La pétition engagée contre la fin du centre de secours de Pont de Claix est l'illustration d'une vie politique locale entièrement paralysée.
La gestion des centres de secours relève de la responsabilité du Conseil Général de l'Isère. Au sein de cette instance figure Brigitte Périllié, membre de l'exécutif départemental. Le voeu municipal soumis à pétition est celui de la municipalité de Pont de Claix qui soutient Brigitte Périllié comme la majorité départementale. Par conséquent, soit le maintien de ce centre de secours est aussi important que le voeu le prétend et il faut tirer les conséquences politiques de ne même pas être écouté "par les siens". Soit le voeu va au-delà du sentiment réel de ses propres auteurs.
C'est ce second volet qui répond à la réalité. Chacun sait que des rationnalisations sont incontournables. Mais elles doivent être effectuées dans la transparence et sur la base de critères techniques permettant de juger de la réalité de l'évolution d'un service public. Si ce service public perd en qualité, il faut des chiffres et alors les citoyens peuvent s'exprimer en connaissance de cause. Je le dis avec d'autant plus de précision que lorsque le débat sur les centres locaux de secours avait été engagé au Conseil général, je m'étais exprimé contre cette évolution avec un tout petit groupe de Conseillers Généraux à cette époque.
En réalité, l'enjeu derrière cette pétition c'est le sentiment que notre secteur perd son identité de pays avec la disparition des services publics de proximité. Le lycée reste dans les tiroirs contrairement aux engagements de la campagne électorale. Vif et Varces devaient remettre en question l'appartenance à la Métro sur la base d'un tableau comparatif (coût / prestations). On attend toujours la publication de ce tableau et la présentation des conséquences qui en sont tirées.
Une alternance ne fait pas le printemps. En mars 2008, il y a eu des alternances dans notre géographie notamment grâce à celles et à ceux qui ont su dépasser la déception des scores du premier tour et faire prévaloir leur sens de l'Intérêt Général. Mais une alternance sans conséquence concrète ne peut que donner le sentiment d'une impasse. Or, aujourd'hui, on attend toujours des changements concrets. Seuls ces changements concrets traduisent une alternance en réalité et c'est la réalité qui intéresse les citoyens.