Denis Bonzy

Catégorie : Non classé

  • Les pétitions impossibles ou quand la politique devient l’industrie du moulin à vent

    La vie publique française est entièrement en panne. La gauche vit des débats internes qui paraissent sans solution faute d'un vote démocratique clair et net. La droite peine à exprimer un projet alternatif en dehors de quelques banalités sur des sujets très consensuels et  généraux. L'extrême droite enregistre les votes mais ne parvient pas à cacher son désarroi si le seuil de la gestion nationale devait être franchi. 

    Entre deux élections, les citoyens sont au chômage civique. 

    Puisqu'il n'est pas possible de voter, alors les citoyens manifestent ou font des pétitions. Les Musiciens du Louvre Grenoble viennent de lancer la leur.

    Mais dans ce cadre, comment décider ?

    La suppression budgétaire projetée qui recevra le maximum de signatures sera-t-elle … reconsidérée ?

    éolienne

    Après les Musiciens du Louvre Grenoble, quelle nouvelle pétition ? Le Théâtre ? Le retour du Festival du Cirque sur Grenoble ? Le retour du rugby à Lesdiguières ? …

    Comment un citoyen responsable des enjeux collectifs globaux peut-il donner sa signature à l'un et pas à l'autre ?

    Pourquoi ne pas lancer une pétition contre

    (suite…)

  • Les tee shirts Peuf sont arrivés. Vous avez le vôtre ?

    Parmi les start-up grenobloises, la Sapin de Noël semble voué à accueillir plusieurs de leurs produits. C'est d'ailleurs une excellente initiative de la FrenchTech que cette opération le Sapin de Noël accueille la FrenchTech.

    Je viens de recevoir mes tee shirts Peuf. Ils sont superbes.

    Peuf fille

    De longue date, j'ai toujours apprécie les T-Shirts. Selon les voyages, tant de souvenirs défilent au gré des choix de T-Shirts pour faire du sport, se protéger du froid l'hiver ou profiter du frais l'été. 

    Peuf est une initiative de Nils Louna qui est un jeune photographe grenoblois très talentueux. C'est par ses revues sur le ski que

    (suite…)

  • Ecomouv : symbole de l’irresponsabilité politique

    La société Ecomouv a engagé ce jour la procédure de cessation de ses activités. Un symbole de plus de l'irresponsabilité politique. La politique française vit désormais aux coups de com. Mais derrière les coups de com, il y a parfois des fautes, des erreurs, des approximations graves.

    Des fautes, quand la France dans le dossier des Mistral remet en cause sa signature et s'en vante. C'est lamentable.

    Des erreurs, quand des accords ont été donnés sans en peser toutes les conséquences pratiques. C'est le cas d'Ecomouv.

    Des approximations graves quand l'annonce n'est pas suivie d'effets. L'exemple qui restera dans les annales est le dossier Decaux à Grenoble. Un week-end, la presse s'emballe : plus de pub dans la ville de Grenoble. Mais la date donnée du "plus de pub" est fausse. La date initiale a déjà été décalée et de plusieurs mois. La pub qui ne s'affichera peut-être plus (?) sur les panneaux Decaux s'affichera sur

    (suite…)

  • La vraie exception culturelle française

    Hollande a installé une "génération précaire" sans visibilité hormis l'idée que l'échec sera au bout du chemin. Ce qui a été étonnant hier soir dans l'intervention de Nicolas Sarkozy c'est que le contenu était soit tourné vers des aspects d'appareils politiques soit vers la critique des autres candidats politiques (le Pen, Hollande, PS …).

    Il y a un thème qui a disparu du discours politique français : la chance de réussir.

    Primaires 07 03 13

    Hollande défend la "chance" de conserver des protections.

    Sarkozy va défendre la "chance" de changer de pouvoir.

    Le Pen défend la "chance" de tout sanctionner.

    La seule vraie chance pour les

    (suite…)

  • France : jusqu’où ira le retard de démocratie directe ?

    Aujourd'hui, des électeurs suisses donnent leur avis sur plusieurs initiatives populaires, notamment durcir encore les règles sur l'immigration cette fois au nom de l'environnement et supprimer ou non les forfaits fiscaux pour les riches étrangers.

    Ils doivent aussi se prononcer pour «sauver l'or de la Suisse» en obligeant la BNS, la Banque Nationale, à conserver un minimum de 20% de ses avoirs sous forme d'or, alors que son stock correspond aujourd'hui à 7% de ses avoirs.

    Dans les trois cas, les sondages prévoient un échec des initiatives, mais la classe politique n'exclut pas une «surprise» sur l'immigration, à la faveur de l'anonymat du bulletin de vote.

    Geneve

    Les électeurs sont peu enclins en effet à se réclamer d'une démarche lancée en dehors de partis au nom de la défense des ressources naturelles et régulièrement dénoncée par la classe politique, les milieux économiques et les syndicats comme «xénophobe et raciste». 

    Les électeurs sont appelés dans une votation à dire «halte à la surpopulation» par Écologie et population (Ecopop), une organisation qui se décrit comme «non partisane» et qui veut limiter le solde migratoire annuel du pays à 0,2% de la population (environ 16 000 personnes). Elle exige aussi que la Suisse consacre 10% de ses fonds d'aide au développement à des mesures de régulation des naissances dans les pays du sud.

    «Au rythme où on bétonne le paysage actuellement, à 1,1 mètre carré par seconde, en 2050 si on ne fait rien on aura entièrement bétonné» toutes les régions non montagneuses de la Suisse, affirme Anita Messere, membre du comité Ecopop.

    Il se heurte à un front du refus venant de tous les milieux. Même la droite populiste de l'UDC, qui avait porté avec un succès plutôt inattendu le vote anti-immigration du 9 février, trouve l'initiative excessive. Tous font valoir que le fonctionnement de l'économie, dont certains secteurs comme la santé comptent un tiers d'employés étrangers, ne serait plus assuré normalement et surtout elle ne pourrait plus se développer.

    Le 4 novembre, à Berkeley en Californie, les citoyens étaient appelés à

    (suite…)

  • France : comment une gouvernance sans visibilité peut-elle réussir ?

    Dans l'actuelle course à l'énumération des échecs de la France, il y a deux échecs qui méritent un classement particulier :

    1) La faiblesse collective devant l'énonciation de la réalité actuelle : il est aujourd'hui courant de participer à une conférence et à l'issue de faire le point avec des intervenants et de constater les intéressés dénoncer une "situation drammatique, à la grecque du pays" alors même que, quelques minutes auparavant, les intéressés énonçaient des points … d'optimisme,

    2) l'inexistence de visibilité. Comment des efforts peuvent-ils être demandés sans avoir la visibilité sur la sortie  ? Quand ? Comment ? Avec quelles conséquences pratiques ?

    La France vit au coup par coup. Par coup de communication à la journée, à la "petite semaine". 

    En est-il partout ainsi ? Non. 

    Cette semaine, la lecture des contributions au colloque "Canada 2020" organisé par Justin Trudeau montre une réelle volonté de donner un cap, fixer des perspectives, placer des mesures dans la logique globale de vision.

    Canada 2020

    C'est tout ce qui fait défaut à la France actuellement. Le débat politique vit au

    (suite…)

  • VGE : le grand oublié de l’anniversaire de la « loi Veil »

    La France a un vrai souci avec son Histoire. Tantôt elle l'oublie très rapidement. Tantôt elle le scénarise avec un sens de la discrimination assez surprenant. Ce fut le cas cette semaine avec les 40 ans de la "loi Veil" sur l'avortement. Il n'a jamais été question de VGE. Ou si peu.

    VGE 2

    Dans un régime où tout procède du Chef de l'Etat, là le Chef de l'Etat était … absent. Il n'existait pas. Pas un commentaire pour quand même célébrer celui qui a eu le talent et le courage de nommer des personnalités comme Simone Veil ou Françoise Giroud.

    A en croire l'actualité de la semaine écoulée, Simone Veil a été nommée toute seule. Elle a présenté le dossier de sa seule initiative. Où était donc Giscard à cette époque ?

    C'est incroyable, cette incapacité à ne pas discriminer une lecture historique en France.

    C'est probablement l'une des raisons du

    (suite…)

  • Quand une ville labellisée French Tech chasse un lauréat 2013 du prix des technologies numériques …

    Quand modifier l'assiette de 320 points sur une superficie de 18 km² suscite autant de vagues, c'est qu'il y a quelque chose de vraiment détraqué dans un système d'information comme dans la vie publique concernée.

    Mais de plus, quand une ville comme Grenoble qui vient de recevoir le label FrenchTech chasse un Lauréat 2013 du prix national des technologies numériques, le "comique" tourne au "tragique".

    JC Decaux 2013

    J'ai connu Jean Claude Decaux quand il développait son entreprise et marquait dans son bureau sur une immense carte de France posée au mur des drapeaux identifiant les villes où il s'implantait.

    C'est une société qui incarne la conquête remarquable de l'entreprise familiale.

    Limiter cette entreprise à des panneaux qui seraient des verrues dans le paysage, quel

    (suite…)

  • Quand Grenoble lave plus vert …

    Gouverner n'est plus prévoir mais être vu. Gouverner n'est plus raisonner mais résonner. Ce qui est plus qu'une différence de mots. La Seine et Marne avait son "tigre" devenu … chat. Facebook avait ses ovocytes. Grenoble a sa "ville sans pub".

    Comme dans tous les autres cas, l'annonce dépasse la réalité et de très loin.

    Puisque Grenoble n'est pas parvenue à convaincre les autres villes de l'agglo de supprimer la pub.

    Puisque la pub en dehors des panneaux Decaux demeure.

    Bref, c'est tout simplement un contrat (Decaux) qui prend fin mais dont la fin est scénarisée puisqu'elle est supposée annoncer le début d'une grande croisade collective "ici, les arbres remplacent la pub" !

    L'annonce n'est plus la  mise en scène de la vérité. L'annonce devient une fausse vérité.

    Grenoble fait sa pub en disant

    (suite…)

  • Coupe Davis : tout reste possible. La magie du tennis !

    Le tennis est l'un des sports les plus intéressants. Deux caractéristiques. C'est un lien permanent entre le mental et le physique. Le résultat peut basculer à chaque instant. Ce sont ces deux volets qui permettent de considérer que tout reste possible aujourd'hui. 

    J'ai découvert le tennis très jeune. La passion de ce sport ne m'a jamais quitté. Bien au contraire. Au début, les plus belles parties opposaient Ken Rosewall, Rod Laver, Tony Roche, John Newcombe. 

    Ken-rosewall

    Si bien que lorsque la finale de la Coupe Davis a eu lieu à Grenoble en novembre 1982, ce fut un réel plaisir que d'y assister. Le 1er set entre Noah et McEnroe a été remarquable. Une brève manifestation avait été organisée par Henri Ducret au Park Hotel. Noah s'y était rendu casquette de musique sur les oreilles, entièrement concentré sur les matchs à venir. Totalement isolé. Une concentration absolue.

    Grenoble Coupe Davis

    Mais la défaite fut au rendez-vous.

    En 1991, à Lyon, les premiers vainqueurs ont été les spectateurs. Du jamais vu. Jamais entendu. Il n'était pas possible de s'entendre parler à un mètre de distance. 

    Les Etats-Unis présentent une équipe "hors du commun" : Pete Sampras, André Agassi. Et pourtant, la France va gagner. Pete Sampras est le joueur qui dégageait le maximum de "félinité". Tout était ressort.

    Pete Sampras

    La France va gagner parce que ses joueurs y ont cru une "seconde de plus" que les Américains. 

    C'est cette "mentalité" que

    (suite…)