La situation actuelle de l’opinion publique Française traduit un « détachement » inquiétant. Les chiffres publics sont faux. Pour le 1er mai, les données ont varié de 1 à 3 pour le nombre des cortèges. Il y a un an, Fillon dénonçait les « caisses vides ». Un an plus tard, chaque semaine connaît une annonce d’un coût minimal d’un milliard d’euros … Il y a 3 000 emplois supprimés par jour mais si l’opinion devait parler de licenciements, elle ne pourrait citer que Continental, Caterpillar, Heuliez car aucune information n’entoure la réalité de la crise économique. L’Europe est très importante : la preuve Sarkozy a pu « contrer » la crise économique quand il exerçait la Présidence de l’Union mais à 30 jours du vote la campagne pour les Européennes ne démarre pas. Voilà autant d’exemples d’une opinion qui n’a plus le respect d’elle-même tant elle est accoutumée à subir n’importe quoi.
En matière de « démocratie locale », il est en de même : appartenances politiques « oubliées » le temps d’une campagne, hausses d’impôts non annoncées, promesses aussitôt abandonnées …
L’opinion publique Française s’est habituée à être mal traitée probablement parce qu’elle n’a plus le respect d’elle-même car elle n’entoure d’aucune conséquence pratique de telles méthodes.
Cette situation est aussi rendue possible par des durées de mandats publics très longues. Aux Etats-Unis, les durées des mandats sont plus courtes et le poids de l’opinion reste plus grand. La campagne de mi-mandat (2010) a débuté et même celle de 2012 comme le montre la vidéo ci-dessous.
La réduction des mandats publics pour évoluer vers des durées de quatre ans permettrait de revitaliser le poids de l’opinion tout au long de l’exercice du mandat et rafraîchirait le respect des engagements.