Denis Bonzy

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  • « Quelle pagaille … »

    Nous avons reçu de Bernard le témoignage suivant :

    "Je suis stupéfait par le niveau de pagaille qui frappe l’organisation de la majorité présidentielle dans l’agglomération grenobloise. Regardons le Canton de Vif. Il y a six mois, Jean Mourey, actuel maire de Vif, était élu sur un engagement d’apolitisme. Aujourd’hui, il est officiellement … UMP.

    Au sein de l’UMP, il s’engage aux côtés de Michel Savin mais, vendredi 17 octobre, il crée la division en refusant de voter, lors d’une séance officielle à la Métro,… la position défendue par Michel Savin contre une motion présentée par le PCF protestant contre la politique gouvernementale.

    Ne soyez pas surpris si, dans de telles conditions, chacun reste à la maison la prochaine fois car c’est une telle pagaille que personne ne peut s’y retrouver …".

  • 19/10/08 : Musée Champollion de Vif : un choix trop élitiste

    Brigitte Périllié a présenté le projet qui lui tenait à coeur : un choix trop élitiste qui n’assure pas le meilleur partage possible de cet atout local.

    Deux écoles s’opposaient. Une approche élitiste réductrice qui visait à affecter ce musée dans le "haut de gamme" spécialisé. Cette approche est celle de Brigitte Périllié.

    Une autre approche, plus démocratique, que nous avions défendue pendant la campagne cantonale consistait à faire évoluer le Musée Champollion vers une logique de musée de pays à vocation généraliste pour qu’il devienne un lieu global de découvertes et d’animations culturelles. Cette approche était la mienne. Elle permettait également de dynamiser à terme le pôle commercial de la place des 11 Otages qui est en perte considérable de vitesse.

    Pour que cette place soit un lieu de vie, il faut lui amener du monde, des clients. Le Musée Champollion était le moyen pour rééquilibrer le centre de Vif en concevant une attraction populaire au Sud de ce centre. De surcroît, cette approche permettait de décongestionner des locaux associatifs qui manquent terriblement de m² sur Vif. Enfin, à terme, elle était la seule à rentabiliser cet équipement et donc à faire en sorte qu’il pèse moins sur les impôts de tous.

    C’est dommage que cette conception populaire ait été écartée par Brigitte Périllié qui, une fois de plus, a opté pour une approche élitiste de la culture.

    Denis Bonzy

  • « Pourquoi il faut voter pour Michel Savin ! »

    Michel de Pont de Claix nous a transmis le témoignage suivant :

    "Je tiens à vous féliciter pour la qualité de votre blog. Je vous félicite aussi pour votre tolérance qui a permis la parution de plusieurs de mes messages. J’étais hier au Conseil de la Métro. Je regrette que le Dauphiné Libéré d’aujourd’hui soit aussi modéré sur l’écart qui est apparu dans les débats.

    Didier Migaud a donné une leçon de compétence à son opposition très vite totalement déboussolée. Je n’avais jamais vu cela. Le Dauphiné parle ce jour d’un rapport de "maître à l’élève" mais c’est encore pire que cela. Michel Savin et ses collègues ont été à deux doigts d’applaudir Didier Migaud qui venait de leur infliger une leçon en public tant le fossé des compétences était grand.

    Pour moi qui suis un militant socialiste, un : je souhaite que la Métro améliore son site internet et passe les vidéos des séances. Deux : j’appelle tous les militants UMP à voter pour Michel Savin. Après avoir déjà récupéré le Modem, puis observé les divisions de l’UMP, on peut encore renforcer l’écart dans les prochains scrutins. Mais oui c’est possible. Continuez sur ce chemin. On est prêt à vous aider."

  • « Michel Savin m’a déçu et m’inquiète »

    Nous avons reçu un long témoignage de François au sujet d’une réunion organisée par Michel Savin dans le cadre des élections internes à l’UMP 38. Nous en publions un extrait :

    " Je me suis rendu à une réunion de Michel Savin. Bien qu’il ait déjà un long bain politique derrière lui depuis 1987 (plus de 20 ans déjà), je ne le connaissais pas. J’estimais donc nécessaire de mieux le connaître. J’ai assisté à une de ses réunions et j’ai été déçu et inquiété. De la déception, car j’ai rien entendu qui puisse concerner les vrais problèmes du moment. Au sein d’une assistance peu nombreuse, j’ai écouté des remarques souvent anodines, parfois rancunières, souvent sectaires, quasi-toujours très agressives. Lors de l’introduction, Michel Savin parle d’une équipe mais il a été le seul à parler. Il a même utilisé 23 fois le mot "Je" !

    Ce qui m’inquiète surtout, c’est que sa candidature ne règle rien. S’il perd, il ne répond pas clairement à la question d’un travail d’équipe après. Je ne vois pas où sa candidature peut mener. Le sait-il lui-même d’ailleurs ? Il donne le sentiment d’être candidat pour être candidat. J’ai revécu des réunions du début des années 80 quand jeune étudiant je m’étais rendu à une réunion entre Rocardiens et Mermaziens. Le fossé était tellement creusé que la raison avait quitté la salle. Ce retour à de veilles méthodes n’est pas bon.

    Aujourd’hui, la raison c’est de réapprendre à travailler tous ensemble en respectant l’histoire des uns et celle des autres. Je ne pense pas que Michel Savin partage cette analyse. Son amertume est permanente. Mais on ne construit pas l’avenir sur une amertume. Il faut un autre souffle. Ses quatre défaites aux législatives semblent l’avoir placé dans une forme de soumission intellectuelle face au PS local qu’il critique peu d’ailleurs. Avec une telle ambiance, nous sommes loin d’être en préparation pour une alternance dans l’agglomération."

  • La haine de la France

    Les sifflets mardi soir au moment de la Marseillaise ne sont qu’une ultime manifestation d’un climat assez étonnant qui est en réalité celui de la haine de la France.

    Progressivement, ce pays a perdu non seulement sa coutume assimilationniste mais aussi le respect de son Histoire comme celui de son présent.

    Ses Institutions sont critiquées en permanence. Les fondements de la religion catholique disparaissent progressivement avec une acceptation d’un Islam militant dont des référents sont manifestement incompatibles avec plusieurs de nos principes fondamentaux de vie en société. La liste est longue des remises en questions majeures. Depuis 20 ans au moins, l’attachement affectif de la Nation à son héritage collectif s’érode.

    Dans l’Histoire de notre pays, c’est une situation nouvelle à ce point. Il est indispensable d’en identifier les causes. Il est tout autant indispensable ensuite de reconstruire une identité nationale prometteuse, qui suscite l’envie d’y adhérer et qui mérite le respect. Ce respect ne se gagnera pas par le "martinet". Il se gagnera par l’exemple positif mais surtout par le partage du plus grand nombre.

    Il y a deux ans, un groupe informel d’universitaires Grenoblois organisait des réunions de travail sur ce thème en vue de la publication d’un ouvrage. Il est nécessaire que des composantes les plus diverses expriment leurs analyses et qu’un effort collectif sérieux soit enfin livré pour résoudre cette situation inédite et atypique.

    Denis Bonzy

  • 15/10/08 : en panne de véritables explications

    L’opinion publique moderne est dangereuse. Face à l’abondance d’informations, elle préfère croire que chercher à comprendre.

    L’actuel plan Gouvernemental pour faire face à la crise financière en est une illustration inquiétante.

    Un immense travail de pédagogie attend le Président et son Gouvernement. Il leur faut expliquer maintenant comment ils ont pu trouver de l’argent alors que les "caisses étaient vides" pour tout autre sujet.

    Une fois réglée la question de la banqueroute financière, des explications détaillées sont nécessaires sur les points suivants.

    1) Si les banques Françaises sont saines, pourquoi ce montant de presque la moitié de la facture des Etats – Unis pour des banques alors présentées comme "irresponsables" ?

    2) Comment cette dette ne pèsera pas sur les impôts futurs ?

    3) Si l’engagement de l’Etat vise à combler des actifs non valorisables, pourquoi deviendraient-ils valorisables demain davantage qu’aujourd’hui ?

    4) Quel sont les nouveaux critères de fonctionnement des banques quand on sait que la nationalisation n’a pas été la garantie de leur rigueur passée de fonctionnement ?

    C’est un moment périlleux qui s’ouvre pour le Chef de l’Etat.

  • 13/10/08 : pour des « unions-contrats »

    Plus de 200 jours après les élections, tous les grands projets d’intérêt général dans le Canton de Vif sont paralysés.

    Dans certaines Communes, des équipes nouvellement élues consacrent davantage de temps à des jeux politiciens qu’au lancement de dossiers importants. Dans d’autres cas, le ronron de la réconduction a pris le dessus.

    Le lycée de la Vallée de la Gresse, les maisons médicalisées, la nouvelle donne de l’offre des transports collectifs … : tous ces sujets semblent "sur la touche" alors même qu’ils devraient être au centre du terrain des mobilisations positives prioritaires.

    Il est de la responsabilité de Brigitte Périllié de débloquer cette situation en prenant l’initiative d’unions-contrats ponctuelles.

    La seule union que la vie politique Française semble connaître est celle du refus.

    Et si cette union pouvait enfin conduire à des actions positives. Les différences sont reconnues et respectées mais elles deviennent compatibles avec un projet commun.

    Derrière cette approche, il y a notamment la volonté que la revanche électorale cède le pas devant les vrais défis d’un territoire.

    Des Etats voisins ont beaucoup progressé dans cet état d’esprit. Il serait temps que des actes permettent de débloquer l’actuel immobilisme qui frappe les grands projets cantonaux.

    Denis Bonzy

  • Vous avez la parole : la situation sur Vif

    Marie de Vif nous a envoyé ce mail :

    "Je lis attentivement votre blog. En mars dernier, sur Vif, j’ai voté pour Jean Mourey pour deux raisons.

    Un : il était apolitique. J’en ai assez des combinaisons politiques. Or, je découvre qu’il est maintenant adhérent Ump donc militant pour le parti du Président Sarkozy. Il paraît même qu’il aurait déjà été adhérent UMP après avoir été adhérent à … l’UDF. Pourquoi ne pas l’avoir dit pendant les municipales ?

    Deux : on me disait que la situation financière de Vif était catastrophique imposant de fortes hausses d’impôts. Un audit aurait été fait et devait être publié au cours de l’été. Nous sommes à mi-octobre et toujours rien. Ce retard montre un indiscutable embarras. Ce ne sont pas des méthodes et j’avoue ma réelle colère".

  • 10/10/08 : une nouvelle rubrique pour renforcer la qualité de notre information

    Face à l’afflux de mails sur des dossiers locaux, nous avons décidé d’ouvrir une nouvelle rubrique qui reprendra, à base égale, un texte envoyé par un mail afin d’ouvrir un débat de fond.

    Il n’y aucune raison que des mails de qualité soient exclusivement rangés au rang de "simples commentaires".

  • 10/10/08 : la crise financière mute

    Winston Churchill avait une formule simple pour évoquer la façon de faire face à des périodes dangereuses : " il faut prendre l’évènement par la main avant d’être saisi par lui à la gorge ".

    Au moment où chacun a les yeux sur les cours de bourses, un krach politique s’annonce peut-être ?

    Au Canada, le Parti Conservateur a perdu 8 points en 10 jours. Son avance sur le Parti Libéral a fondu de 13 à … 5 points.

    Aux Etats-Unis, John McCain, héritier malgré lui de GW Bush, est renvoyé dans les profondeurs des intentions de votes.

    Il n’existe pas de crise très sérieuse qui ne dégénère pas en krach politique.

    L’état de crise fait naître une aspiration à faire vivre la différence entre un homme politique et un homme d’Etat.

    L’homme politique incarne des actions. L’homme d’Etat symbolise un engagement collectif. Les actions sont du ressort du quotidien. L’engagement collectif relève de l’idéal à terme. Il donnera un sens à des actions qu’on n’imagine peut-être pas encore.
    L’enjeu n’est plus du même niveau.

    Si aujourd’hui les citoyens sont coupés de leurs élites politiques, administratives ou économiques, c’est qu’ils ont la certitude que ces élites ont cumulé trop d’erreurs et trop de mensonges.

    Trop d’erreurs, parce qu’elles n’ont pas été capables de suffisamment prévoir, d’engager les réformes pour anticiper la crise. Trop de mensonges, parce que les élites se sont discréditées en refusant d’accepter leurs propres erreurs.

    Ce cumul a cassé la confiance et le respect.

    Il n’y aura donc d’évolution qu’en apportant une double correction :
    – admettre le droit à l’erreur,
    – pour enfin refuser le droit au mensonge.

    Cet enjeu montre qu’il s’agit de bâtir une autre culture politique. Il ne peut plus être question de s’en remettre à une " élite providentielle " ayant réponse à tout.

    Bien au contraire, il importe d’évoluer vers davantage d’humilité, de transparence, d’écoute, de partage des décisions.

    C’est une vraie " nouvelle morale " qui est nécessaire.

    Sur quoi repose cette nouvelle morale :

    – il faut dépasser les oppositions systématiques pour faciliter les passages et les rencontres de points de vues,

    – il faut ouvrir les instances de direction aux profils les plus divers,

    – il faut rompre avec l’autoritarisme aveugle qui refuse le compromis et qui repose en permanence sur une valorisation excessive de l’intérêt général en qualité d’abstraction.

    La précarité ne devrait pas d’abord frapper les plus faibles mais les plus puissants. Les dirigeants, plus que tous les autres, doivent être contestés de façon permanente afin d’évincer les incapables ou les paresseux.

    Sans cette instabilité permanente des élites, ces dernières se sclérosent, se protègent, se coupent de la " vraie vie " connue par le plus grand nombre et accélèrent leur chute.

    Cette nouvelle mentalité est le principal défi des prochaines années. Elle ouvre un exercice différent du pouvoir. Elle impose un contrôle différent du pouvoir. Elle exige un exercice différent de la qualité de citoyen.