Denis Bonzy

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  • Ne jamais se laisser enliser par les âmes sombres

    Pierre Gascon Elysée

    Depuis quelques jours, dans des circonstances dramatiques, des familles mettent en relief une leçon forte de la vie : ne jamais se laisser enliser par les âmes sombres. Un père, des compagnes de soldats morts au combat font des témoignages d'une grande beauté d'âmes : le respect, la douleur, l'importance de la mémoire. Dans des circonstances dramatiques, c'est une embellie agréable dans le tumulte de comportements vulgaires qui assaillent désormais l'actualité de notre pays. Avant cette nécessaire leçon, ces dernières semaines, j'avais reçu deux témoignages de belles âmes inspirées par les mêmes valeurs. Il y a 3 mois, presque jour pour jour, nous apprenions le décès de Pierre Gascon. Dans les jours qui ont suivi son enterrement à Barraux, j'ai reçu un mot de son épouse qui m'a terriblement ému. Probablement terriblement davantage que ce qu'elle a pu imaginer en me l'adressant. L'écriture fragile d'une dame âgée. Mais d'une dame qui avait pris le temps d'écrire des sentiments. Elle et son époux avaient traversé tellement d'épreuves comme le rappelle la vidéo ci-dessous que j'avais faite à l'Elysée et que j'ai retrouvée dernièrement classée sur une clef USB en recherchant des lettres de Pierre Gascon que j'avais soigneusement rangées. Ce mot est désormais sous cadre dans mon bureau. Tout y est. La même élégance que celle de son époux qui écrivait souvent. Une de ses lettre d'août 86 sur la vie publique est l'une des plus belles que j'ai pu lire sur le dévouement au collectif. Un jour, je la publierai. Puis quelques jours plus tard, un autre mot sur un autre sujet émanant de M. Yves Armand, membre de l'Académie Delphinale, remarquable historien ayant longtemps présidé les AVG. Même élégance de pensée. Il ne faut jamais se laisser enliser par les âmes sombres. Ceux qui portent des messages d'espoir ont eu cette capacité à éviter de tels écueils. Le jour où dans les comportements personnels ce beau réflexe sera très largement partagé, notre pays pourra alors retrouver les chemins de la confiance et de l'espoir, chemins qu'il a quittés depuis quelques années déjà. 

  • Musée Champollion : né un 11 mai 2019 … ?

     

    Musee Champollion bis 03 10 07
    L'actuel monde politique local est une morne plaine tant il est prévisible. Pas le moindre relief possible pour une surprise positive éventuelle. Il est fâché avec le temps. Le temps passé le contrarie car la comparaison avec des réalisations d'hier lui rendrait de l'humilité. Et comment être porteur de vision quand on commence par ignorer les racines ? Tout est donc dans l'instant. Prenons un exemple concret : le musée Champollion. La réalité des faits c'est quoi. 1) Tout a officiellement commencé un 5 juin 1989 par une délibération du Conseil Municipal de Vif à l'initiative de son Maire d'alors, M. Daniel Biston. Il y a 30 ans ! Et Daniel Biston engage les discussions avec la famille Chateauminois, alors propriétaire du domaine. Discussions difficiles car le couple Chateauminois était contrasté. Lui fatigué, usé, résigné. Elle très alerte, redoutable négociatrice, sachant exactement ce qu'elle voulait. Combien de fois, comme Conseiller Général, j'ai accompagné Daniel Biston dans ses démarches. Sans sa patience et sa détermination, cette propriété n'aurait jamais été aujourd'hui un patrimoine public. Puis à cette époque, il y eut également l'engagement d'Alain Carignon, Alors Président du Conseil Général de l'Isère.

    Daniel Biston Vif

    Il est venu un nombre de fois considérable sur place. Persuadé qu'il s'agissait d'un projet de qualité. A cette époque, nous pouvions aussi compter sur deux soutiens importants : Jacques Remiller, VP, qui avait connu Vif dans sa carrière professionnelle et qui aimait cette ville. Et Gérard Cardin passionné d'égyptologie. Comme le soutien de Didier Migaud, alors député du secteur.

    DB avec Migaud (Copier)

    Et l'aide de responsables associatifs comme Yves Armand, remarquable Président des AVG ou Alain Faure, passionné par l'histoire. Après Daniel Biston, avec le nouveau Maire de Vif, ce fut plus délicat. Moins patient par tempérament, parfois même rapidement volcanique, souvent d'abord désireux de "régler ses comptes " avec son prédécesseur, une politique du yoyo allait naître : tantôt pour tantôt indifférent. Puis ce fut Brigitte Périllié. Elle a sérieusement travaillé sur le dossier. Relancé.

    Brigitte Périllié (Copier)

    Mais rien n'a été fait dans l'Assemblée Départementale pour l'aider. Elle gênait ce milieu masculin à l'excès qu'elle ne voulait surtout pas chercher à comprendre et encore moins à s'intégrer. Ce divorce progressif a expliqué la situation de 2015. Et 10 932 jours + tard, parce qu'il n'y avait plus de choix face aux évolutions possibles, le Musée voit le jour. 10 932 jours plus tard. C'est peu par rapport aux repères de Champollion. Mais c'est assez instructif sur la capacité à respecter le temps "court" de la part de ceux qui veulent célébrer le temps … long. 

  • Terrains à construire : non toutes les bonnes affaires ne sont pas sur Le Bon Coin

    Le Bon Coin terrain à construire 09 05 19

    Bien au contraire. Le Bon Coin passe pour être le "site des meilleures offres". Regardons hier les terrains constructibles à vendre sur la Commune de St Paul de Varces, terrains exposés sur le site Le Bon Coin. Un terrain à 259 € le m². Puis un autre à 293 € le m². Un autre à 300 € le m². Un à 231 € le m². Un à 245 € le m². Et celui qui vient d'être vendu par la Commune (#Villarey1) qui n'est pas sur Le Bon Coin : 64 € le m². Ce dernier terrain (LeVillarey1) est-il mal placé ? Non en plein centre village à côté de l'Ecole. Est-il voué à supporter des charges autres que la construction dans la durée ? Non puisque tout passe immédiatement dans le domaine public à la charge de tous les contribuables. Comment se fait-il que quand un m² constructible se vend à 64 €, des particuliers acceptent de payer 250 € le m² constructible en moyenne ? Ce d'autant plus que les charges de travaux seront supportées par définition sur un seul propriétaire dans des opérations individuelles alors que dans le Villarey1 il y a un amortissement sur 80 acheteurs. Assistons-nous à une génération de "particuliers mauvais négociateurs" à ce point pour dépenser 250 € en moyenne quand 64 € seraient le "prix du marché" ? Ou alors, il y a un autre angle de questionnement : et si le prix du marché c'est 250 € le m² constructible, comment une opération peut-elle tomber à 64 € le m² constructible ? Les contribuables propriétaires de ce terrain vendu par la Commune ont droit à une explication. C'est d'autant plus nécessaire que la connaissance du Jury qui a décidé le choix de cette offre est toujours inaccessible. Et c'est encore plus nécessaire quand ceux qui ont décidé cette vente à ce prix écrivaient hier quand ils étaient dans l'opposition que l'opération devraient rapporter 4M€ ! Cette composition du Jury est demandée par mail + par courrier suivi remis en mairie + par visite physique en mairie : mais impossible à obtenir à ce jour ! Pourquoi ? Existe-t-elle ? Très probablement quand même. Même si cette obstination à ne pas communiquer ce document public peut commencer à créer des doutes. Si cette composition existe, pourquoi ne peut-elle pas être communiquée alors même qu'il s'agit d'un document public ? La liste des questions sérieuses sans la moindre réponse s'allonge chaque jour sur ce dossier. 

  • #Le Villarey1 #stpauldevarces : J + 7 : pourquoi cette opacité ?

    Villarey 2 29 04 19

    Les 12 et 15 avril 2019, le maire de St Paul de Varces a signé des autorisations de construire pour 80 logements soit au moins 240 habitants soit + 10 à + 12 % de population d'un coup. C'est compréhensible que cet acte administratif fasse l'objet d'un examen attentif. Dans ce cadre, le bon sens élémentaire, c'est d'identifier la traçabilité du processus de décision. Donc de revenir aux actes de base. Dans un fonctionnement "normal", ces actes, pris en l'espèce courant l'été 2017, auraient dû être en ligne sur le site Internet de la mairie. Disponibles pour chacun dans la transparence. Ils ne le sont pas. Donc il faut demander leur communication. C'est ce que j'ai fait par mail du 30 avril (cf photo ci-dessous). Une lettre courtoise, détaillée, demandant des documents publics. Une semaine plus tard, pas la moindre réponse. Les pièces demandées ne sont pas volumineuses. Dans le cadre d'un recours éventuel, les délais sont de 60 jours. 7 jours sont déjà neutralisés par des pratiques de ce type. Ceux qui soutiennent la municipalité sortante soutiennent des pratiques de ce type ! Considèrent-ils qu'une Commune peut fonctionner ainsi dans le secret, coupés des demandes légitimes d'une partie de ses habitants ? Une opacité qui suscite ensuite une question de bon sens : qu'y aurait-il donc à cacher pour ne pas communiquer ces pièces ? Quand j'ai entendu des explications données sur des démissions (8), j'avais du mal à penser que des arguments exposés par des démissionnaires puissent être exacts. J'imaginais de la rancoeur, voire une forme de malveillance. Puis il y eut l'étape du jeudi 6 juillet 2017 constatant la principale adjointe du maire perdre la maîtrise de ses nerfs et insulter des personnes qui avaient pour tort de … poser des questions. Sans la moindre réaction ni du maire ni de conseillers de la majorité sortante face à un tel débordement indigne d'une telle fonction. Aujourd'hui, une étape supplémentaire est franchie. Est-elle de nature à dissuader ? Non. Bien au contraire. Le Villarey 1 devient ainsi non seulement un enjeu d'urbanisme mais de démocratie. Ce sont deux valeurs qui méritent l'engagement. 

    Villarey demande DB 30 04 19

  • La vraie fracture

    Manifestations 4 05 19

    Dans la société française, il y  a désormais une vraie fracture. C'est celle qui sépare d'un côté ceux qui ont besoin de quantité et d'un autre côté ceux qui aspirent à de la qualité. C'est une réelle fracture d'abord matérielle, financière. La société française a progressivement augmenté le nombre des personnes qui vivent en-dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté. Selon la définition du seuil de pauvreté c'est entre 5 et 9 millions de personnes en France. C'est énorme. Et si cette approche devait être étendue à la notion de "crise de fin de mois", selon les rapports, c'est 12 à 15 millions de personnes. Gigantesque. Pour ces personnes, le besoin c'est du "sonnant trébuchant". Du pouvoir d'achat immédiat. Le reste, c'est de la "parlote". Vis à vis de cette société de la contrainte permanente où chaque dépense doit être comptée, il y a de la haine. Il suffit de dialoguer pour en mesurer l'immensité. Face à cette partie de la société, une autre partie qui vit bien et qui aspire à de la qualité. La qualité de la vie avec des loisirs. La qualité de la ville avec de l'esthétique urbaine. Il ne s'agit plus de construire mais de faire beau. Il ne s'agit plus d'ouvrir des rues mais de les agrémenter. Et la qualité de la décision : il ne s'agit plus de se contenter de voter mais de faire vivre un dialogue permanent. Entre ces deux sociétés l'incompréhension est totale. Bien davantage, la seconde quand elle s'expose, ce qui est de plus en plus quotidien avec les réseaux sociaux, ne peut qu'aiguiser les colères de la première. La crise systémique est là. L'erreur fondamentale des actuels gouvernants c'est de ne pas voir l'urgence pour calmer cette fracture. Ce qui passe par rendre des facilités matérielles donc du pouvoir d'achat pour sortir des crises de fin de mois. Il ne faut pas être timide dans ce domaine mais volontaire. Avec des coupes sombres immédiates dans la dépense publique : depuis des symboles qui financièrement sont marginaux mais moralement forts comme la fin des fromages de la République jusqu'à des pans entiers de gaspillages notoires. En ne le faisant pas, Emmanuel Macron montre qu'il est et reste un "enfant du système". Et c'est une faute qu'il va probablement payer très cher dès les européennes avec le poids de l'abstention et celui du RN. Le lendemain, beaucoup sera encore plus difficile alors. 

  • Les belles traditions

    Premier mai 2019 (Copier)

    Beaucoup de monde hier à la recherche de muguets. La satisfaction de constater des personnes calmes, respectueuses de la nature, garant leurs véhicules avec soin en bordure de la voirie. Discuter avec plusieurs d'entre elles au retour de promenade a été un plaisir agréable. Une mention particulière pour ce père de famille habitant une Commune voisine (Vif) venu avec ses filles pour leur montrer les endroits que son père lui faisait découvrir quand il était enfant. Et constater combien il pouvait connaître la Commune, ses coins à muguets, à morilles. M'expliquer combien son papa pouvait trouver des morilles en bordure du champ au-dessus de chez nous. Et de comparer les endroits que nous préférons : aller jusqu'aux Amieux, monter jusqu'à Prélenfrey en longeant le Lavanchon… Et ses enfants de lui demander qu'il leur fasse découvrir à son tour. Un après-midi très agréable avec la douceur des belles traditions.  

    Morille bis (Copier)

    Maison Geymond Gros Moran (Copier)

  • St Paul de Varces : avec la totale liberté, nous serons les défenseurs de toute la vérité sous toutes ses facettes au sujet du Villarey

    Villarey 2 29 04 19

    Aujourd'hui les premiers permis de construire pour la 1ère tranche du #Villarey #stpauldevarces ont été affichés sur le terrain. On ne se débarrasse d'un projet douloureux pour toute la collectivité des habitants de la Commune qu'en le comprenant sous toutes ses facettes en toute indépendance et surtout en toute liberté. Cette bataille pour la vérité a débuté. Merci pour toutes les informations déjà communiquées. Elles sont nombreuses, précieuses et très détaillées. Celles et ceux qui aiment leur village comme le respect de la démocratie exprimée par référendum municipal peuvent compter sur toute notre détermination. La route est longue. Elle réserve beaucoup de surprises manifestement. Dans le calme et en toute sérénité, les valeurs de justice, d'environnement et de morale auront ici les défenseurs que ces belles valeurs méritent.

  • Les voleurs de couleurs

    Alexandria Ocasio-Cortez 09 11 18

    Mercredi 1er mai, Netflix commence la diffusion d'un documentaire sur la campagne d'Alexandria Ocasio-Cortez. 10 millions de dollars pour ce documentaire. La jeune femme qui a cassé tous les codes et gagné là où c'était impossible. On l'a vue se maquiller, vivre le métro, servir à son bar … bref : vivre ! Elle a donné du relief à sa campagne avec des propositions chocs, des contestations fortes. Elle a rendu des couleurs à la politique. C'est l'opposé de ce qui est vécu en France. En France, la politique est une morne plaine. Chaque parti dans son rôle immuable : supporter coûte que coûte ou condamner coûte que coûte. Les faiseurs d'échecs sont promus. La liste LREM est conduite par l'ancienne directrice de l'ENA (2012-2017), école qui a tellement réussi qu'il est aujourd'hui proposé de la … supprimer. L'ancien Préfet de police de Paris, désormais chargé de tous les maux, est promu au … Conseil d'Etat. Dans un mois, les élections européennes auront eu lieu. L'abstention sera le premier parti, très probablement suivie par le Front National. Localement, c'est aussi un théâtre d'ombres. Le président de la métropole est l'ombre du maire de Grenoble qui fait sa majorité. Mais il peut se contenter d'avoir à son tour ses ombres qui n'inaugurent rien sans le convier y compris la plate bande du coin de la rue. Quand d'autres vivent dans l'ombre de parlementaires locaux alternant leur agenda entre les visites des locaux parisiens hier montées par les huissiers de services et aujourd'hui par les … parlementaires et les classiques coupages de rubans locaux. Mais les ombres n'ont pas de couleur. Comment s'intéresser à cette politique française sans la moindre couleur. Ils ont volé les couleurs. En dehors des fans zones capables de supporter tout puis son contraire, c'est le problème majeur de la présente période : le "pays des Lumières" vit l'enfer du … gris. Il n'y a plus de couleurs parce qu'il n'y a plus de possible. L'autre est devenu le bouclier de l'impossible. Quel peut être le message positif d'un pays sans couleur ? Difficile d'en trouver. Rendez-nous des couleurs !

  • Seule la fin éclaire toute l’histoire

    Chatham 13 04 19

    Dans une vie, il faut toujours chercher à reconnaitre d'abord ce qui a été une chance. L'une de mes chances a été le "conseil des petits carnets" donné par l'un de mes professeurs de droit. Avec ces petits carnets, j'ai noté, noté, relu et parfois plusieurs années plus tard constaté l'extrême qualité des remarques alors effectuées. C'est très rare de trouver des personnes qui vous conseillent dans votre seul intérêt sans arrière-pensée, sans jalousie, sans calcul … Un véritable privilège que de bénéficier de l'apport de leur expérience. Si mes articles sur ce blog pouvaient trouver un jour une quelconque utilité durable à destination de jeunes lecteurs, avec le recul, je leur recommanderai le "jeu des petites enveloppes". Quand on a 20 ou 25 ans, prendre une vingtaine d'enveloppes et mettre à l'intérieur les épreuves que l'on ne souhaite pas croiser sur son chemin. A chaque épreuve rencontrée, déchirer l'enveloppe. Si à la fin de la vie, il reste beaucoup d'enveloppes, c'est que la vie a été généreuse puisque manifestement elle n'a pas imposé des rendez-vous malheureux non souhaités. C'est une bonne méthode. Car seule la fin éclaire toute l'histoire. Et il faut être capable de quantifier les conditions de la fin. Dans l'ensemble, à ce jour, je reconnais ce côté généreux. Mais il y a un domaine où les épreuves ont été sévères parce que nous avons connu la quasi totalité de la gamme des épreuves, c'est avec nos animaux. Nous avons lutté pendant des mois, des opérations (6) face à un cancer inattendu à un jeune âge (Manhattan). Puis pendant des années avec le yoyo de la torture des bonnes et mauvaises nouvelles (Aspen) … ce serait triste de tout citer. Avec Chatham, c'est l'entrée dans un cycle d'âge où tout devient plus difficile pour elle. Son assurance lors des promenades a baissé. Sa vue ne lui permet plus d'être réactive sur des obstacles latéraux. Son ouïe est faible. Nous nous adaptons à tout pour qu'elle soit sereine, calme, respectée dans ses nouvelles contraintes. Ensemble, nous avons vécu déjà de nombreuses épreuves dont l'opération de la rupture de ses ligaments croisés. Elle ne concevait pas alors ne pas dormir sur le lit. Donc je m'étais attaché une petite ficelle à son collier pour être réveillé dès qu'elle pouvait souhaiter descendre du lit et la prendre dans mes bras pour éviter qu'elle saute, ce qui aurait été très mauvais pour elle. Là, une entrée dans un nouveau cycle de sa vie est manifestement intervenue. Elle suscite une réelle tristesse pour moi. J'espère que nous n'aurons pas matière à déchirer une enveloppe de plus de ce que nous souhaitons éviter. 

  • La nature éducative

    La Lampe 07 10 19

    Pendant des décennies, la pratique était d'abord à l'enseignement du terrain. Pour les enfants, les enseignants pratiquaient alors beaucoup les sorties scolaires : faire découvrir sur le terrain. Progressivement, comme chaque sortie devenait d'abord le théâtre d'un risque avec les conséquences judiciaires qui peuvent en résulter, les sorties sont devenues moins fréquentes. Puis totalement exceptionnelles. Les craintes des enseignants méritent d'être comprises. Dans la société de la précaution absolue, l'accident potentiel fut-il mineur peut prendre une proportion démesurée. C'est une évolution très pénalisante car la nature a directement une fonction éducative. C'est le cas par exemple du sentier pédagogique de la Lampe.

    La Lampe 26 04 19

    Il mérite un examen détaillé. La municipalité sortante a décidé de le faire découvrir. Enfin. C'est si rare qu'elle ait pu trouver matière à mettre en relief l'un des travaux de ses prédécesseurs que cela ne peut que mériter l'attention. Ce choix du terrain est un bon choix. Car la nature est éducative. Elle apprend combien elle peut être délaissée, abandonnée. Le dimanche 7 octobre 2018 dans la matinée, je suis allé constater l'état de ce secteur de risques torrentiels. Tout était à l'abandon. Il pleuvait. La plage de dépôt de l'ultime barrage envahie par les herbes hautes laissait stagner ces eaux de ruissellement. C'est triste désormais si souvent de constater que la fonction éducative de la nature consiste à montrer combien elle peut être … non entretenue.

    La Lampe 2 07 10 18