Aujourd'hui, dans le plus petit Etat des Etats-Unis (le Rhode Island) s'ouvre un "sommet" qui peut constituer un tournant dans les années Trump. Tout d'abord, dans la belle capitale du Rhode Island (Providence), 30 Gouverneurs sur 50 vont se retrouver pour faire le point sur des sujets importants comme le climat et la décision de retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris. Ensuite, ce nombre très élevé de Gouverneurs va connaître pour la première fois à ce point des interventions de personnalités extérieures comme Justin Trudeau ou Elon Musk. Deux profils très complémentaires. Le premier montre que le voisin canadien partage des préoccupations. Le second montre qu'il n'y a pas d'antinomie entre le progrès de la cause environnementale et le progrès économique. Enfin, c'est à l'initiative de la Gouverneure de cet Etat, Gina Raimondo. Un profil remarquable. Une femme qui a a gagné en 2014, démocrate face à une vague alors républicaine. Première femme Gouverneure de l'histoire du Rhode Island. Et depuis cette date, elle mène des efforts locaux exemplaires. Avec tous ces éléments, Providence va incarner pendant 3 jours l'autre Amérique. Une Amérique douce avec des paysages magnifiques. Providence comme Newport sont des villes extraordinaires avec cette paisibilité que l'on peut retrouver dans le Maine ou le New Hampshire. A Newport, même en plein été, il faut toujours avoir le Kway à la ceinture tant la pluie peut brièvement arriver rapidement et drue. C'est le souvenir de la plus "belle" rincée familiale en bord d'Atlantique. La nourriture est simple et saine. Les places de villages sont propres et sûres. Les habitants sont accueillants. La vie quotidienne échappe à la cherté des grandes capitales. C'est l'autre Amérique que tant de personnes aiment à juste titre et qui est trop souvent oubliée pour parler de la fièvre des grandes capitales.
Catégorie : International
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Jumbo Wild : la probable belle victoire à venir
Avec l'accession le 18 juillet de John Horgan à la fonction de Gouverneur de la Colombie Britannique (Canada), c'est un tournant dans la bataille pour défendre Jumbo Wild. Les faits : le glacier de Jumbo est situé en Colombie Britannique au Nord-Est du Canada. Depuis 24 ans un projet de station de ski avec une trentaine de remontées mécaniques, un domaine skiable de 5 925 hectares culminant à 3419 mètres d’altitude, 5500 lits hôteliers, 750 lits destinés au personnel et autant d’emplois à la clé, divise les populations. C’est le cas des Shuswap, le peuple amérindien proche du glacier. Ce projet menace à la fois un territoire sacrée chez les autochtones, une importante source d’eau glaciaire et l’habitat des grizzlis.
Pendant des années, des individus ont bataillé. Ils ont effectué des appels de fonds. L'entrée en piste de grandes sociétés comme Patagonia ont changé la donne. Et la dernière étape vient d'être franchie : l'élection d'un Gouverneur opposé au projet. Une belle victoire pour les citoyens attachés à la nature. Le nouveau Gouverneur a été parmi les opposants anciens au projet immobilier. Ses premières décisions devraient changer les choses. Une belle étape !
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26 juin ou la première formule universelle symbole de liberté après la seconde guerre mondiale
Le 26 juin 1963, JFK est à Berlin. Il prononce un discours qui fait l'Histoire avec une formule "Je suis un Berlinois" qui est une première formule universelle à ce point que sa structuration sera reprise plus de 50 ans plus tard "Je suis Paris, Nice, Londres …" en fonction d'épreuves collectives dramatiques face au terrorisme des années 2015 et 2016. Quelques mots trouvent alors une force particulière parce qu'ils résument un sens, une direction collective.
Un passage de son discours fait le tour du monde :
« Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste.
Qu'ils viennent à Berlin !Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu'ils viennent à Berlin ! Lass sie nach Berlin kommen !
Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur […] pour empêcher notre peuple de s'enfuir. […] Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une offense à l'humanité. […]
Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont des citoyens de Berlin. Par conséquent, en tant qu'homme libre, je suis fier de prononcer ces mots : Ich bin ein Berliner ! ».
C'est tout le problème de l'époque présente. Aucun leader occidental n'a encore trouvé les mots et les lieux porteurs de symboles universels pour parler ainsi à toute la communauté internationale au sujet de causes planétaires (environnement, terrorisme, climat …). Ce sont pourtant de tels moments qui font bouger les frontières et pas les textes officiels.
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Une opinion toujours à la recherche d’elle-même
Ce qui caractérise la période présente, c'est que les schémas classiques de représentation dans les démocraties occidentales ont explosé. Ils sont fracassés. Partout. C'est le point commun entre la quasi-totalité des démocraties occidentales à de très rares expressions près (Allemagne, Grande-Bretagne …). Trump, Tsipras, Macron, Trudeau … mais aussi le Mouvement des 5 étoiles en Italie ou les partis populistes des ex pays de l'Est … : tous ne sont que le résultat de fins d'une vision traditionnelle de la représentation. Ces opinions savent d'abord ce qu'elles ne veulent plus : mensonges, scandales, corruptions, tromperies multiples … Les vieux partis battus aux élections sont bien des cadavres. Ils ont été tués par ce rejet. Ils n'avaient pas vu ou pas voulu voir le phénomène, ils commettent actuellement la même erreur pensant que, comme les cadavres, ils vont revenir à la surface. Mais quand les cadavres reviennent à la surface, ils sont … décomposés. Il en sera de même pour ces vieux partis incapables de se réformer, de s'ouvrir sérieusement à la société civile, pris dans les vieilles habitudes du mimétisme. Une période très particulière est ainsi ouverte. Savoir ce que l'on ne veut plus est une chose. Mais ignorer pour une grande partie, ce qui devient possible en est une autre. Le dégagisme n'est qu'à son début. Comme au début de sanctions expéditives surprises lors d'élections y compris à destination d'actuels bénéficiaires de cette première vague …
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« Mais il connait pas Raoul ce mec ! »
Pendant des années, lorsqu'une personne me semblait exprimer une opinion sur autrui différente de ma perception, c'était ma formule préférée :"mais il connait pas Raoul ce mec !" me rappelant les formules d'Audiard si remarquables. Maintenant le "moindre Raoul" est connu de tous, parce qu'il a tout fait pour être … connu. De lui-même sans avoir à chercher. En effet, Raoul a tout mis sur les réseaux sociaux : âge, centres d'intérêts, déplacements, amis, même ses vacances … A force de connaître tous les "Raoul", les commerces et la politique changent de méthodes. L'enjeu n'est plus de chercher à connaître mais de synthétiser tout ce qui est connu. Hier, c'était pas assez. Aujourd'hui, c'est gérer le trop. Dans cette gestion du trop d'infos, le Parti Républicain américain a-t-il pris une avance technologique. La question s'était posée en novembre avec la victoire de Trump (le rôle de Palantir, Cambridge Analytica …). Depuis la victoire surprise totalement inattendue mardi de Karen Handel, les mêmes suppositions repartent de plus belle. Les campagnes électorales sont peut-être en train de vivre un réel nouveau tournant ?
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La force actuelle des campagne disruptives
Depuis 2008, date de la crise financière occidentale, les campagnes disruptives font la victoire. En 2008, Obama en est le premier artisan. La rupture est partout : de la couleur de peau au choix des moyens de communication. Les publications sur slideshare notamment sur ce thème sont de plus en plus nombreuses et intéressantes (nb : merci aux nombreux lecteurs qui placent ma contribution en tête avec une audience de 5 663 visites à ce jour) A partir de 2010, dans d'autres démocraties, la disruption a pris d'autres formes : les mouvements "citoyens" : Podemos, Ciudadanos en Espagne, Syriza en Grèce … En France, Emmanuel Macron est indiscutablement une forme de campagne disruptive avec des ruptures nombreuses (cf article sur Medium du 7 avril 2016). Sous une autre forme, Trump a mené une campagne de ce type en 2016. Comme Bernie Sanders qui a réalisé une percée incroyable tout particulièrement dans le rapport nombre de voix obtenues / dépenses engagées. Tous ces succès, selon des modalités diverses, montrent quoi : la sanction de systèmes détestés progressivement pour avoir été dans l'incapacité de prévoir la crise, puis d'assurer une sortie rapide de crise et avec des "élites politiques" pas impactés par la crise. La campagne disruptive devient le label actuel d'un anti-système, la marque visible d'un refuge pour changer les choses. Pour les participants aux prochaines élections, c'est une réalité nouvelle à considérer : faire vivre la disruption mais comment et jusqu'où ?
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GoDaddy ou la promesse d’un site commercial Internet en 1 heure pour 8 dollars par mois
La révolution numérique n'est qu'au début de ses potentialités. GoDaddy met une offre qui montre la diffusion accélérée qui s'annonce : réaliser un site commercial en 1 heure pour 8 dollars par mois avec, dans ce montant, la maintenance ultérieure de ce site. Ce spécialiste de la gestion des noms de domaines et de l'hébergement donne une perspective de ce qui attend. Ce qui est vécu sur le plan commercial a vocation à le devenir sur le plan civique. On assiste à une accélération des interactivités, à une croissance des audiences qui montrent que des seuils ont été franchis. Les évolutions techniques sont considérables depuis les premières offres dans ces domaines. Et l'affirmation du smartphone amplifie ces tendances. En France, les "véritables législatives" seront désormais dans la mobilisation sociale et dans la mobilisation numérique (pour rappel le phénomène des pigeons sous Hollande) tant les législatives "institutionnelles" sont le simple wagon de la locomotive qu'est la présidentielle.
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2017 : une communication électorale en fin de cycle
Avec les législatives 2017, la communication électorale est manifestement entrée en fin de cycle. Une bonne communication, c'est vivre un temps d'avance qui permet de se différencier positivement. Au cours des dernières décennies, trois tournants sont intervenus. 1) Les années 80 ou la communication "je m'affiche en grand" : c'est le règne du 4 m x 3 m. Les réussites sont considérables. Des élections basculent sous l'impact de belles images. C'est le coup d'épée du samouraï : une image et un slogan doivent couper le souffle. Dans le Gard, à cette époque, la campagne de Georgina Dufoix me semble l'une des plus belles, esthétiques et efficaces (cf photo ci-dessus). Puis progressivement cette méthode va passer. Trop partagée. Puis faute de supports avec la disparition des 4 m x 3 m et d'une règlementation plus restrictive.
2) Avec les années 2000, c'est l'affirmation des réseaux sociaux. La référence c'est Obama 2008. Un tournant absolu : la campagne partagée. Les citoyens impliqués. Acteurs via leurs réseaux et non plus spectateurs.
3) 2017 : la campagne post 2008 n'est pas encore née. Elle se cherche. C'est la communication "où est Charlie ?" : le candidat déambule, prend une photo, la poste et commente "j'étais là !". Sur le fond, la période est manifestement à la fin d'un cycle. Sur la forme, c'est encore davantage manifeste à quelques exceptions près.
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Nous sommes faits de l’étoffe des rêves …
Remarquable discours de Mark Zuckerberg à Harvard jeudi 25 mai. Son actuelle tournée sur le terrain suscite de nombreuses interrogations sur ses objectifs à terme. Ce qui est déjà sûr, c'est que Zuckerberg a délivré un discours de grande qualité qui est d'abord une invitation aux rêves individuels et à la lucidité collective. Au départ de tout, il y a un rêve. Ceux qui l'oublient s'engagent souvent dans une triste bouderie avec la vie.
Pour prendre connaissance des principaux extraits, cliquer sur le lien suivant : Mark.