Denis Bonzy

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  • Simone Français : soulever des montagnes

    Cartable DB 07 08 19

    C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris hier le décès de Mme Simone Français. Elle a été Directrice de l'Ecole de St Paul de Varces et elle a vécu animée par la passion de son métier. Notre dernière longue discussion datait d'un dimanche après-midi  l'été dernier. Nous nous sommes croisés aux Côtes Bernard. Elle sortait d'un après-midi passé chez sa fille et moi je terminais une promenade. Elle était avec son mari Joseph. Et notre discussion a duré comme ces moments quand on ne voit pas le temps passer. Pendant des décennies, la bonne réputation d'un village dépendait aussi, voire d'abord, de la qualité de son enseignement primaire. Donc de celui ou celle qui dirigeait l'Ecole. Sur St Paul de Varces, dans le temps, j'ai eu la chance de connaitre personnellement 3 Directeurs remarquables : M. Gavet, Mme Français et Mme Tardy. Pour le premier, à cette époque, nous habitions Grenoble. Mes parents s'interrogeaient sur le fait de venir sur St Paul. La qualité de son enseignement les y poussait. Le choix n'a pas été ainsi pour d'autres raisons. Mais son nom était resté dans ma mémoire. Lorsqu'il a fallu lutter contre le tracé Ouest de l'autoroute sur Vif, j'ai rencontré M. Gavet car sa maison était alors menacée de destruction. J'ai rarement vu une passion aussi forte d'un métier. Son épouse a posé la 1ère pierre du Groupe Scolaire Les Epis d'Or avec Mme Tardy et M. Cachet.

    Epis d'Or vu d'en haut

    Mme Tardy, nous avons travaillé ensemble pour le choix puis pour la construction du Groupe scolaire Les Epis d'Or (avec Mme Morisset pour la Maternelle). De même une passion fantastique pour son métier. Mme Français était une voisine. Son mari Joseph a été d'une gentillesse hors du commun quand mes parents ont été malades dans leurs derniers jours. Pour moi, c'est "l'esprit village". On ne fait pas d'histoire. Il n'y a pas de démonstrations de joie. Mais si nécessaire, on sait que la solidarité sera là. J'ai toujours été impressionné par la présentation que faisait son épouse de son métier, par sa capacité à suivre ses anciens élèves. Un métier à l'importance considérable où il faut soulever des montagnes pour démultiplier des moyens matériels parfois si limités, être révélateur de talents, rendre confiance, faire découvrir les premiers cadres difficiles de l'autorité et s'adapter en permanence. Tant de réformes à mettre en oeuvre. Dans mon bureau, j'ai toujours sur une étagère le 1er cartable de mon père datant des années 1928 : un cartable de bois tenu par une lanière de cuir. Et quand notre petit-fils Léon ira à l'école, ce sera peut-être le temps des … tablettes informatiques. C'est dire l'immensité du chemin parcouru. A titre personnel, j'ai toujours mes premiers cartables de mon activité professionnelle que je fais recoudre méthodiquement. Le cartable c'est l'Ecole. Les premières années : les cahiers + le goûter, une part de chez soi que l'on garde en permanence avec soi. Si notre pays est encore debout c'est grâce aux fonctionnaires de terrain, leur dévouement, leur passion des métiers. Si le microcosme parisien et ses pratiques malsaines coupées des réalités peut se permettre autant de fautes sans conséquences immédiatement redoutables c'est uniquement parce que la base reste solide. Parce que la base garde la tête sur les épaules avec la conscience du travail bien fait. Mme Français, c'est cette belle fonction publique de terrain qui a su soulever des montagnes et c'est toute notre reconnaissance que nous tenons à lui exprimer.

  • Le Villarey 1 et son univers irréel

    Le Villarey 2 28 05 19

    Le 17 janvier 2019 (il y a 201 jours !), la municipalité sortante reçoit les pièces administratives pour la demande d'un permis global d'aménager et 6 permis de construire (pour 76 logements sur un permis d'aménager de … 80 !). Que se passerait-il dans une Commune "ordinaire" ? La municipalité informe les habitants. Elle retrace les étapes. Elle expose les conséquences pratiques : voiries, finances … Elle répond aux questions posées. C'est le droit de la municipalité de vouloir ainsi construire. Comme c'est le droit de citoyens de considérer que ce projet se heurte à des valeurs qu'ils veulent défendre devant le Juge Administratif. Mais ici, tout sort de la normalité. 1) Depuis le 30 avril, c'est impossible de connaitre la composition du Jury qui a choisi Groupement bénéficiaire. Pourquoi cette composition doit-elle rester secrète ? Quels critères de choix ? La mairie refuse de communiquer les noms comme les comptes-rendus  des travaux. Il a donc fallu saisir la CADA. 2) Depuis le 26 mai, mystère supplémentaire, la procédure sur la délégation de signature est entrée en zone grise. La mairie a déclaré avoir communiqué l'arrêté à la Préfecture. Mais la Préfecture ne le retrouve pas. Elle ne peut donc pas le communiquer. Et la mairie ne produit aucune pièce administrative classique attestant de la réception en Préfecture. Il a donc fallu aussi saisir la CADA. 3) Depuis 201 jours, les citoyens de la Commune qui vont pourtant comme contribuables immédiatement supporter tous les aménagements transférés dans le domaine public communal n'ont eu droit à aucune information de la municipalité sortante. Ils vont payer. Mais ils n'ont pas le droit de savoir. Face à l'importance d'une telle opération immobilière, la moindre des choses c'était de donner les informations via un magazine municipal et de publier, par respect pour la transparence, les contenus des recours. Car il y a deux auteurs de recours sur des axes techniques d'ailleurs très différents. 4) Comment considérer que ces recours n'aient pas être connus quand le recours que j'ai posé sur les permis initiaux a été reconnu comme fondé par la municipalité sortante (et probablement ses conseils que nous payons comme contribuables !!!) comme s'agissant d'un moyen juridique dit d'ordre public c'est à dire une illégalité particulièrement grave à corriger immédiatement car viciant tout le processus ? Cette reconnaissance montre bien, si besoin était, qu'il ne s'agit pas de recours "fantaisistes". Quand des faits s'éloignent à ce point de la normalité, on entre dans un univers inimaginable qui doit questionner même ceux qui sont favorables au Villarey 1 parce qu'ils souhaitent que leur village devienne une petite ville. Qui peut défendre de telles méthodes dans une démocratie municipale dite de proximité ? 

  • Faire, défaire, refaire et la … liberté retrouve-t-elle enfin un espace ?

    Reagan 05 08 19

    Le 19 juillet, le Conseil des Ministres a approuvé un texte "Proximité et Engagement" qui vise à rendre du dynamisme à la démocratie municipale. Belle intention. En quoi consiste-t-il pour l'essentiel ? A défaire la loi NOTRe dont les circulaires d'application datent de décembre 2015, il y a même pas 4 ans ! Qui est chargé de défaire : Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat. Peu connu, sous François Hollande, il avait été le rapporteur pour la loi NOTRe. Concrètement, celui qui défait la loi NOTRe maintenant est celui qui avait contribué à faire la loi NOTRe hier (rapporteur zélé à l'Assemblée pro loi NOTRe). Le "nouveau monde" (formule très à la mode en ce moment) en France ce serait quoi ? Supprimer des textes ! Sortir de cette mentalité où tout doit être réglementé. Laisser de la Liberté. Le "nouveau monde" en France ce serait une mentalité à la Reagan qui est content de voir disparaître des textes, qui a été capable de vivre hors la politique, qui a son espace personnel même pendant sa présidence, qui fait des bourdes et qui les reconnaît, qui n'est pas toujours dans l'habit du Roi qui ne peut mal faire portant sur ses épaules en permanence toute la pompe pathétique d'une république monarchique … La vie publique française est une morne plaine à désespérer : faire, défaire, refaire mais ne jamais laisser des espaces supplémentaires de liberté. Evoquer Reagan, c'est aussi ne pas être dupe des efforts de communication. Mais, même sous ce vernis, quel plaisir de voir un responsable politique vivre, rire et rendre de la liberté aux citoyens partant du principe que la liberté individuelle est la + belle richesse et la meilleure garantie du progrès collectif. Cette mentalité est-elle encore possible en France ? 

  • 10 milliards de tonnes en 1 seule journée !

    Groenland 28 10 15

    Il est indispensable que des chiffres reprennent leurs places dans le débat public. Tout ne doit pas être qu'une affaire d'images chargées d'émotions. Des exemples concrets : 1) Mercredi 24 juillet, au Groenland, ce fut la journée record de la chaleur. 10 milliards de tonnes de glaces ont fondu en 1 seule journée selon les chiffres des scientifiques reconnus. C'est 400 000 piscines olympiques. A ce rythme, l'accélération de l'élévation des océans dépasserait tous les calendriers envisagés à ce jour. 2) 17 740 : + proche de nous, dans l'agglomération grenobloise, tout est fait pour culpabiliser des citoyens qui dans le périurbain s'opposent à des constructions densifiées : ils sont désignés comme des égoïstes qui laissent à la rue des jeunes couples qui cherchent un toit. Mais il n'est jamais question des 17 740 logements vides à ce jour dans l'agglomération grenobloise. 8 000 logements vides sur Grenoble. 9 000 logements vides dans le reste de l'agglo. Ce chiffre est celui de l'INSEE. Il est reconnu comme juste. 3) 120 : c'est le nombre d'habitants à l'hectare dans le projet du Villarey 1 (avant l'épisode du Villarey 2 encore davantage densifié). Hier à l'hectare sur la Commune, il y avait 21 habitants à l'hectare. Qui peut sérieusement prétendre que les contraintes sur les équipements publics sont les mêmes pour 21 habitants et pour 120 habitants ? 4) 101 : 101 millions d'euros : c'est la somme de seulement 2 projets actuels dans l'agglo : 86 M€ pour les nouveaux bureaux de la Métro et 15 M€ pour le planétarium mondial de Pont de Claix. Pour 101 millions d'euros, chacun peut imaginer les raccordements diversifiés à la ressource en eau pour des Communes en proie à des problèmes de ce type … Et la liste pourrait continuer longtemps. Les chiffres sérieux sont exclus du débat public français parce que le débat se nourrit de diversions éphémères. C'est une des composantes de la nullité ambiante tout particulièrement au local désormais réfugié dans le culte de l'impuissance publique (c'est IMPOSSIBLE). Le jour où les chiffres vont retrouver la place qu'ils n'auraient jamais dû perdre, des réveils vont être très douloureux. 

  • Alors, votre année a été bonne … ?

    Rivières 12 04 18

    Avec la présente période plus cool débutent des entretiens qui commencent souvent par le traditionnel "alors votre année a été bonne … ?". Une question qui intervient principalement à deux temps d'une année : au moment de la coupure des vacances d'été et en fin d'année calendaire. C'est une question importante sous des aspects anodins puisqu'il s'agit pas moins que d'analyser une tranche de vie. Face à une appréciation importante, la surprise de constater que c'est souvent le désarroi dans la réponse comme si les intéressés ne s'étaient pas posés la question sérieusement. Il y a quelques années déjà, j'ai bénéficié d'un conseil simple que je respecte méthodiquement : en fin de journée donner une couleur à sa journée. Pour ma part, j'ai choisi le jaune pour les journées agréables, le rouge pour les journées pénibles et le bleu pour les journées positives mais "peut mieux faire". A la fin de la journée, l'espace de 3 ou 4 minutes, prendre le temps pour "qualifier" sa journée, c'est très instructif. Et par séquences temps plus longues, le choc des couleurs "parle aux yeux". La réponse s'impose. Ce qui est le plus étonnant avec le recul, quand on peut comparer les séquences temps d'une année sur l'autre, c'est le cycle des bonnes ou mauvaises périodes : presque toujours les mêmes. Et on constate alors qu'il y a des facteurs qui produisent toujours les mêmes effets. Cette lecture visuelle est implacable. Il ne reste plus qu'à s'écarter de ces facteurs de "mauvaises couleurs", c'est + difficile. Mais les avoir identifiés, c'est déjà un progrès sympa. Comme celui d'ouvrir régulièrement sa boîte de crayons de couleurs comme aux belles années de l'enfance. 

  • René Martin-Grand ou la belle génération

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    C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris hier soir le décès de M. René Martin-Grand. Il avait été hospitalisé il y a quelques semaines. Lors de notre dernière rencontre à la sortie de l'hiver, il m'était apparu fatigué, davantage que d'ordinaire. Mais toujours aussi gentil. Avec de nombreux autres agriculteurs du sud de l'agglomération grenobloise, M. René Martin-Grand représentait la belle génération. Et ce fut une immense chance que de pouvoir bénéficier de leurs connaissances et de leurs expériences pendant tant d'années. La découverte de la terre a été pour moi le produit de nombreuses "formations". D'abord mon père bien entendu. Mais aussi des ajouts d'autres regards : Mme Suzanne Combet, personne adorable. M. Hippolyte Riboulet aux gestes si protecteurs quand j'étais petit. Vital Geymond et sa connaissance des sentiers. Jean Louis Bénis et sa passion pour les berges des ruisseaux. Maurice Valfort et sa force de caractère. Et la liste pourrait durer longtemps : MM Perrin Terrin, Corréard, Policand … et bien sûr M. René Martin-Grand. Chacun d'eux avait un trait caractéristique à mes yeux. Pour Mme Combet, son chignon et la blancheur de ses cheveux. Pour Vital Geymond, la qualité de ses pantalons en toile très épaisse. Pour M. Valfort, une voix. Profonde. Rocailleuse. A longue portée. Pour M. Martin-Grand, son regard avec une douceur adorable. Un regard qui exprimait aussi un tempérament qui aimait rire. Lors de la fête annuelle du boudin (en toute sincérité le meilleur qu'il m'ait été donné de savourer avec des pommes de terre et des pommes), avec tous ses copains nombreux, on retrouvait sa méticulosité à tout préparer dans le moindre détail, veiller au poids de chaque portion, à la chaleur du café et aux mots gentils. La belle génération qui a su vivre des adaptations considérables. Connaître des guerres. Se relever. Elever une famille. Travailler avec ténacité. Tant de belles valeurs qui aujourd'hui sont si souvent maltraitées. Une pensée particulière pour son fils Gilles car leur lien était très étroit. Une solidarité agréable à voir. Chaque fois que j'ai eu la chance de les voir ensemble, ils n'imaginaient probablement pas combien leurs échanges de regards et leurs rires complices pouvaient me toucher. Une pensée aussi bien sûr pour chaque membre de sa famille. Une immense reconnaissance pour le plaisir de si nombreuses rencontres. Il est celui que ces dernières années j'ai le + souvent rencontré en 4×4 ca rles longues marches devenaient plus délicates pour lui, baissant sa vitre, un mot bref gentil et continuant sa route tout naturellement pour rejoindre les coins qu'il aimait tant. Beaucoup de tristesse comme à chaque reprise qu'une belle personne comme lui nous quitte.

    NB : pour la photo, je n'avais pas de photo de M. Martin-Grand, marqueur de sa discrétion. J'ai repris cette photo de la montagne qui sépare St Paul de Varces et Villard de Lans. Une montagne dont il connaissait tous les sentiers pour les avoir pratiqués ou surveillés à la jumelle. 

  • A la santé de la … pluie

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    Quel plaisir depuis 24 heures de retrouver la … pluie. La nature retrouve des couleurs. Giono a été l'un des auteurs les plus réalistes de l'impact de la sécheresse. Quand il décrit ces plateaux de la Haute Provence, là "où il n'y a plus rien" et "où la terre gronde sous les pieds" parce qu'elle craque tant elle est sèche. Bien mieux que les cartes de l'Insee, les oeuvres de Giono mettent en évidence l'impact de la sécheresse, l'épreuve qu'elle est pour la nature. Ce vent chaud qui épuise rapidement. Et même cette odeur de l'herbe qui sèche que Giono décrit avec talent dans ses oeuvres sur les villages des steppes du Contadour. A celles et à ceux qui doutent de l'impératif absolu d'une gestion différente de l'eau, c'est le moment de leur offrir la collection des oeuvres de Giono pour qu'ils imaginent les régions à la recherche de la … goutte d'eau. A la santé de la pluie. 

  • Prendre le temps …

    Prendre le temps 27 07 19

    Second P'tit Déj du dialogue ce matin. Très sympa. Il y a actuellement 3 valeurs qui méritent un espace + important : prendre le temps, respecter le calme et écouter. Prendre le temps, c'est désormais une richesse immense puisque tout doit aller vite. Tout devient urgent. A faire dans l'immédiateté. La valeur ajoutée des vacances, c'est que le temps retrouve sa place. Le 20 juillet, nous avons tenu notre 1er P'tit Déj du dialogue. Prendre le temps pour rencontrer des personnes avec qui des dialogues n'avaient pas eu lieu parfois depuis si longtemps. Et le faire dans le calme. Il est possible d'avoir des idées différentes, voire même opposées. Mais pourquoi faudrait-il que des oppositions soient nécessairement virulentes ? Tout peut être exprimé dans le calme. Le calme a beaucoup perdu sa place. C'est comme le silence dans l'espace public. Pour bien faire comprendre à ceux qui ne respectent pas le silence pour autrui, il faudrait qu'un jour par an, ceux qui sont silencieux célèbrent la … "fête du bruit". Ceux qui font continuellement du bruit réagiraient peut-être autrement face aux bruits d'autrui ? Et enfin écouter. Depuis plusieurs décennies déjà et ce mouvement s'accélère sous l'effet de multiples facteurs, l'apprentissage est au coin de chaque intervention. Saisir l'occasion de ce billet pour exprimer mes excuses pour le retard pris dans les demandes de rendez-vous. La période qui s'ouvre permettra de prendre un temps partagé dans de bonnes conditions. 

  • Ne plus se soumettre à l’air du temps …

    Boris Johnson 26 07 19

    C'est actuellement très surprenant de constater combien des médias français tentent d'éviter un sujet fâcheux pour eux : la nomination de Boris Johnson à la fonction de Premier Ministre de la Grande Bretagne. C'est un choc culturel considérable. La situation des dernières années a été remarquablement présentée par Philippe Seguin lors d'un discours fabuleux à Bondy le 1er février 1995. Pour avoir constaté directement à plusieurs reprises comment il préparait ses discours dans les dernières heures avant un meeting avec un jeu surprenant d'articles surlignés, Seguin a probablement été l'un des récents derniers très grands orateurs français. Ce 1er février 1995, Chirac est au plus bas dans les sondages pour la présidentielle à tel point que sur France 2 il passe un entretien au journal du 20 heures à s'expliquer pourquoi il continue encore à … candidater. Et ce soir du 1er février, Seguin avec courage démonte implacablement la "nouvelle logique du système ambiant" : "les cénacles ont tout prévu. Arrêtez de croire qu'il va y avoir une élection présidentielle, arrêtez de croire qu'on va vous demander votre avis. Cette élection a déjà eu lieu, ce n'est plus la peine de vous déranger … ». Et Seguin d'ajouter cette formule terrible "pour eux, la politique, c'est le PMU joué d'avance !".  Mais , il y a des moments où les citoyens refusent de se soumettre à l'air du temps : quand la voie est déjà toute tracée. Quand dans les démocraties occidentales, il y a Trump + Salvini + Johnson, les "cénacles" doivent être inquiets. On est très loin du "PMU joué d'avance". Une réalité qui mérite probablement sur le fond davantage d'attention qu'elle ne le recueille actuellement. Un fait majeur considérable. Il y a de l'émancipation dans l'air … 

     

  • Pensons Pitchouns !

    Pensons Pitchouns 23 07 19

    La vie est souvent surprenante. Il y a des Communes avec des parents d'élèves qui rêvent d'éloigner leur école des immeubles. La placer au milieu des champs. Au calme. A l'écart. Ce qui est l'assurance d'une forme de tranquillité, de sécurité, d'ouverture permanente sur la nature à la porte de l'école. Et il y a des élus de Communes qui ont cette chance par l'histoire locale et qui prennent ensuite la décision d'entourer l'école … d'immeubles, de béton, de bitume. Qui peut faire de tels choix en pensant d'abord aux enfants ? Impossible. La priorité ne doit pas être donnée à la spéculation immobilière au détriment des enfants. Pendant le chantier, l'impact des pelles mécaniques, des camions de très gros gabarits. Puis ensuite, le trafic routier permanent. L'îlot de chaleur dans le très proche voisinage. Ceux qui pensent aux enfants défendent d'abord une école au milieu des champs et une école climatisée. Il y a quelques années déjà, un village se rassemblait pour souhaiter que des enfants ne découvrent pas le cycle scolaire par des … préfabriqués. Aujourd'hui, il est sain et naturel que le même réflexe existe pour que les enfants ne découvrent pas l'école au milieu des immeubles, du béton et du bitume. Un beau réflexe collectif que je constate à chaque contact comme lors du Ptit Déj du dialogue de samedi dernier. Pensons Pitchouns ! 

    Epis d'or invitation pose 1ère pierre