Denis Bonzy

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  • 03/04 : pour la suppression de la taxe sur l’électricité

    On assiste actuellement à une forte progression de la taxe sur l'électricité décidée par des Conseils municipaux. Ces décisions vont dans une mauvaise direction.

    Cette taxe sur la lumière est une "taxe aveugle" qui frappe les ménages sans considération de ressources. L'argument selon lequel plus la taxe est élevée, plus c'est reconnaître l'importance de l'environnement est un argument à la logique redoutable parce qu'il faut alors augmenter le prix de l'eau, le prix de l'essence, le prix du gaz …

    Avec le recul, lorsque la sortie de crise sera intervenue, le comportement de certaines collectivités locales Françaises sera jugé avec beaucoup de sévérité. Elles sont restées à l'écart d'une réponse à la crise comme si la réponse était un seul enjeu d'Etat. Cette réponse appartient à chacun, certes à l'Etat, mais aussi aux collectivités locales comme aux entreprises, aux artisans …: c'est le cumul des actions qui accélère la sortie de crise. Or décider des hausses fiscales dans les circonstances actuelles, c'est ajouter de la crise à la crise car c'est une ponction de plus sur le pouvoir d'achat.

  • 02/04/09 : la course sans fin à la hausse des impôts municipaux

    Je suis particulièrement surpris par la déresponsabilisation qui s'installe en matière de hausse des impôts municipaux. Le raisonnement souvent utilisé est simple. En cas d'alternance, le bilan est dramatique. De plus, la Commune est en-dessous de la moyenne de la Métro, comme si elle avait du "retard à compenser" …

    La moyenne de la Métro n'a aucun sens car le profil des Communes est trop différent pour être comparé. La seule comparaison technique qui vaille est celle de la strate démographique donnée par le Ministère de l'Intérieur.

    Mais surtout, ces hausses évitent les mesures d'économies à prendre dès cette année car la fiscalité sera impactée l'an prochain par la crise qui diminuera fortement notamment les produits de taxe professionnelle et les recettes des droits de mutations.

    Le début de mandat sur 2009 puis la crise sur 2010 sont des facteurs considérables de hausses s'il n'y a pas la volonté ferme de réduire la facture de la pression fiscale municipale.

    Avec un tel état d'esprit, les hausses sur 2010 vont battre tous les records car des pans de recettes seront en "chute libre". C'est une perspective très inquiétante.

  • 01/04/09 : Dominique de Villepin fait sa rentrée

    Ces dernières semaines, au sein même de la majorité présidentielle, des voix importantes font entendre leur différence. C’est le cas d’Alain Juppé lors des entretiens qui sont supposés accompagner la promotion de son dernier livre. C’est aussi le cas de Dominique de Villepin qui tient ce jour sa première conférence de presse depuis 2007.


    Dominique de Villepin, accompagné de 6 députés, tiendra ce jour sa conférence de presse sur la France et l’Otan. Il intervient donc principalement sur une question de relations internationales où chacun s’accorde à reconnaître sa compétence et donc sa légitimité à intervenir. Mais ses remarques devraient aller bien au-delà de ce seul dossier.


    Historiquement, la droite a toujours compté plusieurs sensibilités en son sein. Cette expression est probablement le retour vers cette situation historique.


  • 31/03/09 : Européennes : l’UMP à la traîne …

    Le PS a engagé sa campagne pour les Européennes. L’UMP est manifestement à la traîne. Cette situation n’incombe pas à sa tête de liste locale mais à la direction nationale de l’UMP qui peine à effectuer les derniers arbitrages. Cette direction nationale a officiellement reconnu ses difficultés en la matière. 


    Le scrutin Européen est aujourd’hui perçu comme le scrutin « pour de rire » mais qui pourrait faire pleurer la majorité présidentielle. « Pour de rire », parce que les citoyens ne visualisent pas les pouvoirs concrets des députés européens. C’est pourquoi, l’abstention et les votes sanctions guettent si facilement.


    La campagne doit « prendre racines » pour être efficace. En Isère, Michel Savin doit débattre publiquement avec André Vallini, Marie-Christine Tardy avec Michel Destot, Bernard Saugey avec Didier Migaud. Je cite ces trois noms car ce sont les trois responsables de la direction départementale de l’UMP 38. Mais bon nombre d’autres débats sont indispensables. Si dans ce Département, la tradition du débat républicain est une fois de plus sacrifiée, la campagne sera pliée sans être livrée.

  • 30/03/09 : tourner la page des audits surprises

    Au moment où nous publions notre lettre n°4 consacrée aux hausses des impôts municipaux, nous mettons en ligne la lettre n°3 qui contenait des propositions pour éviter les audits surprises avec des hausses considérables d’impôts à la clef.


    Cette lettre contient les mesures garantissant une transparence permanente de nature à améliorer les décisions démocratiques.

  • 29/03/09 : Vincent Peillon lance sa campagne en Isère

    Après Marseille hier et aujourd’hui l’émission Ripostes, le leader socialiste sera à Grenoble demain pour rencontrer l’Intersyndicale de Caterpillar à 13 heures 30.


    Il se rendra ensuite dans le Nord Isère pour terminer par un meeting sur Vienne. Pour l’instant, sur le plan national, l’enjeu est de savoir quel sera le 1er parti de France le soir des résultats du scrutin Européen. C’est ce qui explique la contrainte imposée par l’UMP au Nouveau Centre de se fondre dans les listes de la majorité présidentielle. Aujourd’hui, selon les sondages, deux à trois points séparent l’UMP et le PS sur le plan national. L’UMP est confrontée à une érosion inconstestable mais pas au point encore de céder la place au PS comme 1er parti de France. Sur le plan régional, l’enjeu résidera dans le fait de savoir si l’UMP est le 1er parti sur l’ensemble de la Région Rhône-Alpes ce qui lui permettrait d’engager les Régionales avec une forme de dynamique.


    Sur le plan départemental, l’enjeu est de savoir si la nouvelle direction départementale au pouvoir de fait depuis plus de 4 mois a su donner une nouvelle dynamique en dépassant le score national de l’UMP et les scores locaux enregistrés lors des dernières élections locales. Là aussi, techniquement comme sur le plan régional, l’enjeu consiste à passer un message objectif de remise en dynamique de progrès.

  • 28/03/09 : Vif : un Canton entièrement bloqué

    Aujourd'hui, le numéro 4 de notre lettre est publié. Ce numéro est consacré à l'actuel immobilisme qui frappe le Canton de Vif. Notre Canton est en retard sur de très nombreux volets. Il suffit de comparer avec des Cantons voisins. L'actuel blocage amplifie ce retard. Il marque surtout le refus ou l'incapacité de tirer les leçons du passé. Chaque fois que notre Canton a été uni, il a récolté les fruits de l'action collective. Chaque fois qu'il a été divisé, ces fruits ont été absents.

    Dans ce numéro, je tiens à exprimer ma désapprobation face à un tel blocage. Brigitte Périllié est l'élue du Canton. Elle est seule à disposer de la légitimité pour appliquer le contrat passé avec les citoyens. Elle doit donc être placée en position de pouvoir honorer ce contrat démocratique. A constater certaines polémiques, je regrette qu'il n'en soit pas ainsi. Je constate d'ailleurs que des tempéraments n'ont pas connu l'évolution présentée en mars 2008 qui avait conduit certains d'entre nous, par volonté d'évoluer vers une démocratie locale apaisée, à adopter certaines consignes de votes. Il est aujoud'hui clair que les précisions alors apportées s'avèrent erronées, intentionnellement ou pas.

    Je tiens également à exprimer ma désapprobation face à des méthodes qui, lors de décisions budgétaires, visent à se constituer une cagnotte dans la fenêtre de tir d'une alternance alors même que des réductions d'impôts seraient possibles. Voilà les principaux sujets abordés dans ce 4ème numéro que nous publions ce jour.

  • 27/03/09 : une étude intéressante sur Rhône-Alpes : « la région privilégiée »

    L’Institut CSA vient de réaliser une enquête qualitative très intéressante sur la Région Rhône-Alpes. Cette étude a reposé sur 5 groupes dont un à Grenoble. Il en ressort plusieurs enseignements forts : le sentiment que Rhöne-Alpes est une région avec des atouts particuliers. Les Valentinois et les Grenoblois sont plus pessimistes que leurs voisins. Une surprise réside dans l’importance accordée à la pollution qu’elle frappe l’air, les cours d’eau…


    Une région qui compte de nombreuses industries performantes. Hier, aux côtés du Président du Conseil Général, André Vallini, le Ministre de l’Industrie a visité plusieurs entreprises du Voironnais. Le soir, un Groupe leader du jouet ouvrait une unité de logistique parmi les plus performantes sur le plan national.


    Ce sont des atouts de ce type qui donnent aux habitants de Rhône-Alpes le sentiment de vivre dans une « région privilégiée ».

  • 26/03/09 : Le Ministre de l’Industrie à Grenoble

    Très exposé dernièrement par le dossier Heuliez, M. Luc Chatel sera aujourd’hui à Grenoble pour visiter des sites industriels majeurs dont Schneider.


    Il est un acteur important du Gouvernement en pleine crise économique. Il est aussi porte-parole du Gouvernement et maîtrise donc particulièrement bien les principaux dossiers Gouvernementaux.


    Le Ministre de l’Industrie devrait rencontrer des chefs d’entreprise et probablement en fin d’après-midi se rendre au siège départemental de l’UMP pour y rencontrer des militants afin de garder le contact avec celles et ceux qui vivent au quotidien les différentes formes de la crise.

  • 25/03/09 : à quand des actes concrets ?

    Un nouveau scandale financier éclate aujourd'hui avec les révélations du quotidien Libération : une filiale de courtage d'un établissement bancaire Français dont le chiffre d'affaire a chuté de 40 %, qui lance 75 suppressions d'emplois et remet … 51 millions d'euros de bonifications sur 2008 alors que l'Etat avait dû renflouer la "maison mère" à hauteur de 3 milliards d'euros.

    La crise économique met au grand jour une impuissance politique qui ne peut qu'inquiéter gravement. Est-ce qu'avec la montée en puissance des marchés financiers et des groupes internationaux, le pouvoir politique n'est plus aujourd'hui en France que le "ministère de la parole" ?

    Si tel n'est pas le cas, il est temps de passer aux actes et non plus aux simples proclamations sur les tréteaux devant des militants disciplinés rameutés pour faire la "claque".