Denis Bonzy

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  • 30/05 : la gauche à 48 % ou à 52 % dans le Canton ?

    Le scrutin du 7 juin permettra d'effectuer un point actualisé sur les rapports des forces politiques dans le Canton de Vif. Lors des dernières élections cantonales il y a un an et 1/2, la gauche avait totalisé 50, 68 % des voix en cumulant toutes les sensibilités de gauche, de l'extrême gauche au MRG en passant par le PS, le PCF et les Verts.

    Depuis cette date, plusieurs faits importants sont intervenus. Trois maires se sont engagés publiquement pour la liste UMP : Claix, Varces, Vif. Ces trois élus sarkozystes ont effectué une campagne publique intense qui devrait positivement impacter le score de la liste UMP dans le Canton présentée sur le plan national comme large première.

    Sur le plan départemental, la nouvelle équipe au sein de la fédération départementale de l'UMP tarde manifestement à prendre ses marques. La réunion de soutien organisée en faveur de la liste UMP a mobilisé moins de 180 personnes à Sassenage quand Vincent Peillon faisait le plein de la salle Dauphine à Grenoble jeudi soir et que vendredi soir les Etats Généraux de la Rénovation rassemblaient plus de 230 personnes à Meylan.

    Dans notre Canton, les distributions de tracts ont été inexistantes. Parfois même, les affiches officielles de l'UMP ne sont même pas collées … Des faits qui témoignent d'un indiscutable problème de mobilisation. Sur le fond, l'UMP 38 ne porte toujours pas le débat de fond dans l'agglomération Grenobloise. Il suffit d'ailleurs de parcourir son site Internet pour observer que les actions présentées concernent quasi-exclusivement le Nord Isère … Elle a été absente lors de fortes manifestations locales. Ainsi, lors des journées Libération à MC2, c'était le Mouvement de la Jeunesse Socialiste (MJS) qui distribuait des tracts sans la moindre présence de l'UMP 38.

    A Meylan, la réunion des Etats Généraux de la Rénovation, en présence d'Alain Carignon et de Julien Polat, a été marquée par des interventions sur des sujets très pratiques (tarifs scolaires, lignes VFD, TGV …) avec des participants qui étaient surpris et choqués qu'il faille attendre des réunions de ce type pour avoir connaissance de tels faits passés sous silence par les oppositions locales.

    Dans ce paysage très contrasté, le scrutin du 7 juin sera donc un test grandeur nature de légitimité.

  • 29/05 : Urgent : alerte animal volé

    Canelle a deux ans. C'est un berger australien. Canelle 29 05 09 Elle vient d'être volée dans un jardin de Bourgoin Jallieu. Si vous croisez ou si vous avez croisé un chien qui peut être Canelle, merci de bien vouloir téléphoner de toute urgence au 06 32 60 71 47.

    Merci pour votre aide.

    NB : l'information "classique" du jour est ci-dessous.

  • 29/05 : 60 millions de Robinson Crusoë

    L'abstention dépassera-t-elle les 60 % le 7 juin ? Et si oui, comment expliquer ce taux record ?

    La démobilisation a rarement été aussi forte. A une semaine du vote, y compris dans des géographies où des élus locaux sont politiquement officiellement engagés, même les panneaux d'affichage libre ne comportent parfois aucune affiche officielle …

    Les raisons de cette situation sont multiples. Tout d'abord, l'enjeu du scrutin du 7 juin parait flou. Ensuite, les projets sont peu lisibles dans leurs conséquences sur le quotidien. Les médias TV, volontairement ou pas, couvrent peu et mal la campagne. Mais surtout, avec la crise économique, c'est le sauve qui peut individuel qui prime. Chacun se sent dans un univers précaire anxiogène. Les "filets de sécurité" sont faibles. Il y a 60 millions de Robinson Crusoë qui se débrouillent pour échapper aux difficultés de la crise. Dans ce contexte, penser à un scrutin européen …

  • 28/05 : Brigitte Périllié doit répondre aux vraies questions

    La Conseillère Générale passe son temps à polémiquer avec tout le monde. Mais elle se garde bien de répondre aux vraies questions. Prenons l'exemple de la déviation de Vif. Son blog annonce "je prendrai soin pour qu'il soit un outil d'échange".

    J'ai donc utilisé l'espace des commentaires de son blog pour lui poser des questions simples et concrètes sur la déviation de Vif. Ce commentaire n'a pas été publié et les réponses n'ont pas été données.

    Ces questions sont importantes.

    En mai 2009, Jan Mourey et Brigitte Périllié polémiquent sur la détermination de l'auteur de l'obtention des financements pour la déviation de Vif. Or, en 2007, lors de la pose des panneaux officiels, il était question que "tout soit réglé". Si tout était "réglé" en 2007 dont les financements, pourquoi rouvrir la question en … 2009 ?

    Ce d'autant plus qu'en 2000, son prédécesseur déclarait à cette époque avoir déjà réglé la question du financement de la déviation de Vif grâce au Président du Conseil Général de l'Isère d'alors en liaison avec des financements régionaux. Si les financements étaient acquis en 2 000 pour des travaux qui devaient débuter en 2007 tout en ayant pas débuté en 2009, c'est que Brigitte Périllié a dû déprogrammer l'opération en 2001. Est-ce que ce fut le cas ? Ou alors les financements de 2000 étaient-ils aussi "incertains" que ceux de 2007 … ?

    Ce sont des questions précises concernant des financements publics reposant sur les impôts payés par tous les contribuables. Il serai temps que Brigitte Périllié sorte des polémiques stériles pour répondre à des questions concrètes qui concernent le quotidien.

  • 27/05 : le buzz de la semaine : l’identité derrière les pseudos …

    Plusieurs sites Internet qui laissent une place très significative aux commentaires derrière des pseudos supposés garantir l'anonymat montrent aujourd'hui un visage différent. En effet, par suite d'un souci technique, l'un des sites a levé la vraie identité des pseudos. Lors de cet incident, il suffisait de cliquer sur le pseudo pour accéder à l'adresse Internet de l'auteur et ainsi identifier l'auteur.

    Les surprises ont été nombreuses. Prenons quelques exemples précis. Dans un cas, sous deux pseudos différents, un dialogue s'engage avec des points de divergences. En réalité, derrière les deux pseudos, c'est le même auteur qui n'est pas d'accord … avec lui-même car il tente d'augmenter le nombre des commentaires.

    Dans un autre cas, un commentaire particulièrement louangieux est posté par une personne qui se présente comme extérieure mais qui est tout simplement la … fille d'un candidat qui fait l'objet de ses commentaires.

    Dans un autre cas, derrière le masque du pseudo, un auteur déclare "trouver très bien un élu grenoblois" tout en ajoutant que "pourtant il ne partage pas ses idées". Cette nuance est supposée ajouter du poids à la première appréciation mais finalement il ressort que l'auteur en question est dans le même parti politique que celui dont "il ne partage pas les idées" …

    Et la liste des "anecdotes" pourrait continuer de plus belle.

    De telles révélations sont significatives de certaines pratiques de donneurs de leçons. Elles confortent notre blog dans sa logique ancienne de poser un cadre très rigoureux pour éviter des débordements que l'anonymat "libère" bien tristement.

  • 26/05 : la société de la punition généralisée

    Une accélération indiscutable des punitions intervient. Avec Hadopi, la majorité présidentielle a accepté de mettre en place la triple peine alors même que techniquement le dispositif parait très incertain. Pour lutter contre le tabac, la punition par l'image fait son apparition. Trois cigarettes par jour vous culpabilisent avec la photo sur le paquet de la maladie incurable qui emporte en quelques semaines. En matière de conduite, si la limitation de vitesse est dépassée de 40 km / h la voiture pourrait être confisquée, mise aux enchères publiques ou à la casse si sa valeur est insuffisante. Les écoles peuvent être équipées de portiques d'aéroports …Tout donne lieu à un climat de surveillance, de culpabilisation et de punition. C'est une logique assez étonnante.

    Dans ce climat, lorsque Jésus revendiquait avoir marché sur les eaux, il aurait été soit mis en examen pour mensonge soit puni pour ne pas avoir tout simplement … nagé.

  • 25/05 : rien n’est joué peut-être …

    Le sondage CSA paru dans le Parisien d'hier confirme les dernières analyses sur les facteurs de faiblesse du PS lors du scrutin du 7 juin.

    Ces facteurs sont au nombre de 2 : bien que très européens, les moins de 30 ans entendent voter peu nombreux le 7 juin. Or ce collège des moins de 30 ans est celui qui est le plus opposé à la politique Gouvernementale. Mais surtout, à ce jour, le PS ne recueille que 69 % du vote de ses sympathisants. 3 sympathisants sur 10 partent voter en faveur d'autres partis politiques que le parti dont ils se reconnaissent pourtant les plus proches.

    Si le PS parvient à corriger ces deux situations la donne peut être significativement modifiée.

  • 24/05 : J – 14 : la nouvelle équation du PS dans l’Isère

    Dans 14 jours, nous connaitrons le poids politique strict du PS en Isère.

    Sur le plan national, le PS est loin derrière l'UMP en stagnant à 22 %.

    Sur le plan local, lors des élections locales, l'équation du PS c'est : toute la gauche + toute la presse + toutes les institutions locales + une partie de la droite = score du PS.

    Avec le scrutin Européen, la gauche est éclatée. Par conséquent, les rapports de forces internes seront transparents.

    Mais aussi, la majorité présidentielle présente son nouveau visage en Isère. La nouvelle fédération s'est délestée des "boulets électoraux" et avec la légéreté du nouveau souffle de "ceux qui ont toujours tout gagné sans la moindre exception" elle part à l'assaut, sûre d'elle, sûre de son savoir-faire et surtout de l'immensité de son bilan des derniers mois qui ont manifestement démontré (au moins à leurs yeux) une grande capacité à agir, à rassembler et à faire naître le contenu précis de nouveaux débats de fond qui donnent envie de vivre l'alternance.

    A ceux qui disent que le scrutin du 7 juin est un "coup pour rien", voilà au moins des enseignements qui reposeront sur des chiffres précis.

  • 22/05 : chômage des jeunes : les chiffres qui font mal

    Selon le dernier rapport de l'OCDE, le chômage des 15-24 ans se maintient en France à plus de 18 % soit 7 points au-dessus de la moyenne des autres pays riches comparables.

    Avec ce pourcentage, la France est 23 ème sur 30 dans le classement OCDE.

    L'OCDE tente d'expliquer cette situation et dénonce : la névrose du diplôme initial, une formation déconnectée des réalités professionnelles, un parcours particulièrement discriminatoire, un cycle d'apprentissage sous-developpé …

    Mais surtout parmi les causes dénoncées, une absence de politique durable dans ce domaine : 80 mesures ont été mises en oeuvre dans les dernières années créant un cadre à l'instabilité chronique sans équivalent dans les autres pays.

  • 21/05 : vers la confirmation de « l’effet Sarkozy » …

    Sur le plan national, l'effet Sarkozy semble se confirmer en maintenant l'UMP en tête des formations politiques le 7 juin.

    Les enquêtes qualitatives qui circulent actuellement, permettant de compléter les sondages, laissent apparaître 4 éléments fondateurs :

    1) La présidence de l'Union en pleine crise économique a incontestablement marqué l'opinion qui a apprécié en la circonstance son énergie et qui met à son actif les mesures prises à cette occasion.

    2) Un effet "Carla Bruni" existe aussi. La "première Dame" de charme séduit manifestement une partie de l'opinion et adoucit le couple.

    3) L'opposition n'a pas su construire un "autre leadership". Pour les insatisfaits des deux premières années, ils terminent leurs commentaires par "de toutes les façons en dehors de lui, il n'y a personne …". Par conséquent, le transfert politique est neutralisé.

    4) L'extême gauche peut grimper lors d'Européennes mais son programme est indiscutablement perçu comme "non réaliste". Ce peut être un vote protestataire ponctuel mais lors d'une "élection sérieuse", ce montant diminuera significativement.

    Pour toutes ces raisons, sauf nouvel évènement, le scrutin qui devait créer une crise de légitimité pourrait très bien conforter le Président en exercice dès l'instant que "sa" formation restera en première place des formations politiques Françaises.