Denis Bonzy

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  • Bear Grylls et la nature comme « fausse ennemie » (8/10)

    Ancien membre des forces spéciales britanniques, Bear Grylls a monté un concept d’émission TV qui connaît un succès croissant.


    Il est largué au-dessus d’une zone supposée hostile et doit rejoindre un point éloigné de récupération.


    Pendant tout l’itinéraire, il fait découvrir les « milieux hostiles » mais surtout montre par l’exemple combien la nature contient tous les éléments de survie : de la nourriture la plus inattendue au vent qui accélère la progression …


    Le titre de son émission est un peu trompeur. Loin d’être un milieu hostile, la nature apparaît progressivement comme l’alliée de la vie humaine dans des conditions stupéfiantes.


  • Hervé Morin et sa « vraie guerre » : … récupérer le nom UDF

    La coupure culturelle entre l'opinion et le pouvoir présidentiel est profonde et grave. Pas un jour ne se déroule désormais sans une manifestation d'hors jeu culturel.

    Quand la crise est là multipliant les exclusions et les frustrations et a fortiori en période de fêtes, ce n'est pas le rôle de Ministres de danser et de chanter sur un clip vidéo sur le thème de la "vie est belle".

    Quand les enjeux européens sont aussi nombreux, est-ce le rôle d'une députée européenne de témoigner une telle "distance" avec les devoirs de sa fonction comme vient de faire Rachida Dati : Dati téléphone …

    Quand des femmes, des enfants, des mères, des pères, des soeurs et des frères ont l'un des leurs au front en Afghanistan, est-ce le rôle du Ministre de la Défense d'accorder autant de temps et autant d'attention à la récupération … du nom UDF pour changer le nom du petit parti qu'il préside ?

    Cette confusion des genres provoque, irrite, désabuse.

    Ces attitudes posent une question majeure : la dignité d'exercice d'une fonction.

    La politique est certes humaine donc elle comprend des maladresses, des erreurs, voire des fautes. Mais elle n'a pas le droit d'être inhumaine à ce point c'est à dire ignorer des réalités dramatiques, confondre des enjeux, montrer de tels détachements dans l'exercice d'un pouvoir délégué. Tout ne se vaut pas.

    Il y a des responsabilités et des circonstances qui imposent de la retenue, de la discrétion, du sacrifice.

    Il est toujours dangereux de s'en éloigner à ce point.

  • Robert Redford et la force du cinéma (7/10)

    La place d’Hollywood dans la vie publique Américaine est considérable. A côté d’opérations purement commerciales, une partie de la culture du cinéma vise à promouvoir des grandes causes. La reconnaissance de la spoliation de la nation Indienne, la défense des équilibres des pouvoirs et l’environnement ont été des batailles prioritaires.


    Robert Redford, notamment grâce au Festival de Sundance, incarne cette logique culturelle qui vise à trouver un juste équilibre entre l’approche commerciale et le film à « thèmes ».


    L’environnement doit beaucoup à cette génération d’acteurs.


  • Cousteau, Tazieff ou le défi de la science par l’image (6/10)

    La France a pu compter sur une génération de scientifiques qui ont compris très rapidement les enjeux de la vulgarisation de certaines données scientifiques.


    En 30 ans, la tendance s’est totalement inversée. Hier, des scientifiques sont allés à la rencontre de l’image pour populariser certaines de leurs priorités. Aujourd’hui, des professionnels de l’image vont à la rencontre de données scientifiques.


    Il est à souhaiter que ces dernières ne soient pas trop « aménagées » pour rencontrer les images chocs ou les menaces susceptibles de mobiliser de fortes audiences.


    Les nuances scientifiques éprouvent toujours des difficultés à accompagner les formules globales.

  • Al Gore : de l’alerte au « climategate » (5/10)

    Al Gore traverse actuellement une passe très controversée.


    il est parfois impressionnant d’imaginer l’impact d’un scrutin présidentiel 2000 portant à la Présidence des Etats-Unis Al Gore et non pas GW Bush.


    Il importe de préciser que le 7 novembre 2000 Al Gore a obtenu 550 000 voix de plus que son adversaire  sur l’ensemble du territoire américain. Mais seul le système des grands électeurs et la victoire de GW Bush en Floride le privent de la victoire  » officielle « .


    En Floride, officiellement, GW Bush a gagné avec 537 bulletins d’avance sur un total de 6 millions. Les recomptes financés par des journaux indépendants vont fréquemment remettre en question ce  » résultat officiel « .


    A cette époque, en refusant la multiplication de contentieux durables, Al Gore a « sauvé » la démocratie US.


    Plus tard, il réalise un documentaire ( » the unconvenient truth « )  qui vise à sauver … la planète.


    Dans ce contexte, comment résumer la personnalité d’Al Gore ? Peutêtre à l’aide de 3 anecdotes.


    En 1965, dans l’almanach de fin d’année d’une école privée St Albans de Washington figure une photo de 51 élèves de classes terminales. Sous le portrait de l’un d’entre eux figure une phrase d’Anatole France  » les gens sans défaut sont terrifiants « . Ce portrait est celui d’Al Gore qui a choisi une formule d’un auteur français.


    Son père est Sénateur du Tennessee. Al Gore vit pour partie à  Carthage, petite ville à l’est de Nashville dans le Tennessee.
    Le 7 août 1969, par amour pour son père afin de ne pas le mettre en difficulté dans cette période très controversée, Al Gore se porte volontaire pour le Vietnam tout en sachant pourtant combien cette guerre suscitait son hostilité.


    En 1989, son fils Albert, alors âgé de 6 ans,  est victime d’un très grave accident automobile. Al Gore se retire de la politique et il faudra attendre le 9 juillet 1992 pour le voir ré-apparaître sur le ticket démocrate avec Bill Clinton alors même que depuis 1988 tout le prédisposait à la 1ère place des candidats démocrates.


    Al Gore traverse actuellement une période de vives contestations sur le thème même du réchauffement climatique. Des scientifiques dénoncent une « manipulation ». Les séances de signatures sont difficiles pour l’ancien Vice-Président. A son tour, il est poursuivi par une quête de vérité qui dérange.

  • Rhône-Alpes passe aux Verts … ?

    La seconde région de France peut-elle devenir une région gouvernée par un président écolo ?


    L’Express a fait état d’un sondage plaçant les Verts devant le PS. Ce sondage a fait l’objet de nombreux commentaires y compris des déclarations mettant en cause son … existence. La magazine Lyon Capitale lève le voile dans des termes très clairs :


    « Une enquête menée début novembre place les écologistes devant la liste socialiste au premier tour des régionales. L’UMP serait en tête.


    Coup de tonnerre en cette pré-campagne électorale : un sondage donne Europe Ecologie devant le Parti socialiste au premier tour des régionales. L’information a été divulguée ce lundi par lexpress.fr, sans que l’on en connaisse les détails. « C’est de l’intox », réagissaient certains états-majors politiques.


    Faux : nous avons pu mettre la main sur l’enquête. Elle a été réalisée par l’institut Viavoice auprès de mille personnes de la région, entre le 30 octobre et le 3 novembre dernier. Selon ses résultats, c’est l’UMP qui arriverait en tête avec 26,5% des voix, devant Europe Ecologie (22%), le PS (20%). Suivent le Front national (8%), le Modem (8%) et le Front de gauche (7%).


    Ce sondage teste un autre scénario : l’alliance du PCF avec le PS dès le 1er tour. Malgré le renfort des communistes, le PS (23%) reste derrière Europe Ecologie (24%) qui fait jeu égal avec l’UMP (24%). Cette hypothèse renforce le FN qui décroche 11% des voix, devant le Modem qui reste à un niveau assez faible (7%). A noter le rapport de force très favorable à la gauche.


    Le PS devant Europe Ecologie selon un sondage OpinionWay


    Ces chiffres détonnent : si l’UMP semblait mal partie, Jean-Jack Queyranne se lançait dans cette campagne en position de force. Un sondage OpinionWay/Fiducial/Le Figaro plaçait en effet la liste socialiste bien devant celle d’Europe Ecologie (24% contre 16%), devancées par celle de l’UMP (28%). Or voilà que le président sortant serait menacé de devoir abandonner son poste à un écologiste, Philippe Meirieu.


    Certes les sondages ne donnent jamais des résultats identiques mais la différence du score obtenu par Europe Ecologie entre ces deux enquêtes surprend (six points). Comment l’expliquer ? La date tout d’abord : l’enquête OpinionWay a été réalisée quinze jours après celle de Viavoice, du 16 au 18 novembre. Il faut aussi noter le libellé même de la question : « si les listes suivantes étaient présentes au premier tour des élections régionales en Rhône-Alpes, je dis bien au premier tour, pour laquelle y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? ». En insistant sur le fait qu’il s’agit du premier tour, l’enquête conduite par Viavoice n’incite pas vraiment au vote utile en faveur du PS.


    Autre biais éventuel : les réponses proposées. Toutes mentionnent les partis politiques, sans préciser l’identité du chef de file. Jean-Jack Queyranne peut espérer capitaliser sur son nom et son bilan, plus que sur l’étiquette PS, actuellement démonétisée face à Europe Ecologie. »


    Ces commentaires précis permettent de dissiper les malentendus.


    Ashley Judd ou la défense des animaux sauvages (3/10)


    Ashley Judd est une actrice renommée alternant romances et polars. Née en 1968, elle bénéficie d’une réputation internationale de qualité même si sa carrière comporte des séquences de « mises à l’écart » plus ou moins volontaires.


    Elle s’est engagée contre Sarah Palin accusant cette dernière de ne pas prendre les mesures nécessaires pour défendre des animaux sauvages. Son combat rencontre un grand retentissement. Il change aussi une partie de l’image de marque de Sarah Palin l’éloignant de la « douce mère de famille » désireuse de défendre les « bonnes valeurs familiales de base ». Elle montre que bon nombre de Républicains sont dans les faits très dépendants de « coutumes » barbares laissant une place trop grande à la violence.


    Défendre l’environnement, c’est aussi défendre la place des animaux. C’est à ce titre que le combat d’Ashley Judd nous paraît mériter d’être cité après les combats d’autres personnalités comme Chouinard ou Ludwig. 


  • Daniel Keith Ludwig ou le milliardaire vert (2/10)

    Daniel Keith Ludwig est l'un des entrepreneurs les plus étonnants du 20 ème siècle. Avec la seconde guerre mondiale, il devient l'un des principaux armateurs Américains. En 1966, il découvre l'Amazonie. Il décide d'installer une usine de pâte à papier à Jari et d'y construire une sorte de "cité modèle". Il consacrera 1 milliard de dollars à cette initiative qui se soldera par un échec.

    Il meurt le 27 août 1992 en léguant une part considérable de sa fortune à une fondation de recherche contre le cancer.

    Plusieurs années plus tard, son projet, certes réaménagé, fut repris et fonctionne : Monte Dourado compte 12 000 habitants. Les richesses naturelles permettent de faire vivre la population locale sur des bases plus "confortables".

    Il avait vu juste trop tôt.

    C'est un parcours peu connu parce que Daniel Ludwig était amoureux du secret. Il protégeait sa vie privée, son image et l'un des postes de "relations publiques" consistait à racheter les photos ou dissuader que des articles ne soient publiés sur lui.

    Son histoire est le résumé de tous les chocs de cultures. Son échec est un exemple de l'impossibilité d'imposer un schéma rationnel contre les "cultures locales". Au début des années 80, Sulitzer à l'époque auteur à succès, a repris une partie de ce cursus dans un livre "le Roi vert" qui romance beaucoup de nombreux autres épisodes de l'existence de DK LudwigLudwig .  

  • Dominique de Villepin en travailleur du sens

    La France baigne dans son histoire. Les témoignages du passé sont innombrables sur son territoire. 40 000 monuments historiques sont protégés par l’Etat (châteaux, cathédrales, églises, monastères…).
    Si chaque monument était visité à hauteur de 1 monument par jour, il faudrait 109 ans pour les voir tous…


    Par sa présence, le passé cerne donc les Français. Si les Français ont un rapport apaisé simple avec leur histoire lointaine, il en est tout autrement du proche passé.


    Cette situation est grave dans la construction intellectuelle classique des Français avec le temps. Le passé occupe une place permanente à part entière dans la culture française. Tout est présenté comme constituant une chaîne de solidarité dans le temps avec des devoirs de continuité.


    Pour les Français, le passé oblige, crée des devoirs. Cette conception n’est pas celle de toutes les Nations. Ainsi, pour les Américains, le passé n’oblige à rien. C’est du temps  » passé  » qui est derrière et ce qui compte c’est le présent.


    Ce rapport des Français avec le passé entraîne trois conséquences pratiques majeures.


    Tout d’abord, chaque évènement présent a vocation à être relié à un évènement passé analogue. Tout est construit comme si le passé avait ouvert des cases au sein desquelles chaque évènement ultérieur avait vocation à s’intégrer constituant ainsi un parallèle permanent entre le présent et le passé, donnant également un sens au présent en raison de ce rapport avec le passé.


    Ensuite, la passé est l’occasion de magnifier l’action de la France : son rôle civilisateur, sa place spirituelle dans la défense des Libertés, ses fonctions universelles.


    Parce que ce rapport au passé est l’occasion permanente de commémorer une version valorisante de l’Histoire de France incarnant une mission universelle dans certains domaines dont les Droits de l’Homme, tout évènement de nature à rompre cette  » tradition culturelle  » pose un grave problème d’interprétation donc d’intégration dans ce paysage historique. C’est le cas tout particulièrement par exemple de la décolonisation.
    La France aime être référence. Comment garder ce statut ?


    Enfin, cette remise en question est d’autant plus délicate à conduire quand au même moment les  » modèles français  » s’effondrent manifestement. Ces deux mouvements perturbent les repères traditionnels et favorisent l’actuel désarroi collectif.


    La conception française met l’accent sur le passé et sur l’avenir. Elle néglige le présent qui ne serait qu’un point de passage entre les deux.


    Cette conception est entièrement remise en question quand le passé n’est plus une clef unique d’interprétation et quand l’avenir n’est pas pour autant un objectif vivant clairement identifié.


    Cette situation là explique l’actuelle confusion.


    Une confusion que l’ancien Premier Ministre dénonce. Il appelle à retrouver du sens :
    – en respectant un passé qui doit être honoré,
    – en conservant la place de ce passé dans la construction intellectuelle des lycéens toutes filières confondues,
    – mais aussi en désintrumentalisant certains débats qui méritent davantage de hauteur et de quiétude.


    C’est un réel enjeu de gouvernance qui est ainsi ouvert non seulement sur la méthode mais également sur le contenu des mobilisations collectives. Un pas de plus important vers un marqueur de candidature …

  • Dominique de Villepin à la conquête des « mairitants »

    DdV 19 07 09 Dominique de Villepin accélère ses déplacements en régions.

    Dans ce cadre, il ne manque jamais une occasion pour exprimer son attachement à tout engagement public.

    Mais il consacre une attention particulière à la dimension municipale qui accorde des responsabilités écrasantes à des élus qui doivent être chefs d'entreprises, des médiateurs, des spécialistes de l'enseignement comme de la voirie et parfois même rester encore un peu monarques.

    Des responsabilités tellement lourdes qu'au lieu de faire du local le vivier de l'engagement public, il en deviendrait le début de la … désaffection.

    La mairie devient l'echelon de toutes les revendications et de toutes les responsabilités ouvrant la voie à une nouvelle catégorie : les "mairitants".

    Chefs d'entreprises, parce que la vie communale est une administration municipale qui est le visage de la Commune au quotidien. Cette administration doit être motivée, contrôlée, gérée avec dynamisme et rigueur.

    Médiateurs, car les élus municipaux demeurent toujours ceux qui doivent  administrer la "cité" en "bons pères de familles". Cette notion recouvre une culture de sagesse, de dialogue, de compromis, voire même de décision consensuelle gagnée par l'explication permanente.

    Spécialistes, les Maires doivent le devenir rapidement tant les domaines d'actions de la Commune sont multiples, précis, nécessitant autant d'obligations de résultats.

    Ces élus locaux seront certes des parrains courtisés pour la prochaine présidentielle mais ils sont aujourd'hui surtout entrés en contestation avec la réforme des collectivités locales et celle de la taxe professionnelle.

    Une contestation qui pourrait les conduire à beaucoup s'affranchir de consignes officielles de parrainage en 2012. Les "mairitants" entendent mériter davantage de considération…

     

    Grenoble : secrets de pouvoirs (tome 2)

    Pour en savoir + : découvrir le sommaire

  • Dominique de Villepin et la « présidentialité »

    Dominique de Villepin a changé. Le technocrate naguère lointain est aujourd’hui un exemple d’humanité dans des conditions que l’image ne peut trahir. L’oeil est doux. Le geste cherche le contact même s’il demeure encore timide. L’entêté dans l’argument en deviendrait presque hésitant tant il attend des informations d’autrui. Les vidéos comme les contacts directs montrent qu’il acquiert une autre dimension de la présidentialité.


    il est étonnant de constater qu’au moment où le pouvoir présidentiel rythme tout le quotidien de la vie publique française, il n’y a aucune équation disponible pour construire une « présidentialité ».


    En effet, la présidentielle suppose une étape incontournable : faire la preuve de ses capacités d’homme d’Etat.


    En France, être présidentiable suppose être certes passé par des grands ministères régaliens. C’est nécessaire mais ce n’est pas suffisant.


    Il existe une présidentialité quasi-sans code. C’est presque une énigme que de chercher à définir les critères de la présidentialité.


    Michel Rocard n’est jamais parvenu à l’acquérir. Ségolène Royal a couru après en 2007 mais en vain. Nicolas Sarkozy l’a acquise très tôt en 2004. Jacques Chirac a dû beaucoup attendre de 1980 à 1995. En 1974, Jacques Chaban-Delmas l’a perdue en accélérant un calendrier qui a choqué l’opinion tandis que VGE la gagnait par un comportement contraire dans les mêmes circonstances … François Mitterrand l’a toujours eue même s’il restait éloigné du pouvoir.


    De façon étonnante, ce sujet sur la présidentialité d’un leader a été peu travaillé pour dégager des critères reconnus. C’est un mélange de notoriété, de densité, d’humanité, de solidité.


    Cette présidentialité ne se décrète pas. L’opinion la reconnaît parfois, la retire, ne l’accorde jamais.


    Dominique de Villepin a cette présidentialité.


    Le plus intéressant, c’est qu’elle est en train de changer.


    Désormais il existe personnellement. Sa chance de virginité de mandat politique peut lui donner l’inventivité d’une « nouvelle République ».


    Mais, serait-il capable de résister au fait majoritaire qui produit actuellement des effets néfastes parce que devenu ultra-majoritaire ? A-t-il assez appris pendant les années à l’écart du pouvoir pour avoir acquis cette « gouvernance de soi » qui change la dimension présidentielle parce qu’il reste à conquérir encore beaucoup plus que la seule conquête de l’Elysée ? C’était d’ailleurs cette dimension là qui a forgé la légende de François Mitterrand.


    La précision de ce contenu de présidentialité est le mystère du premier semestre 2010. A ce moment là, la présidentielle 2012 composera son « carré d’as ».