Denis Bonzy

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  • 06/12/08 : report de l’installation des instances de l’UMP 38

    Nous avions fait état à plusieurs reprises de graves agissements ayant frappé le déroulement du scrutin interne de l'UMP 38. A ce titre, les instances nationales reportent la proclamation des résultats dans 4 circonscriptions : 1, 2, 4, 6.

    C'est une décision exceptionnelle pour faire face à une situation exceptionnelle.

    Les conséquences pratiques d'une situation permanente de violence extrême dans un espace de vote ont produit des comportements probablement sans précédent à notre connaissance et qui conduiraient à l'invalidation incontestable du scrutin dans ces circonstances de droit commun.

    Ce report est une première étape. Des agissements graves devront être accompagnés de sanctions exemplaires dès l'instant que la matérialité des faits reposera sur des éléments incontestables dans le respect préalable du contradictoire. C'est la légitimité à terme des prochaines instances de cette formation politique départementale qui est en jeu à l'issue de ce processus.

  • 05/12/08 : où en est l’UMP 38 ?

    Il est désormais établi de façon incontestable que les conditions de déroulement du scrutin interne du 15 novembre 2008 ont été marquées par des incidents d'une extrême gravité. Une réunion à Voreppe est intervenue le 26 novembre avec la participation de près de 300 personnes qui ont toutes été affectées par des témoignages personnels précis faisant état d'agissements sans précédent.

    Les instances nationales sont manifestement ennuyées par cette situation qui se retrouve, avec une moindre gravité, dans d'autres fédérations.

    Il est certain qu'un parti politique doit montrer qu'il n'est pas au-dessus ou à côté des lois de droit commun et qu'il ne peut accepter que des militants soient exposés à de tels risques. Sans donner une quelconque prime à l'ancienneté de militantisme, il est tout aussi manifeste que des personnes âgées de plus de soixante ans ayant souvent assuré plus de 20 ans de militantisme bénévole et désintéressé ne peuvent être traitées dans des conditions comme celle exposées le 26 novembre.

    Pour l'instant, la situation semble donc bloquée. Il est certain que la décision prise par les instances nationales sera lourde de conséquences. Nous en rendrons compte précisément sur notre blog.

  • 04/12/08 : 40 M€ pour une issue très incertaine

    Après Annecy, Grenoble engage sa campagne de communication pour tenter d’obtenir les JO 2018. C’est une compétition difficile avec une issue très incertaine.


    Une compétition très difficile, car deux autres villes concurrentes ont des atouts importants. Nice est probablement la géographie la plus puissante en termes de dessertes, de capacités d’accueil mais doit asseoir la crédibilité de son domaine skiable. Annecy peut compter sur le nom magique du « pays du Mont Blanc » qui est la mecque de la montagne sur le plan international. Grenoble a l’avantage de expérience mais des handicaps techniques importants dont ses voies de communication et ses capacités hôtelières de luxe.


    L’issue s’annonce donc très incertaine. Il faudra compter avec des interventions politiques de l’Etat qui compte aujourd’hui beaucoup dans le processus de décision. Estrosi et Accoyer peuvent compter avec une proximité politique avec le Gouvernement qui est une différence avec Grenoble. De même, si l’union politique existe à Nice comme à Annecy, le Département et la Métro semblent plus en retrait par rapport à la Ville de Grenoble …


    C’est donc le début d’une compétition difficile qui est lourde de conséquences.


  • 01/12/08 : toujours plus haut …

    L'année 2009 va connaître une nouvelle hausse cumulée très importante des impôts locaux. La Métro a ouvert la perspective d'une nouvelle hausse significative. Des Communes ont fait de même. La fiscalité locale va donc amputer le pouvoir d'achat une fois de plus.

    En période de crise, c'est un choix grave. De façon cumulée, l'impôt local est désormais très lourd. Le faire peser encore plus sur le pouvoir d'achat, c'est un mauvais coup porté à la consommation, donc à la relance économique.

    Mais surtout, ces hausses montrent souvent la coupure entre le train de vie des collectivités publiques et celui des ménages ou des entreprises. Pour les premières, il est rarissime de constater que des économies soient possibles et pourtant il suffirait déjà souvent de modérer les ambitions de communication pour effectuer des économies sans conséquence préjudiciable pour des services publics …

    Pour les seconds (ménages et entreprises), l'adaptation est souvent obligatoire. Le niveau des produits n'est pas modulable d'une simple décision.

    Cette coupure, approfondie par la professionnalisation de la vie politique, traduit deux "mondes" aux comportements quasi-opposés. Le plus étonnant, c'est que lors d'une échéance électorale, l'opinion semble pour l'instant être accoutumée aux "hausses incontournables". Pour l'instant seulement ?

  • 29/11/08 : pour une réelle amélioration de l’offre en transports en commun

    Des manifestations sont intervenues pour que des modifications soient apportées à certaines liaisons de transports collectifs à l’exemple de la traversée de Varces Allières et Risset.


    La partie Sud du Canton de Vif ne bénéficie pas à ce jour d’une offre performante en matière de transports collectifs. Il y a de nombreuses explications à cette situation y compris des facteurs techniques objectifs à l’exemple des difficultés pour desservir une zone moins agglomérée que Pont de Claix ou Claix.


    Ce qui a été un tournant dans ce dossier comme dans d’autres, c’est que la renégociation des conditions d’adhésion à la Métro n’a pas été engagée, contrairement d’ailleurs à certains engagements électoraux dans certains cas.


    Cette renégociation devait être l’occasion irremplaçable pour poser à plat tous les dossiers et faire en sorte que l’appartenance du Sud du Canton de Vif à la Métro ne soit pas une « convenance politique » mais un réel intérêt dans l’évolution des prestations concrètes.


    Nous regrettons que cette occasion ait été manquée au printemps 2008 dans l’immédiate foulée des élections municipales. Si notre équipe avait été élue sur Vif, nous aurions proposé une telle discussion sur des bases concrètes hors de toute polémique partisane car l’examen des améliorations pratiques doit échapper à toute approche partisane. Un choix différent a été fait. Nous le regrettons.


  • 27/11/08 : les tracés Vallini sont-ils les bons ?

    L’agglomération grenobloise est malade de sa circulation. Le diagnostic date de 1986 avec un rapport technique très détaillé du CETE d’Aix, organisme d’expertise de la Direction de l’Equipement. Depuis 1986, tout s’est aggravé.


    20 ans plus tard, le PDU mis sur la touche car venant de recevoir un carton rouge du Juge Administratif, la situation est alarmante et pénalise Grenoble dans plusieurs dossiers dont celui de la candidature aux JO de 2018.


    Dans notre secteur, aucun équipement structurant n’est intervenu depuis 1998. La progression démographique a été forte. Les voies de communication n’ont pas suivi. L’agglomération a besoin d’un vaste plan d’ensemble précis, réaliste, doté des financements nécessaires et ancré dans un calendrier solide. Toutes ces caractéristiques font actuellement défaut. Les projets sont contestés, repoussés, annulés, pas financés. Il est temps de changer de méthode car l’immobilisme produit des conséquences très pénalisantes.


  • 26/11/08 : annulation du plan des déplacements urbains (PDU)

    Le Tribunal Administratif de Grenoble vient d'annuler le PDU. Une décision de Justice doit être respectée et en aucune manière elle ne doit être instrumentalisée. Or, loin de ce principe, les commentaires qui entourent cette décision importante étonnent. Le Tribunal Administratif aurait annulé cet acte important pour "de secondaires anomalies" et cette décision "serait sans conséquence".

    Les deux volets de cette présentation sont inexacts.

    Les collectivités locales sont dotées d'un véritable pouvoir d'expertise avec des moyens humains en nombre et de qualité. Les citoyens ont le droit de savoir pouquoi ce pouvoir d'expertise a été pris en défaut pour qu'un texte aussi important qu'un PDU mérite l'annulation par voie de Justice ?

    Ce PDU avait vocation à servir de socle à d'autres textes. Que deviennent ces textes pris en référence à un texte de base annulé ? La question est techniquement importante.

    Ces questions montrent une forme d'émergence d'un "obsurantisme local" qui, à force de répéter des vieilles antiennes, se croit à l'abri d'explications sérieuses, motivées, précises dans ce domaine comme dans tant d'autres et sans exclusivité partisane.

    Ce climat est dangereux et inquiétant parce qu'il faut toujours se méfier de décideurs qui préfèrent demander à être crus plutôt que chercher à s'expliquer de façon détaillée pour que chacun puisse se faire son opinion.

  • 25/11/08 : Brigitte Périllié hiérarchise les travaux sur les voiries

    En préalable, nous regrettons que le blog cantonal de Brigitte Périllié soit aussi peu actualisé. Il ne comporte pas d'informations depuis le … 19 septembre 2008. Cela tranche avec son blog municipal vifois qui fait état quasi-quotidiennement des difficultés étonnantes rencontrées avec l'actuelle muncipalité de Vif y compris pour la simple information de réunions semble-t-il à en lire ses billets "vengeurs" ?

    A l'écart de telles polémiques, nous avons enregistré avec satisfaction le plan de soutien du Département à l'activité du BTP. C'est un premier pas positif. Il est demandé à Brigitte Périllié de hiérarchiser les priorités d'interventions sur les voiries du Canton de Vif et de transmettre cette liste au Président du CGI.

    Nous souhaitons qu'elle publie cette liste sur son blog respectant ainsi l'annonce selon laquelle ce support de communication serait un "outil de transparence".

  • 24/11/08 : améliorer radicalement l’offre des transports collectifs

    Nous avons pris connaissance avec intérêt du plan de soutien à l’activité présenté la semaine dernière par André Vallini. Même s’il consiste pour partie à baptiser autrement certains travaux déjà programmés, ce plan a le mérite d’exister. Au passage, nous constatons que l’opposition départementale n’a ni présenté d’alternative ni contesté ces propositions.


    Actuellement, l’alternative réside entre une approche keynésienne de soutien par les grands travaux et la relance par la consommation. Il n’y a d’ailleurs pas nécessairement d’opposition entre ces deux « écoles ».


    Pendant la campagne des cantonales, Denis Bonzy a présenté une proposition qui mérite l’attention : la gratuité des transports en commun au moins pendant un an à titre exploratoire.


    Cette proposition aurait le mérite d’être un acte concret de soutien au pouvoir d’achat. Elle dynamiserait cette alternative de moyens de déplacements. Une nouvelle dynamique nécessaire au moment où cette offre doit être complétée tout paticulièrement dans la partie Sud du Canton.


    Ce sont des changements de ce type qui peuvent modifier des comportements.


  • 22/11/08 : vers la fin des « primaires à la Française » ?

    La situation du PS ajoute à la charge contre le déroulement des "primaires à la Française". A l'origine, les intentions étaient bonnes. Il s'agissait de copier le dispositif à l'Américaine pour introduire davantage de démocratie dans les formations politiques Françaises.

    Mais cette volonté louable ne comptait ni avec la dimension de la France ni avec une culture différente. Là où les Etats-Unis peuvent compter sur des millions de votants garantissant une représentativité solide ; en France, ce sont seulement des dizaines de milliers de votants sur le plan national et quelques milliers sur le plan local pour les Départements les plus actifs.

    La primaire démocrate 08 a mobilisé plus de 40 millions de votants. Hillary Clinton a été battue en ayant recueilli plus de 18 millions de voix. On est loin des 50 000 votants par candidat du PS avec une différence qui reposait sur 100 voix par Département avant d'arriver à la situation ultime des 42 voix d'avance de cette nuit.

    La faiblesse du corps électoral nuit dangereusement à la qualité du résultat ce d'autant plus que, même dans un collège de militants, la participation s'élève à 60 % dans le meilleur des cas. On arrive donc à des scores qui garantissent une victoire en ayant mobilisé en réalité 30 % d'un échantillon restreint.

    Qui peut dire que la démocratie est gagnante dans ces conditions.

    Bien davantage, ces scrutins semblent échapper aux règles du droit électoral coutumier. Il ne s'agit pas là d'un volet anecdotique qui pourrait relever de commentaires de "brèves de comptoirs" ou d'accusations à la légère selon le refrain des cours de maternelle "c'est toi qui l'a dit, c'est toi qui l'est". Dans une vie publique saine et loyale, le respect du suffrage universel doit dépasser des considérations partisanes pour relever du "sacré" car c'est le respect de la liberté d'opinion et de la liberté d'expression. Or, trop de consultations internes à des formations politiques s'éloignent de ce principe fondamental comme si la course au pouvoir interne pouvait justifier tous les moyens.

    Pour ces deux raisons, il paraît probable que, dans l'attente de nouvelles modalités techniques d'organisation, on assiste de fait à une contestation sérieuse des "primaires à la Française".

    Denis Bonzy