Denis Bonzy

Catégorie : Non classé

  • Michel Destot et la campagne qui scandalise

    La campagne publicitaire de la BPA appliquée à la Bastille pose trois questions essentielles :

    1) le fric peut-il tout acheter et jusqu'où une collectivité publique peut-elle accepter d'être associée à une banque ?

    2) la publicité commerciale peut-elle s'appliquer y compris à des éléments du patrimoine public ?

    3) Si oui, où sont les limites dans le périmètre du patrimoine public ?

    Le 8 septembre 2011, la Banque Populaire des Alpes est condamnée par le TGI de Grenoble

    (suite…)

  • Grenoble agglo : le Grand Stade des Alpes : les 4 décalages majeurs : arrêter l’addition (2/2)

    Un stade neuf qui a coûté 80 millions d'euros HT aux contribuables mais qui est … vide : ce n'est pas la seule "originalité" du Stade des Alpes.

    Dès l'origine, il connait quatre décalages majeurs par rapport à tous les autres stades :

    1) Sa localisation :

    (suite…)

  • Grenoble agglo : le Grand Stade des Alpes doit – il être mis en vente ? (1/2)

    Depuis plusieurs années, l’agglomération est privée de véritables débats de fond. De temps à autre, il est question de sujets divers par exemple sur la limitation de vitesse où majorité et opposition polémiquent sur le point de savoir si le passage à 70 km / H est opportun ou pas alors même que les embouteillages permanents généralisés ne permettent pas de dépasser au mieux les … 30 km / H.

    Dès le printemps 2011, nous avons été les premiers à évoquer, chiffres à l’appui, la gravité de la situation financière des collectivités locales de l’agglomération.

    Les réalités sont simples :

    (suite…)

  • Grenoble agglo : réviser le périmètre du secteur public pour renforcer les solidarités

    Le rapport d'activité du CCAS de Grenoble est un exemple parmi beaucoup d'autres. La pauvreté progresse actuellement de façon inquiétante dans l'agglomération grenobloise. La durabilité de la crise économique laisse augurer une amplification de cette situation. Bien davantage, de nouveaux facteurs vont donner des impacts redoutables dont les modifications dans les relations entre les âges de la vie.

    Cette situation se retrouve dans l'ensemble de l'agglomération grenobloise. Les "petites Communes" sont particulièrement démunies et une inégalité flagrante naît entre les couvertures mises en place dans des villes riches et celles quasi inexistantes dans des villes démunies.

    Cette situation n'est pas acceptable. La solidarité sociale qui passe par la qualité des services publics de proximité comme par l'humanisation des dotations d'aides exceptionnelles est le ciment même de l'histoire de la communauté française.

    (suite…)

  • 2012 : les citoyens se ré-approprient leurs démocraties

    Toutes les actuelles campagnes électorales montrent une très forte mobilisation des citoyens. En France, la primaire PS a franchi un seuil de participation jugée inconcevable avant la coupure d’été. Aux Etats-Unis, Obama a installé des équipes de campagne dans déjà 38 Etats. Elles fourmillent de bénévoles. Le 3 janvier, l’Iowa ouvre la course des votes. Les réunions font le plein.

    Tout se passe donc comme si les citoyens se considéraient comme les premiers remparts face à la crise en assurant leurs responsabilités à manches retroussées.

    C’est un nouveau rythme des campagnes qui nait progressivement.

    (suite…)

  • Grenoble agglo 2014 : pour un projet global d’agglomération

    Ces derniers jours tout particulièrement, deux logiques se dissocient à partir d’un même constat.

    Le constat, c’est le déclassement de la qualité de vie dans l’agglomération grenobloise. Face à ce constat, il importe d’une part de déterminer à quoi cette réalité est liée et d’autre part comment la changer.

    La naissance de cette réalité est liée à de nombreux facteurs. Deux d’entre eux occupent une place particulière.  Le PS a conçu l’intercommunalité comme un « yalta local » :

    (suite…)

  • Grenoble agglo : UMP 38 : le choc des symboles : 5 ou 50 000 ?

    Ceux qui sont engagés dans la société civile, à l'écart des formations politiques et qui doutaient encore de la nécessité de s'engager dans des clubs locaux de réflexion et d'action, ont désormais tous les éléments pour faire leur choix.

    L'agglomération grenobloise va mal. Endettement, insécurité, embouteillages … : la qualité de vie diminue tandis que les charges progressent. Cette réalité, c'est le bilan d'un pouvoir en place depuis 1995 mais c'est aussi le bilan d'une opposition qui n'a pas été en situation de jouer sa fonction d'émulation permanente.

    Le week-end où le PS fait voter 50 000 personnes en Isère pour désigner un candidat dans le cadre de primaires ouvertes de qualité, 5 personnes présentent des nominations pour des échéances allant de 2012 à même … 2014.

    La procédure est déjà surprenante. Mais la liste des "surprises" n'est pas finie.

    (suite…)

  • Les primaires ou le « printemps français »

    La présidentielle 2012 institutionnalise, avec l'organisation des primaires PS, un nouveau « temps de campagne électorale » avec de nouvelles caractéristiques. C’est une modification majeure dans la vie publique française.

    Primaires internes ou 1er tour de scrutin ?

    La multiplication des candidatures à la candidature est un phénomène nouveau mais incontournable. Il traduit l’éclatement des groupes de la société comme la décroissance de l’autorité des partis politiques. Cette concurrence doit trouver des moyens de régulation.

    (suite…)

  • Primaires du PS : le temps du bilan

    Les primaires du PS viennent de conforter 5 enjeux majeurs pour les prochaines années :

    1) La fête du suffrage : la primaire a été célébrée comme la fête du choix ce qui recouvre deux volets : la possibilité même de choisir et la liberté de choisir. Après le 1er tour, les dirigeants PS se sont éloignés de la logique fréquente de la "propriété des votes" en dissociant de façon habile les choix individuels et le comportement des autres.

    Sur ce premier point, le PS a indiscutablement marqué un point important en se montrant en étroite harmonie avec l'opinion.

    2) Le nouveau sens des partis politiques :

    (suite…)

  • Crise : une génération à sacrifier pour cause de vertu perdue

    François Trahan est Vice-Président de Wolfe Trahan and Co. Il est l'un des plus lucides analystes des phénomènes économiques. Il a prévu la quasi-totalité des bulles des dernières années. Il incarne la primauté de l'analyse par les fondamentaux. Que dit-il aujourd'hui face à la crise ? Il faudra une génération pour que les bonnes tendances ne repartent à la hausse. Parce qu'il faudra une génération pour purger les abus des dernières décennies.

    Les dernières décennies ont perdu la vertu du respect de fondamentaux. Même en pleine crise,

    (suite…)