Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • 05/12/08 : où en est l’UMP 38 ?

    Il est désormais établi de façon incontestable que les conditions de déroulement du scrutin interne du 15 novembre 2008 ont été marquées par des incidents d'une extrême gravité. Une réunion à Voreppe est intervenue le 26 novembre avec la participation de près de 300 personnes qui ont toutes été affectées par des témoignages personnels précis faisant état d'agissements sans précédent.

    Les instances nationales sont manifestement ennuyées par cette situation qui se retrouve, avec une moindre gravité, dans d'autres fédérations.

    Il est certain qu'un parti politique doit montrer qu'il n'est pas au-dessus ou à côté des lois de droit commun et qu'il ne peut accepter que des militants soient exposés à de tels risques. Sans donner une quelconque prime à l'ancienneté de militantisme, il est tout aussi manifeste que des personnes âgées de plus de soixante ans ayant souvent assuré plus de 20 ans de militantisme bénévole et désintéressé ne peuvent être traitées dans des conditions comme celle exposées le 26 novembre.

    Pour l'instant, la situation semble donc bloquée. Il est certain que la décision prise par les instances nationales sera lourde de conséquences. Nous en rendrons compte précisément sur notre blog.

  • 04/12/08 : 40 M€ pour une issue très incertaine

    Après Annecy, Grenoble engage sa campagne de communication pour tenter d’obtenir les JO 2018. C’est une compétition difficile avec une issue très incertaine.


    Une compétition très difficile, car deux autres villes concurrentes ont des atouts importants. Nice est probablement la géographie la plus puissante en termes de dessertes, de capacités d’accueil mais doit asseoir la crédibilité de son domaine skiable. Annecy peut compter sur le nom magique du « pays du Mont Blanc » qui est la mecque de la montagne sur le plan international. Grenoble a l’avantage de expérience mais des handicaps techniques importants dont ses voies de communication et ses capacités hôtelières de luxe.


    L’issue s’annonce donc très incertaine. Il faudra compter avec des interventions politiques de l’Etat qui compte aujourd’hui beaucoup dans le processus de décision. Estrosi et Accoyer peuvent compter avec une proximité politique avec le Gouvernement qui est une différence avec Grenoble. De même, si l’union politique existe à Nice comme à Annecy, le Département et la Métro semblent plus en retrait par rapport à la Ville de Grenoble …


    C’est donc le début d’une compétition difficile qui est lourde de conséquences.


  • 03/12/08 : ne jamais désacraliser l’acte de vote

    La Cour Suprême de Thaïlande vient d'exclure de la scène politique 109 dirigeants pour fraude électorale lors des législatives de décembre 2007. La lecture de sa décision montre l'imagination qui peut parfois exister pour influencer un vote.

    Mais la France, qui s'auto-proclame en permanence championne de démocratie, gère-t-elle avec encore assez de "sacré" l'acte de vote qui est le fondement de toute démocratie ?

    Il est possible d'en douter sérieusement.

    Les listes électorales ne font pas l'objet de recoupements pourtant désormais possibles grâce aux progrès de l'informatique.

    Des partis politiques vivent des opérations électorales internes dans des conditions qui sont parfois une insulte aux combats pour l'accès au droit de vote.

    La politisation de collectivités publiques altère significativement la liberté d'expression dans le cadre d'une décentralisation qui repose sur une personnalisation croissante de chaque décision d'emploi ou d'urbanisme et donc une part souvent croissante de l'arbitraire.

    Bon nombre de démocraties occidentales sont vite devenues consommatrices de votes et maltraitent en conséquence un acte qui doit demeurer "sacré" parce qu'il doit être l'expression libre, sincère et loyale d'une opinion.

    Chaque maltraitance infligée à cet acte devrait être très sévèrement sanctionnée par l'écart durable de la vie publique.

  • 02/12/08 : agir pour le rassemblement

    La société est de plus en plus éclatée. Les opinions zappent vite. Dans ces conditions, le premier devoir d’une équipe moderne est de rassembler, chercher à unir des points de vues à l’origine divers voire même parfois opposés.


    Cet état d’esprit est la différence entre la gestion moderne et la gestion d’hier.


    Hier, une fois élu, le dirigeant politique se considérait investi de tous les pouvoirs, créant autour de lui un effet de cour et au passage réglait souvent les comptes avec ceux qui avaient la « malencontreuse idée » de s’opposer. Cette gestion là, c’est la « monarchie contemporaine ». Elle est décalée et vouée à l’échec.


    A l’opposé, la gestion moderne accepte la différence. Elle la reconnaît même comme nécessaire, comme utile, comme source d’émulation donc de progrès. Cette modernité aime la société diverse, plurielle, où la décision se négocie et ne tombe pas un beau matin comme un couperet.


    Habituée à cette approche pragmatique, la politique Américaine offre un message fort avec la nomination d’Hillary Clinton : celui de la volonté de constituer une équipe mobilisant toutes les compétences pour affronter une période si difficile dans le respect des différences.


    http://i.cdn.turner.com/cnn/.element/js/2.0/video/evp/module.js?loc=int&vid=/video/politics/2008/12/01/sot.obama.clinton.sec.of.state.cnnEmbedded video from CNN Video

  • 01/12/08 : toujours plus haut …

    L'année 2009 va connaître une nouvelle hausse cumulée très importante des impôts locaux. La Métro a ouvert la perspective d'une nouvelle hausse significative. Des Communes ont fait de même. La fiscalité locale va donc amputer le pouvoir d'achat une fois de plus.

    En période de crise, c'est un choix grave. De façon cumulée, l'impôt local est désormais très lourd. Le faire peser encore plus sur le pouvoir d'achat, c'est un mauvais coup porté à la consommation, donc à la relance économique.

    Mais surtout, ces hausses montrent souvent la coupure entre le train de vie des collectivités publiques et celui des ménages ou des entreprises. Pour les premières, il est rarissime de constater que des économies soient possibles et pourtant il suffirait déjà souvent de modérer les ambitions de communication pour effectuer des économies sans conséquence préjudiciable pour des services publics …

    Pour les seconds (ménages et entreprises), l'adaptation est souvent obligatoire. Le niveau des produits n'est pas modulable d'une simple décision.

    Cette coupure, approfondie par la professionnalisation de la vie politique, traduit deux "mondes" aux comportements quasi-opposés. Le plus étonnant, c'est que lors d'une échéance électorale, l'opinion semble pour l'instant être accoutumée aux "hausses incontournables". Pour l'instant seulement ?

  • 30/11/08 : la « blague belge » qui mobilise la blogosphère

    Tout pourrait donner à penser qu’il s’agit d’une blague mais c’est une situation réelle qui mobilise la blogosphère.


    Lundi 17 novembre 2008, Pieter de Crem, Ministre Belge de la Défense, se rend dans un bar belge de New York. La soirée est très arrosée et le Ministre termine dans un état d’ébriété avancée. Les confidences fusent. Il déclare alors qu’il a fixé une réunion exclusivement pour découvrir New York « aux frais du contribuable » car il ne connaissait pas encore New York …


    Une serveuse Nathalie Bakker entend tout et poste une description de la soirée sur un blog. Deux jours plus tard, le cabinet du Ministre appelle l’employeur de cette serveuse et dans la foulée elle est licenciée.


    Toute la blogosphère belge cherche à savoir le lien entre l’appel du cabinet du Ministre et le licenciement de la serveuse. Le Ministre Belge est conduit à s’expliquer officiellement devant le Parlement. Il dément être à l’origine du licenciement mais attaque vertement la pratique ayant consisté à mettre en ligne le contenu d’une soirée qu’il présente comme « une soirée privée ».


    C’est un exemple intéressant des conséquences pratiques de la diffusion des sources d’informations loin des circuits officiels si filtrés …


    Depuis, les blogs se déchaînent pour rivaliser de vidéos sur les déclarations « atypiques » du Ministre Belge à l’exemple de la vidéo ci-dessous :


  • 29/11/08 : pour une réelle amélioration de l’offre en transports en commun

    Des manifestations sont intervenues pour que des modifications soient apportées à certaines liaisons de transports collectifs à l’exemple de la traversée de Varces Allières et Risset.


    La partie Sud du Canton de Vif ne bénéficie pas à ce jour d’une offre performante en matière de transports collectifs. Il y a de nombreuses explications à cette situation y compris des facteurs techniques objectifs à l’exemple des difficultés pour desservir une zone moins agglomérée que Pont de Claix ou Claix.


    Ce qui a été un tournant dans ce dossier comme dans d’autres, c’est que la renégociation des conditions d’adhésion à la Métro n’a pas été engagée, contrairement d’ailleurs à certains engagements électoraux dans certains cas.


    Cette renégociation devait être l’occasion irremplaçable pour poser à plat tous les dossiers et faire en sorte que l’appartenance du Sud du Canton de Vif à la Métro ne soit pas une « convenance politique » mais un réel intérêt dans l’évolution des prestations concrètes.


    Nous regrettons que cette occasion ait été manquée au printemps 2008 dans l’immédiate foulée des élections municipales. Si notre équipe avait été élue sur Vif, nous aurions proposé une telle discussion sur des bases concrètes hors de toute polémique partisane car l’examen des améliorations pratiques doit échapper à toute approche partisane. Un choix différent a été fait. Nous le regrettons.


  • 28/11/08 : la crise des déficits

    La crise financière a entraîné la crise économique. Ces deux crises entraîneront-elles celle des Etats ? La question se pose de plus en plus sérieusement quand les esquisses de budgets 2009 sont dévoilées.

    Les déficits publics grimpent à des sommets. Les prélèvements publics croissent à leur tour. L'initiative de soumettre les ordinateurs à la redevance TV est en France la dernière illustration de l'imagination au profit de la seule création de taxes. Les classes moyennes sont appauvries par cette hausse des prélèvements publics et s'inquiètent devant les perspectives de taxes toujours nouvelles qui s'ajoutent.

    Les Etats ne vont-ils pas à leur tour être frappés par une crise systémique qui résulte de la rencontre entre un niveau déraisonnable d'endettement et le blocage des réformes pour conduire des économies drastiques ?

    Les Etats sont manifestement entrés dans une zone à très hauts risques avec les efforts financiers du second semestre 2008.

  • 27/11/08 : les tracés Vallini sont-ils les bons ?

    L’agglomération grenobloise est malade de sa circulation. Le diagnostic date de 1986 avec un rapport technique très détaillé du CETE d’Aix, organisme d’expertise de la Direction de l’Equipement. Depuis 1986, tout s’est aggravé.


    20 ans plus tard, le PDU mis sur la touche car venant de recevoir un carton rouge du Juge Administratif, la situation est alarmante et pénalise Grenoble dans plusieurs dossiers dont celui de la candidature aux JO de 2018.


    Dans notre secteur, aucun équipement structurant n’est intervenu depuis 1998. La progression démographique a été forte. Les voies de communication n’ont pas suivi. L’agglomération a besoin d’un vaste plan d’ensemble précis, réaliste, doté des financements nécessaires et ancré dans un calendrier solide. Toutes ces caractéristiques font actuellement défaut. Les projets sont contestés, repoussés, annulés, pas financés. Il est temps de changer de méthode car l’immobilisme produit des conséquences très pénalisantes.


  • 26/11/08 : annulation du plan des déplacements urbains (PDU)

    Le Tribunal Administratif de Grenoble vient d'annuler le PDU. Une décision de Justice doit être respectée et en aucune manière elle ne doit être instrumentalisée. Or, loin de ce principe, les commentaires qui entourent cette décision importante étonnent. Le Tribunal Administratif aurait annulé cet acte important pour "de secondaires anomalies" et cette décision "serait sans conséquence".

    Les deux volets de cette présentation sont inexacts.

    Les collectivités locales sont dotées d'un véritable pouvoir d'expertise avec des moyens humains en nombre et de qualité. Les citoyens ont le droit de savoir pouquoi ce pouvoir d'expertise a été pris en défaut pour qu'un texte aussi important qu'un PDU mérite l'annulation par voie de Justice ?

    Ce PDU avait vocation à servir de socle à d'autres textes. Que deviennent ces textes pris en référence à un texte de base annulé ? La question est techniquement importante.

    Ces questions montrent une forme d'émergence d'un "obsurantisme local" qui, à force de répéter des vieilles antiennes, se croit à l'abri d'explications sérieuses, motivées, précises dans ce domaine comme dans tant d'autres et sans exclusivité partisane.

    Ce climat est dangereux et inquiétant parce qu'il faut toujours se méfier de décideurs qui préfèrent demander à être crus plutôt que chercher à s'expliquer de façon détaillée pour que chacun puisse se faire son opinion.