Denis Bonzy

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  • Et si la « vraie » histoire du cargo Arctic Sea était …

    Pendant plusieurs jours, ce cargo maltais a occupé les devants de l'actualité internationale. Son odyssée était digne d'un polar. Ce cargo était supposé transporter une cargaison de bois finlandais destinée à l'Algérie. Il devait disparaître en deux occasions et terminer sa course escorté par des sous-marins nucléaires russes …

    La presse anglo-saxonne reprend des versions exposées par des journalistes russes. Et si le navire avait transporté des missiles pour la Syrie ou pour l'Iran ? Le Sunday Time évoque des missiles SS-300 à partir de sources du Mossad. Ces missiles auraient été chargés à Kaliningrad par un groupe mafieux les ayant vendu à l'Iran. Shimon Pérès puis Nétanyahou se sont déplacés pour informer Poutine et exiger des actions fortes de la Russie pour intercepter afin d'éviter qu'Israël n'ait à la faire …

    C'est ce qui explique le déploiement de la marine russe de façon aussi ostentatoire. Les autorités russes voulaient passer le message que de tels trafics feraient l'objet d'un traitement sévère exemplaire sans perspective de succès ajoutant force de détails dont l'idée que la trace du navire n'avait jamais été perdue …

    Voilà une version qui présente davantage de cohérence que les rumeurs exposées autour d'un cargo de "bois finlandais" et qui expose la lutte qui doit être menée par des services spécialisés pour éviter la vente d'armes particulièrement dangereuses à des Etats terroristes.

    C'est dommage que la presse française n'ait pas relaté cette conclusion avec les détails qu'elle mérite. Il est vrai que les sujets de "première importance" qui font l'objet de la passion des citoyens français sont d'une importance bien plus grande : une vidéo sous le manteau avec la confidence d'un ministre donnée à côté de la pissotière de l'arrière cour, le bug Chti d'un parti politique d'ordinaire donneur de leçons de morale, sans oublier la guerre des droites qui redémarre avec un procès politique rocambolesque… le tout dans une ambiance de Secret Story qui cartonne en termes d'audience parce qu'il est vrai que les confidences de Paulo qui lorgne les seins de Pamela tout en pensant à sa copine Sienna qui est à l'extérieur valent bien les mystères des grands dossiers du monde… Les journalistes ont une piètre considération de leur "cible". Ont-ils raison à ce point ?

  • La taxe qui insulte le bon sens populaire

    Le Chef de l'Etat a une piètre considération du bon sens des citoyens Français. Tout le discours officiel repose sur le message que la taxe carbone sera indolore puisque l'Etat rembourserait les montants collectés.

    Si ce postulat de principe était juste, il serait déjà possible de s'interroger sur l'utilité de taxer pour … rembourser. Ne serait-il pas plus simple d'affecter autrement des recettes déjà prélevées sans en ajouter une nouvelle ?

    Mais surtout, le prélèvement et le remboursement sont déjà quantifiés. Or, par l'assiette même de la taxe, le montant du remboursement devrait être indéterminé à ce jour. La taxe repose notamment sur une augmentation de 4 cents d'euros sur le prix du litre d'essence. Comment le Gouvernement peut-il connaître à ce jour le nombre de kilomètres parcourus par chaque automobiliste pour l'année 2010 ? Il est établi que ce nombre de kilomètres ne sera pas uniforme. Par conséquent, il devrait y avoir un état déclaratif par foyer pour que ce remboursement soit individualisé et la taxe réellement indolore.

    Il en est de même pour le fuel dans les habitations. Comment le Gouvernement peut-il connaitre aujourd'hui la rigueur de l'hiver prochain donc une partie des contraintes de chauffage ? Mais surtout, si la taxe doit être indolore, comment traiter les inégalités des superficies des habitations qui impactent directement le coût du chauffage ?

    La taxe carbone va non seulement augmenter le poids des prélèvements publics mais surtout elle dénote le mépris de dirigeants qui, par la seule annonce officielle erronée, considèrent que les payeurs seront piègés par leurs démonstrations dépourvues du moindre bon sens de terrain.

    C'est inquiétant pour la confiance qui devrait être le socle d'une bonne relation démocratique.

  • La mode tourne … ?

    Il y a des faits qui méritent l'attention. Les discussions populaires sont monopolisées par la visite de Faurecia. Le "petit journal" de Canal porte des vidéos critiques sur le pouvoir qui sont désormais très recherchées à l'exemple de celle d'hier concernant Sarkozy et Borloo au Brésil. A Poitiers, un avion de tourisme lâche des tracts incendiaires. Dans la même journée, en plein Congrès US, un parlementaire prend à partie le Président pendant son discours. La vaccination contre la grippe devient contestée. La taxe carbone irrite au plus haut point… Beaucoup de comportements s'éloignent des méthodes ou des contenus usuels.

    Tous ces constats portent un double divorce :

    – 1er divorce : celui qui existe entre le style et les résultats concrets. L'opinion veut des résultats. Elle se lasse des seules images ou annonces.

    – 2ème divorce : celui qui existe entre le comportement des élites et le sort du commun des mortels. Les premières échappent à la crise. Les seconds luttent contre la crise et chaque jour dans des arbitrages quotidiens.

    L'opinion s'engage manifestement dans une phase de transition. Les modes changent. Des leaders d'opinion pourraient enregistrer des "nouvelles modes" : devenir l'objet des revanches populaires après avoir été les générateurs d'espoirs ou d'illusions ?

  • Régionales Rhône-Alpes : Queyranne loin devant …

    Le magazine Lyon Mag publie le premier sondage TNS Sofres sur les régionales de mars 2010 dans la Région Rhône-Alpes.

    Le Président sortant est loin devant sur tous les critères : notoriété, cote de confiance et intentions de votes. Selon ce sondage, à ce jour, il gagnerait dans tous les cas de figures au second tour et avec une marge solide d'avance.

    Cette enquête démontre :

    – l'existence d'une prime au sortant dans les scrutins de gestion à la différence du scrutin européen de juin 2009,

    – la nécessité d'engager la campagne tôt pour les challengers comme le fait cette semaine Valérie Pécresse en Ile de France.

  • Médias Français et le poids du réseau Internet …

    Il aura fallu attendre deux jours de buzz sur le réseau Internet pour que des médias Français commencent ce matin à évoquer la vidéo de la télévision belge sur la visite présidentielle …


    De telles réactions ne peuvent que contribuer à alimenter des appréciations très critiques sur l’indépendance des supports institutionnels de presse Français.


    C’est comme les commentaires ce week-end sur les « universités d’été ». Quand l’UMP rallie un membre de gauche c’est « l’ouverture » mais quand le Modem dialogue avec la gauche c’est « la trahison ». Il y a là une incontestable gymnastique des mots qui ne peut que susciter des questions importantes sur l’impartialité des informations et l’équité des commentaires.

  • « Le nouveau Président » (épisode 9/11) : le terrain communique …

    Le blog 2villepin a mis en ligne le 9ème épisode de ce feuilleton d’été. La campagne présidentielle donne lieu à une « confrontation » d’organisations. Face aux partis politiques hyper-centralisés, le terrain cherche son expression avec des initiatives quasi-autonomes qui débordent les cadres habituels ….

    J’espère que vous aurez plaisir à parcourir cet épisode. A cette fin, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :


    http://2villepin.free.fr/index.php

  • UMP, PS : la force de la démocratie directe

    Les partis politiques tentent d'arrêter leur descente aux enfers. Les effectifs chutent. Leurs mots d'ordres ne sont plus entendus. Les jeunes générations les désertent. Ils doivent changer leurs méthodes pour changer d'image de marque.

    Le PS croit détenir la clef avec les primaires. C'est un changement majeur. Encore faut-il voir les modalités pratiques derrière l'annonce de principe ? Ce sont ces modalités pratiques qui détermineront la réalité concrète de l'ampleur de ce changement.

    L'UMP annonce que la composition des listes aux régionales sera le fait des fédérations locales. Certes des contingents de "partenariats" vont exister mais les décisions nominatives seront le fait des fédérations locales.

    Ces deux exemples montrent la force nouvelle de la démocratie directe. Sarkozy installe (ou subit ?) une démocratie d'opinion permanente. Dans ces circonstances, il devient de plus en plus difficile aux autres acteurs du débat politique de laisser l'opinion à l'écart des principaux choix. Ce volet est une indiscutable avancée dès l'instant que cette participation populaire répond à des règles claires et transparentes.

  • Gouvernement : le rapport qui montre le retard

    Un blog indépendant vient de publier une étude détaillée sur les Ministres et Twitter.

    Les chiffres montrent que cette technique est totalement marginale pour des personnalités dotées de telles responsabilités suivies parfois par moins de … 10 personnes, n'échangeant aucune information significative.

    Ce rapport établit, si besoin était, non seulement le retard mais surtout que l'actuelle mode va à l'annonce plus qu'au fonctionnement réel.

    La France prend actuellement un retard considérable dans les pratiques comparées appliquées aux nouvelles technologies. Elles n'ont pas encore réellement impacté une nouvelle gouvernance publique. Il est vrai qu'elles imposent davantage de transparence et de dialogue. Ce sont là deux critères qui ne caractérisent pas particulièrement la vie publique Française et tout particulièrement le Gouvernement qui canalise les informations dans des conditions inédites.

  • Nicolas Sarkozy : 850 jours perdus ?

    Dans quelques jours, les campagnes régionales vont s'engager. Il n'y aura plus de répit avant la prochaine présidentielle. La première période du mandat présidentiel donne le sentiment d'un décalage considérable entre les promesses et les actes.

    La pression fiscale augmente. Le pouvoir d'achat baisse donc. L'insécurité n'est pas maîtrisée. La France n'est pas modernisée car tant de réformes annoncées sont abandonnées de fait. Le seul domaine de modernisation c'est le côté people qui frappe désormais la politique française qui vit au rythme des photos de plages, des indicateurs de régimes d'amaigrissement … Le profil des Ministres de la Culture donne une image assez bien résumée de l'évolution : la France est passée d'André Malraux à Frédéric Mitterrand.

    De façon globale, l'opinion souvent répandue est celle d'un rendez-vous manqué. Est-ce l'opinion qui a manqué le rendez-vous de mai 2007 en se trompant sur le tempérament d'un candidat ? Est-ce le candidat élu qui a ensuite pris trop de libertés avec les promesses des temps de conquête ? Cet écart est incontestable. Il va peser lourd dans les prochains mois car une partie de l'opinion entend bien purger cette rancoeur. Reste à savoir quand et jusqu'à quel pourcentage ?

  • Martine Aubry et les partis politiques new look

    La leader du PS a amorcé l'évolution vers la conception nouvelle des partis politiques. L'époque des "clubs de pensées" est révolue.

    Un parti politique semble désormais voué à deux fonctions :

    – être un club de supporters quand il est le parti qui soutient le pouvoir,

    – être une équipe de logisticiens quand il s'agit de conquérir le pouvoir. La logistique consiste alors à organiser des primaires loyales puis être un outil performant pour aider le candidat désigné dans la dernière ligne droite de sa campagne.

    La page IV ème République est tournée …