Le mécanisme des primaires n’est pas adapté à la tradition française. De façon étonnante, le sondage IFOP pour le JDD du 1er mai est passé inaperçu : 29 % des citoyens français déclarent vouloir participer à la … primaire PS.
Il y a 17 % des électeurs de Nicolas Sarkozy en 2007 qui déclarent vouloir, certainement ou probablement, participer à la primaire … PS.
Bien davantage, il y a 34 % d’électeurs de JM le Pen en 2007 qui déclarent vouloir participer certainement ou probablement à la primaire … PS.
Dans la même enquête téléphonique, une personne sondée se déclare à la fois électrice de Nicolas Sarkozy ou de JM le Pen et … déclare son intention de participer à la désignation du candidat socialiste !
Cet élément d’actualité montre combien la méthode des primaires n’est pas adaptée à la culture française. C’est comme les élections internes aux partis politiques où la course aux cousins, aux voisins et aux autres relations prime sur toutes les considérations de convictions comme d’engagement réel.
Ce serait quand même un comble de voir le candidat PS désigné aussi par les électeurs de droite qui auront tendance à désigner le candidat ou la candidate qu’ils estiment le ou la plus facile à battre au second tour. La mentalité française réserve souvent des « trésors » d’imagination …