Denis Bonzy

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  • Nouvelle secousse financière en vue ?

    250 milliards d'euros pourraient être présentés par la communauté bancaire internationale au titre des pertes sur LBO. 30 milliards d'euros concerneraient les seules banques Françaises à ce titre.

    Le dispositif des LBO est techniquement risqué puisque le remboursement de la dette est un pari sur la rentabilité ultérieure de la société. Les repreneurs décident de financer une acquisition par une dette dont le montant sera acquitté par l'affectation d'une partie des dividendes à ce désendettement. Ce mécanisme est fragile puisqu'il suffit que l'activité se détériore, la rentabilité est alors moindre et les dividendes ne peuvent plus honorer cette charge de la dette.

    Le Groupe d'analyse Fitch vient de publier un rapport d'alarme. Les prochaines semaines risquent de connaître une nouvelle vague de dettes bancaires très lourdes. La crise est loin d'être finie.

  • Hénin-Beaumont et une nouvelle donne pour 2012 ?

    Progressivement, une nouvelle donne semble prendre naissance pour la présidentielle 2012. Le FN retrouve des couleurs. La majorité présidentielle se divise. Si Villepin et Boutin s'engagent dans la compétition, le score du 1er tour 2007 sera impossible à réaliser pour le Président sortant.

    L'éclatement progressif du paysage politique ramène plus probablement à des scores quasi-généralisés au-dessous du seuil des 20 % dans la lignée des présidentielles antérieures à 2007 dans des conditions où la qualification pour le second tour se joue alors à la marge.

  • Le sondage qui révèle la profondeur de la crise

    Au Canada, un sondage Nanos vient d'être réalisé pour un groupe de presse. 1001 Canadiens ont été questionnés du 17 au 21 juin 2009.

    Le sondeur a choisi une méthode atypique : les questions ouvertes. D'ordinaire, une question précise est posée et la personne questionnée répond par oui, par non et par "ne sait pas".

    Là, dans cette enquête, la méthode est autre puisque le choix de la question ouverte consiste à collecter la réponse spontanée sans la guider.

    Dans les sondages, cette méthode est très peu utilisée puisqu'elle est onéreuse au niveau de son traitement technique car par définition le spectre des réponses est large puisque visant à couvrir une matière quasi-inconnue.

    Le sondage Nanos montre que, questionnés selon de telles modalités, les Canadiens étaient en mesure de citer que des lacunes ou des reproches à destination du personnel politique.

    Alors même que les reproches atteignent des taux de 65 %, la première qualité "plafonne" à 5 %.

    C'est une réalité qui est aujourd'hui connue au sein même des états-majors politiques mais ces derniers partent souvent d'un constat que la spécificité de la politique c'est que l'offre est limitée. La demande sera obligée de composer avec une offre peu élastique. Cette demande aspire à une nouvelle offre et, dans l'attente, elle zappe au gré des circonstances.

  • comment expliquer l’absence de traçabilité financière ?

    La société de gestion du parc immobilier de la Ville de Lyon vient de reconnaître qu'elle avait fait appel à des "emprunts toxiques". Le résultat est double. La perte financière sera de 30 millions d'euros dans "le moins pire des cas". Elle pourrait même monter à 120 millions d'euros si les conditions de sortie ne devaient pas être "favorables". C'est une part importante de la construction de logements sociaux qui est ainsi menacée.

    C'est un exemple de l'opacité considérable qui règne en France sur la gestion des dépenses publiques. Les frais de fonctionnement des structures publiques relèvent d'un quasi "secret défense". L'évaluation des dépenses ne donne lieu à aucun rapport public périodique. Les conditions de participation dans des structures privées sont peu ou pas suivies dans le temps.

    La France ne connaît que l'irrégularité financière et encore très peu car un "politiquement correct" s'est installé depuis 2002. A cette époque, la poussée du FN a été interprétée comme l'effet des "affaires" qui avaient occupé les gros titres …

    Mais entre l'irrégularité et la bonne gestion, il y a un espace considérable. La SACVL n'a pas commis d'irrégularité au sens légal du terme. En revanche, il ne s'agit pas davantage d'une bonne gestion. Il serait temps d'améliorer les conditions de la traçabilité financière de l'argent public.

  • 30/06 : le vrai pouvoir des citoyens

    Ted est la tendance la plus intéressante qui nous vient actuellement des Etats-Unis. C’est la culture du « citoyen-énergie ». Le pouvoir véritable dépend des citoyens et non pas des « pouvoirs classiques ». Mais encore faut-il que le citoyen ait conscience qu’il a ce pouvoir.


    Il n’y a pas de raison d’attendre que les pouvoirs publics fassent « le travail d’innover ». Il y a déjà tant de talents qui ont tous les atouts pour faire bouger.


    Aimée Mullins est l’une des 50 plus belles femmes au monde. Depuis l’âge d’un an, elle est amputée des deux jambes.


    Aux jeux paralympiques, elle a battu tous les records.  Cette athlète est aussi un mannequin sublime. Avec son exemple, l’handicap est autre.


    La force de la campagne d’Obama (« Yes we can »), c’est cet investissement des citoyens pour aller vers de nouvelles perspectives.


    A quand en France l’équivalent de ted.org (précision technique : pour avoir la traduction en Français de la vidéo ci-dessous, il vous suffit de cliquer sur View Subtitles et choisir le Français) ?


    http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf

  • 29/06 : dette publique : jusqu’où ?

    L’emprunt national va-t-il enfin ouvrir le débat national sur la dette publique ?

     

    La France a le niveau de prélèvements obligatoires le plus élevé des grands pays industrialisés (44% du PIB contre 39,5% pour la zone euro et 35 % pour le G7) et en même temps elle doit s’endetter chaque année pour financer des dépenses encore plus importantes.

     

    Tout se passe comme si, depuis le début des années 80, l’augmentation de l’endettement était en fait considérée comme une ressource publique à part entière.

     

    Une large partie de l’augmentation de la dette a été utilisée pour financer les dépenses courantes de l’État et pour reporter sur les générations futures une part croissante de nos propres dépenses de santé et d’indemnisation du chômage.

     

    Le recours à la dette a même souvent ralenti les nécessaires efforts de modernisation.

     

    La dette a permis à l’Etat de reporter la modernisation de sa gestion.

     

    La preuve : le périmètre de ses missions s’est réduit, mais ses effectifs n’ont cessé d’augmenter (+ 300 000 agents, soit +14% entre 1982 et 2003).

     

    L’endettement a également permis de maintenir certaines dépenses dont l’efficacité n’est pas avérée. Pas étonnant que ces dix dernières années, les dépenses de l’État ont été supérieures à ses recettes de 18% en moyenne.

     

  • 28/06 : Commune de Vif : à quand la déclaration d’autonomie … ?

    L'implosion actuelle des structures intercommunales est un phénomène sans précédent. Après le Sivom d'Uriol en coma dépassé suite au retrait de Vif, c'est au Sivig d'être en salle d'attente pour subir …le même sort.

    C'est une situation surprenante et grave.

    Elle est surprenante, parce qu'aucune déclaration dans les programmes électoraux de la majorité vifoise ne laissait prévoir une telle casse.

    Elle est grave, parce que l'esprit de l'intercommunalité c'est d'échapper au rapport de forces pour tendre vers une logique de bassin de vie. Vif peut montrer sa "puissance" au Gua, à Varces, à St Paul, à Lanchâtre … mais à la Métro si Grenoble appliquait les critères que ceux que Vif souhaite appliquer ici, que resterait-il de la Métro dans le rapport entre une ville de 160 000 habitants et la Commune de moins de 10 000 habitants ?

    En réalité, les rancoeurs occupent une place excessive. Lors du dernier Conseil Municipal, le Maire a même refusé de répondre à la représentante de l'opposition de Vif par ailleurs Conseillère Générale du Canton. Comment leur serait-il possible de travailler ensemble dans un tel contexte ?

    A ce rythme, il devient peut-être nécessaire de suivre très attentivement les délibérations de Vif pour voir naître bientôt la … déclaration d'autonomie ?

  • 26/06 : nouvelle escalade dans les polémiques locales = 2 victimes : le sport et la culture

    Pas une quinzaine ne se déroule depuis mars 2008 sans qu'un sujet nouveau de polémiques violentes ne s'ouvre entre les élus locaux qui progressivement transforment le Canton de Vif en un terrain de désastres généralisés.

    Le nouveau champ de guerre : le SIVOM d'Uriol. Suite à la décision de Vif, il est désormais dans un état de coma dépassé. C'est une situation sans précédent. Cette situation est la conséquence de trois facteurs.

    1) La majorité municipale de Vif a décidé de jeter à la poubelle son programme de mars 2008 pour participer à la polémique permanente contre Brigitte Périllié et tout ce qui peut lui être rattaché. Certains disent que ce choix est d'abord celui de Jean Mourey. Ce constat est faux. Si Jean Mourey n'avait pas une majorité soudée derrière lui, de telles décisions ne pourraient pas être prises. Une majorité très large puisqu'elle a même été élargie à Roger Pétrou, dont le président du comité de soutien fut un ancien maire de Vif. Tous deux ne trouvent rien à redire actuellement car il n'y a aucune déclaration publique de désaveu face à certains choix actuels qui rappellent pourtant étrangement un système de pouvoir qu'ils avaient dénoncé avant…

    2) Le blocage généralisé est possible car Jean Mourey peut compter sur le soutien d'autres élus locaux dont MM Bellet et Octru qui acceptent de cautionner derrière Jean Mourey, probablement pour des raisons politiques, une marginalisation de la conseillère générale dans des conditions qui ne sont pas respectueuses du suffrage universel direct cantonal. Mais, au sein même du Conseil Général, ce front peut manifestement compter sur des alliances ponctuelles sans lesquelles ce contournement serait pratiquement impossible. Toutes ces situations confortent les intéressés dans des démarches étonnantes.

    3) Nous avions annoncé cette probabilité. Elle se vérifie aujourd'hui bien au-delà de nos prévisions initiales. Parmi les causes officielles de la "mise en veille du Sivom", on voit enfin la reconnaissance publiquement que depuis près de 15 mois les élus n'avaient pas réussi à se réunir pour se mettre d'accord sur de nouveaux statuts … alors même que ce sont les conditions de fonctionnement du sport et de la culture de proximité qui étaient en cause.

    Il n'est plus question de lister les avancées manquées (dont le projet de Lycée du Pays de Vif mort-né depuis 2008). C'est désormais l'ouverture de l'étape de la destruction de ce qui existait et qui fonctionnait dans des conditions correctes.

  • 25/06 : Brigitte Périllié reconnait l’état de crise dans les relations entre les élus du Canton de Vif

    La Conseillère Générale vient enfin de reconnaître la simple réalité des faits. Le travail en commun des élus du Canton est bloqué depuis mars 2008 et les conséquences pratiques sont nombreuses et très préjudiciables.

    C'est une situation que nous avions annoncée. Il est à craindre que les appels de la Conseillère Générale ne changent rien aux blocages actuels. Il y a trop d'animosités personnelles pour que le travail en commun qu'elle souhaite de ses voeux puisse repartir sur de bonnes bases. Mais surtout, et ce volet est encore plus grave, il y a la volonté de certains élus municipaux d'opposer la légitimité municipale à la légitimité cantonale.

    Les dernières élections locales ont été marquées par trois caractéristiques objectives :

    – le vide de la campagne électorale qui n'a même pas connu un seul débat public contradictoire,

    – des "votes croisés" dans des conditions qui commencent seulement à poindre. Au sein même de l'appareil du PS, la fragilisation de Brigitte Périllié était recherchée par certains et la perte de la mairie de Vif n'a pas fait que des malheureux. A droite, des considérations identiques ont été à l'origine de votes atypiques dans un nombre probablement encore plus élevé. Un ex-élu municipal n'a-t-il pas contacté dans les derniers jours des personnes adhérentes de l'UMP pour leur demander de voter … PS aux cantonales … ? Sur des "terrains" de ce type, le socle d'une victoire riquiqui de 100 voix, soit une trentaine de foyers, ne donne pas la base assez solide pour faire vivre l'impulsion nécessaire.

    – le Canton de Vif est immobile. Brigitte Périllié le reconnaît enfin. Les équipements publics régressent. Ils sont tantôt saturés tantôt bloqués alors même qu'ils sont nécessaires. Des subventions ne sont pas sollicitées. D'autres ne sont pas mobilisées. Les habitants du Canton de Vif payent le prix fort de la division permanente de leurs élus locaux qui ne se rencontrent même plus. Des Maires mobilisent toute leur obstination pour traiter directement avec le Président du Conseil Général ou avec les services.

    C'est une crise sans précédent par son ampleur.

  • 24/06 : nouveau Gouvernement : Lyon : 2 – Grenoble : 0

    Dès le 13 juin, nous avions annoncé (voir ci-dessous post du 13/06) parmi les premiers l’hypothèse de la nomination de Nora Berra au sein du Gouvernement. Cette hypothèse est aujourd’hui vérifiée pour cette conseillère municipale d’opposition à Lyon.


    Chaque Gouvernement traduit un nouvel équilibre géo-politique avec des conséquences très fortes. Les boni liés à la présence ministérielle sont considérables. Depuis les présidences Chirac et désormais Sarkozy, l’Isère est en marge. Les 2 Savoies ont l’influence de Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée Nationale et hier la présence de Michel Barnier toujours très impliqué pour les dossiers savoyards. La Drôme peut compter sur Eric Besson. Le Rhône compte désormais 2 Ministres. Je connais Michel Mercier depuis 1988. Il est un élu de consensus, d’apaisement et réunit toutes les qualités pour être un excellent Ministre de l’Aménagement du Territoire. Quant à Nora Berra, jeune médecin généraliste, elle incarne la « nouvelle génération punchy » de Lyon (voir vidéo ci-dessous) qui compte de nombreux talents dont Denis Broliquier, Maire du 2ème arrondissement, Hamelin



    L’Isère est désormais avec la Loire, l’Ardèche et l’Ain un Département à l’écart des responsabilités ministérielles dans la Région Rhône-Alpes. C’est très préjudiciable. Il suffit d’ailleurs de comparer l’évolution des grands dossiers pour constater l’immobilisme qui frappe ce Département qui a dernièrement manqué la candidature aux JO qui était un moyen de désenclavement.


    La situation s’aggrave si aucun responsable politique Isèrois ne réunit les qualités nécessaires pour figurer dans une équipe Gouvernementale nationale ; ce qui est un décrochage étonnant pour ce territoire qui reste démographiquement le 13ème Département de France quand même …