Denis Bonzy

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  • 12/06 : pour encore mieux échanger : un conseil : ouvrez votre compte sur Facebook

    Dimanche dernier, Facebook a montré l'une des utilisations majeures : le partage des informations en direct. Plusieurs utilisateurs donnaient les participations en direct tout au long de la journée dans les bureaux de votes qu'ils tenaient ou bien où ils venaient de voter. Le soir, dès les premiers dépouillements, la poussée des Verts était indiqué par des messages brefs donnant des chiffres précis significatifs.

    C'est une nouvelle liberté d'information et de dialogue qui s'ouvre. En complément de ce blog, l'ouverture d'un compte sur Facebook permet des échanges de qualité.

    Cette ouverture de compte est gratuite. Actuellement, Facebook suscite des commentaires parfois sévères sur la "violation de la vie privée" qui en résulterait. C'est un argument totalement erroné. Sur votre page Facebook ne figurent que les informations que vous mettez. Par conséquent, si vous ne mettez pas des bêtises, il n'y en aura pas.

    En réalité, de telles accusations visent exclusivement à faire peur pour dissuader face à des nouvelles technologies de ce type qui font souffler un vrai vent de liberté contrariant les réseaux structurés traditionnels. Ce sont ces réseaux qu'il faut non seulement contester mais combattre car ils ont tissé des formats qui sont aujourd'hui guidés par leurs intérêts financiers ou de pouvoir et non pas par l'intérêt des citoyens.

    Twitter est compliqué d'utilisation et ces difficultés handicapent beaucoup sa diffusion.

    En revanche, Facebook est d'un usage très facile et vous êtes maître en permanence de l'acceptation d'amis ou pas, des informations que vous mettez ou pas.

    C'est maintenant qu'il faut commencer à l'utiliser pour que notre réseau soit très performant lors de prochaines échéances importantes.

  • 11/06 : enfin des protections pour les internautes

    La décision hier du Conseil Consitutionnel corrigeant partiellement la loi Hadopi sur les téléchargements est une avancée significative pour la protection des internautes.

    Cette décision est conforme à celle du Parlement Européen exprimée le 6 mai par 407 voix contre 57 à savoir que l'accès à Internet est un droit fondamental.

    Internet fait désormais partie de la liberté d'expression.

    C'est une évolution d'autant plus importante qu'Internet devient le seul support du pluralisme. La presse traditionnelle est frappée par une concentration sans précédent. Cette presse évolue vers une fonction d'opinion qui n'est pas sans danger pour la démocratie. Tantôt elle prend manifestement partie tantôt sans dire pour qui voter elle dit à quoi il faut penser en votant à l'exemple de la programmation du documentaire "Home" qui est une situation indigne d'une démocratie comme la couverture médiatique des cérémonies du 6 juin. Les deux formations politiques qui ont progressé sont celles qui ont bénéficié dans les dernières heures de campagne d'une exposition médiatique favorable considérable. Ce n'est pas sain de fonctionner ainsi.

  • 10/06 : UMP 38 : quel électrochoc ?

    L'UMP 38 baisse encore dans les intentions de votes dans l'agglomération Grenobloise pour atteindre des niveaux impensables il y a encore quelques années.

    Trois facteurs majeurs expliquent ce phénomène.

    Tout d'abord, lors des élections internes de novembre 2008, la différence naturelle a pris une tonalité trop haineuse après avoir constaté des opérations très manoeuvrières lors des élections locales de 2008. Des clivages sans précédent sont ainsi nés et rien n'a été fait pour les dissiper depuis. L'étude de certaines Communes montre que des seuils planchers classiques ont été franchis faute notamment de mobilisation militante. La baisse de militantisme est considérable dans certains secteurs qui n'ont par exemple connu aucune distribution, aucun affichage militant… Les mails de la dernière heure ne suffisent pas.

    Ensuite, l'UMP 38 est en panne de propositions donc de valeur ajoutée. Quand cette formation a été capable de gagner c'est qu'elle avait été capable préalablement de gagner d'abord le terrain des idées comme ce fut le cas en 1983 puis en 1985. Dans ces deux dates, le débat s'est structuré autour des propositions de l'opposition d'alors à l'exemple emblématique de la question du referendum sur le tramway. Où figure aujourd'hui le moindre projet local de l'UMP 38 qui montre qu'elle dispose d'une grille de lecture et de propositions qui la différencie des actuels détenteurs du pouvoir local ?

    Enfin, l'UMP 38 est trop repliée sur des professionnels de la politique. Elle est coupée des milieux universitaires et socio-économiques. Là aussi, les exemples passés de victoires avaient reposé sur un très large rassemblement au sein de "milieux complémentaires " dont l'économie, l'université, la culture, les sports …

    La véritable question qui s'impose dans de telles circonstances est la suivante : l'organisation actuelle vise-t-elle à préserver les rares acquis ponctuels ou à bâtir une véritable force d'alternative ? Ne prenant pas ce second chemin, l'opinion a boudé le parti de la majorité présidentielle en le ramenant à des scores très inférieurs aux moyennes nationales, du sud-est et de la région rhône-alpes. Il faut donc rapidement revoir la copie.

  • 09/06 : l’élection bi-goût

    La mode est aux produits bi-goût. Il y a le goût immédiat puis un second goût qui d'ordinaire doit être en harmonie avec le premier. Le scrutin du 7 juin est typiquement une élection bi-goût.

    Le premier goût à force de tam tam c'est la victoire de la majorité présidentielle sur le plan national.

    Mais rapidement le second goût sera différent car ce score national est d'abord une victoire par défaut. Il faudra expliquer les 60 % d'abstention. Il faudra expliquer comment il est possible de passer de 28 % à … 51 %. Chacun va prendre conscience que la majorité présidentielle a fait le plein de ses bases : UMP + Nouveau Centre + Gauche Moderne + Progressistes + Radicaux. Si ces formations étaient parties en ordre dispersé prenant de 2 à 5 % selon les cas, l'UMP au sens strict ne serait guère éloignée du … PS. Si 28 % est un "succès historique" pour une formation présidentielle, comment qualifier les scores de Merkel et de Berlusconi dans les démocraties voisines qui sont tellement au-dessus des 28 % ?

    Toutes ces questions ont été éludées. Elles montrent que la communication moderne préfère résonner que raisonner. Il faut d'abord "faire du bruit" pour délivrer un message auquel l'opinion peut croire plutôt que chercher à comprendre.

    C'est dommage qu'il en soit ainsi parce que dans de telles circonstances le second goût risque vite de devenir très amer …

  • 08/06 : l’UMP 38 en chute libre dans le Canton de Vif : – 17 points

    Les chiffres sont là et les chiffres sont têtus. C'est un score de crise grave qui est celui de l'UMP 38 dans le Canton de Vif lors du scrutin du 7 juin. Il y a un an et 1/2, lors des cantonales, la majorité présidentielle obtenait plus de 41 % des suffrages en ajoutant mon score de 23, 91 % et celui du candidat Nouveau Centre qui avait réalisé 17 % des suffrages. Hier, cette même majorité présidentielle est passée dans le Canton de Vif de 41 % des suffrages à … 24 % des suffrages.

    A l'exception d'une Commune dans tout le Canton, la liste de la majorité présidentielle est partout en retrait important face au score national. Sur le Gua, elle ne franchit même pas le seuil des 20 % et sur Pont de Claix, elle le franchit de justesse … A Vif, à Claix et à Varces, le rapport Droite / Gauche s'établit désormais très largement en faveur de la gauche.

    Ce sont des réalités qu'il faut regarder en face. Il y a 1 an et 1/2, toute la gauche franchissait dans ce Canton la barre des 50 % d'une petite centaine de voix quand maintenant elle dépasse celle des … 60 % allègrement !

    Cette situation est en contradiction avec la situation nationale. Certes, l'abstention est importante mais la démobilisation n'a pas frappé les "réserves électorales" de droite principalement ; bien au contraire.

    Cette situation trouve des explications dans des comportements locaux qui ont troublé des citoyens, fait naître des rancoeurs qui ont éloigné des citoyens du vote ayant fait l'objet d'appels publics d'élus locaux.

    C'est une crise grave qui appelle des mesures d'urgences pour inverser une tendance en total décalage avec la situation nationale.

  • 04/06 : Barack Obama lance la réforme de l’assurance maladie publique

    La réforme du système Américain de santé est lancée. Il s’agit d’ouvrir une couverture santé aux 46 millions d’Américains qui en sont dépourvus (environ 15 % de la population).


    La réforme repose sur la coexistence entre l’option d’une assurance de santé publique et les mécanismes purement privés.


    C’est une réforme d’ampleur car il n’y a pas de couverture maladie universelle. Bill Clinton avait tenté cette réforme pendant son mandat mais en vain.


    Une nouvelle fois, les Républicains crient à la « socialisation » de la santé.


    Le véritable enjeu réside dans la part du financement par l’Etat et des taxes qui vont en résulter. Ce sera très intéressant d’observer la méthode utilisée pour mener à bien cette réforme.


  • 03/06 : vendredi 5 juin : grand concert à Sinard

    Accompagné de 9 autres musiciens, Jean-Patrick Carratier présentera son dernier album le vendredi 5 juin 2009 à 20h30 à la salle des fêtes de Sinard .
    Professeur de guitare à l'école de musique de Vif depuis 1996, Jean-Patrick Carratier est aussi un musicien de studio qui a accompagné Hugues Auffray, Gold, Francis Lalanne et Marcel Dadi, disparu en 1996.

    Au cours de son concert, Jean-Patrick Carratier interpretera une vingtaine de chansons, tour à tour des compositions personnelles et des standards de Willy Dixon, Eric Clapton, Jimi Hendrix et d’autres grands noms de la musique. Il y en aura donc pour tous les goûts musicaux et surtout pour les amoureux de jazz, blues, bossa, samba et musique accoustique….

    Une excellente soirée musicale en perspective pour seulement 8 Euros en prix d’entrée. Billeterie disponible auprès de la mairie de Sinard (Tel. : 04 76 34 07 19).

  • 02/06 : toujours pas de réponse sur les « financements baladeurs »

    La semaine dernière, des questions précises ont été posées à Brigitte Périllié au sujet de la déviation de Vif qui est annoncée comme réglée depuis juillet … 1999. C'est à dire il y a 10 ans.

    Dans 45 jours, nous allons fêter le 10 ème anniversaire d'un dossier réglé dans les annonces mais pas dans les faits.

    Il peut être légitime de considérer qu'il y a un moment où la "plaisanterie a assez duré" et que les contribuables sont en droit de savoir si les crédits ont été inscrits et si oui où ils sont passés puisque la déviation n'existe pas sur le terrain.

    Brigitte Périllié est celle qui dispose de la visibilité la plus globale sur l'opération compte tenu de ses responsabilités départementales et municipales. Les questions sont posées, relancées ce jour, mais elle ne répond pas ; ce qui témoigne soit son désintérêt soit son embarras.

    Compte tenu de l'importance des sommes en question, les contribuables sont en droit d'avoir toute la clarté sur cette opération.

  • 01/06 : qui sera le 1er parti en Isère ?

    Sur le plan national, il paraît établi que l’UMP devrait arriver en tête. L’émiettement des composantes de gauche favorise amplement une telle situation.


    Sur le plan Isérois, l’émiettement des forces de gauche devrait logiquement produire le même effet sauf à considérer qu’il y ait une valeur ajoutée du PS local et / ou une moins value de l’UMP locale ?


    Il est certain que la personnalité de Vincent Peillon qui a effectué une campagne remarquable va produire un bonus pour le PS dans le secteur Sud-Est. De là à inverser une tendance par un transfert de plus de 5 points ? Ce serait un impact énorme.


  • 31/05 : ne pas banaliser l’abstention

    Notre pays est loin d’être un exemple démocratique. La presse d’investigation n’a ni le smoyens ni la liberté nécessaires. Dans de très nombreuses régions, avec la logique malsaine de la décentralisation du début des années 80, beaucoup de collectivités locales sont désormais aux mains de « décideurs » qui montrent que le pouvoir de proximité n’est pas nécessairement un progrès. La crise économique écrase les autres actions collectives dont le civisme. … La liste de toutes les raisons pour ne pas voter le 7 juin est ainsi longue, très longue. Mais l’abstention est d’abord une insulte aux conquêtes civiques progressives et à tant de pays où les citoyens aimeraient un début de vie démocratique même imparfaite.


    Le 7 juin, il faut voter.