La vie publique française avance au rythme des crises annoncées mais destinées à ne pas être réglées. Il y a 3 crises qui viennent de loin. 1) La dette : en cumulant la dette déjà contractée et celle qui va naître obligatoirement d'engagements déjà pris, c'est une montagne de dette ingérable. Le chiffre de 4 000 milliards circule sérieusement pour la dette hors bilan + 2 000 milliards pour la "dette officielle" soit 6 000 milliards : bienvenue aux nouvelles générations dans "l'enfer fiscal France". 2) Le choc climatique : depuis les îlots urbains de chaleur jusqu'à la crise de l'eau : tout est prévu mais rien n'est réglé. 3) Le choc des cultures : avec la CAN, la France a vécu le constat amer implacable de son échec d'intégration. Nous n'avions pas des supporters de l'équipe d'Algérie comme des Français peuvent être supporters de la Juventus ou de Barcelone mais ces derniers ne se disent pas Italiens ou Espagnols. Et sur ce dernier volet, en Isère, à Grenoble, la Préfecture a mis en ligne un tweet révélateur : "restez chez vous". Pour ne pas perturber l'ordre public, les habitants de cette ville étaient invités à … ne pas sortir. ceux qui pouvaient être les "perturbateurs" étaient ceux qui entendaient utiliser des équipements conformément à leur vocation de base. Une étape supplémentaire dans la logique de la crise annoncée pour ne pas être réglée. Là, la façon de la régler c'est de culpabiliser ceux qui ont un comportement "ordinaire". Demain, la crise climatique se résoudra en France par "ne buvez plus de l'eau" et la dette par "ne refusez pas de payer davantage d'impôts". Irréel à ce point.
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81 jours et le secret tient toujours …
Le 30 avril à 09 heures 32, un mail simple adressé à la mairie de St Paul de Varces puis confirmé à plusieurs reprises par d'autres canaux y compris dans les locaux mêmes de la mairie : qui composait le Jury qui a décidé du Groupement bénéficiaire dans l'opération immobilière Le Villarey 1 ? Il est question d'un Jury. Mais le Jury c'est qui ? Qui ont été les vrais décideurs sous la présidence directe personnelle du maire ? Depuis 81 jours, cette question simple n'a jamais obtenu une seule réponse. Impossible de savoir. Secret défense absolu. Ce sont pourtant les vrais décideurs. La mairie l'a reconnu dans l'un de ses documents officiels sur son en tête (cf photo ci-dessous). Dans la foulée immédiate, bien avant toute délibération du Conseil Municipal, des annonces de commercialisations étaient même postées sur Internet (nous avons pour preuves les saisies écrans datées !). Sur une opération relevant d'une décision publique, 81 jours + tard (2 mois et 20 jours !), jamais la moindre composition communiquée. Pourquoi se cachent-ils ? Qui peut défendre des décisions dans des cadres de ce type ? L'enjeu du Villarey 1, ce n'est pas seulement un enjeu d'identité cassée de village si l'opération immobilière densifiée se fait, pas seulement l'explosion officiellement annoncée des impôts locaux … c'est aussi un marqueur sur la conception de citoyenneté que chacun accepte de tolérer ou pas. Ceux qui cautionnent des méthodes de ce type cautionnent l'opacité dans la gouvernance qui sera appliquée demain à quels autres dossiers ? Dans quels autres domaines ? Combien de temps encore cette étape si importante sera-t-elle frappée par un tel secret ?
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Soyons Village !
Hier jeudi à 14 heures 46, j'ai informé la mairie de St Paul de Varces qu'à mes yeux les permis modificatifs du Villarey 1 étaient frappés par un vice juridique grave et qu'en conséquence j'engageais les recours nécessaires pour l'annulation de ces arrêtés. Sur les permis initiaux, la mairie s'est aussitôt rangée à mon analyse en annulant les permis. Le signataire de ces actes a même refusé ensuite d'être associé aux autres étapes en refusant de signer les permis modificatifs. Là, une fois de plus, un moyen juridique majeur intervient, peut-être même sur le fond encore plus grave que le premier ? Ce doit être l'occasion pour clarifier certains aspects de ce dossier. 1) C'est le droit de la municipalité sortante de défendre SON option d'urbanisme densifié, d'immeubles. C'est SON projet. Un projet appartient à celui qui le signe. Comme c'est le droit aussi à d'autres de considérer qu'une autre option est nécessaire. C'est tout simplement la …DEMOCRATIE que cette diversité d'opinions et d'expressions. Il n'y a là aucune polémique, aucune agressivité mais le choc naturel des idées. 2) Pour ce qui me concerne, ce n'est pas un choix de circonstances. Il suffit de reprendre des documents publics datant de très nombreuses années pour constater sur ce point un jugement constant : soyons village ! Dans l'agglomération grenobloise, l'une des chances fut la diversité des territoires. Avec la possibilité d'être à la campagne à 30 minutes du centre-ville de Grenoble. Y voir des prairies. Croiser des vaches… Mais au-delà de ce rapport avec la nature et les animaux, l'esprit village c'est une dimension humaine qui compte. Des solidarités de voisinages. Une sécurité de vie. Là aussi, ces valeurs ont le droit d'être défendues. Comme à l'opposé, la municipalité sortante a le droit de défendre SA conception de "petite ville" qu'elle souhaite pour notre Commune. Une Commune appartient à tous ses habitants et pas aux élus. En mars 2020, les habitants s'exprimeront. Ils se sont déjà exprimés sur ce sujet en 2012. Clairement. Ils le feront une fois de + et leur choix devra être respecté cette fois ci avec sérieux. S'ils choisissent Le Villarey 1, ils devront l'avoir dans les plus brefs délais. S'ils écartent Le Villarey 1, ils devront être assurés qu'il sera rangé dans les dossiers, recalé dans les plus brefs délais aussi. Sur cette façon de l'écarter, nous serons très clairs et précis dans les prochains jours. C'est simple.
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Quand Donald Trump reste en retard sur certaines pratiques françaises …
Ce matin en parcourant les pages locales du Dauphiné Libéré, le constat une fois de plus qu'il y a des moments où Donald Trump, caricature du diable en France, reste tout de même encore en retard sur certaines pratiques françaises. Qu'est ce qui est reproché à Trump en France ? D'avoir créé l'ère post vérité : maquiller des faits, en oublier d'autres … au point qu'il n'y a plus de "vérité vraie". Des journalistes font les frais de cette situation. C'est grave. Souvent injuste. Mais aussi parfois très mérité. Ce matin, un article sur la Fontaine Ardente du Gua. Un article supposé retracer notamment l'historique des actions de réhabilitation. Et hop comme d'habitude une "séquence temps" sautée, oubliée, perdue dans les couloirs du temps … Mme Dussert-Rosset, la correspondante locale du Dauphiné Libéré, trie ce qui mérite d'être mis en relief et ce qui doit être passé sous silence. Mais les faits sont têtus. Les premières actions ne datent pas de 2012 mais de 1990. Il lui suffisait pourtant de parcourir les archives du Dauphiné Libéré (journal de qualité dans ses pages départementales avec les articles remarquables de Mme Moulinier !) pour disposer des nombreux articles détaillés, chiffres, photos … Ces actions ont été le fait de la mobilisation de participants divers : Carignon, Tazieff, Migaud, Maurice Puissat, Jacques Menut … et le + stupéfiant dans l'article, c'est qu'à vouloir sauter des époques, elle contribue à pousser dans l'oubli le propre père de l'actuel maire du Gua … ce qui réduit l'intéressé à une triste conception de son devoir personnel minimal de mémoire. En France, ceux qui participent à la vie publique sont tellement dépendants de la politiques qu'ils sont des paillassons. Si un média les traite mal, ils sont encore plus … gentils avec le média en question par espoir de gagner la sympathie pour le coup d'après. Ce n'est pas mon cas. Je ne dépends pas de la politique psychologiquement tant mes centres d'intérêts réels sont ailleurs. Et matériellement, mon indépendance est absolue. Mme Dussert-Rosset, une fois de +, votre article est faux par omission. C'est dommage. Entre les "citoyens clients" et les "journalistes partisans", la vie locale est décidément bien mal barrée.
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Tous ces mots qui ne sont pas des hasards
Nicolas Bonnet vient de sortir un disque. J'espère qu'il va réussir dans sa carrière de chanteur. D'abord, il y a beaucoup de partialité dans ce souhait. Mais une partialité si naturelle pour connaitre et apprécier de si longue date ses grands-parents (qui sont dans le clip vidéo ci-dessous) et ses parents (également dans la vidéo). La partialité est saine quand elle est reconnue comme constitutive d'une part de vérité. Mais il n'y a pas que de la partialité. Ce garçon aime les mots. Et cela mérite d'être souligné parce que c'est un talent de plus en plus rare. Il y a des chansons où les mots semblent posés par hasard parce qu'il fallait du texte ou de la rime. Nicolas Bonnet est à l'opposé. Les mots ne sont pas des hasards. Il a une culture musicale portée par des vrais auteurs. C'est la musique que j'aime. Quand les mots portent des images narratives. Un petit film. Une histoire brève qui réveille l'imaginaire. Des scènes de vies. Je regrette de ne pas avoir pu aller à son concert récent au Fontanil dans l'agglomération grenobloise : le retour fatigant d'un déplacement professionnel en pleine canicule et une entrée dans Grenoble marquée par les insupportables traditionnels bouchons. Une belle génération que celle qui se distingue en respectant les mots dans le pays qui passe pour avoir justement été celui des Lettres quand l'Italie était alors celui de l'Art.
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Que sont devenus les Français ?
Ce qui reste actuellement encore possible en France pose une question sérieuse sur le tempérament même des Français qui acceptent d'être aussi mal traités, aussi peu considérés. Progressivement, toutes les frontières traditionnelles explosent et dans une sorte d'indifférence irréelle. Prenons des exemples concrets. 1) De Rugy se défend de toute commande de homards géants au titre de son allergie aux crustacés. Mais un journal ressort ses tweets de 2012 où il commentait sa passion pour les arraignées de mer, pour les poissons, pour les maquereaux ... Il dit encore "je ne supporte pas le champagne". Et le même journal met en relief ses tweets où il évoque "… sabler le champagne" (photos à l'appui). 2) Les débordements lors des victoires de l'Algérie : quel autre pays s'est avéré incapable d'intégrer à ce point une génération née sur son sol, grandie au biberon des aides publiques généralisées et qui reste à ce point attachée au pays qui n'est pas le sien ? 3) Au pays de la défense des droits, et plus encore sur la ville même de la Journée des Tuiles, étape pré-révolutionnaire, contester en justice administrative une décision publique expose désormais à des … pénalités dont la seule raison d'être c'est de dissuader de contester ! 4) Des décisions publiques importantes prises sans la moindre information des citoyens alors même que demain ils vont devoir supporter des coûts importants … et rien ne bouge. 5) Existe-t-il encore des "intellectuels engagés" au pays de Camus ? 6) Au pays de Trenet, Brel, Poaf, Bécaud … le rap s'installe en tête des chansons avec des clips où chaque visuel donne l'image de maquereaux organisant un défilé de putes et encore c'est offensant pour les prostituées professionnelles … Et la liste pourrait continuer longtemps. Que sont devenus les citoyens dans ce qui passait être pour le berceau de la citoyenneté ? Comment comprendre cette descente aux enfers ? Comment analyser que tant de profils de courages d'avant-hier ne soient devenus à ce point une opinion pleutre qui accepte de se prêter à des manipulations outrancières ? Pour ma part, c'est LA question qui me parait la plus importante actuellement et bien entendu elle est terriblement esquivée puisqu'elle est importante et de nature à mettre en cause l'opinion. Il y a des moments où pour la première fois à ce point je me demande sérieusement tout simplement où j'habite ! Et jusqu'où est-il encore possible de s'affaisser dans cette lignée ?
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Le village ou la géographie qui protège
Ce qui est en train de se passer actuellement est très intéressant : la poussée de la "marque village". C'est très instructif de constater les noms des premières listes publiées pour les prochaines élections municipales françaises. "Restons village" doit être la formule la plus courante actuellement. Le village est ainsi devenu la perception positive du territoire : le territoire qui protège, celui qui garde une dimension humaine, qui peut rendre la vie plus solidaire, bref plus agréable. Il y a de la chaleur dans le mot "village", la chaleur que les mots villes et quartiers ont perdue. Les "marques" villes et quartiers sortent en effet épuisées de la période présente en France. Ils sont devenus des lieux de violences, d'anonymat, d'insécurité, de dureté, de confrontations … Le mot "village" porte la douceur que le mot "ville" a perdue. Les municipales vont se jouer en France sur les villages qui veulent le rester et sur les villes avec des quartiers qui promettent de redevenir … villages. La belle seconde vie d'un mot (village) qui avait été quasi-abandonné il y a quelques années.
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L’eau : l’un des prochains marqueurs des inégalités les plus redoutables
L'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse vient de lancer 6 appels à projets. L'eau sera l'un des prochains marqueurs des inégalités territoriales les plus implacables. Inégalités face à la sécurisation de l'alimentation en eau pendant ou à l'issue d'épisodes caniculaires longs. Inégalités face à la sécurité dans la gestion de pluies torrentielles de plus en plus fréquentes et violentes. Face à l'ampleur des travaux nécessaires dans de tels domaines pour diversifier les ressources, pour lutter contre les réseaux fuyards, pour renforcer des digues de protections, pour traiter les berges des cours d'eau pour éviter des barrages naturels … l'agglomération grenobloise a pris un retard considérable. Un retard dans l'absolu mais encore davantage dans la comparaison avec des géographies vigilantes comme la Gironde, le Jura … Une situation surprenante sur le fond à ce point. 40 départements sont déjà en alertes graves avec des restrictions fortes d'usages pour les particuliers, les agriculteurs et les entreprises. Dans quelques années, le rapport à l'eau sera l'un des indicateurs pour séparer les "territoires cigales" qui ont donné la priorité aux dépenses éphémères et les "territoires fourmies" qui ont engagé préventivement les dépenses nécessaires.
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Si je lis, je lis … ELLE d’abord
La presse magazine française est en crise. Il y a pourtant un magazine qui pour moi est un vrai rendez-vous hebdomadaire incontournable : ELLE. Marie est abonnée depuis 1981. Mais je suis très souvent le 1er à immédiatement ouvrir hier l'enveloppe et aujourd'hui l'étui plastique du magazine. En un numéro, la diversité des goûts : de la lecture aux sports en passant par le cinéma et des sujets de fond. Des photos remarquables sans la moindre vulgarité. Une référence. Et le plaisir d'ailleurs de constater tout dernièrement la présence d'un artiste local des fruits et légumes : Charly Primeurs. Depuis 1945, ce magazine respecte une ligne éditoriale permanente "le sérieux dans la frivolité". Mais surtout la liberté dans l'égalité des sexes. Depuis cette époque de la création de ce magazine au titre de renommée mondiale, les femmes alignent les belles conquêtes : les idées, les valeurs, la Liberté, la santé, le sport, les sciences, le pouvoir … A tel point qu'aujourd'hui être femme c'est le symbole de l'affirmation de soi, au meilleur sens du terme. Il y a 10 jours, dans le hall de St Ex en attendant l'avion, j'observais des départs familiaux du vendredi matin. Les femmes avaient le pas conquérant, tenant les billets, choisissant les guichets … et dans la quasi-totalité des cas, quelques pas plus tard, leurs compagnons tirant les bagages, courbés, épaules tombantes … bref à la remorque. Les temps ont vraiment changé. C'est pour cela que toutes ces belles conquêtes ne doivent pas être menacées par des obscurantismes religieux. Il ne faudrait pas revenir à l'époque où l'existence même d'un magazine de ce type donnait lieu à des contestations diverses.
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Tant de douceur sous un soleil de … plomb
L'école, c'est le tremplin de la vie. Il y a alors le sentiment diffus qu'il va falloir grimper les marches une à une. Et les premières marches compteront beaucoup. Dans ce cadre, les efforts de chacun seront indispensables. La famille. Les enseignants. Le cadre scolaire. Des équipements accueillants, sécurisés, pratiques. Mais surtout une âme au-delà des pierres. Parfois, face à ces réalités qui sont essentielles, il y a le sentiment d'un vide : et si l'énergie de passer le témoin n'existait plus ou existait terriblement moins. A l'opposé, il y a des moments où tout se réunit : tout en un. La collectivité compte tellement de talents que lorsque tous ces talents décident de faire équipe : quelle force ! Hier, lors de la kermesse de l'Ecole de St Paul de Varces, constater autant de passions pour partager la même cause : franchir les obstacles dont la canicule pour que l'Ecole du village ait le maximum de moyens. Hier, dans cette belle ambiance, il y avait beaucoup de douceur pourtant sous un soleil de … plomb, des rires, de la gentillesse et des plaisirs manifestes à mobiliser les énergies pour réussir une journée importante. Le Collectif est magnifique dans de tels moments. Au-delà des générations, être parent reste le plus beau "métier" avec le plus puissant des moteurs qui n'est pas prêt de s'éteindre heureusement : le coeur. Le + beau des souvenirs dont les anniversaires comme ci-dessous.