Denis Bonzy

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  • Dominique de Villepin à Grenoble aujourd’hui : cap sur les réalités du quotidien

    A l'occasion d'un déjeuner de travail, Dominique de Villepin a rencontré des responsables de PME dans le domaine de l'innovation.

    Il a écouté, proposé, questionné, répondu : bref, un échange dans la plus grande simplicité autour de questions concrètes qui sont autant de défis pour des PME, pour leur développement et parfois même pour leur survie.Villepin grenoble bis 28 01 11

    Des universitaires ont exposé les modifications attendues dans certaines filières.

    Une rencontre de travail sur les réalités du quotidien loin des envolées abstraites sans lendemain.

    Il faut féliciter l'organisateur de cette rencontre, M. Renaud de Langlade qui avait remarquablement composé le panel des expériences d'entreprises à présenter.

    Les participants ont été manifestement conquis par la capacité de dialogue de Dominique de Villepin comme par sa simplicité et son souci de vérité qui ont caractérisé cette réunion.

  • Jean Luc Mélenchon et le lycée Mounier de Grenoble : » parlez, le reste suivra ! »

    Jean Luc Mélenchon se rend à Grenoble pour participer au Forum Libération. L'ancien Ministre de François Mitterrand en profite pour rendre visite à un "front de protestation" contre la fermeture d'un lycée grenoblois : le lycée Mounier.

    C'est une opération médiatique caricaturale d'une tactique politique qui relève d'un dédoublement irréel.

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  • Jean Pierre Elkabbach et les altermédias

    Avec le recul, la comparaison entre le mandat de VGE et celui de Nicolas Sarkozy s’installera avec une proximité étonnante à maints égards : style qui choque, coupure au sein de sa majorité d’origine, coupure avec les classes populaires, logique de people … Plus le temps passe, plus cette similitude est surprenante y compris dans le rôle emblématique de JP Elkabbach qui incarne de nouveau la classe médiatique arrogante qui « passe les plats » aux pouvoirs.

    En mai 1981, son nom était scandé comme une sorte de « tête » que le peuple venait d’accrocher comme symbole de la victoire de Mitterrand. Elkabbach était devenu insupportable pour une forte partie de la population. Il incarne la « caste médiatique » qui sait toujours tout, qui ne dit pas toujours tout, mais surtout qui est à l’opposé de la culture d’un quatrième pouvoir.

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  • En avoir pour son vote …

    La sagesse populaire a une formule pleine de bon sens appliquée à un règlement : "en avoir pour son argent". En quelques mots, tout est dit. La personne qui déclare cela est satisfaite parce qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait.

    L'installation de la nouvelle majorité républicaine aux Etats-Unis se fait sous cette logique appliquée à la vie publique : en avoir pour son vote !

    Les républicains ouvrent tous les chantiers des réformes à leurs yeux nécessaires : santé, déficit, afghanistan, pensions militaires …

    En 15 jours, ils ont donné le sentiment à l'opinion que le 2 novembre 2010 avait servi à quelque chose.

    La France est loin de cet état d'esprit.

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  • Dominique de Villepin : la victoire interdite ou retour en … 1995

    Les archives de l'INA disponibles gratuitement sur Internet sont une ressource documentaire d'une extrême qualité. Je recommande à celles et à ceux que la présidentielle 2012 intéresse de "revisiter la campagne 1995".

    Le mimétisme entre la pré-campagne Sarkozy actuelle et celle d'alors de Balladur est stupéfiant. Il y a une sorte d'addiction aux mêmes méthodes.

    1) Chirac en 1994 est un "nase" qui ne sera jamais candidat ou s'il déclare sa candidature, c'est pour

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  • La mode du « derrière la scène » n’a pas encore touché la France …

    Un débat sur une série « The Kennedys » relance une question majeure : jusqu’où aller « derrière l’image » ?

    Il est possible d’appliquer cette question à l’Histoire. Mais c’est aussi un sujet pour le présent.

    Pour l’Histoire, la famille Kennedy se prête à merveille à ce sujet. Elle est composée de trois figures majeures :

    – John Kennedy : celui que tout le monde aime,

    – Joe Kennedy : celui que tout le monde aime … haïr,

    – Robert Kennedy : celui que tout le monde aime … ignorer ou du moins sous-estimer.

    Et si la vérité était totalement différente dans cette « répartition des rôles » ?

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  • France : être élu sans … croiser les électeurs

    La pré-campagne présidentielle française se résume à la course aux plateaux télés. Tous les candidats sont sur les plateaux télés et très peu, voire aucun, sur le terrain.

    En 2007, au moment de choisir les orientations stratégiques pour sa campagne, l’équipe d’Obama a eu recours à des statistiques. L’une d’entre elles était riche d’enseignements :

    – toutes les 13 personnes rencontrées en moyenne, il y avait une conversion au vote,

    – ce chiffre passait à plus de 100 appels téléphoniques pour une « conversion »,

    – il passait à plusieurs dizaines de milliers de tracts distribués pour une « conversion ».

    Le choix fut vite fait. La priorité pour tout le monde devait être la rencontre directe sur le terrain.

    En France, à l’exemple de Montebourg, il est beaucoup question de la campagne Obama 2007. Mais chacun prend dans les rayons que ce qui sert ou correspond aux habitudes pour être conforté dans des choix.

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  • La France : le pays où la politique s’appelle actuellement … : rumeurs

    La place de la rumeur dans la vie politique française n’a probablement jamais été aussi grande qu’actuellement. Le devoir de vérité a disparu. Tout n’est que rumeur. Progressivement, l’opinion semble accepter d’être piégée à ce « triste jeu ».

    L’opinion confond raisonnance et raisonnement. Elle reprend et amplifie sans chercher à comprendre.

    Prenons des exemples concrets :

    – « Ségolène Royal est une nunuche » : comment cette réputation totalement injustifée a-t-elle été construite ?

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  • La trahison des élites

    En 1927, puis réédité en 1946, un ouvrage de Julien Benda avait évoqué "la trahison des clercs".

    Il dénonçait les conditions dans lesquelles les intellectuels avaient abandonné leur devoir de vérité par souci partisan, matériel ou autre.

    C'est l'actuel climat dans l'opinion. Mais le reproche est bien plus largement effectué à l'ensemble des élites. Ségolène Royal vient de prendre cette vague en utilisant la "nécessité de rendre le pouvoir au peuple". A quelques mots près, elle reprend d'ailleurs le slogane d'une vieille affiche de Mitterrand datant de 1965 où il évoquait "prendre le pouvoir pour vous le rendre" …

    Bon nombre des crises de ce type montrent que ces périodes voient souvent

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  • « Au nom du peuple » mais … sans le peuple

    Hier, la nouvelle Chambre des Représentants aux Etats-Unis a voté l’abrogation de la loi sur la santé. C’est le début d’un bras de fer avec la Présidence et le Sénat. Mais la première mesure symbolique a été par 245 voix contre 189 le respect d’un engagement pris devant les électeurs. Kristi Noem souvent présentée dans nos billets a été l’une des oratrices majeures pour défendre cette abrogation.

    Cela change beaucoup du climat politique français où les candidats « se la jouent » avant même d’avoir été élus et où, une fois élus, ils oublient les programmes votés par les citoyens.

    La poussée des extrêmes ou des votes protestataires n’est pas le résultat d’un « mauvais climat dans l’opinion » mais c’est d’abord le résultat d’attitudes d’une classe politique que l’opinion ne supporte plus.

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