense qui s'adapte à la recette. Ce décrochage frappe même les Communes pourtant réputées un échelon proche. Le principal programme qui devrait être lu c'est le "Grand Livre" qui retrace les opérations comptables de l'année écoulée. Là, sur ces bases concrètes, où voit la réalité des choix. Et cette réalité est souvent implacable. Prenons un exemple concret. Sur 2018, les élus de St Paul de Varces ont consacré 12 334 € à des dépenses de fleurissement. Une Commune fleurie, c'est bien. St Paul de Varces l'est de longue date. Elle a même reçu un prix départemental grâce à la mobilisation de ses habitants. Sans dépense publique alors. Quand on lit les comptes rendus du Conseil d'Ecole, chaque cents d'euro semble compté. Des dépenses pourtant importantes pour les enfants sont reportées. Faut-il donner la primeur à des fleurs ? Le jour où la vie publique française pratiquera une véritable transparence sur des arbitrages budgétaires dans un cadre simple, clair n'imposant pas le retraitement de nombreuses rubriques, la motivation sera gagnante. Sur ce point précis, ce serait quand mieux si l'enfance bénéficiait en plus de tels moyens. Quand "le petit plant" deviendra grand, l'investissement sera alors très bénéfique.
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La fin des limites ou la vraie menace pour la cohésion sociale
Ce matin, Bloomberg révèle que Nissan aurait payé la scolarité des 4 enfants de … Carlos Ghosn (pour un montant de 532 000 € dans des universités américaines réputées). Il y a quelques jours, Les Echos consacraient un article remarquable au thème de la "connerie comme menace pour la prospérité". Avec une élévation réelle significative du niveau d'enseignement de chacun, donc a priori d'un espace plus important accordé aux connaissances et à la raison, la "connerie" se défend bien et garde même une place croissante. C'est un nouveau défi considérable à l'ère post vérité. Un autre défi considérable c'est la fin des limites. La limite c'est ce qui n'est pas moralement autorisé bien au-delà de la seule règle de droit : ce qui ne se fait pas. Nous sommes entrés dans une période marquée par la fin des limites. Deux exemples les plus récents. Hier, la présentation de la liste LREM aux européennes. Le directeur de campagne ne connait même pas le nom de candidats. Il n'a même pas pris le temps pour préparer sa présentation. Irréel. Et le comble c'est Carlos Ghosn. Il touche des salaires d'un autre univers mais même les dépenses les plus personnelles sont transférées à des sociétés comme les frais de scolarité de ses enfants. A ce niveau d"indécence, la cohésion sociale devient terriblement secouée et menacée. La fin des limites c'est aussi la fin de la cohésion sociale à ce niveau. Et l'Etat français actionnaire, il surveillait quoi ? Qui s'occupait du dossier ? La aussi l'irresponsabilité devient sans limite …
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En France, les événements ne sont presque jamais ce qu’ils s’annoncent être
Mémoire Commune. 30 ans. 30 progrès. Notre histoire (11/30) : l'intercommunalité est en crise. Des structures XXL ont dépossédé les Communes, instances historiques de proximité. Avec pour une grande partie l'accord d'élus municipaux souvent heureux de pouvoir transférer aux intercommunalités la supposée responsabilité de certaines décisions délicates à assumer directement. Des régions à l'immensité désormais considérable ont gardé tous les anciens sièges sociaux, ajoutant donc les … dépenses de fonctionnement quand elles devaient les … diminuer. Pour les Départements, dépossédés de la clause de compétence générale avec la loi NOTRe (2015), ils coûtent toujours aussi cher aux contribuables tout en assurant considérablement moins de fonctions. Bref, les événements sont à l'opposé de ce qui avait été annoncé. Dans cette pagaille, les citoyens ne savent plus qui fait quoi. Ils ne savent plus combien cela coûte réellement et le plus fabuleux c'est que l'actuel secrétaire d'Etat chargé de réformer cette situation aujourd'hui dans le Gouvernement Macron n'est autre que l'ex rapporteur PS de la loi NOTRe. Bref il lui est demandé de défaire aujourd'hui ce qu'il avait fait hier. En France, dès qu'on connait un dossier de façon détaillée, le + saisissant c'est de constater l'immensité de l'écart entre le prévu et le réalisé. Hier, l'une des réussite ici comme dans tant d'autres localités avait été le dispositif du contrat de pays. Du proche. Du précis. Du concret. Plusieurs dizaines d'actions locales ont été financées. Trop simple pour durer.