Denis Bonzy

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  • Terrorisme islamiste : Londres déjoue hier soir un attentat d’une extrême gravité

    La police et le Service de sécurité britanniques ont annoncé avoir déjoué le premier complot terroriste planifié par le groupe État islamique au Royaume-Uni. Quatres hommes ont été arrêtés hier soir à Londres.

    David Cameron 22 05 14

    Selon le Telegraph,

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  • France : discrétion sur la journée internationale des enseignants : un système en déroute

    Hier, 5 octobre, c'était la journée internationale des enseignants. Une belle initiative de l'UNESCO datant de 1994. En France, cette journée a été marquée par une discrétion absolue. Normal pour un système en déroute.

    Dans le primaire, les 20 dernières années ont été celles de la déstructuration d'un système national longtemps exemplaire. Les bâtiments dépendent des Communes. Donc d'une Commune à l'autre, on assiste à un éclatement des situations : là un équipement neuf, ailleurs des préfabriqués rudimentaires qui se multiplient …

    Quant aux enseignants, leur fonction a été grignotée par les autres intervenants éventuels dont les familles. Le temps de l'instituteur de la République est passé. Hier, l'instituteur était maître à l'école. Aujourd'hui, il reçoit la … leçon du premier parent d'élève pourtant hier manifestement fâché avec son propre parcours scolaire …

    Dans le secondaire, c'est identique. Les Départements ont sauvé les collèges. Les Régions ont sauvé les lycées. Mais les statuts des enseignants n'ont pas suivi les qualités des murs dont les grilles salariales.

    Dans le supérieur, la diversité est encore plus forte. Le tissu universitaire national égal est désormais une illusion absolue. 

    En quelques années, c'est un dispositif global initialement d'excellente qualité qui a été déstructuré, paupérisé, déqualifié.

    Montréal 30 03 14

    C'est un terrible handicap pour l'avenir.

    Tout au long de mon parcours professionnel,

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  • Politiques : ont-ils peur de la province ?

    Les 15 premiers jours du "retour" de Nicolas Sarkozy sont assez decevants. Sur le plan numérique, il promettait la "plus belle campagne depuis celle d'Obama en 2008". Or, c'est le vide. Même pas un blog dédié. Sur le terrain, il reste à la logique de la "plongée ponctuelle" si possible avant 20 heures pour que les journaux TV puissent reprendre les formules. Déjà vu. Surtout, déjà pratiqué par tous les autres compétiteurs. 

    Cette logique de la plongée ponctuelle (3 heures au plus) est surprenante. Elle est très éloignée des pratiques qui ont fait des succès. En 20 ans, j'ai participé à de nombreuses visites de ce type. 

    Les échecs les plus notoires sur cette période ont été les suivants. Raymond Barre dans le Vercors lors de la présidentielle 1988. Jean Faure avait beaucoup intrigué auprès d'Anne Marie Comparini pour que Barre fasse un saut dans le Vercors. Il y avait de la neige. Depuis 24 heures, le vent du Sud avait pris le dessus rendant la neige très molle. Eva Barre accompagne son mari en … petits escarpins des villes. Elle glisse. Elle se mouille les pieds … Le cortège officiel était pris de "fou rire" en attendant la prochaine … glissage et surtout la tempête d'adjectifs qui allait suivre de la part de l'épouse de l'ex-Premier Ministre a priori pourtant très … policée.

    Autre couac, VGE à la Mairie de Grenoble. Il pleut. Le Conseil Municipal doit lui être présenté. Il entre dans la salle du conseil. Il se fige. Ne quitte pas son imperméable tant que le chef du protocole ne vient pas lui retirer. "Le personnel de service" faisait défaut. Incroyable !

    Une déception également a été Villepin. Dominique de villepin 08 08 13Avec Sihame Arbib, nous lui indiquions qu'il fallait rencontrer les militants. Jamais fait. Ainsi, à Grenoble, Renaud de Langlade avait préparé un programme de qualité. Mais en dehors de l'attention que l'ex Premier Ministre manifestait pour les journalistes, les militants de République Solidaire n'étaient manifestement pas parmi ses priorités. Dommage.

    La liste de visites sur le terrain qui tournent au fiasco serait longue : Madelin, Giraud, Veil (tempérament exécrable  à l'opposé de l'image douce) …

    Face à ces échecs qui en disent long sur le tempérament des intéressés, il y a des réussites considérables.

    Chirac reste un modèle en la matière. Il dormait sur place, ce qui parait impossible désormais pour les candidats. Et jusqu'à 2 heures du matin, il était disponible y compris pour aller rendre visite à une section de militants au fond de la campagne. Lors de déplacements professionnels, j'ai beaucoup entendu parler de pratiques identiques de la part de Mitterrand. Je  ne peux pas en parler pour y avoir participé. Ce n'était pas mon camp politique et je n'ai jamais apprécié ce personnage qui marque pour moi le tournant noir des pratiques de la Vème République.

    Payre 22 02 14Denis Payre  en 2014 a effectué un terrain remarquable avec un réel sens du contact. Dommage qu'il n'ait pas libéré sa soirée mais tout au long de la journée il a témoigné un sens du dialogue inattendu. Une disponibilité et une simplicité exemplaires.

    Disponibilité et simplicité exemplaires qui sont le cas également pour Alain Mérieux qui est souvent venu dans le canton de Vif à ma demande. 

    Ces chefs d'entreprises ont souvent manifesté une capacité à dialoguer largement suprieure à

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  • Le coq, l’autruche et le renard

    Le Washington Post, Le Monde … tentent de trouver le contenu offensif du nouveau rituel quotidien de l'information. C'est un enjeu passionnant au moment où la concurrence s'accélère dans les supports, dans le rythme, dans l'internationalisation. 

    Jeff Bezos 20 06 14

    En France, selon la juste classification d'Eric le Boucher (les saboteurs), ce défi s'annonce très difficile car il y a trois tempéraments qui se dissocient de plus en plus : le coq, l'autruche et le renard.

    Appliquée à l'information, le coq, c'est le journal de

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  • Mars 2014 : des élections pour rien ?

    Dans de très nombreuses localités, germe actuellement une question simple : à quoi ont servi les élections de mars 2014 ?

    Pourquoi cette question nait-elle ? Parce que tout semble figé même si des équipes municipales ont changé. 

    A quoi tient ce phénomène ?

    1) Aux situations financières d'abord : d'ordinaire, le plus facile pour montrer le changement c'est de faire ce qui n'avait pas été fait. C'est donc de dépenser et comme les caisses sont généralement vides, les décisions d'économies sont repoussées. Elles arriveront en novembre et décembre avec les derniers arbitrages sur le budget 2015.

    Chomage1

    2) A la paralysie dans l'organisation de votes populaires : s'il y a un point de méthode sur lequel Sarkozy a raison, c'est le constat que le déblocage passe par des referendums. L'opinion est en avance sur la classe politique. Donc il faut donner la parole à l'opinion pour des avancées réelles. La classe politique donne le sentiment de se méfier de l'opinion. C'est quand même incroyable que la seule économie faite soit celle des

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  • L’absence de sortie de crise radicalise les opinions

    La crise de 2008 produit ses "enfants". Ajoutée à la crise économique durable, la crise internationale installe actuellement une radicalisation considérable.

    Deux exemples précis :

    – en France, l'entrée d'élus du Front National au Sénat change considérablement la donne. Et dans d'autres départements, l'absence de listes "dissidentes" aurait largement augmenté ce score. Jusqu'à présent, le vote en faveur du Front National était présenté comme celui des "désespérés qui ne savent pas …". Cet argument ne peut pas être opposé aux votes d'élus locaux. Par son mode sélectif d'électeurs, le vote d'hier a donné une légitimité et une force nouvelles considérables au FN. C'est un constat majeur. 

    – aux Etats-Unis, Obama va enregistrer le 4 novembre une défaite d'ampleur historique. Plus aucune digue habituelle des démocrates ne semble en état de

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  • Jusqu’où l’opinion française va accepter le réalisme d’efficacité en temps de guerre ?

    Comment une opinion qui a progressivement érigé en temple le plaisir de vivre peut-elle accepter la menace de la mort ou l'utilisation d'armes de protection ? 

    C'est un rendez-vous quis era très intéressant à observer.

    De façon étonnante, il y a 5 sujets qui ne sont pas traités en France comme ils le méritent :

    1) Il n'est pas acceptable  que l'Allemagne, première puissance financière, ne participe pas à un effort de guerre. Si le même montant d'efforts de défense que le faible mis en oeuvre par la France impactait ses budgets, ses "équilibres exemplaires" seraient déjà significativement modifiés.

    2) L'effort de défense de la France est trop faible depuis plusieurs années déjà. Lors de la dernière venue de Barack Obama devant les instances de l'OTAN il a souligné ce point. L'actuel décrochage financier ne peut demeurer.

    Comment la France va-t-elle augmenter significativement son budget de la défense dans un contexte général d'économies ?

    3) Paul Bremer, l'un des meilleurs spécialistes des régions concernées, a insisté : la présence durable au sol sera incontournable. Quand la France va-t-elle infléchir son actuelle position ?

    Paul Bremer bis

    4) Sur les théâtres  d'opérations, la guerre comporte son cortège de

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  • L’environnement sans défenseur en France ?

    Le fossé entre les discours officiels et la réalité des faits se creuse de façon inédite. Fabius se rend à New York dimanche pour marcher aux côtés d'Al Gore dans le cadre de la marche contre le réchauffement climatique.

    Le réchauffement climatique met en évidence la nécessaire lutte pour mieux protéger l'eau notamment exposée à la rareté dans des conditions sans précédent.

    Californie 1 bis 2014

    Et que fait le Gouvernement dans le même temps sur 2015 : il décide une ponction de 175 millions par an sur les Agences de l'Eau ! 

    Les structures qui veillent à la cohérence des actions par grand bassin versant sur le plan national, qui participent aux financement des réseaux … voient leurs moyens baisser de façon considérable.

    C'est l'incohérence la plus totale.

    Une incohérence dans le silence parce que les Verts en France, c'est d'abord la gauche de la gauche et pas des défenseurs de l'Environnement. La marque diffère du contenu réel du produit.

    Une incohérence parce que

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  • UMP : un bien curieux débat sur les primaires

    Les primaires ne sont pas dans la culture politique française. Bien davantage, elles  sont à l'opposé des traditions. C'est pourquoi, ceux qui les proposent sont pour un changement radical.

    Pour qu'une primaire se déroule dans de bonnes conditions, cela suppose que l'administration d'un parti politique soit totalement détachée des intérêts de l'un des candidats potentiels à une élection. Le parti est "neutralisé". Il devient une logistique ayant vocation à organiser la primaire dans la neutralité. Ce n'est pas la conception française des partis politiques qui sont un cadre d'organisation dédié à la carrière de son Président.

    La primaire suppose également que les militants d'un parti acceptent le débat interne. En France, là encore ce n'est pas la culture. Quand des divergences existent au sein du PS, il est question de "frondeurs", de "dissidents". A droite, quand Juppé exprime une position différente de celles de Sarkozy, il est question de "guerre" … Des termes qui montrent qu'ici la culture d'un parti politique c'est qui adhère respecte une discipline de pensée comme d'expression.

    La primaire suppose de différencier les moyens des candidats des moyens d'un parti. C'est la seule condition pour qu'il y ait une égalité de départ entre les candidats. Le cadre légal français ne le permet pas puisque les réels financements publics sont voués aux grands partis dotés de la représentation parlementaire.

    La primaire suppose que les médias portent une culture de la diversité pour mettre à égalité les candidats. En 2008, Hillary Clinton n'était plus l'ex First Lady mais une candidate comme les autres, parmi les autres, traitée comme les autres. C'est la force des primaires que même le candidat doté d'un parcours de haut niveau revienne à la … base. C'est l'opposé de la culture médiaticopolitique française. Il suffit de constater les modalités de couverture du retour de Nicolas Sarkozy.

    Obama 27 12 08

    Le PS en 2012 a-t-il bousculé cette culture en organisant des primaires ? Non. En 2012, le PS a été décapité en quelques jours de son présidentiable, DSK, dans des conditions totalement inattendues. Ponctuellement, les primaires ont été alors le moyen d'arbitrer un second choix qui n'était pas arbitrable par d'autres modalités apaisées.

    La preuve, lors des municipales de mars 2014, dans combien de grandes villes le PS a-t-il organisé des primaires pour désigner ses candidats ? Très peu de villes et dans des conditions très problématiques à l'exemple du clash de Marseille. A Marseille,

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  • France : pourquoi tant d’immobilisme ?

    Est-il possible que la politique française descende encore plus bas ? C'est aujourd'hui un cumul de débats glauques, de de blocages généralisés et surtout d'impasses permanentes.

    Les débats glauques sont quotidiens : vie privée, faux diplômes, menaces de sanction politique sans suite (les frondeurs et le vote de confiance) … : il n'y a plus un seul débat qui permette de rehausser le niveau. Le caniveau est devenu le terrain de jeu.

    Les blocages sont généralisés. Pas une réforme ne s'engage sous l'optimisme qu'elle puisse améliorer la situation actuelle dont chacun dans le même temps s'accorde à reconnaître qu'elle est mauvaise et qu'elle ne peut durer. Aujourd'hui va mal mais changer pourrait conduire au pire encore : tout est donc bloqué.

    Les impasses sont permanentes : il n'y a plus aucun dossier qui trouve un traitement serein cohérent. Les élections locales ont un calendrier baladeur. Comment seront donc calculées les dépenses sur les 12 derniers mois quand le point de départ  est aussi fluctuant ?

    Autre exemple : l'Etat annonce 3, 7 milliards de baisses dans les dotations aux collectivtés locales. Ce chiffre a dû reposer sur des estimations. Mais le contenu de ce montant est

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