Denis Bonzy

Catégorie : International

  • La démocratie est-elle encore chez elle en France ?

    Brexit 25 06 16

    Depuis 24 heures, des réactions très répandues sur des médias nationaux français constituent des monstruosités stupéfiantes. Déjà en mai 2015, quand David Cameron avait promis le référendum, des médias indiquaient "promesse électorale, il ne le fera pas ...". Réaction qui donne toute la rigueur attribuée en France à la parole politique.

    13 mois plus tard, le référendum a eu lieu et le Brexit a gagné. Et hier, une litanie de réactions plus décalées les unes que les autres. Des exemples :

    • et si le Brexit n'était pas appliqué ?
    • et si le Royaume-Uni revotait,
    • et si …

    Bref, comment faire pour qu'une décision démocratique ne soit pas respectée. Voilà le socle du vote du Brexit. Une technostructure insupportable qui défend la démocratie à la condition qu'elle lui convienne. Et cette situation n'est plus acceptée.

    Le tournant en France : novembre 2012. Quand en France des profils aussi "disciplinés" que des chefs d'entreprises créent les "pigeons" pour contourner le Medef. Et ils gagnent face au Gouvernement qui fait marche arrière. Puis ce furent les "tondus", les "poussins", les "abeilles" …

    La liberté gagnait face à la culpabilité de ne pas respecter un mot d'ordre institutionnel. 

    En France, le tournant était alors opéré. 

    Aux Etats-Unis, le tournant était intervenu 2 ans plus tôt avec le Tea Party et son succès aux élections de novembre 2010. La trame :  les "vrais gens "sont les héros du quotidien et ils n'ont pas de leçons à recevoir des "dirigeants" de Washington incapables d'avoir prévu la crise, incapables d'en assurer la sortie et surtout pas frappés par la crise.

    Le divorce entre l'opinion et les institutions était intervenu.

    Et depuis il s'est toujours creusé davantage.

    Et au rythme d'hier, il va se creuser encore davantage quand on constate la "logique punitive" qui s'installe comme si les Britanniques devaient être punis pour leur choix. Quelle erreur de plus de la part des tenants de la technostructure de l'Europe.

    Le vrai sujet de fond : comment expliquer à des personnes qui ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois qu'il faut toujours défendre une technostructure européenne à 8 000 € par mois en moyenne basse avec exonération de toute fiscalité ? Comment défendre une institution chargée par les politiques nationaux de tous les maux alors que les mêmes font écran de l'importance des aides européennes pour mener à bien des projets ?

    Comment défendre une institution (la commission) qui est le "cimetière des éléphants" pour recycler des responsables battus sur leurs territoires respectifs ?

    Et la liste des "anomalies"injustifiables est considérable.

    Une technostructure incapable de se réformer.

    Et dans la crise, les médias français tentent de faire croire que F. Hollande incapable d'arbitrer sur les horaires d'une manifestation va, une fois de plus, "sauver l'Europe". Tout ce cinéma en boucle ne fonctionne plus.

    Si l'ambiance actuelle perdure en France, un second tour Le Pen / Mélenchon en 2017 n'est plus à exclure…

  • L’imminence des impossibles

    Brexit

    Dès le 19 juin, j'indiquais que la semaine alors à venir du 20 juin serait décisive comme marqueur de l'imminence des impossibles. Hier c'était la démocratie sans le peuple. L'abstention progressait partout. Aujourd'hui c'est le peuple qui reprend la démocratie et qui vote en s'affranchissant des consignes des états majors. Les impossibles deviennent alors … possibles.

    Trump + municipales italiennes (Rome, Turin …) + Brexit et peut-être dimanche Podemos en Espagne : si ces messages ne sont pas entendus, que peut être l'étape d'après ?

    Ce sont déjà des secousses majeures qui sont intervenues. C'est la fin d'un cycle. La crise économique installée depuis 2008 ébranle les institutions classiques avec l'ajout de tant d'autres fronts (guerres, terrorisme …). Une réelle nouvelle donne prend naissance manifestement.

  • Ces questions déjà connues que la France ne veut pourtant pas voir

    MIT 2 MIT 3

    Hier, j'ai reçu un texte remarquable de Frédéric Amblard. Un ami lyonnais engagé dans un projet de start-up remarquable en matière de diagnostic de santé. Je lui ai demandé l'autorisation de le mettre en ligne. L'autorisation m'a été donnée par lui et je l'en remercie.

    Quand un texte contient l'essentiel, il ne faut pas prendre le risque de le dénaturer. Le frère de Frédéric participe aux Etats-Unis à de nombreux travaux sur le devenir notamment au sein du MIT de Boston. 

    Ce texte reprend des sujets de réflexions. Voilà des extraits :

    "…

     

    Que nous réserve l'avenir?

    En 1998 Kodak avait 170,000 employés et vendait 85% du papier photo au monde.

    En quelques années leur modèle d'affaire a disparu et ils sont tombés en faillite.

    Ce qui est arrivé à Kodak va arriver à de nombreuses compagnies dans les 10 prochaines années et la plupart des gens ne le voit pas venir.

     En 1998 auriez-vous pensé que 3 ans plus tard vous ne prendriez plus jamais d'images sur du papier film?

     Les cameras numériques ont été inventées en 1975. Au début elles avaient une résolution de 10,000 pixels, elles ont maintenant plusieurs millions de pixels.

    Comme avec toutes les nouvelles technologies elles étaient décevantes pendant longtemps, soit avant qu'elles deviennent de beaucoup supérieures et chef de file en peu d'années.

    Le même phénomène se produira avec l'intelligence artificielle, dans le monde de la santé, les autos électriques et autonomes, l'éducation, l'impression 3D, l'agriculture et le monde du travail. 

    Bienvenue à la 4ième révolution industrielle.

    Dans les 5 à 10 prochaines années les logiciels vont transformer la plupart des industries traditionnelles.

    Uber est tout simplement un outil logiciel, même s'il ne possède aucune voiture, il est devenu la plus grosse compagnie de taxi au monde.

    Airbnb est présentement la plus grosse chaîne hôtelière au monde même s'ils ne possèdent aucun établissement.

    À propos de l'intelligence artificielle : les ordinateurs sont meilleurs, de façon exponentielle, pour comprendre le monde.

    Cette année, un ordinateur a battu le meilleur joueur de Go au monde, 10 ans plus tôt qu'on s'y attendait.

    L'ordinateur Watson aide déjà à diagnostiquer le cancer avec 4 fois plus de précision que les humains.

    Facebook a déjà un logiciel de reconnaissance des visages supérieur aux humains.

    En 2030 les ordinateurs seront devenus plus intelligents que les humains.

    Voitures sans conducteur : En 2018 les gens auront accès aux premières autos sans conducteur.

    Vers 2020 toute l'industrie automobile sera bouleversée.

    Vous n'aurez plus à posséder une automobile. Vous n'aurez qu'à appeler une voiture avec votre téléphone, celle-ci arrivera où vous êtes et vous conduira à destination. 

    Vous n'aurez pas à vous stationner, vous n'aurez qu'à payer pour la distance parcourue et pourrez être productif pendant le trajet.

    Nos enfants n'auront jamais besoin de permis de conduire et n'achèteront plus jamais d'automobile.

    Chaque année dans le monde, 1.2 millions de personnes meurent dans des accidents d'automobiles.

    Actuellement il y a un accident à tous le 100,000 kilomètres. Avec les autos sans conducteur, il y aura un accident tous les 10 millions de kilomètres.

    On sauvera ainsi 1 million de vies chaque année.

    La plupart des manufacturiers d'automobiles feront faillite.

    Ces compagnies traditionnelles cherchent à évoluer et fabriquent de meilleures voitures. Pendant ce temps, les nouveaux Tesla, Apple, Google ont une approche révolutionnaire et construisent des ordinateurs sur roues.

    Nombre d'ingénieurs chez Volkswagen et Audi admettent être complètement terrifiés par Tesla.

    Les compagnies d'assurance se retrouveront dans un immense pétrin. Sans accidents, les assurances vont devenir 100 fois moins dispendieuses.

    Leur modèle de commerce d'assurance-automobile va disparaître.

    Il y a des compagnies qui produiront un instrument médical appelé Tricorder X qui sera contrôlé par votre téléphone qui prendra un scan de votre rétine, analysera votre respiration et votre sang. Il analysera 54 marqueurs biologiques pouvant identifier presque toutes les maladies. … ".

    Voilà les vrais enjeux. Les vrais défis. Et pendant ce temps, la classe politique française mobilise toute son énergie pour débattre du trajet d'une manifestation sur moins de 2 kilomètres … Irréel !

     

  • L’apport immense de ce qui n’existe pas

    Brexit

    Dans la vie, il y a les leçons de l'action comme les leçons du vide. Souvent le vide (ce qui n'a pas été fait) porte des enseignements plus importants que l'action. Il faut donc regarder avec attention ce qui n'existe pas. Le vide est parfois plus important que le contenu. Le vide permet surtout de contraster avec ce qui normalement aurait dû exister. Par conséquent, il faut toujours se poser la question de ce qui n'existe pas et pourquoi ?

    Demain, c'est le référendum sur le Brexit. Un sujet majeur, essentiel.

    Le sujet a-t-il été traité dans l'actualité française importante ; débats TV, rapports … ? Non. 

    Des personnalités françaises ont-elles été conviées à des réunions importantes sur place comme "influenceurs" de l'opinion britannique ? Non.

    Bien davantage, quand Obama s'est rendu en Angleterre fin avril 2016 dans ce cadre, où s'est-il rendu ensuite ? A Paris ou à Berlin ? A Berlin ! Est-il passé par Paris à cette occasion ce qui est la pratique classique pour profiter de son passage sur les "terres d'Europe" ? Non, même pas. 

    Obama 1 23 04 16

    Regardez actuellement tout ce qui n'existe pas et ce vide en dit très long sur l'affaissement objectif de la France. Le vide parle davantage que de longs discours.

  • L’accélération des citoyens : le décider soi-même

    Virginia Raggi 21 06 16

    Le fait nouveau majeur : l'accélération des citoyens. C'est le cas dans l'économie. Ils sont en circuit court, direct et marginalisent tous les métiers qui n'ont pas su s'adapter. Les vraies "novations" ne sont pas dans l'émergence de nouveaux métiers mais dans l'exercice neuf de vieux métiers : se loger (Airbnb), se déplacer (BlaBlaCar) … 

    Cette accélération n'a pas encore été intégrée par la politique. Comme pour l'économie, les citoyens vont contourner les vieux circuits. L'Italie avec ses municipales vient de le montrer. Les primaires explosent aux Etats-Unis actuellement. Le temps du bipartisme se termineEt les primaires explosent au moment où elles sont reprises en … France. 

    Les partis n'ont plus de troupes comme les grandes enseignes commerciales n'ont plus de clients fidélisés à jamais. La "voix du peuple" bouge, se déplace. C'est cette accélération qui devient l'inconnue majeure. 

    Deux ruptures sont nées en France :

    • ne rien attendre de la puissance publique,
    • décider en fonction de ses intérêts personnels.

    C'est donc la fin des intermédiaires institutionnels et la fin aussi de la notion fumeuse de l'Intérêt Général, leur cache sexe utile des intérêts particuliers peu avouables.

    Sur ces bases, le "troupeau" devient moins gérable. La présidentielle 2017 sous cet angle s'annonce très intéressante. Pourquoi échapperait-elle donc en France aux rebondissements imprévisibles déjà connus par d'autres démocraties comparables ?

  • Les Parcs naturels en France : un bilan trop contrasté

    Yosemite National Park

    Samedi, Barack Obama a passé en famille son week-end dans le Yosemite National Park. Un parc d'une beauté exceptionnelle. Les parcs américains sont les premières attractions en nombre de visiteurs : en moyenne 350 millions de visiteurs par an. C'est une réussite exceptionnelle. Comme au Canada. 

    Cet événement qui n'a pas été rare durant le mandat d'Obama qui avait débuté par une visite dans un parc dans le Maine (Acadia National Park) a été l'occasion pour ré-affirmer l'importance des parcs dans les politiques publiques américaines.

    En France, la situation des parcs est considérablement plus contrastée. La culture de sanctuaires naturels à préserver par-dessus tout n'est pas aussi répandue que nécessaire. Des espaces de montagne ont été vouées à un "habitat urbain" dans des conditions gravissimes tout particulièrement dans les Alpes du Nord à la différence des Pyrénées. 

    Le Parc du Vercors est un échec terrible. La Charte du Parc n'est pas respectée dans l'indifférence générale des Communes membres. La signalétique uniforme n'est pas mise en oeuvre. La signalétique pédagogique sur le terrain est inexistante. Appartenir au Parc du Vercors c'est poser un panneau métallique à l'entrée d'une Commune pour "faire bien" et uniquement. Puis bien entendu recevoir une fois par an la propagande politique des gestionnaires du Parc qui font financer par l'institution leur promo personnelle via une revue papier.

    C'est une situation irréelle qui marque un décrochage dramatique entre les objectifs initiaux et les réalités présentes.

    Quant à imaginer un week-end familial de l'actuel président français dans un parc, cela relève d'une "incongruité" puisqu'il est impossible de saisir un temps familial de F. Hollande dans une tenue qui ne soit pas celle de son uniforme officiel de président. La France est bien restée une monarchie triste, usée sous les faux habits d'une démocratie représentative …

  • Punir sans se punir : le défi du moment

    Rome Virginia Raggi

    Est-il possible de punir la classe politique ou des institutions (Europe) sans se punir : c'est le défi du moment. Hier, les américains ont vécu l'émergence de Trump comme le vecteur de la punition de la classe politique. Mais aujourd'hui, la réflexion va enfin plus loin. Et s'ils se punissaient en même temps ? Qu'ont-ils à gagner dans l'expression des "rages primales" qui ont fait l'originalité de Trump ?

    Et la semaine à venir importe la même question en Europe. Aujourd'hui avec les municipales en Italie. Jeudi, avec le référendum sur le Brexit. Et dimanche 26 juin, les législatives en Espagne privée de majorité parlementaire depuis 6 mois. 

    Sur ces trois terrains comme aux Etats-Unis, la punition est en marche. Mais les effets de la punition sont aussi en marche. En Italie, c'est un parti sans expérience sauf celle d'un folklore certain qui est en tête. En Grande-Bretagne, la campagne a été truffée d'affirmations erronées et avec une parlementaire assassinée. Et en Espagne, la majorité parlementaire semble toujours introuvable.

    Autant de cas où la volonté de punir s'accompagne du constat d'un effet boomerang redoutable comme si punir c'était aussi se punir. Redoutable constat. Solution toujours en attente.

  • La notion du « juste prix » a bien changé !

    LinkedIn 14 06 16

    Hier, dans une morosité ambiante consternante, des "heureux" ont pourtant existé : les actionnaires de LinkedIn. La veille, celui qui avait 5 000 € d'actions terminait son 13 juin avec 7 377 € : + 47, 55 % dans une journée. Une journée qui ajoute à la définition moderne du "juste prix".

    Pendant des décennies, le juste prix a été calculé comme la rencontre entre une offre et une demande sur la base de critères techniques assez bien définis dont celui d'un multiple du retour sur investissement. Hier, une fois de plus, le "marché" a montré que désormais le juste prix c'est tout simplement la limite supérieure qu'un acheteur potentiel est prêt à mettre avec une donnée de base : les moyens de l'intention d'acheter. 

    Parce qu'en l'espèce LinkedIn proposait aussi d'acheter des … pertes (166 millions de dollars sur la seule année 2015).

    Mais quand l'acheteur dégage 4 milliards de dollars de bénéfices nets par an (dans les "années moyennes"), la dimension des accords change.

    Un accord qui montre, également, au passage, que le récent nationalisme inutile d'un journaliste de TechCrunch sur le thème "aux Etats-Unis, on ne se vend pas à un plus gros, on le dépasse ..." n'est pas d'une justesse irréprochable. Là aussi, les moyens de l'intention de se … vendre.

     

  • L’austérité ajoute-t-elle de la crise à la crise ?

    Rachel Notley 12 06 16

    C'est le sujet de fond depuis 2008, date de l'actuelle crise économique. Un cycle très long. Pourquoi cette longueur de cycle ? Et si l'austérité souvent choisie avait ajouté de la crise à la crise ? Hier dans l'Alberta, la Premier Ministre a abordé ce sujet de fond. Et sa réponse est simple : il faut éloigner l'austérité pour sortir de la crise. 

    Rachel Notley reprend des arguments anciens. Le discours est très intéressant : "«nous protégeons les services essentiels plutôt que de les sabrer. Nous ne transposons pas ce choc économique sur les familles». Et de lister les investissements d'avenir qui créent des emplois, donc alimentent le moteur de la croissance.

    Ce faisant, Rachel Notley reprend bon nombre des arguments anciens de Mark Carney, ancien Gouverneur de la Banque du Canada et actuel Gouverneur de la banque d'Angleterre. Pour sortir sérieusement de la crise, il faut d'abord alimenter le moteur de la croissance. Ses discours annuels sont le meilleur cours donné aux élèves de sciences politiques ou économiques.

    Banque d'Angleterre

    C'est le vrai débat de fond qui n'a pas été livré en France puisque les sujets majeurs en France sont le prix d'un costume ou de la montre Cartier de Macron, la sex-tape d'une petite frappe convertie au football …

    Loin de cette mousse, c'est le vrai tournant du mandat Hollande. Il a notamment cassé la croissance locale par la baisse des dotations d'Etat aux collectivités locales en ajoutant au même moment la loi NOTRe qui rendait invisible tout devenir des compétences et dans un calendrier irréel à savoir en début de mandat municipal c'est à dire quand les collectivités locales lancent d'ordinaire leurs projets. Or cet investissement local, c'est un moteur considérable, diffus sur tout le territoire et souvent à destination des PME et TPE.

    Sous cet angle, la France paye le prix lourd à ne pas chercher à organiser de vrais débats sérieux de fond. 

  • La France et son réflexe « un vieux politicien sinon rien … »

    Rome Virginia Raggi

    Les français sont masochistes. Plus de doute permis. Regardons aujourd'hui les démocraties occidentales comparables. Aux Etats-Unis, Trump est désigné comme candidat républicain sans jamais avoir exercé un mandat politique. En Italie, un parti des "citoyens" vient de connaître une percée considérable. Fin juin, Rome aura peut-être une maire de 37 ans ayant un métier en dehors de la politique (Avocate).

    Virginia Raggi 06 06 16

    En Espagne, lors des élections de fin juin, Podemos et Ciudadanos bousculent les vieux partis.

    Albert Rivera 10 06 16

    Au Canada, une nouvelle génération prend le pouvoir.

    Melanie Joly 27 04 14

     

    Et on pourrait continuer longtemps l'énumération.

    Et pendant ce temps en France, tout est bloqué par toujours les mêmes. Passés par le pouvoir puis par l'opposition, repassés au pouvoir puis dans l'opposition et toujours en attente de … revenir au pouvoir. Hollande n'a fait que de la politique depuis 33 ans ayant débuté comme directeur de cabinet de Max Gallo. Sarkozy idem depuis 33 ans. Plusieurs d'entre eux n'ont même connu que la politique : Fillon, Mélenchon, Royal, Valls … Jamais le passage fut-il temporaire dans une entreprise ou une activité libérale réelle. Le Maire, présenté comme "la nouvelle génération" à droite, n'a connu que les cabinets ministériels et l'assemblée nationale. 

    Cette spécificité française mérite quand même une explication. Les français détestent les politiciens mais ne s'en échappent pas. Le système est-il bloqué à ce point qu'il est fermé à tout entrant extérieur au circuit politique classique ? Plus le temps passe et plus ce masochisme devient une "exception française". Une "exception française" de plus, celle que les autres ne veulent surtout pas reproduire tant ils ont sous les yeux le constat qu'elle mène à l'échec.