La morale et la politique ont souvent eu des relations conflictuelles. Tout en affirmant un certain idéalisme, le pouvoir semble transgresser régulièrement la morale. Mais globalement dans le temps, les régimes et les hommes politiques ne résistent pas au reproche durable d'immoralité.
La III ème République a été emportée par les affaires Stavisky et Dreyfus. La IV ème République a été très déstabilisée par l'affaire des piastres, celle du bazooka, les "ballets roses". La V ème République a été secouée par des scandales comme la Garantie Foncière, Aranda, l'affaire Marcovitch …
Toutes ces affaires semblent "secondaires" face à celles actuellement connues et a fortiori face au rythme qui n'est plus celui d'une vulnérabilité ponctuelle publique ou privée mais ce sentiment nouveau d'une fatalité de l'immoralité du pouvoir.
Or, autant l'opinion peut éventuellement accepter cette immoralité publique pour des raisons d'intérêt public comme on peut le constater aux Etats-Unis dans les débats actuels sur les droits privés et les contraintes de lutte contre le terrorisme, autant en France les scandales sont d'une toute autre nature dans des contextes très différents.
Ce sont des scandales
(suite…)