Denis Bonzy

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  • Un nouvel urbanisme commercial : la fin des anciens centres villes ?

    L'officialisation du projet de village de marques à Marseille – La Valentine ouvre un débat plus général sur la place des commerces dans les villes de demain.

    Dans les centres villes, les commerces ont souvent beaucoup évolué vers des segments de marchés très précis : téléphonie, banques, agences immobilières … en dehors de quelques espaces dédiés à des grandes marques.

    Les centres commerciaux classiques attirent dans le péri-urbain là où les conditions d'accès, de stationnement sont plus faciles.

    Si des villes rendent les conditions d'accès aux centres encore plus difficiles (péages, coût du stationnement très élevé, restrictions pour des types de véhicules (4×4), détérioration de l'image de marque des transports collectifs qui ne gagnent pas la bataille de la sécurité …), qu'est ce qui peut arrêter la naissance de nouveaux grands pôles conjuguant marques et densité commerciale diversifiée ?

    A Marseille – La Valentine, 125 enseignes fortes seront réunies.

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  • Que reste-t-il sous le capot de la Ville de Grenoble ?

    Au moment où Annecy se remobilise pour s’ancrer durablement comme la Capitale de la Montagne dans les Alpes du Nord, il serait opportun de soulever le capot de la Ville de Grenoble et d’apprécier ses potentialités.

    Sur le plan de la région Sud Est, la course est entre Lyon et Marseille. Lyon construit avec patience son partenariat renforcé avec St Etienne pour s’installer comme la grande métropole de Rhône-Alpes.

    Marseille va bénéficier de son statut de Capitale Européenne de la Culture en 2013 et ces derniers jours elle décide de la réalisation du plus grand village de marques du Sud Est : l’opération dite la Valentine : 125 enseignes fortes, 1 000 emplois créés, 100 millions de travaux pour les seules entreprises locales …

    Sur le plan de Rhône-Alpes, outre l’évolution déjà signalée pour Lyon, Annecy préempte doucement mais sérieusement le statut de Capitale de la Montagne. L’arc alpin reste flou. L’agglomération grenobloise, de loin démographiquement la plus importante en dehors de l’axe Lyon – St Etienne, se construit dans l’incohérence la plus totale. Comment imaginer qu’elle puisse aller dans le Vercors alors même qu’elle ne comprendrait pas Crolles. Combien de travailleurs se rendent dans « l’agglo » à Villard de Lans et combien vont à Crolles ?

    Cette incohérence n’est que le résultat d’une place trop importante accordée à des considérations politiques qui, à l’échelle des décennies à venir, sont d’un ridicule sans nom. Mais le PS doit entretenir les territoires de ses chefs locaux sans chevauchement …

    L’agglo n’a même plus les moyens financiers pour garder dans le patrimoine public le « grand stade des alpes » qu’elle vient de décider de privatiser.

    Asphyxiée au niveau de ses voies de communication, elle ne pourra financer de nouveaux équipements lourds qu’avec l’installation d’un péage urbain de proximité.

    Tous ces faits imposent de se poser une question simple : que reste-t-il sous le capot de la Ville de Grenoble ? Où est le moteur des prochaines années ? Où est le grand projet qui remet la Ville dans la course de ses concurrentes ?

    Et pendant ce temps, la priorité va aux déchirures intestines sur les places d’une liste aux sénatoriales …

    

  • Dominique Strauss-Kahn et le costume pour … le tiers de la Porsche !

    Pour prendre sa revanche d'un dossier interne au FMI trop rapidement bouclé à ses yeux, la presse américaine voudrait dresser "à sa façon" le bilan de Dominique Strauss-Kahn à Washington une fois annoncé le départ du FMI. Les révélations sur le train de vie des époux Strauss-Kahn pourraient être dévastatrices. Comme la presse américaine sait le faire de façon très professionnelle, plusieurs magazines ont mis leurs fins limiers sur le train de vie d'un candidat socialiste français : restaurants, coiffeurs et même couturiers.

    Ainsi, Dominique Strauss-Kahn aurait le même couturier qu'Obama : costume à plus de 30 000 € pièce…

    L'arrivée de DSK dans la campagne française promet de rompre le ronron actuel.

  • Michel Tavelle et ses « inkorrektions »

    Parce qu'il n'appartient pas à la Cour des "princes locaux" qui gouvernent depuis 16 ans, il est peu probable qu'il soit question du dernier ouvrage de Michel Tavelle dans les médias locaux. C'est un plaisir que ce blog, comme espace de liberté, soit l'occasion pour présenter un livre remarquable.Inkorrekt

    Au passage, il me parait nécessaire d'indiquer combien cette chape de plomb sera très sévèrement jugée dans le temps quand le clientélisme aura pris fin. La "ligne jaune" a été franchie à mes yeux lors des conditions indignes qui ont entouré la décision de Grand Officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur dont a été bénéficiaire Pierre Gascon. Quand une telle distinction pour fait de résistance est accordée à un homme âgé de plus de 80 ans et qu'elle est presque passée sous silence parce que l'intéressé à été adjoint d'Alain Carignon, il devient difficile de tomber plus bas dans l'obscurantisme !

    Dans des circonstances très différentes, Michel Tavelle est victime du même état d'esprit. J'ai mis plus de 20 ans pour connaître, par étapes, le véritable Michel Tavelle. Et chaque étape m'a conduit à découvrir une personnalité de plus en plus riche et intéressante. C'est le cas de son dernier ouvrage : Inkorrekt.

    Nos relations ont souvent été orageuses. En février 1983, il préside un groupe de journalistes qui me décerne le "prix Citron" comme celui qui a été le plus désagréable, cassant … pendant la campagne de Grenoble au cours de laquelle j'ai eu l'honneur et le plaisir de diriger la campagne victorieuse de l'équipe d'Alain Carignon. Tout commençait bien …

    En 1989, Michel Tavelle a été sur la liste de Michel Destot quand ce dernier a été battu dès le premier tour des municipales.

    Puis, il a été dans l'opposition à Michel Destot à compter de 1995. C'est dire combien l'intéressé à "l'esprit de contradiction et combien il n'est pas sensible aux flatteries du pouvoir" puisqu'il aura passé presque une existence à … s'opposer.

    Il faut lire son dernier ouvrage et on comprend mieux pourquoi : parce que fondamentalement il ne veut pas suivre l'esprit du temps. C'est ce trait de tempérament foncièrement irréductible aux pensées uniques qui fait tant défaut aujourd'hui. Et parce qu'il lui donne libre cours dans son ouvrage, c'est un régal. Plusieurs sujets sont un réel plaisir. Sa défense de Nixon contre Kennedy est remarquable. La défense des ânes est d'une pertinence indiscutable. Sa façon de croquer la mode du féminisme est très juste jusqu'à la recherche du masculin de mots qui n'ont aucune raison d'être en effet en permanence au … féminin. La plume est alerte et l'esprit est au rendez-vous de chaque ligne avec une ironie parfois mordante quand par exemple il décrit l'ambiance si triste des cimetières qui … donne envie de vivre.

    A tous ceux qui veulent voir les mots et leurs réalités sous un autre jour, ce livre assure d'agréables soirées.

    Inkorrekt

    de Michel Tavelle

    Editions Alzieu / La Maison du Livre 1 bis rue du Moulin 38 120 Le Fontanil Cornillon

  • Isère : sénatoriales : le scrutin qui fait imploser les partis

    Au PS, la tornade est double. D'une part, la divergence avec les écologistes est actée. Les écologistes feront donc "bande à part" vivant là une étape de plus dans l'opposition de plus en plus forte qui est désormais la leur avec le PS dans l'agglomération grenobloise et plus particulièrement sur la Ville de Grenoble. D'autre part, au sein même du PS, la question de la troisième place sur la liste pose problème. L'opposition entre MM Soulage et Chiron tourne au bras de fer public indécis. Il est même question d'un nouveau scrutin après celui de lundi soir …Sénat Isère 11 05 11

    A droite, la liste unique peine à voir le jour. En dehors de la première place légitimement reconnue à Bernard Saugey, les rivalités sont à toutes les autres places. La seconde place voit une opposition notamment entre Mesdames Puissat, Tardy … tandis que la troisième place voit une opposition entre MM Langenieux Villard, Savin … Ancien Député et élu Conseiller Général dans des circonstances très difficiles en 2008, il a été longtemps acquis que Philippe Langenieux Villard était le candidat naturel tout désigné pour la troisième place. Mais les rivalités internes désormais habituelles ont vite repris le dessus déstabilisant l'édifice initialement monté.

    Dans ce paysage, qu'en est-il d'une liste "divers droite" ? Là aussi les hypothèses vont bon train. Seul un sondage vient de contribuer à ramener un peu de raison évoquant les conséquences d'un risque de division : que la droite n'ait qu'un poste sur … cinq.

    Il importe de rappeler que la droite a longtemps eu 4 Sénateurs sur 4 en Isère du temps de MM Boyer, Cabanel, Descours et Faure.

    Même si le pire n'est jamais certain, le retour au meilleur s'annonce bien difficile dans des divisions de ce type aussi permanentes et aigües. … Ce d'autant plus que la droite vient d'imploser également au sein de sa représentation au SMTC où MM Savin et Coigné, pourtant soutiens de Jean Mourey aux municipales de 2008, ont été incapables de garder dans leurs rangs ce dernier qui, seul, à accepté la proposition de collaboration du Président PS du SMTC. Au passage, un Président PS qui loue la sagesse du Maire de Vif quand la Conseillère générale PS … multiplie elle les billets vengeurs sur ses blogs dénonçant l'intolérance supposée de l'intéressé. Quel serait donc le micro-climat d'Echirolles changeant sur la route le tempérament d'un individu entre Vif et … Grenoble ? Là aussi, ce sont des règlements de comptes internes avec l'isolement absolu de Brigitte Périllié, candidate malheureuse à la sénatoriale, qui expliquent des jeux de ce type.

    Que d'exemples de la rupture avec la réalité dramatique d'une agglomération enfoncée dans la crise économique et dans un endettement public considérable …

  • St Paul de Varces : contestation sur le trafic de véhicules de gros tonnages

    Après un recours contentieux contre un important projet immobilier, puis la contestation sur l'augmentation brutale considérable du prix du m3 d'eau (+ 20 %), c'est au tour de la vente de remblais qui crée l'émotion en raison d'un ballet incessant de camions dans cette Commune. Le bruit, la poussière mais surtout la dangerosité suscitent une inquiétude vive.

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  • L’obscurantisme moderne

    Hier, des préjugés notamment religieux empêchaient des débats sur des sujets pourtant majeurs. Aujourd'hui, c'est la société de communication qui dicte ses interdits. Il suffit qu'un dossier soit compliqué pour qu'il passe à l'écart. Tout doit aller vite, être résumé en une idée, une image et surtout rencontrer une audience.

    Des dossiers essentiels sont actuellement marginalisés dans des conditions graves.

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  • L’émiettement du corps électoral français

    Le dernier sondage LH2 montre l'émiettement du corps électoral. A la différence des pays structurés durablement autour de forces politiques quasi-binaires (Etats-Unis, Grande-Bretagne), la présidentielle devient le moment de l'éclatement des forces politiques par la multiplication des candidatures.

    Dans ce contexte, le leader du premier tour est celui qui arrive à franchir la barre des 20 %. Cette situation signifie aussi que la détermination de la seconde place devient totalement aléatoire entre des candidats qui se tiennent à deux points près quand les sondages enregistrent une marge technique d'erreur de … trois points.

    C'est une situation très préoccupante pour le déroulement des élections. Elle l'est probablement encore davantage sur les conditions ultérieures de gouvernance. Dans ce contexte émietté, l'enjeu des "contrats d'objectifs" devient de plus en plus incontournable pour éviter des blocages généralisés en raison de la faiblesse, donc de la fragilité, de l'assiette électorale de départ.

  • Le Parti Socialiste Français : ses miracles et ses mirages

    La lecture de la plaquette du PS sur les biens communs partagés et les services essentiels accessibles (publiée le 4 mai 2011) mérite une lecture attentive.

    C'est une usine à gaz d'une stupéfiante complexité où chaque mesure signifie une dépense publique supplémentaire.

    Prenons l'exemple concret de l'eau.

    Le PS prévoit la multiplication des structures publiques là où les Agences de l'Eau existent déjà et devraient au contraire être renforcées au niveau de leurs missions.

    Le PS va vers une tarification différenciée de l'eau selon les contraintes territoriales. Cette modulation géographique est concevable. Elle existe déjà ce qui d'ailleurs montre l'incohérence des tableaux comparatifs souvent publiés sur les prix du m3 d'eau. Mais là le PS fait un pas de plus en imposant des seuils tarifaires selon des territoires.

    Le plus étonnant est le nouveau décompte du tarif de l'eau. Il connaît une première nouvelle contrainte exposée ci-dessus (la modulation géographique). Le PS va créer des prix différents du m3 de l'eau en fonction des volumes consommés. Il détermine un volume de base pour la consommation courante. Puis, par effets de seuils, plus la consommation s'élève, plus le prix du m3 d'eau devient cher.

    Voilà comment le PS prévoit de "protéger" la ressource en eau !

    Si voter c'est s'engager pour des programmes, il serait nécessaire que la plaquette sur les mesures du PS sur les "services essentiels" soit largement diffusée. Tant que le PS continuera à créer de la dépense publique et de la fonction publique, il s'éloignera de la modernité et des contraintes financières incontournables.

    Finalement, c'est assez naturel qu'il aspire à la venue du Directeur du FMI qui d'ordinaire assure la tutelle des gestions déficitaires. En France, c'est la culture du PS par son archaïsme qu'il faut mettre en "tutelle" quand on prend connaissance de mesures de ce type …

  • Obama ou le rappel du besoin de résultats

    En une semaine, Barack Obama a progressé de 11 points dans la cote globale d’appréciation de son bilan passant à 57 %. Certes, le patriotisme ponctuel après le décès de Ben Laden booste cet indicateur. Mais c’est surtout le rappel que l’opinion attend des résultats. La politique est trop souvent devenue l’art de parler, de remettre à demain, d’expliquer, de justifier, d’excuser mais plus de faire !

    C’est un besoin de faire que montre l’opinion. Des actes. Du concret. Du visible immédiat. Cette réalité lui parle immédiatement.

    Le 24 mai 2011, dans le District de New York, une élection partielle se déroule opposant deux candidates par ailleurs très dynamiques. Ces derniers jours, la Républicaine, Jane Corwin, avait pris l’ascendant. Qu’en sera-t-il dans ce nouveau contexte ? Il y aura là un marqueur intéressant avant que l’opinion ne sollicite la même obligation de résultats dans d’autres domaines …

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