Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • 07/10/08 : second débat contradictoire ce soir dans le cadre de la présidentielle US 2008

    Les accusations se font de plus en plus fortes entre les deux candidats à l’approche du second débat contradictoire.

    Un ancien Conseiller de GW Bush recommande un changement de ton dans la campagne de McCain si ce dernier ne veut pas aller à l’échec. Il s’agit de Karl Rove. La connaissance de cette personnalité permet de mieux connaître certaines facettes des campagnes US.

    Une légende entoure Karl Rove. Le ex-Conseiller le plus proche du Président Bush est au centre d’une réputation sulfureuse mais établissant aussi une incontestable efficacité.

    La réputation sulfureuse résulte d’une succession de " coups tordus " prêtés à l’intéressé. Le premier d’entre eux aurait débuté à l’âge de 20 ans quand, dans l’Illinois, Karl Rove se présente comme un supporter d’un candidat démocrate, lui dérobe du papier à en tête et transforme chacune de ses réunions publiques en annonces de fêtes avec " filles et bière gratuite " distribuées aux marginaux et aux clochards.

    Né en 1950 au Colorado, il est l’indiscutable maître d’oeuvre des deux dernières campagnes présidentielles de GW Bush.

    En réalité, Karl Rove a introduit comme règles majeures quatre concepts.

    Le premier est celui dit du " push polling ". Il s’agit de poser des questions biaisées lors d’un sondage pour modifier les intentions de votes des électeurs. Le sondage ne porte pas seulement comme message le chiffre qui donne la photographie de l’électorat sur une question donnée mais c’est l’existence même du contenu de la question qui devient le message.

    Ainsi, en 1994, il commande un sondage qui, parmi les questions, comporte la question suivante " voteriez-vous toujours pour Ann Richards pour le poste de Gouverneur du Texas en sachant que son équipe est entièrement composée de lesbiennes ? ". Il transforme le sondage d’outil quasi-scientifique en instrument d’un message au " hasard " d’une question.

    Il a reproduit méthodiquement ce système lors de la présidentielle de 2000 à l’occasion de la primaire difficile contre McCain en demandant si " les électeurs voteraient pour McCain si celui-ci s’était rendu coupable de trahison durant sa guerre du Viet-Nam ".

    Il reproduira le même dispositif lors de la campagne de 2004 contre Kerry au moment où celui-ci caracole en tête des sondages.

    Le second repère majeur dans la technique de Karl Rove, c’est la conviction que le vote à organiser est le " vote contre " et non pas le " vote pour ". C’est cette logique qui place désormais les campagnes négatives républicaines en outils les plus élaborés et efficaces des campagnes électorales.

    Le troisième repère c’est de s’attaquer d’abord aux qualités majeures de ses concurrents sans respecter aucune précaution sur la vérité desdites attaques. Dés l’instant qu’un concurrent est doté d’un point fort, celui-ci fait l’objet d’un matraquage systématique pour au moins jeter le doute sur cette qualité " objective ".

    Ainsi, l’été 2004, bien que titulaire des décorations militaires les plus prestigieuses attribuées après des enquêtes minutieuses, John Kerry fait l’objet d’une campagne mettant en cause la réalité de son engagement pendant la guerre du Vietnam. Rove aurait monté de toutes pièces à l’aide de militants républicains rémunérés des déclarations fabriquées visant à attaquer Kerry sur sa qualité principale : son engagement pendant la guerre du Vietnam.

    Il s’en est suivi un matraquage de communication notamment par des campagnes web qui ont conduit à jeter le doute pendant un moment et conduire Kerry à mobiliser toute son énergie pour se justifier sur un point inconcevable en début de campagne. Il ne tournera la page que lorsque la chute de Kerry dans les sondages avait été amorcée.

    Le quatrième repère majeur de Karl Rove réside dans le dynamisme des dernières semaines de campagne électorale. Il est persuadé que les électeurs ont la " mémoire courte " et qu’ils peuvent changer d’avis jusqu’au dernier moment. Les derniers jours sont donc un vrai " feu d’artifice ".

    Avec de tels repères, Rove a fait naître une nouvelle génération de communicants politiques.

    Il se voit désormais en "sauveur" de la campagne de McCain.

  • 06/10/08 : au début du commencement d’une crise

    Ce matin, les bourses européennes plongent à l’ouverture.Que traduit cette réalité ?

    1) Nous ne sommes qu’au commencement du début de la crise. Aujourd’hui, les banques centrales sont les seuls fournisseurs d’argent au marché. Cette situation ne peut durer.

    2) Une récession profonde est probablement là. Aux Etats-Unis, le secteur tertiaire qui emploie près de 80 % de la population active a franchi le seuil des 80 000 suppressions d’emplois contre 14 000 en moyenne dans les mois précédents.

    3) La crise globale du crédit est incontournable. Les taux interbancaires grimpent dans des conditions rares. Sur le marché de Londres (Libor), le taux de référence à trois mois est désormais de 4, 15 % là où le 14 septembre il était de … 2, 80 %.

    Les marchés financiers savent que les actuels plans d’urgence visent à "limiter les dégâts" mais ne sont pas une réponse permettant "d’assainir " la situation. Aux Etats-Unis, les auditions de responsables bancaires vont débuter. Les débats vont rapidement mettre en évidence des conditions pas imaginées par l’opinion et ouvrir des procès retentissants notamment d’agences de notation. Les conséquences de l’actuelle situation seraient dramatiques pour les plans de retraite, dossier présenté comme la "prochaine urgence" après l’immobilier.

    Les réponses apportées dans l’urgence commencent à susciter des critiques sévères y compris de la part d’économistes célèbres dénonçant la naissance de l’URSA (en référence aux méthodes collectivistes de l’ex-URSS)…

    Il est à souhaiter que les responsables politiques Français ouvrent le dossier des responsabilités bien au-delà de la seule question des "golden parachutes à venir" dont la suppression est purement anecdotique à cette échelle. Ce sera un test important de la vraie volonté de tirer toutes les responsabilités de cette très grave situation aux conséquences durables et pour partie encore imprévisibles.

  • 04/10/08 : le Canton de Vif : triste retour aux réalités 200 jours après les élections

    Il y a 200 jours, les élections venaient de se terminer. Il est donc temps de dresser un premier bilan.

    L’opposition départementale avait lancé sa campagne dès mai 2006 en prenant l’initiative d’un Forum pour l’alternance qui avait pour vocation de définir une base de projets permettant de rassembler dans le respect des idées sans que cette union ne repose sur des enjeux personnels. Cet objectif n’a jamais pu être atteint car dès l’origine des composantes nécessaires ont refusé de participer.

    Puis les législatives 2007 ont renforcé les divisions internes et l’opposition a dû aborder les élections locales avec ce passif auquel s’ajoutait alors l’impopularité présidentielle et la volonté tactique de la majorité de "banaliser" les élections sans faire vivre un véritable débat démocratique.

    200 jours après, le "retour sur terre" est implacable.

    A Vif, de 2001 à 2008, les querelles incessantes opposaient Brigitte Périllié à Jean Mourey, ex-Maire. Maintenant, le "changement", c’est que les querelles incessantes opposent Jean Mourey à … Brigitte Périllié, ex-Maire. Comme Brigitte Périllié a conservé son mandat de Conseillère Générale notamment grâce à des voix de droite habilement négociées, les animosités personnelles bloquent les relations nécessaires entre la Ville et le Département. C’est l’immobilisme total.

    A Pont de Claix, la droite locale se préparait à vivre l’union avec un "socialiste dissident" qu’elle imaginait partager sa volonté de "tourner la page" de la gestion communiste très usée. Dans la dernière ligne droite, l’union n’a pas eu lieu. La droite pontoise est descendue à 10 % des suffrages et le socialiste "dissident" est surtout devenu "dissident" à ses supposés engagements avec la droite pontoise puisque l’audit promis sur les comptes municipaux n’a encore jamais vu le jour, probablement sacrifié sur l’autel d’une alternance "douce" entre les ex-composantes proches de l’union de la gauche.

    A Claix, longtemps donnée largement victorieuse, la liste conduite par B. Gerelli a été battue. Elle a respecté la "discipline républicaine" au second tour en se reportant sur la liste de Michel Octru et participant ainsi de façon décisive à sa victoire étriquée. Mais Michel Octru considère toujours cette liste concurrente comme "sa principale opposition".

    A Varces Allières et Risset, les Varçois découvrent leur Commune "ruinée", ce qui leur promet une augmentation durable historique de la fiscalité locale et une équipe nouvellement élue qui se dédie de ses engagements électoraux tant le passif serait lourd.

    A St Paul de Varces, une lettre d’un ex-Conseiller Municipal délégué révèle une ambiance délétère au sein de "l’équipe" municipale dont "l’univers impitoyable" est fait de convocations, de pressions, de règlements de comptes divers y compris au sein de la gestion de structures d’aides sociales qui devraient pourtant être des exemples de partage.

    Au Gua, doucement mais bien solidement, l’ancrage politique du maire s’affirme progressivement naturellement à gauche car c’est tellement plus facile, calme et intéressant. Quand notre association réclamait la rénovation de la Fontaine Ardente, il lui était opposé que "tout allait bien". Et aujourd’hui, l’un des grands projets exposés médiatiquement est … la rénovation de la Fontaine Ardente qui ne devait donc pas aller aussi bien que cela.

    Politiquement, à Vif, ceux qui ont voté Jean Mourey pour son apolitisme affiché avant l’été 2008 le découvrent UMP après l’été 2008 (au passage comme après l’été 2005 notamment).

    Ceux qui avaient voté Roger Pétrou en mars 2008 pour marquer leur différence avec Jean Mourey le découvre … dans la majorité municipale de Jean Mourey dès avril 2008.

    La liste pourrait être encore longue …

    En revanche, toujours pas d’avancée pour :

    * le projet de lycée de la Vallée de la Gresse,

    * le portage de repas à domicile pour les personnes âgées dépendantes du Sud du canton,

    * de nouveaux projets de maisons médicalisées (au passage celle de Pont de Claix voit ses patients exposés à la gale … et oui en 2008 dans l’agglomération Grenobloise !)

    Sur ces grandes promesses électorales, même pas une petite réunion …

    C’est un sévère retour aux réalités 200 jours après un vote.

  • 03/10/08 : plus bas … c’était donc encore possible !

    Depuis 1994, la droite iséroise est en crise. Elle est sur le plan local le copier / coller du PS sur le national : des querelles de tranchées inexpugnables la paralysent. Elle ne s’est jamais remise des affaires alors même que la gauche iséroise a été autant impactée dans ce domaine mais a su très bien gérer ce "tournant" dans la durée. C’est un fait.

    Après les déculottées des élection locales, on était en droit de penser que des leçons seraient tirées. Mais non, "on" continue comme hier.

    Hier, le clan Michel Savin s’est comporté en fossoyeur de la démocratie interne puisque, fait sans précédent, un Président de groupe a appelé à voter … contre des candidats de son groupe parce qu’ils n’appartenaient pas à son clan. Ce sont les démarches dont j’ai été l’objet et que j’ai refusé de tolérer en m’exposant ainsi à des règlements de comptes ultérieurs.

    Aujourd’hui, sur leur lancée, ces individus vont encore plus loin. Dans la 1ère circonscription de l’Isère, Michel Savin présente un candidat contre un membre du groupe UMP qu’il préside au Conseil Général et dont il a sollicité et obtenu la confiance il y a six mois. C’est du jamais vu !

    Localement, sa campagne est activée par des relais qui, il y a six mois, se proclamaient haut et fort … "apolitiques".

    Les conditions de collectes de cartes par ce groupe viendraient de faire l’objet pour des représentants de ce groupe de courriers officiels du siège national de l’UMP qui porteraient une accusation grave avec une mention qui évoquerait même explicitement : "…vous avez falsifié ces bulletins …".

    Hier, dans le train me ramenant de Paris sur Lyon à l’issue d’un déplacement professionnel, je rencontre un ancien Conseiller Régional qui me dit "il parait que vous ne connaissez pas les chèques dans l’Isère …?". Un ou des délégués de Michel Savin auraient déposé un nombre élevé de cartes avec des règlements en espèces ; ce qui est d’ordinaire une "tolérance exceptionnelle". Qu’est ce qui a pu empêcher ces "nouveaux adhérents" de payer par chèques ?

    On attendait un programme de la part de Michel Savin, "on reçoit" une "carte de visite" qui promet des barbecues et des thés dansants. Quand j’utilise la mention "on", c’est une imprécision. Ceux qui appellent au "rassemblement et à l’union" ont trié le fichier des destinataires et ont exclu des personnes supposées "hostiles".

    De telles méthodes ne peuvent s’installer et devenir un système de pouvoir.

    Je le dis avec d’autant plus de clarté que j’ai remis cet été à l’un des proches de Michel Savin deux pages de faits précis lors des dernières élections locales pour qu’il puisse s’expliquer avec moi lors d’une réunion directe.

    Je n’ai jamais été rappelé pour fixer le rendez-vous qui s’imposait.

    Il y a des vérités qui dérangent mais un choix sérieux ne peut reposer sur un déni de cette réalité.

    Celles et ceux qui la connaissent pour en avoir été victimes ont un devoir de vérité pour que les "images douces" ne cachent pas des réalités sombres et tristes.

    Le militantisme doit être respecté. Il ne doit pas être instrumentalisé. Cette valeur doit dépasser les divergences et doit conduire à l’union au-delà des éventuelles rancunes qui ne peuvent permettre de contruire positivement un avenir.

    Denis Bonzy

    La vidéo qui fait scandale :

    Remercié il y a quelques jours, l’administrateur de Dexia prenait un fou rire en évoquant son parachute doré il y a quelques semaines. "On n’est pas à la RTBF" évoqait-il avec cynisme. Les contribuables viennent d’injecter 7 milliards d’euros pour sauver son groupe et peut-être lui payer …son parachute doré :

  • 02/10/08 : le moment de vérité

    Ce soir se déroule le face à face entre les deux candidats à la Vice-Présidence des Etats-Unis.

    Sarah Palin, la "hot mama", suscite un enthousiasme considérable. Elle doit mobiliser les classes moyennes blanches toujours réticentes à voter pour Barack Obama.

    Ces dernières semaines, elle a aligné des gaffes assez stupéfiantes reléguant Dan Quayle au rayon des "doués" ; ce qui est un exploit.

    Lors du débat ce soir, c’est à quitte ou double pour le ticket républicain. Une bonne formule peut tout faire basculer comme peut-être aussi une démonstration manifeste d’incompétence grave … ?

  • 01/10/08 : regarder des réalités en face

    Il y a actuellement deux questions qui ne sont pas abordées alors même qu’elles sont probablement au coeur de la réalité de faits majeurs :

    1) où sont les autres "Jerôme Kerviel" ? Ces derniers jours, les banques plantent des milliards d’euros et il n’y a plus de responsables individuels. Le premier désigné à la vindicte publique (Jerôme Kerviel) était-il vraiment responsable ou s’agissait-il une fois de plus du bouc-émissaire pour sauver un système ?

    2) Pourquoi Barack Obama ne devance-t-il pas John McCain de près de 20 points dans les sondages ?

    La remontée de John McCain dans les derniers sondages ne s’explique par aucun facteur rationnel en dehors de la volonté de se reporter sur lui pour … éviter l’entrée à la Maison Blanche du 1er Président noir.

    Depuis le début de la crise financière, John McCain a été en permanence paralysé ou à contre-courant. Il devrait être à 20 points derrière son concurrent démocrate. Or, sur le plan fédéral, distancé de 9 points il y a une semaine, il y a désormais 4 points d’écart et ce au moment même où Sarah Palin cumule les gaffes dans des conditions qui relèveraient presque de la comédie si elle n’était pas candidate à la fonction de Vice-Présidente de la 1ère démocratie au monde.

    L’actuelle crise n’est pas seulement celle "d’une bulle financière". GW Bush laisse une économie en feu en fin de mandat.

    Tout d’abord, la situation de l’emploi connaît une dégradation historique. En juin 2008, le seuil des 6 % de chômage a été franchi.

    Le retour de l’inflation est manifeste. Les Etats-Unis partent pour une inflation de l’ordre de 4 % sur le plan annuel.

    La crise immobilière ruine des patrimoines dans des proporitions historiques. Le nombre de maisons en vente est tellement élevé qu’il ne trouve pas de preneurs. Les maisons sont saisies pour … rester vides.

    La situation des finances publiques est dramatique. Lors du second mandat de Bush, elles ont connu une détérioration considérable. Les baisses d’impôts décidées lors du premier mandat de Bush, le ralentissement de la croissance et les conséquences financières de la guerre en Irak ont provoqué une envolée du déficit public qui va dépasser largement les 3 % du PIB dès le début 2009.

    La déprime du secteur automobile est sans précédent. Les constructeurs ont pris conscience de la nécessité d’un changement de modèle économique. Les décisions prises par General Motors sont emblématiques d’un total retournement de positionnement. La question est de savoir quand les effets positifs interviendront et à cette date dans quel état sera l’industrie automobile? Dans les Etats où cette industrie est concentrée, à l’exemple du Michigan, le taux de chômage progresse de façon accélérée pour dépasser désormais les 7 % ce qui est rarissime.

    Le système de santé n’a pas été réformé. C’est le maillon faible du dispositif Américain. Il est coûteux et peu efficace. 47 millions de personnes ne disposent pas d’assurance santé. Mais est-il possible d’engager une telle réforme quand l’économie générale est au bord du gouffre ?

    Ces faits montrent que les Etats-Unis sont dans une situation globale très préoccupante qui dépasse largement le seul domaine "d’une bulle financière".

    Qu’un candidat démocrate ait à batailler aussi fort pour creuser l’écart dans de telles circonstances relève d’une explication irrationnelle.

    L’Amérique profonde s’interroge sur sa capacité à accepter le 1 er Président noir. C’est probablement la réalité derrière les actuels chiffres. C’est une réalité très grave car penser qu’à notre époque la couleur de peau puisse encore tenir un tel rôle est très inquiétant alors même que ce candidat démocrate effectue une campagne magnifique et incarne une nouvelle démocratie Américaine faite d’espoir.

    Denis Bonzy

  • 30/09/08 : Michel Barnier à Grenoble

    Samedi 4 octobre, Michel Barnier vient participer à un pique-nique.

    Il vient de présenter un plan ambitieux visant à la réduction de 50 % des pesticides dans les prochaines années. Il met également en oeuvre un projet de qualité pour les animaux (voir vidéo ci-dessous).

    Michel Barnier est un homme de synthèse.

    De synthèse, car tout son parcours incarne le terrain de la province avec une place particulière pour la région Rhône-Alpes mais aussi Paris et l’Europe.

    En 1951, il naît dans une clinique Grenobloise. Puis, il devient le plus jeune Président du Département de la Savoie. A ce titre, il organise des Jeux Olympiques d’hiver. Plus tard, son parcours professionnel le conduit à travailler aux côtés d’Alain Mérieux, charismatique patron d’un groupe international de santé ayant gardé ses racines à Marcy l’Etoile dans la périphérie de Lyon.

    On lui prête désormais des visées de leadership sur la tête de liste des Européennes pour le Grand Sud et / ou pour conduire les Régionales de 2010 dans la Région Rhône-Alpes. Cette dernière hypothèse ne serait qu’une étape vers la reconquête de la Mairie de Lyon au sujet de laquelle de nombreux sondages avaient déjà testé son image dès les élections de 2008.

  • 29/09/08 : Grenoble se lance dans la course pour les JO 2018

    La Capitale des Alpes consacrera de 25 à 30 millions d’euros pour monter son dossier et promouvoir sa candidature.

    C’est un enjeu considérable pour l’ensemble du Sud Isère. Une telle perspective permet, en cas de succès, d’accélérer des aides pour de grands équipements et c’est une nécessité dans de nombreux domaines dont les transports et les voies de communication.

    Bonne chance donc.

  • 28/09/08 : la crise financière et les effets locaux concrets

    Le débat sur la crise financière en France se déroule dans un contexte assez irréel tant des idées reçues servent de postulat alors même que ces idées sont très éloignées de la réalité des faits.

    Ainsi, il est actuellement question de la naissance d’une crise financière.

    Cette crise est née dès février 2007. Ceux qui s’alarment actuellement ont déjà … plus de 15 mois de retard.

    C’est en février 2007 que les défauts de paiements sur les crédits hypothécaires se sont multipliés et ont provoqué les premières déstabilisations d’établissements bancaires.

    En juin 2007, la banque Bear Stearns a annoncé la faillite de deux fonds spéculatifs.

    En juillet 2007, la banque Allemande IKB a été mise en difficulté.

    En septembre 2007, la Northern Bank en Grande-Bretagne a été confrontée à des retraits de panique.

    Par conséquent, ce n’est pas la naissance de la crise mais une nouvelle étape d’aggravation de la crise.

    Seconde interrogation actuelle, des établissements vont-ils passer à travers la crise ? La réponse souvent donnée est oui. Il est à craindre que là aussi la réalité soit différente.

    La communauté financière a un comportement moutonnier structurant. Il vaut mieux "avoir tort avec tout le monde que prendre le risque d’avoir raison contre tout le monde".

    Ce raisonnement peut surprendre, c’est pourtant la seule explication pratique permettant de mieux comprendre certains aberrations de bulles qui emportent périodiquement toute la communauté financière.

    Ce raisonnement est la protection des opérateurs qui peuvent ainsi se retrancher derrière la " faute commise par tous " pour échapper à des reproches spécifiques.

    Dans l’actuelle crise liée à des méthodes spéculatives, il est certain que l’Europe n’y échappera pas mais qu’elle sera moins exposée que les Etats-Unis.

    Cette moindre exposition n’est pas le fruit d’un choix en l’espèce mais des caractéristiques différentes de ces marchés.

    La taille des fonds levés par l’économie spéculative en Europe n’est pas comparable à celle des Etats-Unis. Les rachats de positions représentent un pourcentage très faible de l’investissement en capital en Europe alors même que ce risque est très important aux Etats-Unis.

    Troisième fausse idée reçue, cette crise serait à l’économie ce que fut par exemple l’éclatement de la " bulle Internet " au début des années 2000.

    Là encore, cette appréciation ne résiste pas à l’examen des faits.

    Ce qui est en jeu actuellement, c’est la confiance même dans les relations interbancaires. Certes, la banque peut être considérée comme un segment de l’activité économique mais ce n’est pas un segment comme les autres.

    La visibilité sur le risque global réel est faible. Cette absence de visibilité va considérablement peser sur le mécanisme global du crédit.

    Or, dès que ce mécanisme du crédit est fragilisé, c’est l’ensemble de la croissance qui est handicapée.

    Par conséquent, la réalité matérielle actuelle des faits consiste à reconnaître que :
    nous sommes à une nouvelle étape d’une crise déjà ancienne,
    – une étape importante mais non définitive,
    – dans un schéma d’ensemble probablement imprévisible.

    Pour les collectivités locales, cette crise va faire diminuer les ressources. Le produit de la taxe professionnelle devrait chuter de façon rapide et forte. Des recettes liées aux ménages devraient aussi baisser car certaines d’entre elles sont liées par exemple au champ de l’imposition sur le revenu.

    Par conséquent, sans revoir rapidement les conditions de fonctionnement, les collectivités locales seront contraintes d’augmenter la pression fiscale une fois de plus ; ce qui sera difficilement accepté en temps de crise.

    C’est une nouvelle donne qui est annoncée.

    Denis Bonzy

    Conférencier à l’Institut Supérieur Européen de Gestion (chargé des systèmes d’informations financières et de l’introduction en bourse)

  • 27/09/08 : Vif : course à l’agressivité

    La polémique règne sur le contenu du règlement intérieur du Conseil Municipal de Vif. Le 7 août 2008, le Tribunal Administratif a sanctionné les dispositions adoptées par la majorité municipale. Ces dispositions comprenaient, il est vrai, des restrictions très importantes en matière de liberté d’expression de l’opposition municipale.

    La lecture de la page 16 du magazine municipal ci-dessus est instructive.

    Cette tension permanente altère le bon déroulement des dossiers. Elle explique probablement pour partie le blocage actuel de la quasi-totalité des dossiers locaux.

    Par respect pour la démocratie locale composée d’une grande diversité naturelle d’opinions, nous souhaitons que le climat s’apaise, que le débat retrouve sa place et que des actions concrètes soient enfin engagées.