La division des actions pour augmenter le volume des échanges va probablement encore booster les cours d'Apple et de Tesla. La valorisation boursière d'Apple dépasse à elle seule toute la valorisation du CAC 40 ! En France, suivre les conséquences de l'offre d'OPA de Veolia sur Suez. Et point surprenant, le cours de Brookfield n'est pas tiré à la hausse par l'arrivée de Mark Carney surnommé le "banquier vert" comme si capitalisme et écologie ne pouvaient manifestement pas faire bon ménage.
Catégorie : Bourse
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L’once d’or à + de 2 000 dollars …
Le talent d'analyste de David Einhorn est impressionnant. Je l'évoquais dès un billet du 06 juillet. Ses annonces sur l'évolution de l'or se réalisent à la lettre. Comme en 2007 sur la crise … de 2008. Attention parmi ses prévisions … la faillite prochaine de la France compte tenu de la part de son endettement et de son addiction à la dépense publique …
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Mars 2020 avec la Covid-19 c’est bien le tournant de la nouvelle économie
Les graphes s'ajoutent et apportent le même constat : la nouvelle économie trouve son rebond à partir de mars 2020 : e-commerce, livraisons à domicile … tout ce qui fait vivre la distance trouve une légitimité particulière. Jusqu'à quand ? Jusqu'à quel montant ?
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La cure de réel a débuté pour de vrai : l’économie du 21 ème siècle s’affirme …
Ayant dompté les guerres mondiales qui redistribuaient les rapports de forces, les démocraties occidentales sont actuellement confrontées à une autre forme de guerre : une pandémie qui est un défi comparable. Le 20 ème siècle est né avec la Société des Nations en janvier 1920. Le 21 ème siècle est en train de naître lui aussi en 2020. Ce sont les caprices du temps réel : ne pas se laisser imposer une naissance fixée d'avance par une date administrative. Au rythme des actuelles mutations, en 2022, les repères de l'ancien siècle risquent d'apparaitre très … anciens. A quelques exceptions près, le commerce physique aura connu une sélection impitoyable. Des métiers entiers auront probablement disparus en conséquence. Le travail comme l'enseignement débuteront des révolutions essentielles. Google et Facebook posent les jalons dès à présent des méthodes de travail de demain. Les Etats, à quelques exceptions près, seront contraints par des groupes mondiaux plus puissants qu'eux. L'audition des GAFA par le Congrès américain cette semaine a contenu des passages d'un extrême réalisme comme cette formule si lucide d'un élu démocrate : “nos fondateurs ne s'inclineraient pas devant un roi. Nous ne devrions pas non plus nous incliner devant les empereurs de l'économie en ligne … ”. Plutôt que de disserter à longueur de temps sur les distances physiques non respectées dans des fêtes dites privées sur une Commune de trifouilly les Oies, les médias français auraient dû organiser la retransmission avec traduction des PDG des GAFA devant le Congrès américain. L'addiction à la dépense publique de la France va accélérer son déclassement déjà très engagé. La superpuissance d'hier membre permanent de l'ONU sera une puissance régionale fragile dépendante des taux d'intérêts donc des marchés. Tous ceux qui ne prennent pas le temps de réfléchir à ces faits ou d'avoir le courage de tirer les conséquences des mutations en cours vont connaitre des réveils délicats. Une crise ne fait jamais que des victimes. Elle annonce aussi les bonnes santés des jours d'après pour ceux qui ont vécu les précautions utiles. Le cours de la société ci-dessus (actionnariat de Lemann) met en relief les courbes des choix nécessaires. Un exemple parmi tant d'autres …
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Covid-19 ou le vrai tournant du nouveau siècle
Hier, le Nasdaq a battu des records. Il a atteint un nouveau record en grimpant de 2,51 % à 10 767,09 points. Sur les différents segments boursiers, les valeurs de la "nouvelle économie" ont connu des progressions considérables. Amazon + 8 %, Apple (+2,11 %), Microsoft (+4,30 %), Facebook (+1,40 %) ou encore Alphabet (+3,10 %), la maison mère de Google. Les entreprises technologiques sont en forme par l’accélération de la croissance du commerce électronique, la consommation de streaming, l’utilisation de moyens de paiement et de plateformes numériques. Le Covid-19 avec ses obligations de distanciations accélère des étapes : commandes en ligne, infos en ligne … Actuellement, une douzaine d'investisseurs libres de leurs choix car gérant leurs propres fonds méritent l'attention à l'exemple de Jorge Lemann. Ils font le choix des investissements lourds sur l'économie numérique. Un marqueur à méditer.
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A quand le défi concret des dettes publiques ?
Une petite dizaine d'investisseurs américains méritent une attention particulière. Ils expriment les doutes et les recommandations qui sont les leurs. David Einhorn appartient à ce petit groupe. Ses "faits d'armes" sont nombreux. L'un des plus importants : avoir été le premier (et l'un des rares) à annoncer la crise de 2008 puis la crise des dettes d'Etats (2010-2011 / Grèce, Espagne, Portugal …). Depuis quelques jours, David Einhorn commence à attirer l'attention sur certaines dettes publiques dont la France. Un sujet majeur particulièrement peu traité actuellement.
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18 milliards d’euros !
Ce matin sur LCI, Bruno le Maire a officialisé l'entrée dans un nouveau cycle : la hausse des taux d'intérêt. C'est une nouvelle donne majeure pour l'Etat français. Des repères simples sont nécessaires. 1) Sur 2017, pour sa structure courante de fonctionnement, l'Agence France Trésor a chiffré son besoin de financement à 185 milliards d'euros. 2) De 2012 à 2016, les intérêts annuels de la dette ont baissé de 5 milliards d'euros alors même que le capital de la dette augmentait sur la même période de 277 milliards d'euros. C'est dire combien la structure de fonctionnement de l'Etat a reposé sur un endettement croissant dont les effets ont été modérés artificiellement par la baisse des taux d'intérêt. 3) Si les taux d'intérêt augmentaient progressivement pour parvenir à un taux "moyen" d'avant crise 2008 , c'est une augmentation de 18 milliards d'euros à compter de la 3 ème année c'est à dire à année pleine compte tenu de l'actuelle structure de l'endettement de l'Etat français. Or le propre de la dette c'est que le loyer de l'argent doit être payé sans contrepartie de nouvelles prestations. Le mur est là.
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L’avenir du bitcoin ou les fortunes du café du commerce
Le débat du jour est sur les monnaies virtuelles. Le bitcoin est au centre de l'actualité. Le cours du bitcoin (son taux de change) approche désormais les 10 000 dollars, c’est-à-dire qu’il dépasse 8 000 euros. Il a pris 25% dans les quatre derniers jours. En 2011, il valait un dollar. Il a donc été multiplié par dix mille en six ans. Le bitcoin est une monnaie virtuelle, sur Internet, qu’on stocke dans un porte-monnaie électronique. C'est comme les "monnaies locales". C'est la "capitalisation virtuelle" d'un très vieux phénomène : le troc. Ou comme les actions prises auprès de sociétés cotées qui n'ont pas un volume quotidien élevé d'échanges. Le cours peut grimper mais lorsque le détenteur veut capitaliser son "placement", il découvre que le volume des échanges ne permet pas de vendre sauf à plomber lui-même le cours. Il a donc du papier et du capital virtuel. Ce sont les fortunes du "café du commerce". Celles qui défilent dans des médias à la recherche de sensationnel mais tolérant une part excessive à l'éphémère et surtout au superficiel. La seule règle qui compte : cash is king… C'est moins "romantique" mais c'est plus solide.
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2018 : l’année où les budgets publics français explosent …
Débat public français irréel actuellement. Les directions des grandes administrations rognent sur tout ce qu'elles peuvent. Des exemples concrets. Les primes de déplacements des CRS sont fiscalisées et mensualisées pour différer des paiements. Les redevances aux Agences de l'eau pourraient être payées par les distributeurs (publics et privés) à facturation et non à encaissement, ce qui signifie concrètement une avance de trésorerie aux Agences au moment où l'Etat siphonne leurs finances à hauteur de 200 millions d'euros … Et la liste pourrait continuer longtemps. Tout est bon pour faire les fonds de tiroirs. Pourquoi ? Parce que le stimulus monétaire post crise 2008 a pris fin. C'est le tournant du 19 septembre 2017 avec les déclarations de la FED. Pour jouer sur un "effet édredon", la complaisance monétaire a duré 9 ans. C'est une séquence temps énorme. 9 ans pour purger, pour restructurer, pour repartir sur des bases plus saines. Qu'a fait la France pendant ces 9 ans ? Rien. Bloquée. Figée. Immobile. Avec les taux d'intérêt qui repartent à la hausse, c'est un nombre considérable de budgets publics français qui vont exploser en 2008. Impossibles à tenir. Et pendant ce temps, la classe politique française débat sur le point de savoir si "la rue a chassé ou pas les nazis"… Un hors sujet absolu. Irresponsable !