Denis Bonzy

Catégorie : Barack Obama

  • Facebook et les autres

    Obama application

    La présidentielle française 2017 est la première campagne qui marque l'affirmation à ce point des réseaux sociaux. C'est l'équivalent pour la France de ce qu'a été la campagne 2008 d'Obama aux Etats-Unis. Les directs, les messages, les rendus d'informations, les argumentaires … : tout passe par les réseaux sociaux. Sans cette évolution fondamentale, EnMarche, Macron, Mélenchon, Le Pen n'auraient jamais pu connaitre un tel maillage des territoires ou de tels scores ! C'est une nouvelle donne majeure.

    Aux Etats-Unis, les réseaux sociaux sont désormais la source d'informations de plus d'un américain sur 2. Et les dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux connaissent une progression considérable. Avant les 5 prochaines années, les dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux dépasseront les montants de celles sur les supports traditionnels d'informations.

    Des précisions importantes au moment où Twitter va assouplir la limite de 140 caractères imposée aux utilisateurs. Les noms d'utilisateur des membres qui répondront dorénavant à quelqu'un – ou à un groupe – sur le réseau social ne seront plus inclus dans le décompte des 140 caractères. Cela devrait être particulièrement utile pour les messages des conversations de groupes, puisque les noms de deux ou trois utilisateurs réduisaient grandement leur longueur. De telles avancées pratiques vont encore renforcer le poids des réseaux sociaux.

    Pour renforcer notre dialogue à partir des réseaux sociaux, il est possible de dialoguer notamment sur les supports ci-dessous en cliquant sur le nom et en s'abonnant :

    Pour ce qui concerne l'actualité publique locale, il en est de même pour les réseaux suivants :

    Et pour ces supports sur l'actualité publique locale, merci à celles et à ceux qui participent à leur bonne gestion.

    A bientôt alors avec plaisir.

  • 30 jours et le choc des paradoxes ?

    Press 02 03 16

    Dans 30 jours, le 23 avril, c'est le 1er tour de la présidentielle française 2017. Quelles leçons principales ? C'est le choc des paradoxes. La campagne la plus terne va peut-être déboucher sur le résultat le plus tonitruant. La campagne est terne. Les deux formations principales classiques ont laissé toutes leurs forces dans la primaire. Elles donnent le sentiment d'être exténuées depuis, en longue convalescence, incapables de vivre une nouvelle étape. Les primaires supposées être un tremplin ont été un terrible plongeoir. Mais à l'issue de cette "morne plaine", si la campagne 2017 doit déboucher sur le score des actuels sondages, c'est un séisme considérable. Les formations classiques exposées à l'explosion. Un changement de rythme totalement inédit ou comment accéder à la "fonction politique suprême" en 2 ans. Le plus jeune président de son histoire : 39 ans ! VGE avait 48 ans en 1974. Obama et Trudeau avaient plus de 40 ans lors de l'accession au pouvoir. L'un des pays supposé le plus conservateur, frileux, allergique aux changements vivrait un saut dans le non pratiqué jusqu'alors. C'est le choc des plus grands paradoxes. Un choc surprenant à ce point. Et une opinion qui donne le sentiment d'avancer sur ce chemin avec une douce tranquillité. Si tout cela se vérifie : la preuve comme l'article de Viansson Ponté en 68 qu'il faut toujours se méfier d'une … France qui s'ennuie.

  • Aujourd’hui, qui va dire non ?

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    Le "oui" le plus fort passe souvent par l'affirmation d'un "non" ferme. Affirmer l'égalité des sexes c'est dire non aux discriminations des sexes (salariales, harcèlements …). Dire "oui" à la cause animale c'est dire "non" aux consommations qui ne respectent pas des règles de respect élémentaire des animaux. Et la liste d'exemples de ce type pourrait durer longtemps … Aujourd'hui la question du non concerne les Etats-Unis. Donald Trump réussira-t-il à faire passer le projet de loi anti-Obamacare programmé aujourd'hui à la Chambre des Représentants ? C'est la réforme forte des "années Obama". Est-il possible de trouver 20 Républicains qui disent non et viennent gonfler les voix des Démocrates ? Un échec de ce type pour Trump changerait la donne. Ce serait la première sanction politique après les résistances judiciaires. Le poids de cet échec serait considérable. Qui va dire "non" et combien seront-ils au total ? Question importante.

     

  • L’Accord de Paris : c’est fini !

    Maine 3 25 08 16

    Dans le temps, même dans la neige, le bilan positif de Hollande ne laissera aucune trace. En décembre 2015 les contribuables français ont pris en charge des millions d'euros pour payer les frais de l'Accord de Paris (Cop21) présenté comme destiné à "sauver la planète". Les scientifiques avaient alerté demandant de profiter de la présidence Obama pour bien finaliser les engagements. Mais les publicitaires français ont préféré que pour que l'accord soit signé par le plus grand nombre et réussir ainsi l'opération de communication, ce soit un simple papier de bonnes intentions mais sans valeur juridique. Et avec l'élection de Trump, le piège s'est refermé sur les mauvais tacticiens de départ. Jeudi, l'administration Trump a dénoncé l'accord toute heureuse de ne pas avoir à récuser la signature des Etats-Unis puisqu'il ne s'agit pas d'un traité international. Quand on constate le péril du réchauffement climatique, du vrai n'importe quoi de tous les côtés ! 

  • Quand Pete Souza continue le combat …

    Obama 3 08 08 15

    Pete Souza était le photographe officiel de Barack Obama. Depuis sa campagne de 2008 jusqu'aux derniers jours à la Maison Blanche. Sur son compte Instagram, il mène actuellement un combat par l'image totalement inédit. Quand Trump crée une actualité par une déclaration, par un décret … Pete Souza publie une photo montrant l'attitude d'Obama sur le même sujet pendant sa présidence. C'est simple, talentueux et implacable. Le meilleur raccourci pour montrer l'éventail des choix lors d'une élection. Mais aussi le plus bel hommage qui puisse être rendu à la force d'une image.

  • La belle lettre d’Howard Schultz

    Howard Schultz 2

    "Vivre avec nos valeurs dans une époque incertaine" : le titre de cette lettre d'Howard Schultz est en lui même un résumé de grande qualité. L'époque est incertaine : une évidence. Parce qu'elle est incertaine, cette époque doit consister aussi à ré-affirmer des valeurs fortes qui doivent gagner par leur attractivité comme par leur réalité dans la vie de tous les jours. Et le PDG de Starbucks d'énoncer des critères avec lesquels il va, pour des milliers d'emplois, respecter le "rêve américain". Un pays est fort bien au-delà des budgets de ses armées quand il défend des valeurs universelles qui donnent un sens à une civilisation. Et ces valeurs doivent reposer sur des critères solides, clairs qui constituent "la règle du jeu". Comment un interprète qui a travaillé pour les forces militaires en Irak ou en Syrie pourrait-il considérer qu'il a fait le bon choix si ce pays lui ferme ensuite ses portes en le traitant de façon aveugle comme ceux contre qui il luttait ? Depuis plusieurs années déjà, la victoire en temps de guerres ne débouche plus jamais sur la paix. Mais si les valeurs sont abandonnées, ces victoires en temps de guerres deviendront même impossibles. Une lettre qui mériterait une audience et des engagements considérablement plus forts.

  • Barack Obama seul « président vert » à ce jour

    Obama 15 02 17

    Alors que la présidentielle française s'embourbe dans des sujets moraux qui semblent inexpugnables, deux sujets majeurs ne sont pas traités à ce jour à leur juste importance : le réchauffement climatique et l'état des finances publiques. Sur le réchauffement climatique, au moment où sort le second volet du manchot empereur, aucun programme français global historique. L'empereur manchot présenté comme menacé par le réchauffement climatique. Emmanuel Macron a effectué des premières propositions intéressantes. Mais au-delà ? Les Verts "officiels" vont rallier le PS moyennant en contrepartie des sièges points de passages pour des financements publics. Pour le reste, la gauche de la gauche a zappé ce sujet. Et la droite joue les cartes de l'ordre public et de l'identité. A ce jour, dans les faits, avec un actif concret, Barack Obama a été le seul "président vert" d'une démocratie occidentale moderne. Son actif en faveur des sanctuaires naturels est historique. Plus le temps passe, plus il ressort que Barack Obama reviendra dans la vie publique active sur ce sujet du réchauffement climatique. Ce sera alors peut-être le vrai tournant dans un sujet qui n'a toujours pas trouvé le moteur international populaire à hauteur de l'importance de l'enjeu. 

  • Les démocraties et la fin des victoires interdites

    Trump 17 10 16

    La démocratie c'est la liberté. Donc par principe, aucune force en compétition dans une démocratie ne pouvait être "interdite de victoire". Et pourtant, progressivement, selon des facteurs divers, même en démocratie, il y avait les victoires possibles et les victoires interdites. Pour l'essentiel, les démocraties avaient leurs "gardiens officiels" : un système de pensée qui évaluait le bien et le mal, pesait le bon et le mauvais, jaugeait le possible et l'impossible. Ce dispositif des frontières invisibles mais réelles a fonctionné longtemps. Avec les années 2 000, ces digues viennent de céder. Pour des raisons positives : la maturité des citoyens, la diversité des sources d'informations, la multiplicité des avis … Mais il y a des raisons moins positives : l'individualisme vainqueur et surtout le vote sanction. L'individualisme vainqueur, c'est ne plus chercher la "raison collective" mais s'en remettre à la "solution individuelle" : un ou des projets d'un candidat qui correspond à l'intérêt immédiat. C'est surtout l'avancée du vote sanction. Les "gardiens du système" ont tellement perdu en crédit, en confiance, en respectabilité, que la perspective de leur donner une "fessée" en contredisant leurs recommandations devient un plaisir qui permet de sortir de l'abstention, de faire l'effort de voter. La victoire de Trump c'est ce ressort là. Parce que sa victoire était interdite en principe, elle est devenue … possible. Sacré marqueur de l'échec du système classique que d'être devenu répulsif à ce point. En France, actuellement, plusieurs candidats bénéficient de ce climat. Même issue pour l'un d'entre eux ?

  • Barack Obama : un bilan positif considérable !

    Obama 02 03 13

    C'est une page importante qui se tourne avec le départ du couple Obama de la Maison Blanche. Aucun pays ne peut rester extérieur à cette nouvelle donne compte tenu de l'influence des Etats-Unis sur la scène internationale. Le bilan a été considérable. Pour en avoir une juste conscience, il faut dresser l'écart entre la situation de départ (2008) et la situation d'arrivée (2016). En 2008, les Etats-Unis sont "en feu". Sur le plan intérieur, le chômage est à plus de 7 %. La crise immobilière sévit depuis 2005. Le 15 septembre 2008, c'est un krach financier d'une ampleur historique considérable. Les experts valorisent à 20 000 milliards de dollars les pertes en bourse à cette époque. L'inégalité d'accès à la santé impacte encore davantage avec la crise économique. Sur le plan international, les Etats-Unis sont en position très difficile. Il est alors avéré qu'ils ont déclaré une guerre (Irak) sur la base d'un mensonge. Et la guerre génère des pertes humaines considérables : 4 489 soldats américains décédés. Plus de 32 000 blessés graves.

    Et en 2016 ? Le taux de chômage est à 4, 6 % c'est à dire revenu à son montant d'avant crise 2008. En bourse, le Dow Jones flirte avec la barre record des 20 000 points. La réforme de santé a été adoptée. Elle est en cours de mise en oeuvre. Et les soldats sont rentrés au pays. Quant à Ben Laden, depuis mai 2011, il a été "neutralisé".

    Voilà pour les faits. Pour une partie plus subjective, le couple Obama a réconcilié les Etats-Unis avec le reste de la planète grâce à de belles causes dont celle de la meilleure entente comme ce fut le cas notamment avec Cuba en mars 2016 ou avec le Japon en décembre 2016.

    Une page plus inquiétante s'ouvre maintenant. Depuis le 8 novembre, nous assistons à une installation faite de diversion et de répulsion. Mais surtout, c'est l'installation d'un climat de violence qui est très inquiétant. La société internationale et la société américaine sont déjà violentes par nature. Ajouter de la violence verbale permanente par le leader des Etats-Unis est une réalité particulièrement inquiétante. La violence a toujours amené la violence. Ce climat nouveau à ce point depuis le 8 novembre 2016 risque de susciter des enchaînements redoutables. A l'opposé des réconciliations nécessaires des années Obama. Matière à beaucoup de regrets.

  • Toujours apprécier les moments de grâce !

    Michelle Obama 26 07 16

    Il y a des moments où la vie offre un charme indéfinissable : un moment de grâce. Un moment où l'on souhaite que le temps soit suspendu. Il y a des moments de ce type qui sont éphémères. Un repas harmonieux avec une discussion agréable et intéressante. Le son du vent au petit matin dans les champs quand le printemps s’annonce. Un magnifique coucher de soleil, les rires des enfants quand ils expriment une joie intarissable, la profondeur d'un regard de grands-parents qui ont la complicité d'un amour durable … Tous ces instants ne se programment pas. Il faut les surprendre et avoir la disponibilité d'esprit pour les partager. Et puis il y a la grâce durable. Des personnes qui réconcilient avec la beauté de la nature humaine. Leurs attitudes sont belles, exemptes de vulgarité, marquées par un amour des autres qui ne peut que reposer sur un réel bien-être intérieur. C'est ce que nous venons de vivre avec Michelle Obama à la Maison Blanche. Des discours superbes. Des causes magnifiques. La grâce a duré 10 ans. Quand on compare avec la situation des femmes dans cette fonction dans d'autres pays, quelle violence dans les comparaisons. Au moment où elle quitte sa fonction, sa contribution pour la cause des femmes comme pour celle de la vie publique a été considérable. Un vrai moment de grâce.